© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p9

23/11/2015 05:11 par tellurikwaves

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    23/11/2015 05:11 par tellurikwaves

Critique publiée par MisterPH le 14 septembre 2012
Ça commence en couleurs : Marjane adulte se rend à Orly, se dirige vers le guichet d'embarquement du vol pour Téhéran, où la préposée lui demande billet et passeport. Le regard vide, interloquée, Marjane se retrouve plongée dans ses souvenirs, trente ans plus tôt. Basculement dans le noir et blanc. Marjie a 6 ans, à Téhéran, en 1978. L'Iran est un pays moderne, mais sous le joug de la dictature d'un Shah qui a hérité son titre d'un empereur autoproclamé sous la bénédiction des Britanniques. La révolution est en marche, le peuple éclairé, dont la famille de Marjane fait partie, espère une démocratie socialiste. Mais les élections en décident autrement : la révolution sera islamique, et le pays s'enfonce, pas lentement mais très sûrement, dans la barbarie intégriste. La guerre avec l'Irak déclarée, Marjane pré-adolescente est envoyée par ses parents en Europe, en Autriche, loin de la destruction de son pays à laquelle elle a commencé à assister.

La rencontre de l'histoire individuelle avec l'Histoire, cela n'a rien de nouveau mais, à travers les yeux de Marjane Satrapi, c'est une découverte. Ne serait-ce que parce qu'on connaît trop mal l'Iran, pays trop souvent passé à côté de ses occasions de devenir un pays moderne et démocratique. A travers le trajet de Marjane des années 70 aux années 90 et ses allers-retours entre l'Iran et l'Europe, ce sont des thèmes comme la condition féminine ou la perte de l'identité qui résonnent le plus. C'est aussi une grande leçon de relativisme : quand le début des années 80 occidentales scande "No Future", l'Iran enterre son avenir en même temps que ses "martyrs" sous les décombres de sa capitale en guerre.

Le regard de Marjane oscille toujours entre celui de l'adulte et celui de la petite/jeune fille — l'exercice n'est pas facile, et le jeu troublant du récit autobiographique est mené jusqu'au bout. Le tout avec un humour omniprésent, qui pourrait être tragique s'il n'était le signe que, même sous la répression la plus féroce, l'espoir subsiste. Il y a quelque chose de La Vie est Belle dans ce rire-là. Le personnage de la grand-mère, doublé par Danielle Darrieux, est monumental !Enfin, en rester là serait oublier la forme, fondamentale : un dessin dépouillé mais expressionniste, vaguement "manga" par moments, reflet de la subjectivité de la narratrice / personnage principal. Quant au noir et blanc, hérité de la bande dessinée, il se pose comme une évidence — on ne se pose même pas la question.

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p8

22/11/2015 17:01 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p8

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p8

    22/11/2015 17:01 par tellurikwaves

Critique publiée par Roland Comte le 1 janvier 2015
Persépolis est un film extraordinaire à tout point de vue, par sa technique, d'abord, qui utilise le dessin animé presque exclusivement en noir et blanc (à part quelques scènes colorées ou colorisées), la concision de ses dialogues, son humour décapant (en particulier celui de la grand-mère qui s'exprime dans un langage particulièrement cru, magnifiquement servi par la voix à la fois élégante et malicieuse de notre adorable Danielle Darrieux dont on imagine le plaisir qu'elle a dû prendre à dire ces répliques.

Bien que sorti en 2007, ce film est, hélas, toujours d'actualité et il a quelque chose de visionnaire dans sa description du processus du passage d'une dictature occidentalisée à un autre type de dictature, encore plus rétrograde et réactionnaire, processus qui est en train de se dérouler sous nos yeux dans la plupart des pays ayant connu le "printemps arabe", que ce soit l'Egypte, la Tunisie et peut-être demain la Syrie*, le Yémen et pourquoi pas le Maroc et l'Algérie...

* Pour la Syrie, à l’heure où je reprends ce billet, le pays, toujours dirigé par le dictateur Bachar El-Hassad, est en pleine guerre civile depuis 2011. Celle-ci a fait entre 100 000 et 150 000 morts et l’avancée des djihadistes qui se sont emparés d’une partie du pays, a poussé plusieurs millions de syriens hors du pays. On sait peu de choses sur ce qui se passe au Yémen mais les tensions y sont vives, de même qu’en Libye, depuis le renversement de Kadhafi où en Egypte où l’instabilité est quotidienne. Après une guerre civile, entre 1991 et 2002, presqu’aussi meurtrière que celle que l’on voit se dérouler actuellement en Syrie, la situation en Algérie est stabilisée mais la paix y est fragile et en grande partie artificiellement maintenue par un régime semi-totalitaire.

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p7

22/11/2015 03:52 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p7

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p7

    22/11/2015 03:52 par tellurikwaves

Critique publiée par akialam le 18 avril 2012
Faire un film d'animation en noir et blanc à l'heure du tout numérique plus vrai que vrai, il fallait oser! Rien que pour cette audace, ce film méritait qu'on s'intéresse à lui. De plus, le sujet était épineux... l'Iran, un pays méconnu, dont nous avons tous une idée, le plus souvent fondée sur des clichés, il faut bien l'avouer. Ce film raconte, au travers du parcours d'une petite fille, tout un pan de l'histoire iranienne, mais également la vision qu'en avait l'Europe. Sans grand discours historique, ce film reconstitue, scène après scène, les évènements de ce pays, au travers du regard de la petite fille, bientôt adolescente puis adulte, de ce qu'elle voit, de ce que vit sa famille.

Ce qui m'a étonné, c'est que malgré les privations, les répressions, la guerre, finalement la vie continue tout de même, chose qui était pour moi inimaginable... Ce film, malgré les horreurs qu'il raconte, n'est jamais violent, et on pourrait emmener un enfant le voir, rien ne le choquerait. Je pense que c'est en étant adulte que l'on perçoit toute l'ampleur de la chose (et d'ailleurs, la perçoit-on vraiment entièrement?). L'enfant, lui, sera peut être davantage touché par le vécu de l'enfant, qui voit des membres de sa famille tomber sous les coups d'un régime ou d'un autre.

En tout cas, ne connaissant aucunement l'histoire de ce pays, je ne me prononcerai pas sur la véracité historique ni sur les points de vue avancés dans le film. Il me semble que certaines analyses sont toutefois judicieuses, mais plus du point de vue humain: les aspirations, les espoirs déçus, tout celà sonne on ne peut plus vrai. En bref, un excellent film, qui relève davantage du plaisir intellectuel que du pur plaisir cinématographique, et parfois, ça fait du bien!

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p6

22/11/2015 03:49 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p6

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p6

    22/11/2015 03:49 par tellurikwaves

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p5

21/11/2015 16:54 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p5

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p5

    21/11/2015 16:54 par tellurikwaves

Critique publiée par SanFelice le 7 mars 2015
Persepolis, c'est l'histoire de Marjane Satrapi, jeune iranienne venant d'une famille plutôt à gauche, dont le pays va passer d'une dictature à l'autre. Le film commence en 1978, à la veille d'une révolution voulue et désirée par beaucoup. On a peut-être oublié de nos jours à quel point l'Iran d'avant Khomeini n'était pas un modèle de démocratie. Emprisonnements politiques, absence de scrutins démocratiques... On a peut-être trop tendance à penser que puisque le pays était occidentalisé, il n'était pas aussi barbare. Après tout, un pays où Coca peut écouler ses produits et dont les pétroliers occidentaux peuvent piller les sous-sols, c'est presque une démocratie, le reste étant tellement secondaire.
*
Bref,le début du film est fulgurant, et le reste sera à la hauteur. Marjane, qui doit avoir dans les 7-8 ans à ce moment-là, découvre le monde politique. Et, d'emblée, les choix de mise en scène montrent un véritable langage cinématographique. Parler de l'arrivée du Shah au pouvoir sous la forme d'un théâtre de marionnettes, c'est à la fois entrer dans l'imaginaire d'une petite fille, et aussi en dire long sur les véritables maîtres du pays.La politique est incontournable dans ce film, bien entendu.
* 
Comment parler de l'Iran des années 70-80 sans évoquer la politique, les bouleversements imposés dans la vie d'une population qui se délivrera d'une dictature pour rentrer de plein pied dans une autre ? Mais, à chaque fois, la politique est vue par le regard de Marjane et évolue donc tout au long de l'enfance puis de l'adolescence de la jeune femme.
 *
C'est ce qui donne son ton à ce film. A la gravité des scènes révolutionnaires succède la légèreté de l'enfance. Il y a les jeux avec les camarades. Il y a les dialogues des adultes, que la jeune fille ne peut totalement assimiler. ET le film navigue constamment comme cela, entre vision de la société iranienne et autobiographie de Marjane Satrapi.Persepolis est clairement divisé en trois parties. L'enfance à Téhéran, puis les études à Vienne, en Autriche, et enfin le retour à Téhéran. Trois étapes dans la formation d'une jeune femme qui, à chaque fois, pose, avec le recul, un regard amusé et sarcastique sur le monde autour d'elle.Et elle ne s'épargne pas : les changements physiques de l'adolescence, les déboires amoureux, jusqu'aux périodes de dépression qui vont sonner l'heure du retour au pays natal.
*
Sans oublier le fossé culturel qui séparera inévitablement une jeune iranienne qui a connu la guerre d'Autrichiens trop sûrs d'eux et enfermés dans leur monde occidental. Marjane sera entourée de personnages qui seront caractérisés par une foule de détails humoristiques ou typiques. En quelques traits, elle définit un personnage mieux que ne le feraient des dizaines de lignes de dialogues.Et, bien entendu, au milieu de tout cela, il y a la grand-mère, personnage incontournable, splendide, lucide, drôle, émouvante, inoubliable. On sent que Marjane a hérité d'elle sa franchise et sa liberté.
*
Car, finalement, la liberté reste le thème principal du film. Liberté de ton d'une jeune fille qui parle à Dieu (ce qui est normal : quand elle sera grande, elle sera prophétesse). Liberté d'un humour qui permet de désarçonner les dictatures (l'humour reste l'arme la plus dangereuse contre les dictatures, quelles qu'elles soient). Liberté politique également : elle s'amuse à décrire comment les habitants de Téhéran vont se ménager des espaces de liberté en contournant les lois trop strictes de l'état.
*
La propagande, l'annihilation progressive de l'occidentalisation iranienne, les règles de vie complétement délirantes (et qui ne proviennent d'aucun livre sacré), la corruption des "gardiens de la révolution", la peur chaque fois que s'ouvre une porte, la disparition de la culture, de la nourriture sur les étals des supermarchés... Satrapi décrit son pays avec une révolte d'autant plus grande qu'elle l'aime.Et, au milieu de tout cela, son sourire sardonique, son regard sarcastique, sont humour qui permet de supporter l'insupportable et de nous livrer ce témoignage magnifique, émouvant, drôle, et de nous rappeler que l'essentiel, c'est l'intégrité personnelle.

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p4

21/11/2015 05:59 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p4

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p4

    21/11/2015 05:59 par tellurikwaves

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p3

21/11/2015 05:55 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p3

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p3

    21/11/2015 05:55 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE

 

*

Critique publiée par Seemleo le 12 juin 2014
"L'Association", maison d'édition parisienne, a complètement renouvelé la BD dans les années 90. Marjane Satrapi a été coaché par David B (l'ascension du haut-mal) notamment. Persepolis 1 est sorti en 2000 suivi de 3 séquelles. La BD a été tirée à plus de 1 million d'exemplaires et est un chef d’œuvre très original. Et bien, c'est la première fois que je découvre un film d'animation supérieur à la version écrite dont il s'est inspiré ! Ce film est aussi un pur chef d’œuvre, d'une qualité inégalée, en tous les cas dans les longs métrages d'animation.

C'est drôle, émouvant. Cela touche nos préoccupations actuelles liées à l'Islam, l'intégrisme et la dictature. C'est profondément humain, la narration est riche, complexe et toujours intéressante. Le graphisme amène une touche de poésie que l'on ne trouve pas dans la version livresque. Cette œuvre marquera l'histoire du cinéma d'animation. A ne pas manquer ! Même pour un gosse, dès 12 ans.

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p2

20/11/2015 03:32 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)  p2

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007) p2

    20/11/2015 03:32 par tellurikwaves

© -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)

16/11/2015 08:12 par tellurikwaves

  • © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)

    © -DR-PERSEPOLIS de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)

    16/11/2015 08:12 par tellurikwaves

Persepolis

est un long métrage d'animation franco-iranien de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi sorti en France le27 juin 2007 [1]. Le film s'inspire de Persepolis, la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi[2].Présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2007, le film y a obtenu le prix du jury ex æquo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas[3]. Le film a été nommé pour l'Oscar du meilleur film d'animation 2008[4].Persepolis a connu plusieurs polémiques et interdictions, notamment dans les pays musulmans[5].

Résumé (partiel)

Téhéran, 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète de la galaxie. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Shah. Avec l'instauration de la « République islamique » débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.

Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.À Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.

De retour chez ses parents, elle va se marier, découvrant alors peu à peu la vie qui se déroule derrière les murs. Mais elle décide de divorcer, voyant que son mari profite un peu d'elle. Devenant de plus en plus rebelle, mais cette fois en créant de vrais problèmes, les parents de Marjane décident de l'envoyer en France...

Fiche Technique

Cast

Voix originales

Voix anglaises

Bande originale

  1. Persépolis thème
  2. Téhéran disco
  3. Tout ce qui est à vous m'appartient
  4. Manifestations
  5. La bonne leçon
  6. L'épopée d'anouche
  7. Le prolétariat
  8. Va-t-en !
  9. La guerre
  10. Master of the monsters (50 Toumans)
  11. Dans la vie, tu rencontreras beaucoup de cons
  12. Marche persane
  13. Balèze
  14. Rosen aus dem Süden
  15. Musique de merde
  16. Frenchie
  17. Flower power
  18. Love and hate
  19. Sachertorte
  20. Eye of the Tiger (interprété par Marjane Satrapi)
  21. Gole Yakh

Polémiques et interdictions

La république islamique d'Iran s'est inquiétée de la sélection de ce film présentant ce qu'elle estime être « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique » et en a diffusé une version censurée[6]. Persepolis fut également interdit de diffusion au Liban fin mars 2008[7] durant un temps, avant que la polémique nationale n'aboutisse à la levée de cette interdiction[réf. nécessaire].Suite à la diffusion du film en Tunisie le7 octobre 2011 , environ 200 salafistes ont tenté de brûler l'immeuble qu'occupe la chaîne de télévision Nessma[8] avant de s'attaquer au domicile de son PDG, Nabil Karoui, quelques jours plus tard[9]. Toutefois une manipulation en provenance des services de sécurité en cette période de campagne électorale n'est pas à exclure[10].
*
Programmé à la Cinémathèque de Tanger qui accueille les 25 ans de la Fondation Groupama Gan pour le cinéma, "Persepolis" avait reçu le visa d’exploitation du Centre cinématographique marocain (CCM) et devait être projeté à trois reprises en juillet 2012. Toutefois, et sans la moindre explication, la Cinémathèque de Tanger a annulé les projections prévues du film de Marjane Satrapi, le long-métrage est remplacé par « Séminaire du manifeste des voleurs » et « Une vie de chat ». Le film a disparu du site internet de la Cinémathèque de Tanger.
[réf. nécessaire]

Distinctions

©-DR-BIANCANIEVES de Pablo Berger (2012) fin

02/11/2015 11:07 par tellurikwaves

  • ©-DR-BIANCANIEVES de Pablo Berger (2012) fin

    ©-DR-BIANCANIEVES de Pablo Berger (2012) fin

    02/11/2015 11:07 par tellurikwaves

Goya Awards 2013

Won
Goya
Best New Actress (Mejor Actriz Revelación)
Macarena García
Best Costume Design (Mejor Diseño de Vestuario)
Paco Delgado
Best Cinematography (Mejor Fotografía)
Kiko de la Rica
Best Original Score (Mejor Música Original)
Alfonso de Vilallonga
Best Screenplay - Original (Mejor Guión Original)
Pablo Berger
Best Original Song (Mejor Canción Original)
Pablo Berger
Chicuelo
For the song "No te puedo encontrar"
Best Make-Up and Hairstyles (Mejor Maquillaje y/o Peluquería)
Sylvie Imbert
Fermín Galán
Best Actress (Mejor Actriz Principal)
Maribel Verdú
Best Production Design (Mejor Dirección Artística)
Alain Bainée
Best Film (Mejor Película)
Ángel Durández
Jérôme Vidal
Ibon Cormenzana
Nix Films
Noodles Production
Arcadia Motion Pictures
Sisifo Films AIE
Thekraken Films, A.I.E.
Nominated
Goya
Best New Actor (Mejor Actor Revelación)
Emilio Gavira
Best Special Effects (Mejores Efectos Especiales)
Reyes Abades
Ferran Piquer
Best Production Manager (Mejor Dirección de Producción)
Josep Amorós
Best Director (Mejor Director)
Pablo Berger
Best Actor (Mejor Actor Principal)
Daniel Giménez Cacho
Best Supporting Actor (Mejor Actor de Reparto)
Josep Maria Pou
Best Supporting Actress (Mejor Actriz de Reparto)
Ángela Molina
Best Editing (Mejor Montaje)
Fernando Franco


International Cinephile Society Awards 2014

 

Nominated
ICS Award
Best Film Not in the English Language
Best Cinematography
Kiko de la Rica
Best Production Design
Alain Bainée
Best Original Score
Alfonso de Vilallonga


International Cinephile Society Awards 2013

 

Won
ICS Award
Best Picture Not Released in 2012


International Online Cinema Awards (INOCA) 2013

 

Nominated
Halfway Award
Best Adapted Screenplay
Pablo Berger
Best Costume Design
Paco Delgado


José María Forqué Awards 2013

 


Les Arcs European Film Festival 2012

 

Won
Grand Prize of the Jury
Pablo Berger
Won
Prize for the Best Music
Alfonso de Vilallonga
Won
Young Jury Prize
Pablo Berger
Nominated
Crystal Arrow
Pablo Berger


Melbourne International Film Festival 2013

 

Nominated
Most Popular Feature Film
Pablo Berger
6th Runner-up


Palm Springs International Film Festival 2013

 

Won
Cine Latino Award
Pablo Berger


Phoenix Film Critics Society Awards 2013

 

Nominated
PFCS Award
Best Foreign Language Film


Premios ACE 2013

 

Won
Premio ACE
Cinema - Best Supporting Actor
Daniel Giménez Cacho
Cinema - Best Actress
Maribel Verdú
Cinema - Best Film
Pablo Berger


San Sebastián International Film Festival 2012

 

Won
Silver Seashell
Best Actress
Macarena García
Won
Special Prize of the Jury
Pablo Berger
Nominated
Golden Seashell
Pablo Berger


Sant Jordi Awards 2013

 

Won
Sant Jordi
Best Spanish Film (Mejor Película Española)
Pablo Berger


Spanish Actors Union 2013

 

Won
Award of the Spanish Actors Union
Film: Lead Performance, Female (Protagonista Cine - Categoría Femenina)
Maribel Verdú
Nominated
Award of the Spanish Actors Union
Film: Performance in a Minor Role, Female (Reparto Cine - Categoría Femenina)
Inma Cuesta
Film: Supporting Performance, Female (Secundario Cine - Categoría Femenina)
Ángela Molina
Film: Lead Performance, Male (Protagonista Cine - Categoría Masculina)
Daniel Giménez Cacho
Film: Performance in a Minor Role, Male (Reparto Cine - Categoría Masculina)
Ramón Barea
Film: Performance in a Minor Role, Male (Reparto Cine - Categoría Masculina)
Pere Ponce


Tallinn Black Nights Film Festival 2012

 

Nominated
Grand Prize
Pablo Berger


Toronto International Film Festival 2012

 

Nominated
Discovery Award
Pablo Berger (director)
Nominated
International Critics' Award (FIPRESCI)
Discovery
Pablo Berger (director)


Turia Awards 2013

 

Won
Audience Award
Best Spanish Film
Pablo Berger


Vancouver Film Critics Circle 2014

 

Nominated
VFCC Award
Best Foreign Language Film


Warsaw International Film Festival 2012

 

Nominated
Free Spirit Award
Pablo Berger