©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p21
18/10/2015 04:23 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p21
18/10/2015 04:23 par tellurikwaves
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p20
17/10/2015 10:44 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p20
17/10/2015 10:44 par tellurikwaves
2- Le contexte de réalisation :
Une autre modification, non moins importante, concerne les acteurs eux-mêmes. Le cinéma des années 30, plus qu'un cinéma d'acteurs, est un cinéma de vedettes.Il ne leur suffit plus d'avoir un visage et une gestuelle ; il leur faut désormais une voix. Piliers indispensables de l'industrie française du cinéma, leur nom détermine souvent l'engagement d'une production, comme celui du public.
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- La naissance de la qualité cinématographique -
Le film devient un sujet de discussion pour l'ensemble des Français. L'intérêt croissant des spectateurs pour le cinéma multiplie les intermédiaires en charge de l'évaluation de la qualité des films et notamment les journalistes spécialisés dans la critique de films et les publications liées au cinéma. On assiste également à la naissance de la cinéphilie moderne.
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Le public joue désormais un rôle dans l'évaluation de la qualité du film et, indirectement, dans la valeur financière du film (puisque le prix de location des films est fixé en fonction du pourcentage de la recette). La création de prix contribue à déterminer la qualité cinématographique d'un film (Prix Louis Delluc fondé en 1937) ; elle est un pur produit de la naissance du public et de la presse spécialisée.
Par ailleurs, les efforts de sauvegarde du patrimoine cinématographique contribuent à fixer les critères fondamentaux de leur qualité : origine nationale des films et leur caractère historique (création de la Cinémathèque française en 1936). Ces initiatives professionnelles sont une manière de s'adapter aux exigences nouvelles du public (domestiquer le film et contribuer à la formation de consommateurs avertis).
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p19
17/10/2015 10:40 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p19
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p18
17/10/2015 10:37 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p18
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Gaston Monod et Jean Gabin
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p17
17/10/2015 10:27 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p17
17/10/2015 10:27 par tellurikwaves
Retour chez les potes
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Plusieurs phénomènes sont à observer durant cette décennie :
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- L'équipement progressif des salles de cinéma -
Un film muet pouvait être projeté dans différents lieux : ancien théâtre, bistrot, salle des fêtes, tente de forain... Il n'en est pas de même pour le cinéma sonore qui nécessite une installation acoustique spécifique.
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- Les réticences des professionnels face au parlant -
En dehors des contraintes techniques, la majorité des professionnels du cinéma et des intellectuels ne croit pas à l'avenir du parlant. Le film sonore connaît pourtant un vif succès auprès du public ; le milieu professionnel doit désormais s'adapter au cinéma parlant.
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- Transformation du milieu professionnel -
De sa fabrication à sa projection, le film parlant nécessite la collaboration de nouveaux professionnels (ingénieurs du son, dialoguistes, scénaristes, musiciens) et le concours de nouvelles techniques (sous-titres, doublages *...).
* Par malheur ! (les sous titres étaient suffisants)
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p16
17/10/2015 10:24 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p16
17/10/2015 10:24 par tellurikwaves
Un brave gardien,qui tente de remonter le moral à un homme au cachot
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p15
16/10/2015 13:57 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p15
16/10/2015 13:57 par tellurikwaves
Le contexte (part3)
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L'industrie du cinéma en France
Les années 1930 marquent en France la naissance du cinéma comme spectacle moderne. Sa dimension massive et industrielle est visible dans l'explosion de la consommation des films et dans l'investissement financier considérable qu'implique la production des films parlants. La conversion des salles de cinéma aux films parlants est l'occasion d'une rénovation générale, en adéquation avec la demande de qualité de visionnement et de confort exprimée par le public et la nécessaire innovation technique proposée par les producteurs. Cette évolution va faire du cinéma le premier spectacle national, et de la salle le lieu principal de son accomplissement. Elle se caractérise par certains traits essentiels :
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- la naissance du public
- le début de l'intervention de l'État
- l'organisation des métiers du cinéma
- le débat sur la qualité cinématographique (art/industrie ; cinéma français/cinéma américain)
Il n'y a pas eu de rupture esthétique brutale entre l'âge d'or du cinéma muet et l'avènement du cinéma parlant mais plutôt une substitution progressive. La fonction sociale du cinéma s'en trouve néanmoins profondément modifiée, notamment sous l'effet de l'augmentation considérable du nombre de spectateurs (et en particulier ceux issus de la classe moyenne).
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p14
16/10/2015 13:54 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p14
16/10/2015 13:54 par tellurikwaves
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p13
16/10/2015 13:49 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p13
16/10/2015 13:49 par tellurikwaves
©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p12
16/10/2015 05:45 par tellurikwaves
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©-DR- LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937) p12
16/10/2015 05:45 par tellurikwaves
Le contexte (part2)
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Les films appartenant à ce qu'on a nommé le « réalisme poétique » se veulent un portrait juste et honnête des modes de vie d'une certaine population (pour la majeure partie d'entre eux, le petit peuple). Le thème de la fatalité est récurrent dans ces films. Fatalité de la destinée humaine, pessimisme social inexorable. Si la poésie apporte une véritable beauté au petit peuple, vu dans tout son humour, sa diversité, son individualité, elle est à son tour nuancée par la nécessité du réalisme : les rues noires et brumeuses des villes, les univers confinés (l'Hôtel du Nord, les ports du Quai des brumes ou de Remorques dressés comme des barrières face à l'immensité de la mer) sont autant de frontières infranchissables pour ceux dont on tait le vécu mais dont on sent la volonté tragique d'en sortir. L'individu est bon, mais la foule fait peur : capable de lyncher un homme sans raison, comme dans Drôle de drame ou dans Le Jour se lève, elle est le versant négatif d'une culture populaire déraisonnable (voire irraisonnée).