©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p14

20/08/2015 06:36 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p14

    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p14

    20/08/2015 06:36 par tellurikwaves

Critique publiée par KevinTudeau le 4 novembre 2013
Ah ça fait longtemps que l’on attendait un nouveau Wong Kar-Wai ! (à vrai dire, il met toujours du temps à faire ses films) Et cette fois, il s’attaque à l’une des figures les plus emblématiques de Chine, IP MAN ! Le maître de Bruce Lee, pratiquant le « Wing Chun » un Art martial chinois.

En 1936 le grand maître Baosen, à la tête de l’ordre des arts martiaux chinois cherche son successeur. Ip Man se rend donc à Foshan afin de combattre les grands maîtres du sud. C’est à ce moment qu’il fait la connaissance de Gong Er, fille du grand maître Baosen. Entre 1937 et 1945 le Japon occupe la Chine et c’est à ce moment que tout bascule. Divisions, complots, poussent Ip Man et Gong Er à des décisions qui changeront à jamais leur vie.

Même si l’histoire se concentre principalement sur Ip Man (joué par Tonny Leung) on se rend assez vite compte de l’importance de Gong Er interprétée par la magnifique Zhang Ziyi ! (L’histoire de Gong Er est d’ailleurs fictive, mais prend pour modèle une véritable artiste martial). Une histoire d’amour impossible va naître entre les deux personnages, leur histoire est donc liée d’une certaine manière.

Ip Man va perdre sa famille à cause de la guerre, il va devoir se refaire une vie et va devenir maître. Alors que Gong Er va vouloir se venger du disciple qui a tué son père. Mais pour cela elle va devoir passer un sermon qui va à jamais sceller l’art du Ba Gua. Le film va donc alterner entre ces deux personnages ainsi que "La Lame"  (joué par Chang Chen). C’est d’ailleurs le seul point noir du film. Je trouve ce personnage pas assez exploité, même si on lui doit un petit passage assez comique.

Bien que ce soit un film sur le Kung Fu, c’est plus le savoir vivre, la philosophie de leur art qui y est mis en avant. Le film nous en apprend d’ailleurs beaucoup sur les différents styles de combats qui existent, comme le Wing Chun, le Ba Gua… Il faut savoir qu’à la base le Kung-Fu n’était pas un simple sport, c’était une façon de vivre, les personnes devenant « maître » avaient la lourde tâche d’enseigner se savoir. C’est pourquoi, dans beaucoup de films, ils sont souvent représentés comme des êtres sages et calmes.

Les scènes de combats ne sont pas en reste. On a l’impression de voir des danses tellement les chorégraphies sont maîtrisées. La perfection fait limite peur, pour vous dire Tonny Leung a appris le Wing chun ayant comme maître Yip Ching le fils de Ip Man… L’histoire se suit sans aucun soucis. Les scènes de combats sont là pour faire avancer l’histoire, des combats pour prouver sa valeur, d’autre pour venger un proche.

Petite anecdote, il n’y aucune doublure sur le film… C’est assez surprenant de voir le travail effectué là-dessus. En ce qui concerne la photographie. On la doit à un Français ! Philippe Le Sourd. (Jamais entendu parlé… Oui, merci Jean) Et son travail est exceptionnel ! Les ralentit durant les combats sont juste sublimes. Les lumières mettent avec brio les acteurs en valeur. Il a tout de suite compris l’esthétisme qu’aime Wong Kar-wai, les sur-cadrages à répétitions, les plans qui semblent parfois inutiles, mais servent généralement de transition.

Comme la fumée, c’est assez récurent de voir des plans avec de la fumée dans ses films. Je reste encore subjugué devant la scène de Zhang Ziyi s’entraînant sous la neige. C’est d’une beauté incroyable. On retrouve cette couleur assez particulière que l’on avait déjà dans In The Mood for Love. Un ton un peu doré, mais terne à la fois.

The Grandmasters est une pure merveille. Un film sur le Kung-fu qui représente l’esprit, les racines de cet art martial particulier. On reste émerveillé devant les plans et la musique qui berce le tout.Revoir du Wong Kar-Wai à l’écran, c’est un pur bonheur ! Courez-y vite !

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p13

20/08/2015 06:30 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p13

    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p13

    20/08/2015 06:30 par tellurikwaves

Zhang Ziyi / Gong Er

Les 64 mains

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p12

19/08/2015 16:07 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p12

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    19/08/2015 16:07 par tellurikwaves

Critique publiée par Pukhet le 27 avril 2013
The Grandmaster est tout de même un film pas mal raté.

La scène d'introduction d'abord, survendue dans la bande-annonce et sur l'affiche même du film, se révèle fade, profondément kitsch une fois à l'écran. Voir Ip Man se battre sous des trombes d'eau, avec une vitesse telle que les plans permettent difficilement de discerner les corps qui voltigent, et pire, au son d'un morceau aux accents rock très malvenus, font déjà grincer des dents.

Mieux encore, par la suite l'intrigue sinueuse ne permet pas de comprendre le tiers de ce qu'il se passe à l'écran. La première partie se focalise sur l'opposition Nord-Sud, sur les différents Kung-Fu et les différentes lignées correspondantes, à l'arrivée de la guerre civile. Certes. Mais les nombreux protagonistes de cette première partie viennent meubler ¾ d'heure de film avec pas grand chose pour au final qu'on s'arrache les cheveux à tenter de suivre qui est qui, qui veut quoi et pourquoi.

Wong Kar-Wai s'applique de plus à nous amener sur un plateau d'argent des scènes d'une beauté inouïe pour nous introduire des personnages qui au final n'auront qu'un rôle minime à jouer. Le personnage de La Lame ne semble être là que pour permettre au réalisateur d'apprécier deux-trois scènes de combat en plus, puisqu'on ne le voit à aucun moment rejoindre les principaux protagonistes. Il est là, il se bat, et disparaît comme il est arrivé, sans qu'on ait rien compris à son rôle dans l'histoire.

Du coup évidemment, arrivée à la moitié du film, j'étais moyennement conquise.Mais la seconde partie du film approche de si près la perfection que je n'ai pu que fermer l’œil devant ces grands flous dans l'intrigue qui estompent  l'intensité du film. D'abord parce que Tony Leung et Zhang Ziyi y sont magnifiques. Wong Kar-Wai décidément sait filmer l'élégance de ses acteurs, la caméra semble sublimer une aura de majesté qui irradie d'eux d'un bout du film à l'autre.

Lors des combats mais surtout lors de scènes plus intimes, les plans serrés sur leurs visages calmes ne fait qu'intensifier le message d'adoration que Wong Kar-Wai s'évertue à nous faire partager. Leur supériorité est distinguée à chaque plan. Et puis il y a évidemment la beauté des plans et des couleurs. Alors certes les ralentissements se font très nombreux, mais lorsque c'est pour filmer des mouvements pareils avec des jeux de lumière et des couleurs aussi splendides, je reste bouche-bée et je me délecte en faisant Imprime écran dans ma tête, et je ne pose pas de questions.

Et les critiques ciné ont eu beau s'amuser à dire de Wong-Kar-Wai qu'il sait filmer les gouttes de pluie, je retiendrai surtout qu'il sait filmer la neige. Bon sang cette séquence qui met en lumière tout l'héritage Gong est PARFAITE.Alors si l'histoire en elle-même est racontée n'importe comment, et si suivre les personnages dans leur quête n'est pas le principal attrait du film, Wong Kar-Wai affirme que par ce film il souhaitait montrer le Kung-Fu comme une philosophie de vie basée sur un héritage, et non pas uniquement comme des luttes et combats. Et sur ce point il a parfaitement réussi.

Et puis la scène de référence à Il Était une fois en Amérique explique à elle seule mon indulgence. La musique d'Ennio Morricone. Dans un film de Wong Kar-Wai. Avec un clin d’œil à l'enseignement de Bruce Lee. LA PERFECTION.

 

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p11

19/08/2015 16:04 par tellurikwaves

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    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p11

    19/08/2015 16:04 par tellurikwaves

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p10

19/08/2015 15:58 par tellurikwaves

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    19/08/2015 15:58 par tellurikwaves

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p9

19/08/2015 12:00 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p9

    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p9

    19/08/2015 12:00 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE

*

 

 

Critique publiée par cloneweb le 21 mars 2013
L'histoire de Yip Man a toujours fasciné les cinéastes orientaux. L'homme né en 1893 en Chine, maitre de Wing Chun, a ouvert plusieurs centres de formation que ça soit à Foshan sa ville natale ou à Hong Kong. Il est surtout connu du public pour avoir enseigné, sur la fin de sa vie à un jeune homme du nom ... de Bruce Lee. Sa vie a connu plusieurs longs métrages récents dont celui de Wilson Yip et sa suite, tous les deux avec Donnie Yen dans le rôle principal (et tous deux excellents !) ou encore un film appelé The Legend is Born Ip Man et sorti en 2010.

Mais c'est la version de Wong Kar-Wai qui nous intéresse aujourd'hui car le réalisateur de In the Mood for Love a un univers visuel suffisamment particulier pour qu'on soit intrigué. Malheureusement, le film n'est pas aussi parfait qu'on aurait aimé qu'il soit... The Grandmaster a perdu le "s" final de son titre et le film s'en ressent. Wong Kar-voulait réaliser un grand film sur plusieurs maître de kung-fu pour finalement se recentrer sur Yip Man. Il semble que la production ait été laborieuse et le spectateur le perçoit dans la construction. D'abord le film qui sortira sur les écrans européens a été raccourci d'une quinzaine de minutes par rapport à la version asiatique mais on n'a aucun mal à imaginer que Wong Kar- Wai a encore beaucoup de rushes sous le coude.

 The Grandmaster contient en effet des scènes (ou des absences de) assez étonnantes. On va par exemple avoir droit à quelques passages sur un maître appelé "The Blade" sans qu'ils soient directement rattachés au récit et sans qu'ils soient suffisamment denses pour intéresser le spectateur. Ca sent la coupe à tous les niveaux et un montage final un peu pénible. Peut-être aurait-il mieux valu ne se limiter qu'à Yip Man sans vainement tenter d'insérer d'autres personnages. Mais au delà de ce problème structurel, The Grandmaster est un régal visuel. Emmené par deux excellents acteurs, l'exceptionnel (bof) Tony Leung (Les Trois Royaume) et la sublile Ziyi Zhang (Tigre et Dragon), (surtout LES POIGNARDS VOLANTS) le film est un ravissement visuel mêlant incroyables scènes d'actions et moments plus intimes, voir contemplatifs.

Yuen Wo-Ping, chorégraphe connu pour avoir travaillé sur Il Etait une Fois en Chine mais aussi Matrix et Kill Bill propose des combats d'anthologie sublimement filmés par un Wong Kar-Wai plus qu'inspiré. Le réalisateur mélange les techniques : ralentis, accélérés, gros plans, séquences très cut ou plus longues. Il filme sous la pluie, sous la neige tombant en douceur ou encore sur un quai de gare avec en arrière plan un long train en marche et frôle le sublime. On ne va pas se mentir : The Grandmaster contient parmi les plus belles scènes de kung-fu qu'on ait pu voir.Le réalisateur de My Blueberry Nights n'oublie pas non plus que le kung fu n'est pas un sport mais bien un art où les techniques et les écoles sont multiples.

C'est pourquoi, voulant proposer autre chose que juste un film sur le kung fu mais bien une fresque sur les arts martiaux en général, il nous propose de voir différentes pratiques (notamment à travers une scène où Ip Man affronte différemment maitres), filme très souvent les positions de pieds si importantes dans les enchainement. Et il montre que les Chinois vivent leur pratique comme quelque chose de mystique, où la neige, la poussière et la pluie font figure d'aura autour des combattants.

En limitant ses décors au strict minimum et ne filmant que des hommes et des femmes, Wong Kar-wai montre que The Grandmaster est avant tout une histoire humaine. Les années passent, les gens changent, les relations se font et se défont, la guerre éclate mais l'art du kung fu et ses maitres sont toujours là. Yip Man est toujours là, jusqu'à ce qu'on le voit entrainer un petit garçon sur lequel la caméra insistera suffisamment...

Le projet était immense et Wong Kar-Wai a du faire des choix face à une concurrence autour de son héros de plus en plus rude. Ainsi son film à lui est peut-être moins biographique que celui de Wilson Yip, car se voulant étendu à d'autres maitres et aux arts martiaux au sens large et noble du terme. Ça lui coûtera en terme de montage et de narration, imparfaite. Mais à la vue de chaque image, si soignée, de chaque mouvement si bien filmé, on ne peut que lui pardonner et se laisser emporter par les tourbillons de Tony Leung et Ziyi Zhang.

The Grandmaster est tellement beau, tellement bien filmé mais malheureusement un peu bancal en terme d'histoire, que Wong Kar-Wai est passé à un cheveu, un seul, du chef d'oeuvre ultime.

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p8

19/08/2015 11:55 par tellurikwaves

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    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p8

    19/08/2015 11:55 par tellurikwaves

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p7

19/08/2015 04:36 par tellurikwaves

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    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p7

    19/08/2015 04:36 par tellurikwaves

Tony Leung

 

*

Il y a tellement de flashback dans ce film
Je respecterai ce désordre

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p6

19/08/2015 04:31 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p6

    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p6

    19/08/2015 04:31 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE

 

Critique publiée par Khamsou le 18 avril 2013
Avant de se lancer dans un film de Wong Kar Wai, il faut être prêt à signer un pacte avec le réalisateur. Pour une photo sublime, une mise en scène touchant à la perfection et une ambiance sans pareille, il faut être prêt à savoir prendre son mal en patience afin d' apprécier chacune des secondes du film. Jusque là, la balance avait toujours balancé vers le négatif pour ma part... Mais là y a du kung-fu.

Wong Kar Wai nous emmène donc dans la Chine des années 40 où on découvre successivement les grands maîtres que l'on va suivre tout au long du court-métrage, avec entre autres Ip Man, le maître du wing chun, incarné par un Tony Leung magistral, et Gong Er, détentrice de la technique du Ba-Gua et des 64 Mains, joué par Zhang Ziyi, sublime. Contrairement à ce que le marketing nous a fait croire, on suivra tout autant l'histoire des deux, qui ne se croisent que rarement lors de scénettes aux consonances amoureuses. Ainsi, tandis que le premier fuit vers Hong Kong pour y enseigner son art, la seconde va devoir venger son père mort.

Inutile de citer les qualités du film, vous les connaissez déjà. Beau à en pleurer, chorégraphié à la perfection, style imparable, acteurs incroyables, ralentis éthérés, lumières divines, à aucune seconde le film ne connaît de faiblesse au niveau de sa plastique. En plus de tout cela, quelques effets spéciaux bien sentis viennent accentuer par moment la toute puissance de nos maîtres, que ça soit avec des projections folles ou des structures qui ploient sous la force des coups. J'ai également adoré la manière qu'avait Wong Kar Wai de montrer l'harmonie entre les combattants et la nature, que ce soit avec la pluie déchaînée qui accentue chaque mouvement ou la neige qui semble à peine troublée malgré les combats déchaînés.

Le feu quant à lui apparaît étrangement dans les moments plus lents, comme pour montrer la fragilité de l'instant qui se déroule. Enfin, tout le film est enveloppé d'une fumée épaisse, provenant des cigarettes, de la vapeur d'un train ou du brouillard, apposant un voile opaque sur les différents protagonistes. Les affrontements constituent bien entendu les clés de voûte du film, lui donnant son corps et son âme. Tout en puissance et en grâce, en force et en souplesse, ils font parti des plus beaux plastiquement que j'ai pu voir, même si on y perd souvent en naturel.

Cependant, l'histoire paraît bien souvent confuse, et on se perd souvent dans les personnages, de même que certains semblent parfois sortir d'un peu nul part... La faute à un montage étrange. En effet, après un court générique de fin, on a droit à un patchwork de quantité de scènes où Ip Man bottent les fesses à des méchants... Le problème c'est que tous ces moments alléchants ne sont pas dans le film ! De là on comprend que des impératifs ont fait que la version diffusée en cinéma n'est certainement pas celle que Wong Kar Wai aurait voulu nous montrer... Vivement la Director's Cut !

Le réalisateur Hong-kongais signe donc une œuvre sensible et violente où la rudesse des combats camouflent des personnages traumatisés ne vivant plus que pour la pratique de leur art. Bien qu'à ne pas mettre entre toutes les mains, The Grandmaster est très certainement un des films de l'année.

©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p5

19/08/2015 04:28 par tellurikwaves

  • ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013)  p5

    ©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p5

    19/08/2015 04:28 par tellurikwaves