©-DR-THE GRANDMASTER de Wong KarWaï (2013) p4
18/08/2015 18:21 par tellurikwaves
Critique publiée par Axaiiless le 30 avril 2013
Alors , visuellement le film est magnifique , chaque plan est très bien choisi.La scène sous la pluie ainsi que celle sous la neige ou même toutes les scènes de combats sont super intenses La musique est bien choisie...du grand Kar Wai . Zhang Ziyi y est juste super impressionnante de charisme et de classe. Les seuls points négatifs je dirais quelques longueurs pseudo philosophique par moments et l'utilisation un peu exagérée des flash back et autres changements chronologiques . Mais dans l'ensemble le film est super .
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The Grandmaster
(chinois : 一代宗师, Yat doi jung si , littéralement « maître de première génération ») est un film hongkongais d'action écrit et réalisé par Wong Kar-wai et sorti en 2013. Avec Tony Leung dans le rôle principal, il est adapté de la biographie de Yip Man (1893-1972), un maître chinois de wing chun.Le film est présenté en ouverture du Festival de Berlin Festival de Berlin et il est nommé pour représenter Hong Kong aux Oscars du cinéma 2014 dans la catégorie meilleur film en langue étrangère[1].
Résumé
C'est un récit de la vie de Yip Man, maître légendaire de wing chun et futur mentor de Bruce Lee, dans la Chine des années 1930-1940, et jusqu'au début des années 1950, lorsqu'il commence à enseigner son art à Hong Kong. Bouleversé par l'invasion japonaise, le pays traverse alors une période de chaos, qui correspond pourtant à l'âge d'or des arts martiaux chinois.
Marion Vernoux est venue présenter, à Lyon, son dernier film. Accompagnée pour l'occasion des acteurs principaux : Fanny Ardant et Laurent Lafitte, elle est revenue sur l'écriture à deux mains du scénario et les thèmes abordés. Alors que les deux comédiens ont évoqué plus en détails, dans une ambiance bon enfant,leurs rôles, leur métier et en partie leur évolution de carrière.
Journaliste :
Quels sont les dangers lorsque l'on aborde des thèmes comme celui de ce film ?
Marion Vernoux :
Traiter de l'adultère c'est toujours délicat. Déjà sur la forme : si on veut faire un vaudeville ou un drame bourgeois. Personnellement, ce n'était aucun des deux.J'ai essayé, sans forcément vouloir innover, d'avoir une vue différente sur cette problématique. J'ai voulu travailler sur la culpabilité, l'aveu, les cachotteries... Pour ce qui est de la relation entre un jeune homme et une femme plus mûre, c'était important pour moi d'éviter l'idée du substitut maternel, je souhaitais cibler la souffrance que peut engendrer ce genre d'intimité, ne pas la laisser se mettre au mauvais endroit. Et enfin, pour le thème de la retraite, je ne voulais pas tomber dans les clichés communs tels que le ralentissement de la vie. J'ai voulu, au contraire, montrer cette nouvelle existence comme une accélération.
Journaliste :
Fanny, qu'est-ce qui vous a plu dans ce rôle ?
Fanny Ardant :
Ce rôle est très riche. Caroline a un parcours très complet. Ça aurait pu être une tragédie antique et solennelle, avec le cœur ouvert. Il y avait tout, un mari magnifique, mais aussi le rapport qu'elle entretient avec ce club pour retraités, l'évolution de sa pensée envers ces gens plus complexe qu'elle ne le pensait à son arrivée. Et puis cette rencontre avec un jeune homme lors d'un cours d'informatique, qui l'aurait cru ! Au final, j'aimais l'idée de ce scénario selon laquelle tout peut arriver.
Marion Vernoux :
Oui, ce personnage est vraiment complexe. Caroline a porté un masque toute sa vie, en étant retranchée sur elle-même. Au départ, elle n'a pas envie d'être vue, mais grâce à la force de l'histoire elle tombe ce masque petit à petit et descend de son piédestal. Et ça lui fait un bien fou !
Journaliste :
Laurent, c'est en quelques sortes votre premier rôle d'amoureux, comment l'avez-vous ressenti ?
Laurent Lafitte :
À vrai dire, pas vraiment. J'avais déjà joué ce genre de rôle dans « Les Petits mouchoirs ». Mais ça restait tout de même différent. Dans ce dernier, je jouais un amoureux qui se battait pour retrouver le bonheur passé. Dans « Les Beaux jours », le personnage de Julien est plus lâche. Il n'a pas le courage de rompre ce cycle dans lequel il n'arrive pas à se construire. Il se considère lui-même comme une parenthèse de bonheur dans la vie des femmes qu'il fréquente. Mais rien de plus.
Journaliste :
Fanny, est-ce que désormais vous attendez ce genre de rôle ?
Fanny Ardant :
Ça ne se passe pas comme ça. Les choses arrivent mais ne se préparent pas, les acteurs ne sont pas des stratèges. Après, bien sûr, si demain quelqu'un me propose de faire la petite fille de « La Petite maison dans la prairie », pourquoi pas ? (Rires) Mais il y a une forme de logique. Avec l'âge arrivent des rôles de grands-mères, de retraitées. Le cinéma avance avec la vie. En tout cas, dans ma carrière, j'ai eu le luxe de ne jouer que des rôles que j'ai aimés.
Journaliste :
Au final, dans ce scénario, qu'est-ce qui différencie ces deux amours que vit Caroline ?
Fanny Ardant :
Et bien, avec Julien, elle redécouvre des choses simples, elle profite du temps qu'elle a. Que ce soit en courant sans payer du restaurant, en mangeant des biscuits dans le lit... Elle reprend un souffle de jeunesse, de folie. Mais avec son mari, elle rira tout le temps. Ce n'est pas le vieux bourgeois avec qui elle s'ennuie. Je pense pouvoir dire qu'ils ne se sont d'ailleurs jamais ennuyés. Il la connaît comme personne. Les inconnus sont plus curieux de vous-même, on devient un peu une plante qui renaît.
Journaliste :
Il y a aussi une redécouverte du plaisir dans ce film, est-ce que l'on a une appréhension particulière pour ce genre de scènes ?
Fanny Ardant :
Je n'aime pas mon physique. Mais je me suis sentie très protégée, à la fois par mon mari, qui était présent, et par Laurent. C'est aussi ça être acteur. Parce qu'embrasser un homme, ce n'est jamais anodin, surtout devant trente personnes...
Laurent Lafitte :
En même temps, ça reste plus anodin que dans la vraie vie. Un baiser dans la vie, ça n'a rien de banal, alors qu'au cinéma, cela reste du jeu d'acteur.
Marion Vernoux :
De plus, j'aime vraiment travailler ces scènes au préalable. En mettant en place une vraie chorégraphie, en leur expliquant quel parcours suivra leurs mains ou ce genre de gestes. Mais il y a une chose que je ne peux pas contrôler : c'est ce qu'il y a dans les yeux des acteurs au moment de tourner. Je ne sais jamais si c'est le trac ou le trouble.
Laurent Lafitte :
Personnellement, je n'aime pas jouer sur les vraies émotions. Par exemple, en cherchant un souvenir qui pourrait me mettre dans de bonnes conditions pour tourner une scène. Parce que la plupart du temps, ça ne va rien donner. Ça devient alors trop intime. Il faut, en fait, que je trouve de l'empathie pour mon personnage. J'arrive à jouer juste, en faisant semblant.
Journaliste :
Laurent, en ce moment vous n'arrêtez pas, que ce soit entre le théâtre et le cinéma, vous trouvez quand même du temps pour vous ?
Laurent Lafitte :
C'est vrai que j'ai beaucoup travaillé depuis cinq ans à mon one-man-show. Mais c'est également parce que j'ai commencé à vraiment travailler tard. J'avais l'envie de faire mon métier au rythme auquel je le fais désormais depuis longtemps. Et puis j'ai eu de belles propositions aussi. Vous savez, c'est un milieu dans lequel j'ai toujours évolué et réussi à vivre mais je ne l'avais jamais vécu avec cette liberté de choix et de manière aussi intense. C'est vraiment un luxe, et j'espère encore en profiter. Je me reposerai plus tard !
Journaliste :
Marion, comment s'est déroulée l'écriture de ce scénario, sachant que vous avez travaillé avec l'auteure du livre à l'origine du métrage, Fanny Chesnel ?
Marion Vernoux :
Admirablement ! Fanny a trente ans, lorsque j'ai écrit avec elle, elle était enceinte et dans le livre elle évoque sa mère. J'avais alors l'impression d'écrire avec trois générations de femmes de la même famille ! (Rires) Comme souvent avec les acteurs, on travaille avec des gens que l'on admire. Un jour j'ai lu son livre et le lendemain je travaillais avec elle. On était vraiment sur la même longueur d'onde et ça s'est très bien passé. La seule obligation que j'ai reçue, et que j'ai acceptée sans problème, c'était de garder les prénoms originaux. Alors que j'ai l'habitude d'appeler mes héroïnes Marie et mes héros Pierre...
Propos recueillis par Quentin Chirol
Résumé
Des beaux jours ? Caroline, fraîchement retraitée, n’a que ça devant elle : du temps libre et encore du temps libre. La belle vie ? Pas si simple… Comment alors tout réinventer ? Transgresser les règles, provoquer de nouvelles rencontres, ou bien simplement remplir son agenda ? A moins que tout soit déjà là ?...
Pour l'écriture du scénario, Marion Vernoux a collaboré avec Fanny Chesnel, auteure du roman dont le film est adapté par ce film. Vernoux raconte que Fanny Chesnel était enceinte au moment d'écrire le scénario, que le roman évoque la mère de l'auteure et que cela lui donnait « l'impression d'écrire avec trois générations de femmes de la même famille »[1]. Selon la réalisatrice, Chesnel n'a eu qu'une exigence non négociable : garder les mêmes prénoms que dans son roman[1]. Par ailleurs, elle apparaît dans le film, dans le rôle de la guide.
Le film a été tourné en majeure partie dans le Nord-Pas-de-Calais : « La réalisatrice a choisi Dunkerque, Calais et le Cap Blanc-Nez pour y tourner "Les Beaux Jours". »[2]
| Titre | Rôle | |
|---|---|---|
| 1986 | Caravaggio | Lena |
| Zastrozzi: A Romance | Julia | |
| Egomania, L'Île sans espoir | Sally | |
| 1987 | Friendship's death | L'amie |
| Un sketch | La jeune fille | |
| 1988 | L'Ispirazione | |
| Degrees of Blindness | Cerith Wyn Evans | |
| Das andere Ende der Welt | ||
| The Last of England | ||
| 1989 | War requiem | L'infirmière |
| Play Me Something | La coiffeuse | |
| 1990 | The Garden | Madonna |
| Your Cheatin' Heart | Cissie Crouch | |
| 1991 | The Party: Nature Morte | Queenie |
| Edward II | Isabella | |
| 1992 | Screenplay | Ella / Max Gericke |
| Orlando | Orlando | |
| Shakespeare: The Animated Tales | Ophélie | |
| 1993 | Wittgenstein | Lady Ottoline Morrell |
| Blue | (voice) | |
| Das offene Universum | Carla | |
| 1994 | Remembrance of Things Fast: True Stories Visual Lies | |
| 1996 | Female perversions | Eve Stephens |
| 1997 | Conceiving Ada | Ada Augusta Byron King, la comtesse de Lovelace |
| 1998 | Love Is the Devil | Muriel Belcher |
| 1999 | The War Zone | La mère |
| I protagonisti | L'actrice | |
| 2000 | La Plage | Sal |
| Mondes possibles | Joyce | |
| 2001 | Vanilla Sky | Rebecca Dearborn |
| Bleu profond | Margaret Hall | |
| 2002 | Teknolust | Rosetta Stone / Ruby / Marinne / Olive |
| Adaptation | Valerie | |
| Young Adam | Ella | |
| 2003 | Crime contre l'Humanité | Anne-Marie Livi |
| 2005 | Constantine | Gabriel |
| Broken Flowers | Penny | |
| Absent Presence | L'opératrice | |
| The Somme | La narratrice | |
| Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique | Jadis, la Sorcière Blanche | |
| Âge difficile obscur | Audrey Cobb | |
| 2006 | Stephanie Daley | Lydie Crane |
| 2007 | Sleepwalkers : Chasseurs de rêves | La violoniste |
| Michael Clayton | Karen Crowder | |
| L'Homme de Londres | Camélia | |
| 2008 | Julia | Julia |
| Le Monde de Narnia : Le Prince Caspian | Jadis, la Sorcière Blanche | |
| Burn After Reading | Katie Cox | |
| L'Étrange Histoire de Benjamin Button | Elizabeth Abbott | |
| 2009 | The Limits of Control | Blonde |
| Amore | Emma Recchi | |
| 2010 | Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'Aurore | Jadis, la Sorcière Blanche |
| 2011 | We Need to Talk About Kevin | Eva |
| Genevieve goes boating | La narratrice | |
| 2012 | Moonrise Kingdom | La dame des services sociaux |
| 2013 | Snowpiercer, le Transperceneige | Mason |
| Only Lovers Left Alive | Eve | |
| The Zero Theorem | . Shrink-Rom. Shrink-Rom | |
| 2014 | The Grand Budapest Hotel | Céline Villeneuve Desgoffe und Taxis, alias Madame D. |
| 2016 | Hail, Caesar! | Hedda Hopper |
| Docteur Strange | l'Ancien |
1991 - Edward II
1992 - Orlando
2001 - Bleu profond
2002 - Young Adam
2005 - Âge difficile obscur
2007 - Michael Clayton
2008 - Julia
2008 - L'étrange histoire de Benjamin Button
2009 - Amore
2011 - We need to talk about Kevin
2013 - Snowpiercer, le Transperceneige