©-DR- ONLY LOVERS LEFT ALIVE de Jim Jarmusch (2013)
04/08/2015 07:32 par tellurikwaves
Après avoir vécu plusieurs siècles et influencé les carrières de nombreux musiciens et scientifiques connus, Adam est devenu un musicien reclus. Il passe ses journées à enregistrer des albums avec un équipement démodé et à se lamenter sur l'état du monde actuel tout en boudant dans une maison délabrée dans un quartier déserté de Detroit. Il est devenu convaincu que l'humanité est condamnée et se réfère sans cesse aux hommes comme des "zombies"
Adam survit grâce à des dons de la banque du sang revendus illégalement par le Docteur Watson, qui est heureux de prendre l'argent d'Adam sans poser de questions.Eve a passé ces dernières années à vivre à Tanger où elle achète son approvisionnement en sang à un autre vampire, Christopher Marlowe. Craignant pour la vie d'Adam, elle s'envole pour Detroit...
Fiche technique
Le film est pressenti en février 2013 pour faire partie de la sélection officielle du festival de Cannes[4]. Dans un premier temps, il ne figure pas dans la liste, dévoilée le 18 avril 2013, des films retenus en compétition officielle. Cependant le 26 avril Thierry Frémaux annonce qu'il est inclus dans la sélection pour la Palme d'or[5].Il est sélectionné en ouverture du Festival international du film de Thessalonique 2013.
Mary Marquet est issue d'une famille d'artistes : ses parents sont comédiens, une de ses tantes est danseuse étoile à l'Opéra de Paris, une autre officie à la Comédie-Française.
Elle entre en 1913 au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et suit les cours de Paul Mounet. Elle échoue aux examens de sortie, mais est aussitôt engagée dans la troupe de Sarah Bernhardt, cette dernière étant une grande amie de la famille. Elle jouera à ses côtés dans La cathédrale d'Eugène Morand.
Elle connaît ensuite la consécration avec son rôle dans L'Aiglon d'Edmond Rostand, dont elle fut la maîtresse de 1915 à sa mort (1918).
Elle débute au cinéma en 1914 dans un film muet resté inachevé, Les Frères ennemis. Son premier grand rôle au cinéma est dans une réalisation de Léonce Perret en 1932 : Sapho.
Après la Première Guerre mondiale, elle entre en 1923 à la Comédie-Française, où elle restera plus de vingt ans, avant de passer au théâtre de boulevard.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l'occupation, elle demande la protection auprès d’officiers Allemands afin de protéger son fils qui l'a informée de son intention d'entrer dans la Résistance. La réponse fut l'arrestation et la déportation de ce dernier qui meurt au camp de Buchenwald, à 21 ans. C'est cette attitude qui, probablement, lui causa quelques problèmes au moment de la Libération. Ainsi, à cause de ces prétendues relations avec l'ennemi, Mary est arrêtée et envoyée à Drancy puis à Fresnes. Elle est relâchée faute de preuves.
Dans les années 1950, elle se tourne vers le récital poétique, tout en continuant une carrière théâtrale sur les boulevards. Elle tourne également pour l'ORTF, quelques Maigret, dans Les Cinq Dernières Minutes, Les Saintes chéries ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen. Enfin, il faut évoquer une carrière parallèle d'antiquaire, puisque Mary Marquet tient pendant des années un stand au "Village Suisse", alors un marché d'antiquaires important de Paris. Elle s'y révèle redoutable vendeuse, mêlant souvenirs théâtraux et intérêts commerciaux bien compris/ le nombre d'objets, dessins et divers vendus par elle et provenant, sans autre garantie que sa mémoire ......, de chez Sarah Bernhardt, Edmond Rostand ou autres, relève du prodigieux.
Parmi ses films les plus réussis, nous retiendrons ses rôles dans, Landru en 1962, de Claude Chabrol, La Grande Vadrouille en 1966 de Gérard Oury, Casanova en 1975 de Federico Fellini. Elle tourna au total une quarantaine de films. Après ces trois petits rôles de troisième couteau elle incarne deux rôles marquants dans La vie de château (1966) en mère de Philippe Noiret et belle-mère de Catherine Deneuve et dans Le malin plaisir (1975) en compagnie de Claude Jade et Anny Duperey.
Cette comédienne, qui mesurait 1m81, au fort tempérament, s'éteint d'une crise cardiaque, dans son appartement de la rue Carpeaux, à 84 ans. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre, où une amie fidèle l'accompagne jusqu'à cette dernière demeure : la princesse Grace de Monaco.
Elle eut comme premier amant, Edmond Rostand vers 1915 ; ils vivront trois ans de passion. Elle épouse en 1920[2] Maurice Escande, futur administrateur de l'illustre maison de Molière, en divorce en 1921, avant de rencontrer Firmin Gémier, avec lequel elle vit une nouvelle passion. Le directeur du tout nouveau TNP est cependant marié. En 1922, Mary donne le jour à un fils, François. Gémier est le plus heureux des hommes, sa femme, la comédienne Andrée Mégard, n'ayant pu lui donner d'enfant. Durant l'Occupation, très inquiète pour son fils, elle demande la protection d’officiers allemands afin de protéger François qui l'a informée de son intention d'entrer dans la Résistance. La réponse est l'arrestation et la déportation de ce dernier qui meurt de septicémie au camp de Buchenwald, à 21 ans. C'est cette attitude qui, probablement, lui causa quelques problèmes au moment de la Libération. Ainsi, à cause de ces prétendues relations avec l'ennemi, Mary est arrêtée et envoyée à Drancy puis à Fresnes. Elle est relâchée faute de preuves.
Avant la disparition de Gémier en 1933, Mary Marquet devient la maîtresse du président du Conseil de l'époque, André Tardieu, liaison quasi officielle. Ayant rompu avec Tardieu, elle se remarie avec Victor Francen. Le couple se sépare après sept ans de vie commune. Pleine d'imagination, Mary Marquet n'hésitera pas à inventer une liaison prétendue avec Serge Lifar, dans son autobiographie Ce que j'ose dire, ce qui relève de la pure fantaisie, comme nombre d'anecdotes qu'elle raconte dans ses livres de souvenirs qui ne peuvent être pris pour argent comptant.
Distinctions
| Won Special Prize of the Jury |
Jean-Paul Rappeneau Tied with La mort d'un bureaucrate (1966).
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Won |
Pas de trivias,anecdotes,potins,détails kroos-tillants,ni Castillans
External reviews
| Index | 7 reviews in total |
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This minor gem is a lightweight romance set during World War II in the French countryside. It struck me as unusual because I didn't expect a Gallic romantic farce that included Nazis. In any event, it's well played; Deneuve is at her most beautiful; and the lush, romantic music by Michel Legrand is beautiful, too. Nice.
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Another delightful French pastiche, this time set around the time of the D-Day landings in Normandy; a fine cast headed by Catherine Deneuve, Pierre Brasseur and Philippe Noiret lend themselves admirably to the spirit of the thing. LA VIE DE Château takes in everything from the issues of class difference (farm girl Deneuve is married to wealthy good-for-nothing Noiret), collaboration (Noiret's family flaunts its supposed Nazi sympathies for their own material gain while secretly despising their oppressors) and heroism (it's Noiret who ultimately emerges as the unexpected - and perhaps unwilling - hero, eventually winning back the straying affections of his wife). Director Rappeneau recently returned to the same stylistic territory and historical background with equally terrific results for his BON VOYAGE (2003).
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Rappeneau has directed few films over the past four decades (just seven) but he's created a solid body of work that has meant commercial success even if critics sometimes expressed dismay over the casting of big stars. I wrote about Le Sauvage (1975), expressing my pleasure at the excellent handling of comedy between Deneuve and Montand, and the same is true here. Deneuve is fabulous as the bored wife stuck in the country in wartime--she's dying to get to Paris and won't let her husband forget it. When Henri Garcin as the resistance leader shows up at the château, she's thrilled as well as annoyed at the intrusion into their domestic life.
The film has been made under the sign of tradition: the influence of Feyder's Kermesse heroique is ever-present (the local people trying to outwit the invaders), as well as the aristocratic life satirized by Renoir in Rules of the Game, where the habits of daily life take on great significance (Noiret complains to Deneuve about the apple cores in the basement; she couldn't care less). Now, I await with great anticipation his new film Bon voyage.
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Jean Paul Rappeneau is considered as an outsider in the world of French cinema because of his scant cinematographic output.This does not mean that he has not produced works of quality.He has made many interesting films including some literary adaptations and has also worked with some of the big names in French cinema as Montand,Adjani,Noiret and Deneuve. This film called "La vie de Château" is a perfect example of laughter during the times of war.Both the lead players Catherine Deneuve and Philippe Noret look much too young.The film shows a typical quality of French people: Paris is always better than provincial towns.This is because Paris as everything which people want: discos,cinemas, theaters,night clubs and of course restaurants.The depiction of war is also very humorous as a soldier instead of fighting falls in love with a beautiful woman.This is a charming film depicting the natural beauty of French countryside.The only regret is that it was filmed in black and white.
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With the director of "Zazie in the Metro", and both the star and composer from "Umbrellas of Cherbourg", how could this be anything but brilliant! Set in a decaying chateau during World War II, populated by eccentrics, with Germans camping out in the courtyard while the French Resistance goes about under their very noses.
Something like a Carry On film at times, with touches of Allo Allo. Sometimes you get the impression someone is about to burst into song - I wonder if it would have worked as a musical? Deneuve is marvelous - beautiful, and very funny as she twists her husband round her finger, and staves off advances in all directions.A pleasing classic that you shouldn't miss, but the combination of black and white, and subtitles may be offputting to some.
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2003 is a perfect time to talk about Rappeneau's directorial debut because he has now, 38 years later, returned to the subject of WW11 in 'Bon Voyage', which I have commented on in the appropriate place. Of course it helps any fledgling director to have Philippe Noiret and Catherine Deneuve co-starring in his first time at bat but, like virtually all French directors he had a tasty track-record as a screenwriter behind him - he had, in fact, co-scripted 'Zazie Dans Le Metro' five years earlier in which Noiret starred as a drag queen - and it shows in the way he handled this film.
Something of a ground-breaker at the time - it wasn't 'done' to find charm, drollery, to say nothing of laffs in Occupied France til Rappeneau showed the way - it paved the way for so many others. Well served by his cast, especially the two principals La Vie de la Chateau is a delight from start to finish, a souffle lighter than air as only a French chef could concoct. With a revival long overdue any video/DVD copies lying around should be snapped up.
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"La vie de château" is little known in the US, but it was popular in France and won the Prix Louis-Delluc. It's built around Catherine Deneuve as a farm girl who has married Jérome, the winded scion of a grand seigneurial family (Philippe Noiret), and is discontented as a result. Pent up in their crumbling château in Normandy, she longs for the high life of Paris. Her husband, though, seems pleased to slowly rot away, as long as the ancestral orchards keep producing the finest fruit in the world; he bears himself as the final fruit of a noble line. His widowed mother (Mary Marquet) lives with them, playing the piano with a lofty air while ceiling plaster falls into the wires. She dotes on her son, but can't help reminding him that he's not the man his father was.
His father-in-law, a growling old peasant with a keen grasp of the situation (Henri Garcin), reminds him of the same thing. The château is mortgaged to the hilt, and the former tenant is in a position to buy it cheaply, and become the new seigneur. Into this set-up parachutes Pierre Brasseur as a member of the Resistance, sent to spy out the German troop placements in the neighboring countryside. For our Normandy farce is set in the spring of 1944. The ineffectual husband is indifferent to the German invaders, and unaware of the activities of the Resistance: we may have a small fable unfolding here.
Both the German colonel and the French patriot want to dress Deneuve in finery and take her to the Paris of her dreams – but the sticking point is that her husband really does love her, and an unpredictable gallant lover awakens under his placid surface.Deneuve has none of the usual technique needed for playing farce, but the serene quality of her beauty keeps her from straining at it. When the young wife's frustrations make her fly into anger over trifles, the flights are truly jarring and spiky; the comedy is in Noiret's limitless capacity for absorbing these darts – or is it limitless?The fine score is by Michel Legrand.
Sites externes
Critique publiée par Sarah M. le 13 juillet 2014
Emportée par les corps, la scénographie de La vie de château conçoit habilement un rythme à la hauteur des passions de ses personnages. Cantonnée à la vie rurale, Marie se plaint à son mari Jérôme d’une paisibilité bien trop pesante. Son esprit rêveur, voire capricieux, enrichi par la légèreté de la jeunesse de Catherine Deneuve, s’oppose ainsi à la rigidité de l’harmonie aristocratique familiale. Impulsive et naïve, elle s’éprend de Julien qui lors de l’une de leur rencontre, se cache au passage d’une voiture allemande.
Cet instant de romance insouciante révèle un contexte de guerre dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Résistant français, l’homme prépare en réalité le débarquement des alliés non loin du château. L’inquiétude absurde de Jérôme à propos de futilités et le comportement de femme-enfant de Marie dissimulait la gravité de la situation historique.
Sous la clarté du noir et blanc de Pierre Lhomme, Jean-Paul Rappeneau expose ainsi à la manière de Jean Renoir dans La Règle Du Jeu, l’indifférence d’une communauté aristocrate en période de conflit. Mais l’arrivée de l’occupation allemande au sein du château bouleverse le quotidien familial et les plans des Résistants. Envoyé en dernier recours pour préparer le débarquement, Julien est accueilli par la famille en se faisant passer pour le frère de Marie auprès des allemands.
Bien évidemment le tout s’effectue sur un fond de non-dits et les tensions amoureuses s’amplifient avec le major allemand qui ne reste pas non plus insensible au charme de la jeune femme. Celle-ci se positionne alors au centre de toutes les attentions, comme l’illustre les va-et-vient au cours d’une soirée au château entre occupants et occupés. Les mouvements du cadre donnent vie à un ballet mondain où la frivolité s’empare des esprits.Ainsi, la romance se perpétue comme le cœur du récit, délaissant volontiers la solennité des événements historiques.
Un penchant sentimental réjouissant mais excessivement appuyé par le souffle romantique de la composition de Michel Legrand. Cette légèreté de ton s’accorde au comique de certaines scènes, notamment celles où s’affrontent les beaux-parents Dimanche et Charlotte. Le vieux campagnard maquis, sous les traits d’un Pierre Brasseur rustre, ne se lassant jamais de provoquer la revêche vieille femme. Bien que son usage puisse s’avérer déroutant, un montage elliptique amplifie ces contre-points comiques et l’esprit fougueux des passions.
De sorte que s’unissent visuellement les deux tendances qui finiront par dissoudre le flegmatisme de l’aristocratie. Le film s’émancipe ainsi du constat dramatique du maitre Renoir mais en succombant malheureusement dans une valorisation abusive de l’effort de guerre. Seule l’une des scènes finales s’accordent à faire subsister l’agréable insouciance du récit en exposant les beaux-parents dans le château tout compte fait dévasté.