©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p11

01/08/2015 04:17 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p11

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p11

    01/08/2015 04:17 par tellurikwaves

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p10

01/08/2015 04:03 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p10

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p10

    01/08/2015 04:03 par tellurikwaves

Pierre Brasseur & Philippe Noiret

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p9

01/08/2015 03:58 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p9

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p9

    01/08/2015 03:58 par tellurikwaves

Critique publiée par Boubakar le 7 juin 2014
Pour son premier film, Jean-Paul Rappeneau marque déjà le ton en imposant un rythme effréné dont il sera un maitre en la matière. C'est l'histoire d'une femme qui, par la lâcheté de son mari, va le révéler à lui-même et lui prouver qu'il tient encore à elle et non à son verger ni à son château. Le film se passant à la période du Débarquement, elle va croiser des allemand qui vont prendre asile dans leur château et un résistant tombé du ciel, ce qui va provoquer un certain remue-ménage dans la vie de ce couple un peu trop rangé.

Le film tient beaucoup sur Catherine Deneuve, magnifique, et sur son phrasé très rapide, à l'image du rythme du film, et qui est assez pète-sec, en comparaison de son mari (excellent Philippe Noiret), un peu mollasson sur les bords. Il y a aussi Mary Marquet, Pierre Brasseur (qui n'a pas dû boire que de l'eau sur le tournage), et Henri Garcin, qui joue le jeune résistant.La mise en scène est elle aussi élaborée, elle aussi souvent en mouvement, et il faut souligner la lumière très blanche du film (c'est en noir et blanc), comme pour donner un aspect irréel à cette histoire.
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Car il faut le rappeler que le film évoque largement le débarquement, et donne enfin l'occasion au personnage de Noiret de devenir celui que sa femme voudrait être ; un héros. C'est aussi une vision de la seconde guerre mondiale assez romancée, où les nazis ne sont pas très méchants (et se font même remettre en place par Mary Marquet), mais qui donne l'impression d'être détachée de la réalité.Il en résulte un film très réussi, assez proche en soi de la comédie américaine (et c'est assez drôle), et qui va lancer la carrière globalement formidable de Jean-Paul Rappenau, un peu notre Terrence Mallick français (8 films réalisés en plus de 50 ans de carrière).

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p8

31/07/2015 10:30 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p8

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p8

    31/07/2015 10:30 par tellurikwaves

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p7

31/07/2015 10:28 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p7

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p7

    31/07/2015 10:28 par tellurikwaves

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p6

31/07/2015 03:35 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p6

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p6

    31/07/2015 03:35 par tellurikwaves

à gauche : Henri Garçin

 

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Critique publiée par Sirveno le 24 septembre 2014
« Légèreté » est le mot qui conviendrait le mieux à cette comédie sur l'Occupation, soigneusement mise en scène par Jean-Paul Rappeneau.Parler d'un sujet grave sur un ton léger, voilà l'exploit de ce film ! Tout le comique tient à ce parallèle entre d'une part « la vie de château et ses sujets sans importance » (l'ennui de Marie [Catherine Deneuve], le train de vie nonchalant de Jérôme [Philippe Noiret], la vie à la campagne), et d'autre part la guerre au moment et non loin du Débarquement. Cette légèreté tient d'abord à la performance des acteurs : Marie la jeune femme qui en revient à des amours adolescentes, la nonchalance bien connue de Philippe Noiret appliquée au personnage de Jérôme, la gouaille paysanne de Mr Dimanche (Pierre Brasseur).

Ensuite, la mise en scène, l'enchainement des séquences produit cet effet d'éphémérité et d'inanité des actionshumaines : peu importe ce que sont les personnages, ce qu'ils pensent ou ce qu'ils croient vouloir, ils ne sont que le produit des événements et des situations, et seul ces enchainements peuvent les faire évoluer. C'est ainsi que Marie abandonnera ses amours avec le résistant, Jérôme (re) trouvera une âme de patriote, M. Dimanche et la mère de Jérôme se réconcilient. Enfin, l'intrigue est parsemée de bons gags bien sympathiques et de situations amusantes et bucoliques qui feront toujours rire le spectateur. Au final, « La vie de château » est un modèle de légèreté dans son approche subtile des activités humaines au milieu d'une des époques les plus sombres de l'histoire de l'humanité.

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p5

31/07/2015 03:29 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p5

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p5

    31/07/2015 03:29 par tellurikwaves

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p4

31/07/2015 03:23 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p4

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p4

    31/07/2015 03:23 par tellurikwaves

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p3

30/07/2015 16:07 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p3

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p3

    30/07/2015 16:07 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE


Critique publiée par Impétueux le 12 novembre 2012
Que Louis Malle ait écrit "Tant de grâce et tant de précision dans un premier film, on peut y voir un miracle" lors de la sortie de cette Vie de château est-il vraiment étonnant ?

Premier film de Rappeneau, dont Alain Cavalier et Claude Sautet assurent le scénario, Daniel Boulanger les dialogues et Michel Legrand la musique. Et puisque Catherine Deneuve est vraiment alors la plus belle femme du monde avant que les Américains (Time ou Vogue) ne le lui serinent trop, puisque Pierre Brasseur et Mary Marquet jettent leurs derniers grands feux d’acteurs inégalables et que Philippe Noiret les rejoint dans le talent, puisque, surtout Rappeneau a presque trouvé déjà ce rythme et cette élégance de ton qui font ses meilleures réussites, puisque tout est réuni pour cette fête, comment serait-il possible qu’elle ne soit pas éclatante, toute marquée d’un style français élégant, raffiné et plein de charme…

L’esprit du 18ème siècle est présent, tout au long de ce moment de qualité…

Cela étant, cette histoire vive et chatoyante, située quelques jours avant le Débarquement du 6 juin 44, souffre tout de même quelquefois de petits ralentissements dans son allure. Or ce genre de comédies, qui tutoie l’obstacle puisqu’il est inséré dans la réalité historique, doit galoper à perdre haleine pendant toute sa durée. Disons qu’il y a, dans le troisième quart du film, un peu de patinage, un peu de facilité et que Rappeneau arrive alors difficilement à manier tous les cordons de ses délicieuses marionnettes. Et puis les dialogues de Daniel Boulanger manquent un tout petit peu d’éclat et les acteurs n’ont que plus de mérite à les mettre en valeur.

Un point assez singulier à noter : dans La vie de château, Jérôme (Philippe Noiret) châtelain lymphatique, indolent, débonnaire prend brusquement les affaires en main, lorsque la femme de sa vie, Marie (Catherine Deneuve) lui est ravie par les Boches et se révèle en héroïque courageux homme d’action. C’est donc une comédie. Dix ans plus tard, Julien Dandieu (Philippe Noiret, à nouveau) venge avec férocité l’assassinat de sa fille et de sa femme Clara (Romy Schneider) dans le bouleversant Vieux fusil, qui est une tragédie. Comme quoi le regard jeté sur la Guerre…

Ne pas rater, dans La vie de château, le générique tout à la gloire de la beauté de Deneuve, photographiée sous tous les angles, yeux, bouche, cheveux, visage, profils…Édition de MK2 seulement convenable avec une déficience des contrastes dans les scènes de nuit. Boni brefs (interviouves de Rappeneau, Deneuve et Noiret), mais intéressants

©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p2

30/07/2015 16:03 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966)  p2

    ©-DR- LA VIE DE CHÂTEAU de J.P Rappeneau (1966) p2

    30/07/2015 16:03 par tellurikwaves