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23/04/2015 10:12 par tellurikwaves

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SENS CRITIQUE

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Critique publiée par Teklow13 le 13 juin 2012
C'est l'histoire d'une rencontre, celle de deux jeunes êtres un peu paumés, Bowie, un jeune homme évadé de prison, et Keechie, jeune fille timide. Ce sont deux personnes qui nous sont présentées comme isolées, renfermées, détachées du monde. Ray les filme dans un premier temps à l'écart dans le plan, masqués par un élément du décor : une vitre, un grillage. La première rencontre est très belle, Bowie est emprisonné dans le cadre, il est filmé derrière une clôture. Il voit une voiture, celle qui est sensée venir le récupérer, s'avance vers elle, et voit le conducteur, Keechie. Son visage change, et une brèche dans la clôture apparaît.Masqués également par des effets de mise en lumière.

L'histoire c'est également en ce sens un passage de l'ombre vers la lumière. La plus belle facette du film étant probablement cette façon de montrer la clarté qui éclaire soudain un plan devenu trop sombre. Cette même clarté qui finalement et tragiquement finira esseulée dans un cadre mangé par les ténèbres.Ces deux personnages vont donc se rencontrer, s'aimer, d'un amour neuf et innocent. Et à partir de là, ils vont construire sur ce sentiment nouveau et inconnu pour eux, un semblant de vie. Ils vont tracer un itinéraire, une ligne de fuite. Vont commencer à vivre, à évoluer dans un monde qu'ils ne connaissent pas, qu'ils n'ont jamais réellement côtoyés. Ils vont tenter de faire comme.

C'est une sorte de jeu, qui transparaît dans leurs gestes et dans leurs dialogues. Ils jouent au couple, en essayant de faire et de penser comme un couple « normal » le ferait. Ils se créent une vie éphémère, instantanée, en carton pâte en essayant de ressembler à la réalité, de ce qu'ils imaginent être la réalité. Un mariage expéditif, une maison en location. Seul leur amour est vrai.Mais c'est un jeu tragique, sans espoir, sans but. Car la fraicheur et la lumière qu'il y a entre eux-deux est noyée dans quelque chose de plus obscur. Une réalité dans les lieux qu'ils traversent, imprégnés de mélancolie, et une réalité plus proche qui les poursuit en tentant de briser leur ligne de fuite.C'est un très beau film.

©-DR-LES AMANTS DE LA NUIT de Nicolas Ray (1949) p24

23/04/2015 09:50 par tellurikwaves

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22/04/2015 16:45 par tellurikwaves

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    22/04/2015 16:45 par tellurikwaves

LE BLOG AU DESSUS DU CINEMA(overblog)

 

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En 1949, avec Les Amants De La Nuit, le cinéma américain allait découvrir l’un de leurs grands cinéastes des années 50, Nicholas Ray, qui allait participer au renouveau d’Hollywood. Le réalisateur commence par un film noir très poignant, émouvant et puissant réunissant deux jeunes acteurs en quête de confirmation.Pour la distribution, la RKO et Nicholas ray font confiance à deux très jeunes acteurs, âgés tous les deux de vingt-deux ans, Cathy O’Donnell et Farley Granger qui sortait du tournage de La Corde signé par Sir Alfred Hitchcock. La performance de Farley Granger (La Corde, La Rue De La Mort, L’Inconnu Du Nord-Express, Senso, …) est tout à fait remarquable d’une part pour sa maturité, vu son âge, mais surtout par sa justesse implacable.

Le rôle est du pain béni pour n’importe quel acteur, il doit incarner de nombreuses facettes du personnage avec de multiples émotions. Sa fougue, son innocence et son air juvénile, liés à son âge, l’acteur en utilise à merveille pour donner beaucoup d’ampleur et du réalisme à son personnage. La psychologie et le caractère du personnage sont montrés sur deux situations éloignées, la première lorsqu’il est avec ses amis gangsters et l’autre avec sa dulcinée.

Dans la première, Farley Granger marque sa performance par des yeux très ambitieux même s’il subit beaucoup les événements, il apporte beaucoup de nervosité et de tension à son personnage lors de ses affrontements avec ses compères et surtout lors du braquage où l’on ressent tout sa nervosité et sa colère. Au départ, il se présentait comme un homme exprimant très peu ses émotions,  mais plus le film avance ainsi que sa relation avec Keechie, Granger devient de plus en plus touchant et laisse libre ses sentiments même si la force de son interprétation vient de son intériorisation montrant un homme rongé par son passé et son présent liés aux gangsters.

L’acteur impressionne par sa relation tout en tendresse avec Keechie, le voir l’enlacer, préparer Noel, l’embrasser lors du mariage sont des grands bonheurs qu’on partage avec lui mais c’est surtout à la fin que l’acteur se sublime, son regard plein d’amour et à la fois plein de tristesse parce qu’il doit la quitter et qu’il veut la voir pour la dernière fois, est d’une beauté rare, à la fois plein d’innocence et plein d’amour. Une bien belle performance, sans doute la meilleure de Granger avec celle dans L’Inconnu Du Nord- Express. Il est magistralement secondé par la magnifique Cathy O’Donnell (Les Plus Belles Années De Notre Vie, La Rue De La Mort, L’Homme De La Plaine, Ben-Hur, …) qui apporte beaucoup de fraîcheur dans le corps de cette jeune fille sans vie sociale qui souhaite s’en aller de son cocon familiale.

La force de la performance d'O'donnell vient de sa transformation, à l’instar de Granger, elle passe de la jeune fille, proche du garçon manqué, à la vraie femme qui prend soin de son mari et qui tente de le retenir face aux autres gangsters. Son final est, lui aussi, d’une grande beauté, attendant son enfant, terriblement affaiblie, elle ne peut aller secourir son mari et lui tombe dans les bras alors qu’il vit ses derniers instants. Deux performances pleines d’humanisme dans un monde de brute, gangsters représentés par le terrifiant Howard Da Silva avec son œil de verre dans le rôle de Chicamaux, qui part rapidement au quart de tour, un homme d’une grande nervosité et d’une brutalité hors norme, l’acteur est impeccable grâce à sa présence inquiétante et oppressante. Jay C. Flippen est tout aussi parfait en T-Dub, un criminel endurci qui cherche son dernier grand coup. On se souviendra aussi d’Ian Wolfe en pasteur ripoux et vénal.

La réalisation des Amants De La Nuit est signée par l’un des cinq borgnes d’Hollywood, Nicholas Ray (Le Violent, Les Indomptables, Johnny Guitar, La Fureur De Vivre,Derrière Le Miroir, Amère Victoire, Traquenard, Les 55 Jours De Pékin, …). La RKO voulant lancer de jeunes cinéastes dans les grands bains, c’est Nicholas Ray qui est choisi, les producteurs étaient séduits par le scénario du réalisateur. Avec cette confiance acquise, Ray se lance dans son film noir à la fois très sombre et très humain, la force du film tient de cette peinture de deux jeunes personnes qui s’aiment d’un grand amour dans un monde sombre et plein de brute dont l’incarnation est le terrible Chicamaux avec son œil de verre et ses envies de destruction. Nicholas Ray filme à merveille ses deux aspects antagonistes, une grande violence dans les scènes, Chicamaux tirant sans hésitation sur un policier devant les yeux choqués de Bowie et un braquage d’une grande nervosité et intensité, s’opposant à de nombreuses scènes d’amour humaines, un mariage miteux, une grande tendresse entre les deux tourtereaux.

Ray peint les forces et les faiblesses de ce couple, à la fois leur mariage et les distances prises lors du choix de Bowie pour le braquage, c’est à la fois un couple jeune, innocent et fragile. Pour présenter cet aspect, Nicholas Ray plonge ses acteurs dans une photographie signée par George E. Diskant très sombre qui montre parfaitement ce monde violent, il utilise habilement de l’expressionisme pour montrer l’opposition entre l’extérieur violent et la maison protectrice ainsi que pour accentuer la présence malsaine et inquiétante de Chacamaux avec un jeu d’ombre. Tout pour faire un magnifique film noir d’une grande beauté visuelle avec un final près de l’anthologie.

Le scénario a été coécrit par Nicholas Ray, Edward Anderson et Charles Schnee.Pour son premier film, Nicholas Ray signe un bien beau film noir, impeccable d’un plan de vue de la réalisation et très bien interprété. Les Amants De La Nuit influencera beau nombre de films à commencer par La Fureur De Vivre de Ray, Bonnie And Clyde de Penn mais aussi Tarantino qui avoue que ce film fait partie de ses favoris.

 

©-DR-LES AMANTS DE LA NUIT de Nicolas Ray (1949) p22

22/04/2015 16:39 par tellurikwaves

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22/04/2015 05:19 par tellurikwaves

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    22/04/2015 05:19 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE

 

Critique publiée par Mattchupichu77 le 9 avril 2015
L'histoire d'amour entre Keechie et Bowie est l'une des plus belles de mon expérience cinéphilique ! C'est un espace de pureté absolue qui n'est pas contaminé par la corruption d'autres êtres fort peu recommandables.Ici, nous avons un amour qui se sait condamné à l'avance mais qui se vit pourtant sans concession. Il y a bien sûr des moments plus difficiles pour le couple mais on les sait liés par quelque chose d'indestructible !

Merveilleux Farley Granger et Cathy O'Donnell !
Ce n'était pas gagné pour le premier que j'avais trouvé assez faiblard dans pas mal d'autres rôles par le passé. Il est ici excellent même si inégal. Il y a quelque chose de fiévreux et un sentiment d'urgence qui se dégagent de leur jeu et de leurs yeux amourachés !

La mise en scène de Nicholas Ray ...
est parfaite et met particulièrement en valeur les deux amoureux. Les Amants de la nui est bien plus proche de la romance dramatique que du film noir dont il ne reprend que 2 ou 3 codes mais les deux genres sont ici en symbiose et nous emportent dans un déluge d'émotions.

Les personnages secondaires ...
sont tous des freins au bonheur de cet amour qu'on souhaite long et paisible mais qu'on sait condamné à n'être qu'une simple météorite dans un ciel bien sombre. Pour autant, ils ne sont pas sacrifiés et j'ai particulièrement aimé le second rôle féminin, absolument passionnant de par les dilemmes qui s'imposent à elle.

Si je devais ne retenir que deux scènes...
je garderais probablement le flirt entre Keechie et Bowie autour d'une voiture qui a besoin d'un nouveau pneu mais également ce petit moment de flottement dans le bus puis dehors, juste avant que les deux ne décident de lier leur destinée à jamais.Aux romantiques de tout poil et aux fans de films noirs atypiques, je ne pourrais que vivement conseiller cette petite merveille de Nicholas Ray !