©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p8

28/02/2015 12:23 par tellurikwaves

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    28/02/2015 12:23 par tellurikwaves

Michael Angarano - L'otage

 

 

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Abus de Ciné
POUR: Niveau +4 – Sacré bout de femme

Dans un dinner d'une petite ville américaine, une jeune femme attend qu'on lui serve sa commande quand entre un homme imposant qu'elle semble reconnaître. Celui-ci s'assoit en face d'elle et lui indique qu'il est venu la chercher. Lorsqu'elle refuse de le suivre, une bagarre extrêmement violente éclate. Elle réussit à s'échapper, emmenant avec elle un otage...

Steven Soderbergh l'a dit lui-même lors de la conférence de presse au dernier Festival de Berlin : il aime alterner les projets dits « sérieux » et les produits plus fun qui ne donnent pas trop à réfléchir. Après  "Contagion" présenté l'an dernier à Venise, le voici donc qui nous livre « Haywire », sorte de Jason Bourne au féminin, un film qui relève clairement de cette seconde catégorie.

Tourné entièrement en lumière naturelle, le film retrace le parcours d'une jeune femme, tentant de découvrir pourquoi on cherche à l'éliminer. Prise au piège dans un dinner américain par l'un des anciens agents avec lequel elle a travaillé à Barcelone (Channing Tatum), elle s'échappera grâce à ses talents dans le combat à mains nues. Le principe narratif est alors simple : ayant enlevé le jeune homme qui lui était venu en aide, elle lui racontera son histoire, dans les moindres détails. Le spectateur, lui, aura droit aux flash-back survitaminés qui permettront à l'héroïne d'expliquer sa version des faits, et tenter ainsi de sauver sa peau face à ceux qui veulent la diffamer.

Professionnelle en arts martiaux, Gina Carano n'a donc pas été choisie au hasard pour interpréter le rôle principal de « Haywire ». Il faut dire qu'il se dégage des nombreux affrontements dans lesquels elle devra s'impliquer, une tension extrême, doublée pour le spectateur de montées soudaines d'adrénaline, celui-ci souffrant pour des acteurs projetés sur des murs, des tables en verre, ou assommés à coups de vases et autres objets ! L'utilisation de la fameuse caméra RED dernière génération (qui permet de découper le cadre souhaité dans un plan en réalité beaucoup plus vaste) donne efficacement une impression d'urgence dans quasiment toutes les scènes de ce film, résolument tourné vers l'action.

Dans une belle histoire de machination, menée par un Ewan McGregor trouble et retord, « Piégée » (c'est le nouveau titre français) nous balade avec un plaisir indéniable de Barcelone aux USA, en passant par Dublin et le Nouveau Mexique. Mais, il nous mène aussi en bateau, déjouant toutes nos prévisions instinctives, grâce à la complexité d'un scénario plein de manigances de services secrets. Par la puissance des scènes de combat, on en ressort, à l'image de l'otage, lessivé, mais avec l'envie irrésistible de suivre à nouveau cette héroïne hors norme.

Olivier Bachelard

©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p7

28/02/2015 12:19 par tellurikwaves

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©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p6

28/02/2015 12:15 par tellurikwaves

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28/02/2015 12:13 par tellurikwaves

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©-DR- PIEGEE de steven Soderberg p4

28/02/2015 04:14 par tellurikwaves

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    28/02/2015 04:14 par tellurikwaves

Critique publiée par LeBlogDuCinéma le 25 avril 2012
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Film d'action réalisé par Steven Soderbergh, Haywire est sur le papier un film de genre tout ce qu'il y a de plus banal. Un agent d'élite, une mission qui tourne mal, des patrons qui veulent effacer toutes traces de cet échec, une vengeance sans concession. Rien de bien excitant donc de prime abord d'autant plus que dernièrement Steven Soderbergh n'a pas réellement briller.brillé

Ces dernières réalisations oscillaient entre ennui et poésie, passion et bâillement. Il n'arrivait tout simplement pas à calibrer ses métrages. Si l'on ajoute à cela qu'il est loin d'être un expert en film d'action, Haywire requérait les éléments adéquates pour se transformer en une série z indigeste que l'on oubliera aussitôt. C'est ce qui rendra encore plus agréable la surprise de ce divertissement bien au-dessus de la moyenne.

Alors certes le scénario ne décolle jamais réellement et accumule tous les clichés que le genre peut engendrer, Haywire n'en reste pas moins un divertissement musclé qui se laissera regarder sans sourciller une seule fois. La cause ? Une actrice aussi sensuelle que percutante quand il s'agit de castagner ses compagnons de scène. Gina Carano est une guerrière.

Combattante aguerrie possédant un cv impressionnant qui impose le respect (14 combats en kick boxing dont 12 victoires et 8 combats en MMA * dont 7 victoires),cette jeune athlète possède également un physique alléchant.

Les deux réunis à l'écran donnent naissance à une arme redoutable. Chaque combat est réaliste, le rythme n'a pas été accéléré comme dans la trilogie Jason Bourne, LeTransporteur ou Killer Elite. Cela décevra peut-être les amateurs d'actions surréalistes mais les amoureux du tatami en auront pleins les mirettes avec un très beau panel de techniques de self-défence et autre Krav Maga.

Si on ajoute en plus un casting secondaire quatre étoiles (Channing Tatum, Michael Fassbender, Ewan McGregor, Michael Douglas, Antonio Banderas, Bill Paxton...) qui n'est pas là pour attirer le maximum de spectateurs en salle mais uniquement pour servir de punching-ball à Gina Carano, Haywire a tout du spectacle pop-corn pas prise de tête que l'on regardera en se tortillant sur notre fauteuil tant l'envie d'être de la partie envahit notre esprit.

--Auteur : Wesley

L'article sur son site : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-action/critique-haywire/

 

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Les mixed martial arts (MMA), littéralement « arts martiaux mélangés », sont une discipline de combat aussi appelée en français « combat libre » ou « combat-complet ». Il s'agit d'un sport de combat complet, associant pugilat et lutte au corps à corps, dans lequel les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses techniques; selon les fédérations sont autorisées des techniques de percussion telles que coups de pied, de poing, de genou et de coude, mais aussi des techniques de projections et de soumission (grappling) et quelquefois des techniques particulières de percussion au sol.

Sport considéré comme récent2 plus efficace qu'artistique, le combat libre existe en réalité depuis fort longtemps (à travers la lutte et le pugilat). On en retrouve des traces dans les applications de combat de nombreux arts martiaux anciens. Néanmoins, ce sport est interdit dans certains pays tels que la France et la Belgique3. En effet, ses détracteurs le qualifient de sport extrêmement violent dû aux coups qui peuvent être portés avec peu de contrôle lorsqu'un combattant se situe au sol. Ses partisans admettent cette violence grâce à la diversité des zones de frappes possibles et la possibilité d'aller au sol.

Lien vers M.M.A
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mixed_martial_arts

©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p3

28/02/2015 04:10 par tellurikwaves

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    ©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p3

    28/02/2015 04:10 par tellurikwaves

©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012) p2

27/02/2015 10:15 par tellurikwaves

  • ©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012)  p2

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    27/02/2015 10:15 par tellurikwaves

Gina Carano qui fout sa branlée à Chaning Tatum
(c'est lui qui a commencé !)

cheeky

 

SENS CRITIQUE

 

 

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Critique publiée par HarmonySly le 15 juillet 2012
Malgré une photographie plutôt affreuse (digne d'un TPS next-gen) et un montage aux fraises, j'ai été charmé par la façade "Série B du riche" du film. Gina Carano, inconnue à Hollywood mais grosse star de MMA féminin, assure le job avec une efficacité redoutable, tellement d'ailleurs que la brochette de guests masculins l'accompagnant ne semble être présents que pour se manger des gnons de la part de la belle. Sauf Matthieu Kassovitz, ce qui est vraiment dommage quand on y pense.

Les scènes d'action (ou plutôt de baston) adoptent un parti-pris sobre et "réaliste", et si le sang, la sueur et les larmes peinent à apparaître à l'écran, les coups portés font vraiment mal, et chacune de ces séquences est un bijou de mise en scène, bien loin des standards actuels à base de jump cuts et autres caméras sur ressorts. Plus important finalement, le tout reste parfaitement lisible en permanence, et je n'aurais pas cru pouvoir ressentir une telle jouissance à voir Michael Fassbender se manger des grosses mandales dans la tronche.

Dommage, en définitive, que Soderbergh ait choisi d'accoucher d'un film somme tout relativement inoffensif, car en dehors de 90 minutes de divertissement pur, Haywire ne semble pas vouloir s'élever de sa condition de B pur jus et ultra-efficace. Tant pis (ou tant mieux), on devra se contenter de voir une camionneuse décimer du mâle comme Steven Seagal faucherait du moustachu, sans grande perspective d'avenir (le scénario pose de bonnes bases pour une suite, m'est avis cependant que le film reste, et restera, un one-shot assumé), avec la volonté louable de filmer des scènes d'action à l'ancienne, et une BO à contre-emploi proprement géniale. Il y a d'excellentes idées (la séquence sur les toits à Dublin), d'autres un peu moins bonnes (la course-poursuite en voiture), mais globalement rien qui ne devrait nous empêcher de passer une bonne séance.

 

©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012)

26/02/2015 04:49 par tellurikwaves

  • ©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012)

    ©-DR-PIÉGÉE de Steven Soderberg (2012)

    26/02/2015 04:49 par tellurikwaves

Piégée (Haywire)

sorti le 20 janvier 2012 aux États-Unis.
 
 
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Résumé
À Barcelone, l'agent d'élite Mallory Kane doit libérer un journaliste chinois retenu en otage. Une fois sa mission accomplie, elle découvre qu'il vient d'être assassiné et que les preuves l'accusent elle. Mallory devient alors la cible de plusieurs tueurs très bien informés sur elle. Elle décide de mettre sa famille à l'abri et de démasquer les vrais coupables

Cast (et PHOQUE ! les noms des doubleurs!!!!!)

 

Fiche technique

 

©-DR- Les nouveaux philosophes

22/02/2015 12:44 par tellurikwaves

  • ©-DR- Les nouveaux philosophes

    ©-DR- Les nouveaux philosophes

    22/02/2015 12:44 par tellurikwaves

Ch'ais pas pour vous,mais moi Onfray m'agace...tout comme BHL
trouvé cette chronique critique et bien ironique (sa reum)
et jubile bien fort à la poster derechef

 

ONFRAY OU LE PLAISIR DE PUER
par Christian Dubuis Santini
http://cdsonline.blog.lemonde.fr/a-propos/

 

 

Dans cette époque formidable où n'importe qui peut dire n'importe quoi sur n'importe qui, le culturiste médiatique Onfray, prolifique prof de philo pour la ménagère de moins de 50 ans (et autres ex-terminales techniques), non content d'exploiter le glorieux nom de Nietzsche de façon déplacée, obscène, éhontée, n'a rien trouvé de mieux cette fois pour faire sonner son tiroir-caisse que d'essayer de tirer tout ce qu'il pourrait du cadavre de Sigmund Freud, dont la substance théorique, loin d'être épuisée, délivre aujourd'hui encore son message avec une acuité renouvelée : en effet, comment se fait-il qu'en notre ère d'hédonisme mâtiné d'une spiritualité allégée, doublé d'une sexualité virtuellement débridée, où le bonheur est expressément défini comme le but de la vie, explose à un niveau inouï la proportion des anxieux, des dépressifs, des largués?

 Après la farce Bernadette (dont ne se sont toujours pas remis les néo-kantiens paraguayens) Grasset n'hésite donc pas à en remettre une couche pour conforter son image de maison d'édition sérieuse, rigoureuse, conséquente, toujours aux avant-postes de la pansée, en misant pour le coup un gros paquet de pognon sur : « Le crrrrépuscule d'une idole, affabulation freudienne » dernière trouvaille marketing du filousophe en second (BHL oblige) de la maison de la rue… des Saints-Pères!

Vous croyez rêver? Mais non! Y a Onfray qui va parler de Freud à la télé, kooâââ !!! Faut dire, ça sonne un peu comme "Bonjour, vous êtes sur France-Inculture, nous recevons aujourd'hui Danielle Gilbert qui va nous parler de la maison de l'être chez Martin Heidegger… Ou bien Thierry Rolland, à l'occasion de ce match France-Danemark, parlez-nous un peu des stades esthétique, éthique et religieux chez Kierkegaard… Et vous Monsieur Joey Starr, que pensez-vous de la phrase de Lacan: "Qu'on dise reste oublié derrière ce qui se dit dans ce qui s'entend"? HEIN!?! …

Et oui. C'est précisément ça, le sujet…

Et même Le sujet qui fâche, pour reprendre le titre d'un vrai livre de philosophie, écrit par un vrai philosophe contemporain, avec des vrais bouts de philosophie dedans… Car s'il est une "dit-mension" qui passe largement au-dessus des frisettes du sophiste poupin à la vue basse et à la lippe humide, c'est justement cette articulation majeure formulée par Freud pour dire en 6 mots seulement la décisive avancée de l'idéalisme allemand (l'acmé de la philosophie : Kant-Fichte-Schelling-Hegel) concernant l'énigme de la subjectivité humaine : "Wo es war, soll ich werden."

Ça veut dire quoi? Ça veut dire Trouduc que t'a beau t'affubler du titre de philosophe comme des centaines d'autres confrayres auto- journalistico- ou universitaro-proclamés, que t'as beau te la péter à pérorer que Nietzsche ceci et que Foucault cela, t'as beau aller faire le mariolle à la télé et à la radio, que t'en es pas un de philosophe, et t'en seras jamais un. Et tu sais pourquoi? Parce que déjà t'es tout le contraire d'un philosophe, t'es juste un sophiste, comme l'autre naze , c'est à dire que tu fais définitivement partie des adversaires de l'esprit de la philosophie, de l'art et de la pensée.

"Wo es war, soll ich werden."
Non, sérieux, ça veut dire quoi? On vient de te le dire Humprey Tocard, mais c'est vrai que tu ne sais pas lire… "Wo es war, soll ich werden." C'est la formule à résoudre, l'énigme de ton sujet, laissée à ton attention par ce Sigmund Freud que tu dénigres et dont tu ne serais même pas digne de lécher la semelle de ses chaussures ; et si tu étais capable de penser, de méditer, de créer (ne serait-ce qu'une seule formule digne de ce nom!) au lieu de passer ton temps à calculer, ça t'éviterait de dire et d'écrire autant de niaiseries, des caen-caen du genre : "Freud motivé par l'argent, l'ambition, la réussite, la gloire (…) Freud quêtant un peu partout ce qui pourrait faire rapidement sa fortune viennoise à tous les sens du terme (…) Freud effectuant une auto-analyse pour la forme (…) Freud trompant sa vie durant son épouse avec sa belle-sœur (…)"

Ach c'est bien ça ta conception de la rigueur philosophique Môôôssieu l'agité du bocage! Représentant du trou normand? Je crois que c'est Kundera qui disait : "c'est curieux chez les marins, cette manie de faire des phrases…" Non ça c'est Audiard… Kundera c'était plutôt "c'est marrant ces biographes qui savent tout sur la vie de gens qu'ils n'ont jamais rencontrés, et qui ignorent tout de la vie de leur propre femme…" Alors, elle fait quoi ta femme en ce moment Michou-bidou, hein? tu le sais?

La vérité c'est qu'on s'en fout de ce qu'elle fait ta femme, si tu en as une, ou même plusieurs… et qu'on s'en fout encore plus de tes simagrées, c'est juste que face à la complaisante inculture journalistique te conférant à qui mieux mieux le qualificatif de "nietzschéen" (que tu t'auto-attribues sans barguigner) — on ne peut pas aller plus loin dans le contre-sens ! — je veux dire à mes étudiants que c'est faux, que tout ça c'est du pipeau, que non seulement tu n'es pas le moins du monde nietzschéen, mais que l'esprit de Nietzsche t'est à jamais inaccessible, barré, inapprochable (même pas en rêve comme dit Ève) et tu sais pourquoi? Parce que précisément tu es incapable de t'attarder assez longtemps sur cette énigme qui a été formulée expressément pour toi par le génial Sigismund : "Wo es war, soll ich werden."

Mais diable qu'est-ce que ça veut dire? Tu vois, tu t'impatientes, tu trépignes, tu ne veux pas apprendre à lire, alors que celui dont sans cesse tu instrumentalises le nom et pollues la mémoire, Friedrich t'avait pourtant prévenu : "Dans d’autres cas, la forme aphoristique de mes écrits présente une difficulté: de nos jours on n’accorde pas suffisamment de poids à cette forme. Un aphorisme, si bien frappé soit-il, n’est pas " déchiffré " du seul fait qu’on le lit ; c’est alors que doit commencer son interprétation, ce qui demande un art de l’interprétation. " […] " Évidemment pour pouvoir pratiquer la lecture comme un art, une chose avant tout autre est nécessaire, que l’on a parfaitement oubliée de nos jours – il se passera donc encore du temps avant que mes écrits soient " lisibles " -, une chose qui nous demanderait presque d’être de la race bovine et certainement pas un " homme moderne ", je veux dire: savoir ruminer… " in Généalogie de la morale – Avant-propos, §8 – traduction I. Hildenbrand et J. Gratien – Folio Essais (page 17).

Et au lieu d'apprendre à ruminer, au lieu de te fixer l'objectif noble de pratiquer la lecture comme un art, et donc d'apprendre à penser, tu fais quoi? Tu pérores, tu cabotines, tu trépignes, tu t'affaires, tu t'agites, tu projettes, et au final tu t'y crois, tu t'la pètes et tu racontes n'importe quoi. Et comme tu n'as ni la structure, ni la culture, ni la volonté de tenir plus de dix secondes dans le "Wo es war, soll ich werden", avec la question qu'immanquablement la formule invoque et convoque, à savoir la question du sujet, tu ne te rends même pas compte qu'en voulant (te) faire croire que tu parles de Freud, en vérité tu ne fais que parler de toi : "On-fraye motivé par l'argent, l'ambition, la réussite, la gloire (…) On-fraye quêtant un peu partout ce qui pourrait faire rapidement sa fortune (…) à tous les sens du terme (…) On-fraye mentant (…) etc. On f'rait n'importe quoi pour se faire remarquer, pas vrai? Il faut bien reconnaître que dans la névrose narcissique qui te caractérise, il est plus que courant de constater ce genre de projection-identification, cette quête effrénée à jamais inassouvie d'une reconnaissance imméritée, car toujours doublée d'une insurmontable difficulté à se confronter au concept même de paternité… Du père, au pire… Ça te parle, l'hédoniste de mes deux?

Non.
"Wo es war, soll ich werden" ça te parle pas.
Pas du tout.
T'en as rien à foutre. Toi ça t'intéresse pas, ça. Ni je.
Les énigmes philosophiques ça vend pas coco! (Freud avait vendu 300 exemplaires de la Traumendeutung en dix ans!) rien à voir avec ç'qu'on peut se faire comme thune en faisant croire à tous les gogos de bonne volonté qu'ont jamais ouvert un vrai livre de philo de leur vie, qu'eux aussi ils peuvent penser. Y z'y ont droit ! Mieux: ils savent penser. Et ils savaient même pas qu'ils le savaient doudou-dis-donc! Avant de tomber sur Toi! Plus d'effort à faire, z'ont qu'à t'écouter. Et acheter tes bouquins, bien sûr, tes cédés, tes dévédés… La Phénoménologie de l'esprit, pfffff aucun intérêt, Être et temps, rien à péter, Critique de la faculté de juger? Oh la la, mais c'est dépassé. Aristote? Putain trop compliqué, la priiiise-deeeu-têêête! Toi au moins, tu résumes, tu simplifies, tu rends aaaaa-cccccèèèè-ssssssible! Freud? Un affabulateur. Et hop!

Cornélius Castoriadis alors qu'il parlait de l'imposteur en chef, à côté duquel tu apparais tout de même comme un petit joueur — fortune personnelle oblige ! — semble cependant déjà t'évoquer dès 1977 : " Mais des individus richement pourvus de ces absences de qualités ont existé de tout temps. Généralement, ils faisaient fortune dans d'autres trafics, non dans celui des « idées ». Une autre évolution a été nécessaire, celle précisément qui a fait des « idées » un objet de trafic, des marchandises consommables une saison et que l'on jette (oublie) avec le prochain changement de mode. Cela n'a rien à voir avec une « démocratisation de la culture » pas plus que l'expansion de la télévision ne signifie « démocratisation de l'information », mais très précisément, une désinformation uni-formément orientée et administrée."

Bon allez, on essaie une dernière fois : "Wo es war, soll ich werden"… Littéralement : "Là où c'était, je dois advenir." Quel est le sens profond de cette énigme Môôôssieur le soi-disant "connaisseur" en philosophie, "pourfendeur" de théologie, "déboulonneur" d'idoles affabulantes?

Hein? Rien? Non? T'es sûr que ça ne te dit rien?
Eh bien je vais te dire un petit secret : ça ne m'étonne pas.Parce que ça se voit. Ça se voit que tu n'es même pas en mesure de faire la différence entre sujet de l'énonciation et celui de l'énoncé, ta fatuité, ton arrogance de cuistre, la trop haute opinion que tu te fais de toi-même, et qui t'amène à commettre ces outrances, écrire tous ces mauvais livres, tout ça se lit sur ton visage.Il ne peut échapper à aucun observateur un brin averti que tu crois que tu n'as pas d'inconscient

Or seule la prise en compte de cet inconscient que tu dénies est susceptible d'instruire la possibilité d'une véritable éthique, l'éthique déjà préfigurée par Kant, un défi salutaire qui trouve toute son actualité dans notre époque postmoderne…Car je vais te dire un deuxième petit secret, l'inconscient freudien veut surtout dire: tes "intentions" dont tu te réclames, tes "opinions" qui t'illusionnent, tes "bons sentiments" qui t'animent, tout ça est un trompe-l'oeil.Une "façade" comme dit Freud (en français dans le texte). Car ce sont les conséquences de ce que tu dis et de ce que tu fais qui feront poids, et dont tu es responsable, et qui seront retenus contre toi.

Que tu le saches ou non. Car l'inconscient est précisément ce qui t'interdit de te réfugier derrière ta "bonne intention" (si jamais tu t'imaginais en avoir une) ta "belle âme" (si tu t'illusionnes encore là-dessus) ainsi par exemple lorsque les conséquences de tes impostures philosophiques auront accompli leurs dégâts collatéraux, contribué à la désinformation et décérébration massives, ton "je n'ai pas voulu cela" ne vaudra jamais absolution. Car ce que tu auras fait ou qui résultera de ce que tu auras fait, tu l'auras désiré, et ce que tu auras désiré, tu ne le sais pas encore, ce seront les conséquences qui te l'apprendront…La dure loi ramenée à notre civilisation déclinante par Freud, c'est que ce que l'être humain aura désiré, il n'est condamné à le savoir qu'après coup…D'où le questionnement du sujet. (Tu te souviens le "wo es war, soll ich werden"?)

Ouaip, pas très vendeur ton truc, coco! Tu vas me les faire flipper mes zapprentis zédonistes! Vont virer Bêêêhacheelle! Remarque c'est la même maison, alors, hein…Alors quoi?Alors au regard du génie freudien,l'humour et la fertilité de sa pensée,comment tes prises de position,tes interventions,tes bouquins pourraient-ils pas ne pas se révéler dans leur immanente vérité, pour le dire à la façon de Maurice Blanchot "une matière sans contour, un contenu sans forme, une forme capricieuse et impersonnelle qui ne dit rien et se contente d'annoncer, par ce refus de rien dire, qu'elle vient de la nuit et qu'elle retourne à la nuit, l'opacité étant leur réponse, le frôlement des ailes qui se ferment, leur parole…"?


si vous en voulez encore
http://laregledujeu.org/files/2012/06/Michel_Onfray_Le_Point.jpg

©-DR-BAD LIEUTENANT de Werner Herzog (2009) fin

25/02/2015 07:07 par tellurikwaves

  • ©-DR-BAD LIEUTENANT de Werner Herzog (2009)  fin

    ©-DR-BAD LIEUTENANT de Werner Herzog (2009) fin

    25/02/2015 07:07 par tellurikwaves

Distinctions & récompenses

Showing all 5 wins and 6 nominations

Chlotrudis Awards 2010

 

Nominated
Chlotrudis Award
Best Actor
Nicolas Cage
Best Director
Werner Herzog
Best Movie
Best Original Screenplay
William M. Finkelstein


Dublin International Film Festival 2010

 

Won
Dublin Film Critics Special Jury Prize
Werner Herzog


Independent Spirit Awards 2010

 

Nominated
Independent Spirit Award
Best Cinematography
Peter Zeitlinger


National Society of Film Critics Awards, USA 2010

 

3rd place
NSFC Award
Best Actor
Nicolas Cage


Toronto Film Critics Association Awards 2010

 

Won
TFCA Award
Best Actor
Nicolas Cage


Venice Film Festival 2009

 

Won
Christopher D. Smithers Foundation Special Award
Werner Herzog
Nominated
Golden Lion
Werner Herzog


Village Voice Film Poll 2009

 

2nd place
VVFP Award
Best Actor
Nicolas Cage