©-DR-BAD LIEUTENANT de Werner Herzog (2009) p9
24/02/2015 04:23 par tellurikwaves
Critique publiée par aurel22 le 26 mars 2011
Bad Lieutenant, c'est l'histoire d'un flic pourri, qui a sombré dans la drogue, antidouleur pour son mal de dos dont il a hérité après un accident. Il a aussi de dettes de jeu, et des problèmes avec un client de sa copine pute, à qui il doit de l'argent. En bref, il est dans la merde jusqu'au coup.
Le film fonctionne très bien, Nicolas Cage campe parfaitement bien son personnage, et l'intrigue policière est bien présente et constitue un bon fond pour le reste de l'intrigue.C'est bien filmé, les acteurs sont bons, le scénario intéressant, et deux trois petites choses banales (et complétement stupides : genre les iguanes) viennent agrémenter le tout, ce qui rend Bad Lieutenant tout à fait agréable et j'ai vraiment passé deux bonnes heures.
Seul bémol je dirais, c'est la fin où...
SENS CRITIQUE
Critique publiée par facaw le 13 août 2012 (modifiée le 13 août 2012)
A mes yeux, encore meilleur que l'original. Nicolas Cage est vraiment fantastique dans son rôle de flic défoncé au crack. Faut dire qu'il a plus la gueule de l'emploi qu'Harvey Keitel, qui était déjà excellent pourtant.En tout cas, il s'en donne à coeur joie, il cabotine sans limites comme il sait si bien le faire et ça marche. On le revoit tel qu'il a été dans ses films phares sortis dans les périodes 80's/90's. Quasi one-man show permanent, il est à lui tout seul responsable de toutes les scènes inoubliables du film.
Tour à tour violent, imprévisible, halluciné, blagueur avec ses collègues et les civils puis aimant quand il s'agit de sa petite-amie et de sa famille. On le voit errer dans la Nouvelle-Orléans tel un prédateur en recherche d'une nouvelle proie, bossant pour que pour lui, pour nourrir ses démons au travers de nombreuses scènes qui se chargentd'avoir la puissance d'un gros bras d'honneur pointé à la morale et au bon sens.
Il est intéressant de noter la présence de vrais reptiles tout au long du film, qui n'ont jamais semblé aussi inoffensifs.On les relèguerait presque au niveau d'observateurs,spectateurs de safari, témoins d'un désastre, d'une ville qui devient jungle dans lequel le monde se complait et se corrompt.Oui, Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans nous rappelle que dans ce film, l'animal le plus dangereux qui existe est bel et bien l'homme. C'est d'autant plus effrayant quand ce dernier possède un badge de police. La loi, c'est lui. L'ouragan ne l'a pas emporté.Et puis merde, j'avais mis 7. Je mets un gros 8/10.
Nicolas Cage le lieutenant Terence McDonagh
Blog LE MONDE
Le Bad lieutenant de Werner Herzog n'est pas celui d'Abel Ferrara — et il n'a rien à lui envier, loin s'en faut ! Situé à la Nouvelle Orléans, juste après que l'ouragan Katrina ait brouillé les limites convenues entre nature et culture, le film prend savamment en charge l'inconscient du spectateur, le faisant passer par les arcanes tourmentées du désir (de l'Autre), jusqu'à en explorer les impasses les plus sombres, celles du sujet humain clivé, définitivement barré, irréconciliable avec lui-même… quel talent!
Un talent confinant au génie que l'on peut "sentir" dans la maîtrise narrative et la "substance" des images. Herzog par quelques coups d'audace vainqueurs, n'hésite pas à placer sa caméra à la hauteur de "l'alligator qui reste" (le monde "flou" pré-ontologique) et transformer un plan subjectif ("Il n'y a pas d'iguane ici!") en un plan "objectif" saisissant et réjouissant, transcendé par l'extravagant chant des "iguanes crooners" ayant piégé le désir du spectateur… Tout en faisant valoir, autant que possible, l'absolue prégnance du signifiant sur tous les signifiés possibles ("Je vous tuerai tous à l'aube naissante!") suivi d'un immense éclat de rire redoublé… et partagé!
Bravo. Là on pourrait vraiment dire "Chapeau l'artiste!" À des années-lumière des semi-débilités faussement socio-psychologisantes du cinéma français, et comme pour répondre par l'image au répugnant marigot intellectuel inlassablement servi par les faux-monnayeurs du divertissement culturel à prétention philosophique, un vrai film de cinéma, une œuvre d'art, comme un salutaire manifeste Freudo-Lacanien, pour ouvrir l'appétit de l'imagination… l'intuition… l'inspiration…Par delà le bien… =)
Il y a du "bust" dans l'air
Val Kilmer et Nicolas Cage
Extrait de la fange télévisuelle diffusée sur les ondes de CANAL,un très bon thriller sur ARTE (si! si! mais malheureusement en V.f ) dans lequel Nicolas Cage tel le phoenix,renaît des cendres dans lesquelles je le croyais consumé à jamais
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Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans
Le titre rappelle Bad Lieutenant réalisé par Abel Ferrara en 1992, dans lequel Harvey Keitel jouait un policier sous l'emprise de la drogue et adepte des "faveurs" sexuelles. Mais le réalisateur Werner Herzog précise que son film n'est pas une suite ni un remake[1], et qu'il n'avait à l'époque du tournage même pas vu le film d'Abel Ferrara[2].
Cast (et PHOQUE les doubleurs Frenchy et Quebeccois !!)
Fiche technique
Résumé (pas Wiki)
Terence McDonagh est inspecteur dans la police criminelle de la Nouvelle-Orléans. En sauvant un détenu de la noyade pendant l'ouragan Katrina, il s'est blessé au dos. Désormais, pour ne pas trop souffrir, il prend des médicaments puissants, souvent, trop souvent... Déterminé à faire son travail du mieux qu'il peut, il doit faire face à une criminalité qui envahit toutes les vies, même la sienne. Sa compagne, dont il est éperdument amoureux, est une prostituée.
Pour la protéger, Terence est obligé de prendre des risques. Parce qu'il est sur les traces d'un gros dealer, sa vie est en jeu. Parce qu'il doit enquêter sur l'assassinat d'une famille d'immigrants africains, il doit mener une enquête impossible. En quelques heures, tous les enjeux de sa carrière et de sa vie vont se combiner pour devenir sa pire épreuve. S'il s'en sort, Terence saura enfin qui il est vraiment...
Le film est nommé deuxième dans la liste des dix meilleurs films de l'année des Cahiers du cinéma[3].