©-DR-THE WESTERNER de William Wyler (1946) p9
10/02/2015 07:06 par tellurikwaves
Doris Davenport
La deuxième partie, Gary chez les bouseux, a servi de modèle à Des barbelés sur la prairie. Le film piétine un peu, cherche à faire durer son histoire malgré quelques passages réussis mais se reprend sur sa conclusion, achat de billets, uniforme confédéré mité et très beau duel.
Il n'empêche que pour une fois, il tient ici un des premiers rôles, et qu'il joue fort bien. Il a le bon goût de laisser suffisamment d'espace à Gary Cooper pour exister, dommage que les autres acteurs ne soient guère bons (la plupart des seconds rôles sont décevants). Le personnage de Cooper est intéressant, n'hésitant pas à mentir à un peu tout le monde, et restant attaché à sa liberté. La dernière scène, avec Coop' installé dans une maison, fait d'ailleurs assez artificiel.
Il n'en reste pas moins que voici un western où presque aucun coup de feu n'est tiré, du moins avant le duel final, assez original. Il y a pas mal d'humour au début (le croque-mort qui prend les mesures de Coop' ; le cheval appelé à témoigner ; les condamnations fantaisistes de Roy Bean ; l'alcool décapant). C'est étrange, car cet humour se perd vers le dernier tiers du film, avec la destruction des champs par les méchants éleveurs.
Foin de réalisme, il faut du truculent. La ville est donc plus un décor qu'un espace vécu, contrairement à d'autres westerns. Wilder Wyler pense plus en terme de découpage que de représentation de l'espace. Les paysages sont fort beaux, notamment ces montagnes qui se découpent en arrière-fond. Il y a un beau travelling arrière en plongé dans la scène du théâtre avec Lily Langtry. Le duel final est un climax réussi, avec une résolution haute en couleur.C'est un western drôle, avec de bons moments, mais pas non plus un chef d'oeuvre.
Ah ? et cékoi un chef d'oeuvre ; professeur?
-"Hé oui...j'ai bien connu Lilly Langtry;une femme merveilleuse..."
Critique publiée par Dimitricycle le 30 juin 2012
Déjà vu gamin (merci papy), Le cavalier du désert m'avait laissé un très agréable souvenir. Mais comme certaines choses changent avec le temps, un jour je craignis d'avoir été trop généreux avec mon 8 et je reléguai le film brutalement à la dernière place de mon top 20 westerns.
Dès les premières minutes de mon revisionnage, j'ai compris qu'en fait j'avais sous-estimé ce petit bijou signé William Wyler.S'inspirant librement de la vie du juge Roy Bean (1825-1903), que les lecteurs de Lucky Luke connaissent bien, ce western s'intéresse au conflit, si souvent traité dansle genre, entre cowboys et fermiers pour la possession de la terre; ici, de fertiles pâturages texans.
Mr. Bean, qui est aussi barman et amoureux transi de l'actrice Lily Langtry (personnage réel), qu'il ne connait que d'après des affiches, fait la loi, de façon tout à fait partiale, avec un faible pour la pendaison de fermiers. Arrive Gary (3, 2, 1 : GaaRRYYYYYYYY !!!), accusé de vol de cheval, mais qui va prétendre connaître Lily, et même posséder une boucle de ses cheveux.
Très chouette histoire, très proprement filmée, avec de bien belles scènes (les cavalcades, les champs en flammes, le duel final), des dialogues souvent croustillants,une bonne musique (of course puisque c'est Dimitri Tiomkin). J'adore l'atmosphère du film, avec ce qu'il faut de crasse, d'alcool, d'humour et de regards.
Mais ce que j'aime par dessus tout dans The Westerner, ce sont les deux acteurs principaux. Un Gary parfait (il l'est la plupart du temps, mais des fois encore plus),complètement irrésistible, et puis, et alors là... alors là je dis Monsieur Walter Brennan, GÉ-NIAL, dans son meilleur rôle [désaccords non recevables], à tel point, et ça me fait bizarre d'écrire ça, qu'il en volerait presque la vedette à Gary.(comme vous le lirez + tard Gary Cooper a d'abord refusé le rôle pour cette raison)
Un film qui pourrait très facilement valoir 9, qui devrait valoir 9, parce que dans le genre, je le trouve quasiment parfait. C'est le plus gros 8 que la terre ait jamais porté et il va fissa remonter dans mon top westerns.
Nan...ce n'est pas le tailleur mais le croquemort
SENS CRITIQUE
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Alors oui le film lui doit beaucoup, mais pas seulement. Walter «pas encore Stumpy» Brennan est aussi merveilleux en juge Bean. Légende de l'Ouest bien à part, ce type est une sorte de génie, un brin dictateur. En gros, la loi, c'est lui, ce qui simplifie la vie, en tout cas la sienne. Juge et barman, le type ne rechigne pas à la tâche : il a deux métiers. Et oui, déjà à l'époque, le libéralisme américain conduisait tout droit à la précarité.
Certains scènes sont hilarantes, notamment durant la première demi-heure, au saloon-tribunal. Après, ça s'essouffle, la faute à cette manie qu'à le cinéma de vouloir à tout prix raconter une histoire, j'entends par là de l'action, une relation homme-femme, des méchants, une trame, un climax... Ça suffit amplement de regarder Gary et Walter picoler, se remettre la nuque droite à coups de taquets, se mentir, s'arnaquer, se doubler...
Le cinéma ne devrait pas s'adresser aux gens médiocres, il devrait être réservé aux personnes faisant preuve d'un certain détachement intellectuel. Pas sûr, que le mot «personne» puisse être employé au pluriel. PS : Bien entendu, il n'y a pas de Bill dans ce film. Merci le monsieur traducteur.
Le Cavalier du désert
(The Westerner) est un film américain réalisé par William Wyler en 1940.
Cast
Fiche technique
Résumé
Condamné à mort par le juge Bean, un cow-boy est sauvé parce qu'il feint connaître Lily Langtry dont le juge est amoureux. Parvenu à se faire nommer shérif d'une ville voisine, il affronte Bean.
Autour du film
Distinctions
| Nominated Oscar |
Best Music, Original Song Gene de Paul (music) Don Raye (lyrics) For the song "Pig Foot Pete". This nomination is a mystery. Both the nominations list and the ... More For the song "Pig Foot Pete". This nomination is a mystery. Both the nominations list and the program from the Awards dinner list the song as being from 'Hellzapoppin',' a 1942 release for Awards purposes. The song does not appear in that film, but did appear in Deux nigauds aviateurs (1941), a 1941 release from the same production company and studio, and was therefore ineligible for a 1942 nomination. (from the AMPAS awards database) |