©-DR-HELLZAPOPPIN' de H.C.Potter (1947) p27
06/02/2015 15:48 par tellurikwaves
Critique publiée par Kalopani le 16 décembre 2014
Ah, ah, non mais là vous vous trompez ! Si vous... Oui, enfin, c'est bien à vous que je m'adresse ! Oui, à vous... et à vous aussi ! Voire à vous qui êtes dans le fond, là-bas...bon vous, ici, non pas vraiment, mais vous pouvez rester quand même !
Donc, je disais, si vous êtes un grand amoureux du cinéma, chose que l'on peut facilement concevoir si vous traînez dans ces lieux, vous avez peut-être une idée préconçue sur les films que vous aimez voir... Et là, ce serait affreux ! Oui, car si vous aimez les belles romances, avec des acteurs beaux comme des dieux qui déclament leur amour au son de doux violons...si vous aimez les films finement écrits, les histoires prenantes, incroyables ou irrésistibles, les personnages complexes ou encore les mises en scène prodigieuses, avec ce qu'il faut de plans-séquences dantesques ou de mouvements de caméra improbables...
Eh bien, "Hellzapoppin" n'est sans doute pas fait pour vous ! Car ce film ressemble à tout, sauf à un vrai film ! D'ailleurs le panneau d'introduction nous mets parfaitement en garde sur ce point. Partisans du bon sens et de la logique, passez donc votre chemin ! Par contre, ceux qui n'ont pas peur du "grand n'importe quoi" et des ambiances de folie douce, vous pouvez vous précipiter sur "Hellzapoppin", il est fait pour vous !
Chef d’œuvre de l'absurde et du loufoque, "Hellzapoppin" érige le non-sens au rang d'art absolu. Ici rien n'a de sens, surtout pas l'histoire ou le devenir des personnages. Adapté d'une pièce à succès, le film se veut être une succession de sketchs, plus ou moins biens pensés, qui défilent à l'écran sans aucun souci de cohérence. "L'enfer explose" nous dit-on, mais en fait c'est plutôt la structure filmique qui est ici dynamitée : les gags, les jeux de mots, les moments musicaux et les parodies en tous genres se succèdent à un rythme infernal, sous l'oeil bienveillant des maîtres de cérémonies, Ole Olsen et Chic Johnson !
Alors bien évidemment, à le voir aujourd'hui, le film peut décevoir quelque peu car certains gags ont affreusement vieilli ! Et puis, il faut reconnaître que le rythme endiablé, qui est ici imposé, ne nous laisse pas toujours le temps d'apprécier les situations : on a véritablement l'impression d'assister à un feu d'artifice visuel, les sketchs partant dans tous les sens, renforçant la sensation de folie ambiante mais donnant également le sentiment d'assister à une œuvre incroyablement foutraque ! Au final, on sourit plus qu'on ne rit, mais on passe indéniablement un bon moment devant ce joyeux capharnaüm !
"Hellzapoppin" est en quelque sorte le mélange improbable entre l'humour des Marx ou de W.C. Fields avec la folie d'un Tex Avery : ce n'est pas toujours finaud mais c'est bigrement jouissif ! "Hellzapoppin" est film rare, unique, déconcertant, un peu foutraque, mais foncièrement sympathique comme sa chanson finale qui nous invite à faire des bisous...pour être fous !
SENS CRITIQUE
Critique publiée par Citizen-Ced le 16 septembre 2014
Top 5 des raisons de voir Hellzapoppin :
5. Parce que c'est un méta-film(?) avant l'heure : les acteurs interpellent le spectateur, le projectionniste influe sur le film, et le "quatrième mur"(?) vole en éclat à maintes reprises, avec intelligence, humour et efficacité.
4. Parce que c'est du Tex Avery en live, la même folie, la même énergie, la même transgression des règles traditionnelles.
3. Parce que c'est aussi précurseur de l'humour ZAZ (?)(Y a t'il un pilote dans l'avion)(Ah beuh nooon!) : gags visuels et jeux de mots complètements absurdes, délirants, expressions prises au pied de la lettre, running gags, déconstruction cinématographique, etc.
2. Parce que c'est du non-stop, ça s'enchaîne à toute berzingue, il n'y a pas de temps mort qui viendrait gâcher le plaisir.
1. Parce que c'est certes léger, mais tellement drôle, inventif et pêchu qu'on en sort forcément de bonne humeur.
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