©-DR- CARLA'S SONG de Ken Loach (1995) p9
31/01/2015 16:38 par tellurikwaves
Pour les cinéphiles, Paul Laverty, c'est d'abord LE scénariste de Ken Loach, depuis Carla's Song en 1996. Pour les plus curieux, c'est aussi un ancien avocat écossais, à l'accent charmant, né à Calcutta, et fort d'une expérience dans l'humanitaire au Nicaragua. Et dans cette interview pour la sortie de Même la pluie, il se dévoile comme un homme à la conscience politique aiguë, soucieux de rappeler que « les êtres humains sont plein de contradictions »...
Interview de Paul Laverty (1ère partie)
Q-Vous êtes connu pour votre longue collaboration avec Ken Loach, avec lequel vous avez travaillé sur neuf de ses films. Qu'est ce qui vous a amené à travailler avec Iciar Bollain ?
J'ai rencontré Iciar Bollain lors du film Land and Freedom, réalisé par Ken Loach, il y a plusieurs années. Elle était l'une des actrices principales, et on est devenus très amis depuis, jusqu'à finir par se marier... Elle était donc très au courant de ce scénario sur lequel je travaillais depuis longtemps. J'ai commencé ce projet il y a 10 ans, ce qui est plutôt une longue aventure !
Q-Le film est dédié à Howard Zinn. Pouvez vous nous parler de cette collaboration ?
C'est Noam Chomsky qui m'a mis en contact avec Howard, qui a écrit ce livre magnifique, Une histoire populaire des États-Unis, en traitant l'histoire de la naissance des États-Unis du point de vue des Indiens d'Amérique, des esclaves noirs, des travailleurs... Et le premier chapitre débute par l'arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde. Il m'a demandé si j'étais intéressé par l'idée d'écrire un scénario inspiré de ce livre, et je l'étais ! Ces premières « voix de la conscience » que représentent les prêtres Bartolomé de Las Casas et Antonio de Montesinos, ainsi que la rébellion des Indiens, sont devenues le premier matériau du script.
Mais le plus grand problème, c'est que, particulièrement au cinéma, ces images d'un temps lointain peuvent sembler très fausses, le langage est différent... Pendant mes recherches pour le script, j'ai pris connaissance de ce qui se passait à Cochabamba, avec cette Guerre de l'eau : une nouvelle fois, la population se battait contre un autre pouvoir, un autre empire qui essayait de privatiser l'eau. Ce qui rappelait ce qui s'était passé avec Christophe Colomb, sauf qu'il ne s'agissait pas d'or mais de l'eau, indispensable à la vie... Et cette eau était convoitée par des contrats commerciaux, des traités internationaux, par le FMI... Ce parallèle entre ces deux événements m'a semblé remarquable, ce qui m'a donné envie de raconter cette histoire d'un point de vue plus contemporain.
Il y a donc trois sens au film, car beaucoup de réalisateurs ou de producteurs peuvent facilement exploiter ces peuples lors de leur travail... J'espère ne pas l'avoir fait, moi aussi, car j'ai été très proche de ces gens qui avaient vécu la Guerre de l'eau... Mais c'était une structure assez difficile, où il fallait s'assurer que tous les événements pouvaient se combiner et s'insérer en un seul film, car on ne peut jamais être sûr du résultat final : ça peut paraître ridicule ou, au contraire, très bien fonctionner... Pour l'instant, je n'en suis pas encore sûr ! (rires)
Q-Il y a donc trois histoires dans Même la pluie, et l'une d'entre elles porte sur le tournage d'un film. Pourquoi avoir choisi cette mise en abîme du cinéma ?
Cet aspect est très important dans Même la pluie, il permet de montrer comment sont véritablement les personnages, et les choix qu'ils font. Mais ce qui m'intéressait vraiment c'était l'ambition du réalisateur à faire son film, malgré ce qui se passe à Cochabamba. Ce qui permet une logique dans la structure du film où tous les combats menés peuvent se refléter. Ça m'a également donné de nombreuses possibilités, d'envisager l'histoire selon des points de vue différents, ce qui était plutôt réjouissant puisque ce réalisateur est possédé par l'envie de raconter ces événements du passé, et lorsque vous tentez de réaliser un film, vous devez vraiment vous battre.
C'est un des combats les plus importants, puisqu'il veut à tout prix continuer, même si la Guerre de l'eau pourrait le tuer... Les gens ont été très critiques envers ce personnage, donc j'essaye de développer un peu de sympathie pour lui… (rires) Bien sûr, c'est un salaud cynique, raciste... Mais c'est aussi un diamant brut, et dans une situation aussi difficile, vous souhaitez que quelqu'un puisse se battre comme il le fait pour son film. Et puis, parfois, les gens, sont plein de contradictions... C'est ce qu'on comprend peu à peu lorsqu'il livre sa propre humanité. Quand vous regardez quelqu'un dans les yeux, quand vous apprenez à connaître sa famille... C'est ce qu'il fait, il noue des liens avec la famille de Daniel, il l'aide également.
Q-Costa est le personnage qui prend de plus en plus d'ampleur en faisant preuve de courage et en aidant Daniel. Est-ce une manière de rentre hommage à ce métier de producteur, souvent ignoré lors des récompenses ?
Oui, c'est un métier très sous-estimé, c'est vraiment une position difficile ! En particulier lorsque vous essayez de faire un film qui n'a pas de grand potentiel commercial. Le vrai producteur de Même la pluie, Juan Gordon, a travaillé très dur, en particulier avec ce climat, où l'on veut des films qui rapportent, qui peuvent être résumé en 3 phrases, etc… Et ce film ne rentrait pas vraiment dans une catégorie identifiable. Je pense que c'est aussi une manière de mettre en lumière le réalisateur : vous êtes toujours angoissé par un film qui se déroule dans la jungle, avec parfois une chaleur étouffante...Le diable est dans les détails. Mais il y a aussi eu tout le tournage à Cochabamba, assez complexe, en particulier lorsque l'on n'a que 2 semaines pour le faire.
Q-J'ai compris le personnage de Sebastian comme un idéaliste, confronté à ses propres contradictions par le maire de la ville. Il m'a semblé représenter un point de vue assez occidental où l'on déplore de telles situations, sans vraiment en comprendre toute la réalité, et sans oser agir, par peur...
C'est une interprétation intéressante. D'ailleurs, c'est une des plus belles choses dans le cinéma : nous essayons d'apporter quelque chose sur l'écran, et vous, le public, vous y apportez votre propre expérience et votre imagination. Il y a donc autant de films que d'interprétations... J'aime bien votre impression, et si d'autres personnes partagent cette opinion, j'en serai heureux. Car j'insiste, les gens sont plein de contradictions : on voit pourquoi il se bat, on le comprend,cela devient une obsession ; il est fasciné par ses personnages et veut faire un film dont on parlera encore dans 100 ans. Mais on comprend également quecette obsession l'empêche de comprendre une autre réalité.
Q-Cette obsession de Sebastian ne devient-elle pas un peu fanatique ?
Je pense que, pour mener un film à terme, il faut être un peu fanatique. C'est pourquoi je me suis beaucoup identifié à Sebastian, puisque cela fait dix ans que je travaille sur ce projet, et c'est extraordinairement complexe. Il faut investir tellement de temps et d'énergie ! Lutter pour quelque chose durant si longtemps finit par modifier quelque peu les personnalités. C'est certainement la raison pour laquelle j'ai plus de sympathie pour Sebastian que la plupart des gens.
Je ne crois pas qu'il soit aussi fanatique, mais il faut qu'il puisse se raccrocher à quelque chose qui le motive, le pousse à continuer. Il peut aussi être perçu comme quelqu'un de superficiel, fasciné par un homme qui a vécu il y a 500 ans, mais sans en avoir l'énergie, ni la force de se confronter à ce qui se passe autour de lui. Dans la scène où ils passent un marché avec le commissaire de la ville pour faire sortir Daniel de prison, il sent bien que ce marché n'est pas honnête vis-à-vis de Daniel, mais il le fait quand même, et en paye le prix. Il est à la fois nerveux et fragile, mais c'est ce qui se passe souvent avec les gens : on peut faire preuve d'une très grande force, mais être aussi, en même temps, vulnérable dans d'autres situations...
Q-A travers ces contradictions, j'ai eu l'impression que chacun des personnages avait deux personnalités, comme pour les acteurs qui jouent Las Casas et Montesinos et qui, dans la réalité, s'enfuient dès que possible à la frontière. Ou comme le producteur qui apparaît tout d'abord comme le plus cynique, et qui finalement, sauve la fille de Daniel...
C'est vraiment difficile pour les gens de juger, et d'imaginer ce que l'on aurait pu faire dans de telles circonstances. Mais quand on y est confronté, c'est autre chose... C'est le cas pour Alberto qui est fasciné par Bartolomé de Las Casas, qu'il joue dans le film de Sebastian, ce qui est compréhensible puisque c'était un homme remarquable, un combattant en un sens, un grand écrivain qui a traversé l'Atlantique une dizaine de fois, même s'il a fait également des erreurs, et était aussi un peu conservateur sur les bords... Un homme incroyablement complexe et intéressant.
Donc j'ai imaginé un acteur complètement séduit par cette personnalité. Mais quand on vit les choses au temps présent, on ne peut pas savoir ce qui va se passer ensuite, on ne peut rien prévoir. Dans de nombreux pays où le peuple se révolte, l'armée tire sur les gens dans la rue ! Et ces images font partie de la mémoire collective des gens. Si vous êtes là pour votre travail et que vous vous retrouvez dans une quasi guerre civile, je pense que vous avez juste envie de rentrer chez vous et d'être en sécurité...
Le personnage d'Anton, par exemple, qui joue Christophe Colomb, est quelqu'un qui a déjà perdu sa famille, et jouer, faire l'acteur, c'est vraiment la chose la plus importante dans sa vie et je pense que, malgré toutes les disputes, il ressent de la sympathie pour Daniel, il comprend en quoi il est si fasciné par la lutte qu'il mène. Personne ne peut être sûr de ses actions, des réactions qu'il aurait pu avoir dans un tel contexte. Ce qui laisse beaucoup de possibilités...
Bluesy...moody
Oyanka Cabezas
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LE FORUM DES IMAGES
Moins d’une semaine après sa venue au Forum des images, le 17 juin précisément, Ken Loach fêtera ses 78 ans. Ce sera un peu plus de trois semaines après que son nouveau film, Jimmy’s Hall, histoire irlandaise située dans les années 30, aura été présenté en compétition à Cannes. Cannes, dont il est un habitué depuis longtemps et où Le vent se lève, déjà une histoire irlandaise, lui valut de remporter la Palme d’or en 2006. Pourtant, cette actualité cadre médiocrement avec la personnalité de ce militant aux yeux de qui le cinéma est une arme de combat. « Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas », voilà son ambition, et depuis ses débuts, il y a environ un demi-siècle de cela, il ne l’a jamais trahie.
Dès les années 60, avec Cathy Comes Home, réalisé pour la télévision, avec Kes, magnifique histoire entre un gamin solitaire et un faucon, il marque les esprits. Mais c’est avec Family Life (1971), saisissant portrait d’une jeune schizophrène prisonnière de son milieu familial, qu’il obtient une notoriété internationale. Par la suite, chaque nouveau film est un événement, et l’on se souvient notamment de Riff Raff, de Raining Stones, de Lady Bird.
En 1995, il réalise Land and Freedom, sur un épisode de la Guerre d’Espagne, qui marque sa rencontre avec Paul Laverty, depuis le scénariste de tous ses films. C’est avec lui qu’il part pour le Nicaragua (Carla’s Song, 1996), avec lui qu’il conçoit, entre autres, My Name is Joe (1998), Sweet Sixteen (2002), It’s a Free World (2007), sans doute une de ses plus belles réussites. En 2012, La Part des anges, comédie écossaise fortement imbibée de whisky, rencontre un très beau succès. Mais ne parler que du cinéaste Ken Loach équivaudrait à limiter fâcheusement une personnalité profondément attachante, celle d’un homme de convictions, fidèle, combattif, plein d’humour…et fêlé de foot.
Pascal Mérigeau
Danseuse de rue
Robert Carlyle
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La critique de CINEBRUXELLES
Critique de Zitto (3/5):
Après le sublime Land and Freedom, le précédent film de Ken Loach, il était difficile de faire mieux car la barre était très haute. Carla's Song est fort différent des précédents films de Ken Loach. En effet, son thème central avait toujours été la cause sociale et l'histoire d'amour, présente dans tous ses films, n'était que suggérée et effleurée. Dans Carla's Song, très vite l'histoire d'amour devient le centre du film. La cause politique du film devient secondaire et se perd même dans une complexité excessive. C'est dommage parce que si l'histoire d'amour n'avait été que suggérée, elle aurait été toute aussi belle et il y aurait eu plus de place pour les grandes idées que Ken Loach sait si bien raconter. Le film reste cependant un bon film grâce au talent des acteurs et du réalisateur.
Carla's song
est un drame britannique réalisé par Ken Loach et sorti en 1995.
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Résumé
George a connu Carla en 1987, dans le bus qu'il conduisait chaque jour. Une jeune et jolie étrangère, visiblement apeurée et voyageant en fraude. Pour lui éviter des ennuis, George lui a payé son ticket. Quelques jours plus tard, Carla, retrouvant sa trace, lui offrait un petit cadeau de son pays, le Nicaragua... Pour l'heure, la jeune femme le fuit, se dérobe à ses questions. Intrigué, bientôt amoureux, George la poursuit sans relâche, cherchant à percer son secret. Chassée du foyer où elle avait élu domicile, il l'installe chez un ami et reçoit ses premières confidences...
Rade Šerbedija
La majeure partie des titres figurent en rouge sur Wiki = films pas encore chroniqués
1968 : Gravitacija ili fantasticna mladost cinovnika Borisa Horvata : Boris Horvat
1969 : À l'aube du cinquième jour (Dio è con noi)
1969 : Sedmina - Pozdravi Marijo : Niko
1971 : Putovanje na mjesto nesrece : Vlatko
1971 : Prosjaci i sinovi (série TV) : Matan Potrka
1972 : Zvezde su oci ratnika : Rade ... ucitelj
1972 : Poslijepodne jednog fazana : Obijesni mladic
1972 : Obraz uz obraz (feuilleton TV)
1973 : Zivjeti od ljubavi : Davor
1974 : Predstava 'Hamleta' u Mrdusi Donjoj : Joco
1974 : Uzicka republika : Oficir
1976 : Uzicka republika (série TV) : Oficir - Cetnik Major
1976 : U registraturi (série TV) : Ivica Kicmanovic
1977 : Nikola Tesla (série TV) : Nikola Tesla
1978 : Bravo maestro : Vitomir Bezjak
1978 : Bombaski proces (TV) : Josip Broz
1980 : Duvanski put (feuilleton TV)
1981 : Variola vera : Docteur Grujic
1981 : Nepokoreni grad (série TV)
1983 : Zadah tela : Panco Vila
1983 : La Vengeance du faucon (Banovic Strahinja) : Abdulah
1984 : U raljama zivota : Intelektualac
1984 : Stefica Cvek u raljama zivota (feuilleton TV)
1984 : Pejzazi u magli : Lelin otac
1985 : Horvatov izbor : Kresimir Horvat
1985 : Zivot je lep : Harmonikas
1986 : Vecernja zvona : Tomislav K. Burbonski
1986 : San o ruzi : Valent
1986 : Putovanje u Vucjak (feuilleton TV) : Kresimir Horvat
1988 : Vecernja zvona (série TV) : Tomislav Kovac
1988 : Pour une nuit d'amour (Manifesto) : Emile
1988 : La Guerre d'Hanna (Hanna's War) : Capitaine Ivan
1989 : Le Retour d'Arsène Lupin (série TV) : Herlock Sholmès
1993 : Kontesa Dora : Karlo Armano
1994 : L'Âge ingrat (Magarece godine) : Narrateur (voix)
1994 : Tragédie burlesque (Urnebesna tragedija) : Kosta
1994 : Before the Rain : Aleksander
1995 : Two Deaths : le Colonel George Lapadus
1996 : Necista krv : Marko
1996 : Broken English : Ivan
1998 : Mare largo : François Riffaud
1998 : Polish Wedding : Roman
1998 : Prague Duet : Jiri Kolmar
1998 : Mon ami Joe (Mighty Joe Young) : Andrei Strasser
1999 : Eyes Wide Shut : Mr. Milich
1999 : Il Dolce rumore della vita : Bruno Maier
2000 : Je li jasno prijatelju? : Milan Rajic
2000 : Mission impossible 2 (Mission: Impossible II) : Dr. Nekhorvich
2000 : Space Cowboys : Général Vostov
2000 : Snatch : Tu braques ou tu raques (Snatch.) : Boris Yurinov, alias "Boris le Hâchoir"
2001 : Sables mouvants (Quicksand) : Oleg Butraskaya
2001 : South Pacific (TV) : Émile de Becque
2002 : Ilaria Alpi - Il più crudele dei giorni : Miran Hrovatin
2002 : Un Américain bien tranquille (The Quiet American), de Phillip Noyce : Inspecteur Vigot
2004 : Golemata voda : Old Lem (voix)
2004 : Rade Serbedzija Live in Budva (TV) : Lui-même
2005 : The Optimist : Max
2005 : Short Order : Paulo
2005 : The Keeper: The Legend of Omar Khayyam : Imam Muaffak
2005 : Batman Begins : Le SDF qui échange son manteau avec Bruce Wayne
2006 : Moscow Zero : Sergei
2006 : The Elder Son : Max
2007 : Balkanski sindrom : Older Alen
2007 : 24 heures chrono (saison 6) : Dimitri Gredenko
2007 : Shooter, tireur d'élite (Shooter) : Michael Sandor
2007 : Say It in Russian : Raf Larin
2007 : Fugitive Pieces : Athos
2008 : Bataille à Seattle (Battle in Seattle) : Docteur Maric
2010 : An Early Frost : Stari Vasa Ladacki
2010 : Sedamdeset i dva dana : Mane Paripovic
2010 : Harry Potter et les Reliques de la Mort : Gregorovitch[1]
2011 : X-Men : Le Commencement (X-Men: First Class) de Matthew Vaughn : Le général russe
2011 : Au pays du sang et du miel (In the Land of Blood and Honey) d'Angelina Jolie : Nebojša Vukojević
2012 : La Petite Venise d'Andrea Segre : Bepi
2012 : Taken 2 d'Olivier Megaton : Murad
2013 : The Double de Richard Ayoade : le vieil homme
2014 : Downton Abbey (saison 5) : Prince Kuragin
1994 : Pasinetti Award du meilleur acteur à la Mostra de Venise pour Before the Rain de Milcho Manchevski
2007 : Meilleur acteur au Festival international du film de Rome pour Fugitive Pieces
↑ (fr) Rade discute de son rôle dans Harry Potter 7 Univers Harry Potter [archive] Consulté le 21/11/09
↑ http://voxofilm.free.fr/vox_M/mission_impossible_2.htm [archive]
↑ a, b et c « Comédiens ayant doublé Rade Šerbedžija en France » [archive] sur RS Doublage
↑ http://www.dsd-doublage.com/S%E9ries/Surface.html [archive]
↑ http://www.dsd-doublage.com/S%E9ries/24%20Heures%20Chrono.html [archive]
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(en) Rade Šerbedžija sur l’Internet Movie Database