©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p13

30/01/2015 16:34 par tellurikwaves

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    30/01/2015 16:34 par tellurikwaves

Rade Šerbedija  : Bepi, dit le Poète & Zhao Tao : Shun Li

 

 

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Critique publiée par Arthur_de_Bussy le 29 novembre 2014

Modeste long métrage, « La Petite Venise » mérite pourtant que l'on s'attarde sur lui. Joliment filmé, éclairé par une photographie élégante bien que parfois un peu trop terne à mon goût, il s'agit surtout d'une belle histoire d'amitié entre un vieux pêcheur italien immigré de Yougoslavie, et une jeune mère chinoise immigrée en Italie, cherchant à faire venir son fils auprès d'elle. Forcément, leur amitié dérangera leur entourage : une telle différence d'âge, et surtout de culture !

Les amis italiens de Bepi se méfient des Chinois qu'ils jugent cupides et arrivistes, les Chinois ne veulent surtout pas faire de vagues et cherchent à éviter le scandale d'une relation entre une serveuse Shun Li, l'héroïne, avec l'un des leurs clients. Je ne me risquerai pas à dévoiler davantage l'intrigue, sous peine d'en dire trop. Ce qui est remarquable dans ce film n'est pas tant l'interprétation un peu maladroite de certain acteurs, encore que Zhao Tao (égérie de Jia Zhangke), le personnage principal, est exceptionnelle, avec un jeu tout en nuance et en finesse, d'une grande subtilité.

Ce qui est particulièrement réussi dans ce long métrage c'est la peinture de l'immigration et des difficultés que cela représente aussi bien pour les immigrés (quitter son foyer, son pays, sa famille, ses amis, sa culture, s'intégrer, subvenir à ses besoins matériels et financiers,...) que pour les populations locales (accepter l'étranger, accepter sa différence,...). Le réalisateur, Andrea Segre, ne juge pas : il témoigne. Et il le fait d'une façon très intelligente.

L'autre personnage principal, le vieux Bepi, par exemple, est très finement brossé : bien qu'Italien, il est lui aussi immigré, et ressent de la sympathie pour la jeune Chinoise. Finalement nous sommes tous des immigrés semble nous dire Segre, et nous avons le devoir d'accueillir celui ou celle qui se présente à nous, démuni(e), seul(e), sans rien d'autre que sa bonne volonté et sa capacité à travailler. Une belle leçon d'humanité...

 

L'article sur son site : 

http://artetpoiesis.blogspot.com/2014/11/la-petite-venise-io-sono-li-dandrea.html

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p12

30/01/2015 16:29 par tellurikwaves

  • ©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p12

    ©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p12

    30/01/2015 16:29 par tellurikwaves

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p11

30/01/2015 16:22 par tellurikwaves

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    30/01/2015 16:22 par tellurikwaves

 

Critique publiée par LeBlogDuCinéma

le 13 décembre 2012

Voilà une sortie en DVD à découvrir ce mois-ci… La Petite Venise, un film dont le titre est déjà une invitation au voyage… dont on ne sort pas déçu, bien au contraire. Et cela à plusieurs titres : un film à voir pour la beauté des paysages – la lagune vénitienne – et la grande humanité qui se dégage de cette histoire et des liens amicaux, fraternels, qu’elle évoque, sans oublier d’évoquer la poésie omniprésente de cette œuvre. Une vraie réussite en somme.

Le réalisateur a choisi d’ancrer son histoire près de Venise, entre mer et lagune. Originaire de Vénétie, Andrea Segre, jeune réalisateur ou plutôt documentariste trentenaire, renoue donc avec sa terre d’origine et filme Venise de manière presque photographique : les scènes sont cadrées avec minutie et esthétisme et l’on sent bien la grande sensibilité du réalisateur qui, en suivant le parcours quotidien de Shun Li, jeune chinoise exilée, capte différents moments de la journée, entre brouillard matinal, chaleur d’un soleil réchauffant les âmes, ou nuit éclairée à la lueur d’une bougie votive, rempart à la solitude et métaphore d’un espoir incertain.

Au-delà de l’aspect esthétique très réussi de ce film, Andrea Segre offre une belle leçon d’humanité. On assiste ainsi à la rencontre de deux solitudes entre Bepi, le pêcheur yougoslave sorte d’ours poète égaré et la jeune Shun Li, qui incarne à la perfection cette douce fragilité, très émouvante dans son espoir de faire un jour venir son fils à ses côtés. Malgré cette fragilité apparente, on sent en elle une détermination farouche ;elle incarne,à l’image de sa voisine de chambre, cette communauté de chinois venus en Europe pour servir de main d’œuvre.

Andrea Segre, anthropologue de formation, montre bien tous les travers de cette exploitation par le travail, les sacrifices et renoncements auxquels sont contraints et livrés ces êtres qui n’ont pas d’autres choix que de se résigner et se plier à la tâche sans broncher.Malgré cette dure confrontation des communautés chinoise et italienne, La Petite Venise montre que des liens forts mais furtifs sont toutefois possibles et que l’intensité alors vécue rend ces relations plus fortes que toute autre. Et c’est dans la communion des âmes et des sensibilités que cette rencontre à lieu ici.

Le vieux Bepi est poète, aime les vers et la mer. Shun Li allume quant à elle des bougies flottantes en l’honneur d’un grand poète chinois tout en évoquant le souvenir de son père ancien pêcheur et rêvant devant la beauté d’une lagune photographiée. La sensibilité commune de ces deux êtres réunis ainsi puis bientôt soumis au regard désapprobateur des deux communautés offre au spectateur de beaux moments de poésie. Dans un monde de travail hostile, ces deux-là se réchauffent le cœur et trouve un rempart à leur solitude, une sorte de famille perdue ou de substitution.

La fin du film signe une métaphore ultime,témoin d’une éternité des sentiments indestruc tibles et éternels.On ne peut alors que saluer le travail d’Andre Segre qui manie la réalisation de cette fiction d’une main de maître pour un documentariste qui n’avait jusqu’alors jamais touché au genre. Salué et primé à de nombreux festivals en 2011, ce film présage on l’espère un heureux avenir au jeune réalisateur.

Auteur : Diane -L'article sur son site :  http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-la-petite-venise/

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p10

30/01/2015 16:10 par tellurikwaves

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    30/01/2015 16:10 par tellurikwaves

 

Critique publiée par Mewnaru le 26 novembre 2014

Mesdames et messieurs, je vous annonce solennellement que je viens de me prendre une bien jolie claque dans la figure !« La petite Venise », premier film de fiction réalisé par l’italien Andrea Segre est un vrai bijou, encore une fois découvert grâce à l’excellente programmation d’Arte !

 Le film dresse le portrait touchant de la relation naissante entre une chinoise venue travailler en Italie et un yougoslave installé depuis trente ans dans une petite ville environnant Venise. Shun Li et Bepi sont à la fois semblables et opposés, que ce soit en termes d’origine, d’âge, de sexe ou de croyances. Pourtant, une relation naturelle naît entre les deux individus.

C’est grâce à cela que l’on se sent si concerné par cette histoire. L’amitié, puis l’amour s’immiscent entre les deux êtres sans que l’on s’en rende compte. Leurs échanges simplistes, leurs regards pleins de sens, leurs ballades dans la lagune vénitienne sont une merveille à la poésie infinie.Les longueurs magnifiques couplées au jeu tout en subtilité de Zaho Tao et de Rade Serbedzija, contribuent également au rêve.

« La petite Venise » ne néglige malgré tout jamais la portée sociale de son sujet : les travailleurs chinois en Europe. Le personnage de Shun Li devient ainsi représentante de cette foule d’anonymes travaillant d’arrache-pied afin de ramener leurs proches près d’eux en Europe. Un quotidien difficile où les préjugés vont de pair avec le travail acharné.Un film simple, un film engagé, un film beau, tout simplement.

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p9

30/01/2015 16:05 par tellurikwaves

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    30/01/2015 16:05 par tellurikwaves

SENS CRITIQUE

 

Critique publiée par Noelle8 le 19 novembre 2014 (modifiée le 20 novembre 2014)

C'est le premier long-métrage d'un auteur de documentaires tourné avec Zhao Tao, l’actrice fétiche de Jia Zhang Ke (Still Life) et Rade Serbedzija, homme de théâtre croate et second rôle du cinéma international depuis Before the Rain, de Milcho Manchevski (1994).Le film a obtenu 15 prix et 9 nominations dans les divers festivals dont le Festival du Film de Venise.

 

Critique publiée par Jean Éleuthère le 5 juillet 2012

"La Petite Venise" relève de la chronique digne de la vie ordinaire. Évoluant lentement, le récit suit le chemin de Shun Li, chinoise exploitée par un réseau d'immigration,dont la seule motivation est de faire venir son fils à ses côtés en Italie. Elle va rencontrer Bepi, un pêcheur d'origine yougoslave, avec qui elle nouera un peu plus qu'une amitié, ce qui ne va pas aller sans déranger ceux qui les entourent...

Andrea Segre imprègne son film, simple et authentique, d'une mélancolie et d'une beauté sans prétention. Il fait nôtre la lagune vénitienne dont la photogénie transperce l'écran : la lumière vient nous cueillir et confère au film une nuance onirique fort bienvenue. Ici, la suggestion règne, tout est sous-jacent et délicat. Bémol scénaristique : les ellipses finales fragilisent quelque peu le récit.Un beau moment de cinéma.

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p8

30/01/2015 12:06 par tellurikwaves

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    ©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p8

    30/01/2015 12:06 par tellurikwaves

 

Le blog de Anette Merle

La petite Venise. film de Andrea Segre 2011

Vu récemment sur Arte ce film franco-italien d'une touchante beauté.Il est de mode d'opposer les méchants et les gentils, notre monde depuis la nuit des temps donnant en général aux premiers la victoire sur les seconds, tandis qu'une espérance tenace magnifie ceux-ci comme irréductibles. En fait, il faut l'aide de miracles.Et c'est le cas de ce film. Deux déracinés, l'un depuis longtemps, mais il n'a pas oublié les héros partageux de son ancienne patrie, l'autre depuis peu:une jeune Chinoise,venue trouver un monde meilleur, mais il fallait en passer par une Mafia.organisation mafieuse.

Etre en dette pour un temps indéterminé, à la discrétion de ses "patrons". Tenir dans un travail sans loi, accepter d'être séparée de son enfant, affronter la méchanceté raciste quand celle-ci trouve un prétexte.L'ancien pêcheur et la jeune serveuse partagent le goût des beaux instants face à la mer, une sorte de communion de bonnes personnes, d'amitié mêlée de reconnaissance et d'admiration pour ce qu'ils sont, l'un et l'autre.Pas de démonstration bruyante, une sorte de discrétion dans cet accord entre la beauté des choses et celle des êtres.

Un autre miracle, cher payé, permettra à la jeune femme de retrouver son fils. Mais l'histoire ne finit pas bien pour son ami Bepi. Parce que la vie peut aussi être méchante.Ce film célèbre les gentils, leur solidarité essentielle envers les humiliés et les offensés. Avec force et douceur. Il n'a pas la rage et la haine salubres du "Jimmy's Hall"de Ken Loach qui affronte vent debout l'injustice et le cynisme.Deux façons de souhaiter un monde encore plus beau.

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p7

30/01/2015 12:00 par tellurikwaves

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    ©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p7

    30/01/2015 12:00 par tellurikwaves

 

LE POINT

par Florence Colombani

 

Vous adorez Venise, les promenades du côté de l'Arsenal, le soir qui tombe sur la Giudecca, les pâtes aux coquillages dans la petite osteria du coin ? Courez voir La petite Venise, qui dévoile l'autre visage, soigneusement dissimulé aux touristes, de la Sérénissime : celui que seuls connaissent les travailleurs de la lagune. Le cinéaste Andrea Segre raconte l'amitié inattendue d'une immigrée chinoise et d'un pêcheur du coin. Elle a dû quitter son pays, cherche ses repères dans un monde suspendu entre ciel et eau ; il voit sa ville disparaître sous le flot incessant des visiteurs.

Cette histoire poignante d'une petite Venise broyée par la grande est traitée avec une sensibilité exquise d'un cinéaste dont c'est ici le premier long-métrage,et dont on surveillera attentivement l'oeuvre à venir. Au-delà du portrait inattendu d'une ville que tous croient connaître, le film est aussi un très beau portrait de femme, celui de Shun Li, la jeune Chinoise, que joue la magnifique Zhao Tao, interprète des films de son compatriote Jia Zhang-Ké. Un film remarquable à ne manquer sous aucun prétexte.

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p6

30/01/2015 11:56 par tellurikwaves

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    ©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p6

    30/01/2015 11:56 par tellurikwaves

 

AVOIR à LIRE

Sur ce thème délicat qui pouvait donner lieu à des effusions sentimentales sirupeuses ou encore à des élans mélodramatiques, le cinéaste a eu le bon goût de choisir la voie de la tendresse et de la douceur, sans jamais forcer le destin de ses personnages. L’air de rien, il dénonce avec force ces filières d’immigration contrôlées par la mafia chinoise, ainsi que cette nouvelle forme d’esclavage qui touche une grande partie de la population immigrée.

Contraints de rembourser les passeurs, ces hommes et ces femmes deviennent une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Simples pions dans un système d’exploitation scandaleux, ces êtres rejetés de tous sont abandonnés à eux-mêmes dans un pays dont ils ne maîtrisent aucun des codes. C’est cet aspect documentaire qui fait indéniablement le sel de ce premier film délicat, mais qui n’échappe pas toujours aux poncifs.

Effectivement, si Andrea Segre évite le piège du mélo, il n’arrive malheureusement pas à contourner les stéréotypes. Ainsi, les portraits des autres piliers de bar ressortent davantage de la grosse caricature -on pense notamment au gros mafieux inculte-(photo) que de la fine observation sociologique. Les personnages chinois ne sont pas non plus suffisamment développés pour échapper aux clichés qui leur sont attachés en Europe.

Enfin, on peut regretter un certain manque de tension dramatique aux trois quarts du film, ce qui se ressent dans le rythme un peu languissant qui s’installe progressivement jusqu’à une fin trop téléphonée pour pleinement satisfaire. Ces scories n’empêchent évidemment pas le charme d’agir, mais elles font de La petite Venise un premier film pas totalement maîtrisé et en demi-teinte.(eh...t'as vu le nombre de prix et récompenses ?)

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p5

30/01/2015 11:46 par tellurikwaves

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    30/01/2015 11:46 par tellurikwaves

©-DR-LA PETITE VENISE d'Andrea Segre (2011) p4

30/01/2015 11:44 par tellurikwaves

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    30/01/2015 11:44 par tellurikwaves

 

Avis de T.L.C

Avec La Petite Venise Andrea Segre développe, tout en délicatesse, une histoire d'amitié sur fond de chaos ordinaire. Entre le chaos de Chioggia et le grandiose de Venise, les personnages devront trouver leur place pris au piège par un monde en pleine mutation.

La petite Venise fait le récit atypique de la rencontre entre deux mondes, celui de l'orient, avec Li, la chinoise et celui de l'Italie, pas n'importe laquelle, l'Italie de la lagune. Rencontre surtout entre Li, la chinoise et Bepi, le yougoslave devenu italien, deux immigrés que l'amour de la poésie vont réunir, simplement, délicatement.

Délicat, le long-métrage l'est dans les relations humaines qu'il développe, celles qui lient les italiens,pêcheurs de père en fils,de grand-père en petit-fils et Bepi,le yougoslave qui, lui ne sait même pas qui était son père. Mais le lien qui unit les deux immigrés est, moins évident, se laisse deviner dans les gestes tendres, les sourires échangés, sans sous-entendu aucun, que celui du sentiment profond d'une appartenance réciproque.

Les plus belles histoires d'amour ou d'amitié, sont celles qui sont mises à l'épreuve. La force de celle qui unit Bepi et Li devra s'affirmer face à la barrière culturelle qui les sépare. Plus qu'une rencontre, c'est un choquec de deux cultures bien éloignées que Andrea Segre met en scène. Choque qui sera révélé par la communauté chinoise, ainsi que par celle italienne, qui face à la pauvreté et à la dégradation du métier de pêcheur, accumule les rancœurs et les haines, envers les étrangers vus comme les envahisseurs.

C'est un monde qui est en train de s'écrouler, de disparaître, à l'image des cabanes de pêcheurs, qui ne tiennent plus debout, que le réalisateur évoque ici. Il n'a pas choisi de tourner son film à Venise même, mais à Chioggia, une petite île, qui juste sous les yeux de la sublime est en train de sombrer, touchée par la crise. Cette dernière devient alors le symbole d'un monde en mutation, qui devra trouver sa place entre le chaos et le grandiose.

Par Camille Esnault