©-DR-L'ETE MEURTRIER de Jean Becker (1983) p2
20/01/2015 07:35 par tellurikwaves
SENS CRITIQUE
Critique publiée par LynxBleu le 2 septembre 2012 (modifiée le 23 septembre 2012)
Sublime exemple de ce que le cinéma français peut produire de mieux, cette adaptation du roman éponyme de Sébastien Japrisot (à qui l'on doit entre autres"Un long dimanche de fiançailles", lui aussi objet d'une très belle adaptation ciné) connut à sa sortie un succès critique et commercial amplement mérité.
Dans une campagne provençale baignée d'un soleil estival radieux, le film s'ouvre sur le quotidien typique des braves habitants d'un petit village dans les années70. Quotidien que va très vite chambouler Eliane, une jeune fille décalée et aguicheuse, incarnée par une toute jeune Isabelle Adjani au talent déjà redoutable.Face à "Elle", Alain Souchon campe Pin-Pon, brave garçon à la timidité touchante, séduit puis manipulé par la Belle qui tisse lentement la toile d'une terrible vengeance...
Le ton du film est à l'image de son synopsis : départ dans une atmosphère conviviale et chaleureuse, empreinte de la nostalgie d'une époque révolue, pour sombrer dans une ambiance de plus en plus glauque et dérangeante. Le malaise ne va cesser de s'amplifier au fil des révélations jusqu'à un final dramatique terrible, qui clôt le film en montrant le genre de cruelles fatalités que peut nous réserver la vie.
Si la dureté du récit s'est un peu adoucie avec le vieillissement du film, cet été meurtrier reste un drame poignant et intense, à la une(?) mise en scène datée mais somptueuse, aux choix narratifs excellents (flashbacks amenant judicieusement les rebondissements-clés, dialogues et voix off bluffants d'authenticité...) et honoré par une pléiade d'acteurs impeccables (Galabru, Cluzet, Suzanne Flon, Roger Carel...) dont ma mention spéciale va à l'actrice jouant la mère traumatisée d'Eliane, pour sa justesse effroyable lors de la scène du viol.Un film que je recommande à tout le monde.(moui...pas trop aux enfants quand mm)
L’Été meurtrier
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est un film dramatique français réalisé par Jean Becker, d'après le roman du mm nom de Sébastien Japrisot, sorti en 1983.Le film reçut quatre César, dont ceux du meilleur scénario et de la meilleure actrice.
1976. Éliane, dite « Elle », séduisante jeune femme de vingt ans, d'une sensualité troublante et provocante, emménage dans un village provençal avec son père adoptif, Gabriel, paralytique qui refuse de s'occuper d'elle et sa mère surnommée « Eva Braun » à cause de son origine allemande. Dans le village, Florimond (de son vrai prénom Fiorimondo), surnommé « Pin Pon », qui travaille au garage d'« Henri IV » et comme pompier volontaire et vit avec sa mère, sa tante sourde et ses deux frères Mickey et Boubou dans la grande maison familiale, s'intéresse à la jeune femme aguicheuse. « Elle » manifeste également son intérêt à « Pin Pon » et une romance naît....
Avec Alan Bates
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Quartet
Source : IMDb, sauf mention contraire
Cinéma international et comédies
Après le triomphe de Camille Claudel en 1988, Isabelle Adjani disparaît du grand écran. Elle ne retrouve le chemin des plateaux qu'en 1993 pour les besoins du film Toxic Affair. Cette comédie, pour laquelle elle touche un cachet de 10 millions de francs, ce qui représente alors un salaire-record pour le cinéma français, est cependant un lourd échec critique et public[14]. La Reine Margot lui offre l'année suivante le rôle principal d'un nouveau film de prestige et lui vaut de renouer un temps avec le succès. Mais Diabolique, remake du film d'Henri-Georges Clouzot tourné aux États-Unis, où elle est opposée à Sharon Stone, ne rencontre pas les faveurs de la presse et des spectateurs. Ses prestations à l'écran se raréfient à nouveau.
Après quatre ans de retraite en Suisse, Isabelle Adjani revient à Paris à l'automne 2000 pour jouer sur la scène du théâtre Marigny La Dame aux camélias. En 2002, La Repentie, film écrit spécialement pour elle, est un nouvel échec commercial. La même année, elle interprète la comtesse Ellénore dans Adolphe de Benoît Jacquot, l'adaptation cinématographique du chef-d'œuvre de Benjamin Constant. En 2003, elle devient une vedette de cinéma hystérique et mythomane, prise dans la débâcle de 1940 dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau. En dépit d'un accueil critique relativement favorable, ces deux nouvelles productions n'obtiennent pas le succès escompté.
Après trois nouvelles années d'absence, Isabelle Adjani fait un retour sur les planches du Marigny à l'automne 2006, pour incarner le rôle titre de la pièce de Wolfgang Hildesheimer: La Dernière Nuit pour Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, exécutée en 1587. Du 11 juin au 16 juillet 2007, elle tourne dans la région de Fontainebleau une nouvelle adaptation télévisée du Mariage de Figaro de Beaumarchais intitulée simplement Figaro et réalisée par Jacques Weber, où elle reprend le rôle de la comtesse Almaviva.
Isabelle Adjani à l'hôtel Amour, le 21 octobre 2012.
Durant le printemps 2008, Adjani tourne pour Arte La Journée de la jupe, film dans lequel elle incarne une professeur de banlieue qui perd ses moyens et prend sa classe en otage. Ce film, où elle apparaît fragile, métamorphosée et arrondie, fait sensation au Festival de La Rochelle. Il est diffusé sur Arte le 20 mars 2009 en avant-première (record d'audience historique de la chaîne avec 2,2 millions de téléspectateurs), puis dans les salles de cinéma à partir du 25 mars 2009. Malgré le boycott de nombreux distributeurs, le film rencontre un large public et le 5e César qu'elle reçoit pour ce film lui permet de revenir au premier plan de la scène médiatique. En 2010, elle apparaît dans un rôle secondaire mais remarqué de fantôme d'autoroute pour le duo Benoît Delépine-Gustave Kervern grâce à la comédie sociale à succès Mammuth, avec également Gérard Depardieu et Yolande Moreau.
Fin 2010, elle tourne le thriller De force de Frank Henry aux côtés d'Éric Cantona et Anne Consigny. Le film sort en octobre 2011 mais est un échec retentissant. La critique, à la suite de nombreux problèmes techniques lors des projections de presse, n'a pas la possibilité de voir le film avant sa sortie et donc de publier le moindre article. Sans aucune critique, le film passe inaperçu et disparaît très vite. Il est malgré tout édité en vidéo dès février 2012.
De mars à mai 2011, elle tourne David et Madame Hansen d'Alexandre Astier. Dans ce film, qui sort en salles le 29 août 2012, elle tient un rôle initialement prévu pour Alain Delon, et transformé en personnage féminin après la défection de ce dernier et l'arrivée d'Adjani sur le projet[15].
Durant l'année 2012, Isabelle Adjani fait partie de la distribution du film de Bollywood Ishkq in Paris (en), notamment aux côtés des stars indiennes Preity Zinta et Arjun Rampal. Le tournage a commencé en février. Six mois plus tard, quelques scènes n'avaient toujours pas été tournées, faute d'autorisations suffisantes dans de nombreux endroits de Paris. C'est à Prague que le tournage dut se terminer.
En janvier 2014, elle est promue au grade de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2014)[16]. En juin 2014, elle figure au générique de la comédie Sous les jupes des filles, le premier long métrage de la comédienne Audrey Dana. À partir du mois d'octobre, Isabelle Adjani est sur la scène du théâtre de Paris pour la création de la pièce américaine Kinship de Carey Perloff, mise en scène par Dominique Borg aux côtés de Vittoria Scognamiglio et Niels Schneider[17],[18].
Isabelle Adjani
née le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris[1], est une comédienne française, cinq fois lauréate du César de la meilleure actrice.
Elle débute à 14 ans au théâtre, puis entre à 17 ans à la Comédie-Française et devient célèbre au milieu des années 1970 grâce au cinéma. Elle y interprète fréquemment des personnages névrosés, fragiles, mystérieux, perturbés, déments ou psychologiquement instables.
Isabelle Adjani est reconnue pour l'intensité dramatique de ses compositions, la dévotion totale qu'elle accorde à son jeu et l'empathie extrême qu'elle revendique pour chacun de ses personnages[2],[3].
Isabelle Yasmina Adjani naît le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, d'un père algérien, Mohammed Chérif Adjani, né à Constantine (Algérie), mort en 1983, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, originaire d'Iferhounène en Kabylie, et d'une mère allemande, d'origine bavaroise, Emma Augusta Schweinberger, surnommée Gusti, décédée en février 2007[4],[5],[6]. Dans une interview donnée en 1985, Isabelle Adjani explique pourquoi sa mère avait l'habitude de dire que son mari était d'origine turque : elle avait honte de ses origines algériennes. Elle lui demanda également de changer son prénom Mohammed en Chérif car cela faisait plus « américain »[7].
Elle grandit à Gennevilliers, au nord-ouest de Paris, avec son frère cadet Éric Hakim (qui deviendra plus tard photographe), va au collège Paul-Lapie à Courbevoie et poursuit ses études secondaires à Reims, au lycée Jean-Jaurès. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat, puis joue à seize ans dans Faustine et le bel été avec les jeunes premiers Muriel Catala, Francis Huster, Jacques Spiesser, Jacques Weber, Nathalie Baye et, le temps d'une scène, Isabelle Huppert.
Elle entre à la Comédie-Française le 1er décembre 1972 ; grâce à la télévision puis au cinéma, elle accède rapidement au vedettariat.
En 1996, Adjani quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera : « lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter ». Elle reviendra en France présider le jury du 50e Festival de Cannes en 1997.
Elle a deux fils : le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né en avril 1979 et le second de l'acteur Daniel Day-Lewis, Gabriel-Kane, né le 9 avril 1995.
En novembre 2009, elle met douloureusement fin à une aventure sentimentale de cinq années avec le docteur Stéphane Delajoux et à sa participation au projet de site internet médical de celui ci.
Le jour de Noël 2010, son frère, Éric Hakim, meurt subitement d'une crise cardiaque. Il avait cinquante-trois ans.
En 1972, Isabelle Adjani joue avec la troupe de Robert Hossein, dans La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca avec Annie Ducaux. La pièce, une coproduction avec la Comédie-Française, est un triomphe et sera reprise plus tard au Théâtre de l'Odéon.
En 1973, Annie Ducaux recommande sa partenaire à Jean-Paul Roussillon qui prépare une mise en scène de L'École des femmes de Molière à la Comédie-Française et cherche l'Agnès idéale. Elle prend le rôle dans lequel elle fait sensation aux côtés de Pierre Dux dans le rôle d'Arnolphe (après une version télévisée avec Bernard Blier). Elle tient ensuite le rôle-titre d'Ondine de Jean Giraudoux, mis en scène au Français par Raymond Rouleau.
Au cinéma, elle est révélée au grand public en 1974 grâce à son rôle de jeune fille en rébellion contre son père dans La Gifle de Claude Pinoteau, dont le succès la propulse au rang des jeunes actrices françaises les plus en vue. Plusieurs cinéastes de premier plan l'engagent : François Truffaut pour L'Histoire d'Adèle H., André Téchiné pour Barocco et Les Sœurs Brontë, Roman Polanski pour Le Locataire ou encore Werner Herzog dans Nosferatu, fantôme de la nuit. Son interprétation dans ces cinq films révèle son goût du mystère et de la complexité psychologique. Elle illustre par ailleurs déjà son registre de prédilection : la fragilité et la passion jusqu'à la perdition, la folie ou la mort.
En 1981, elle est à l'affiche de Possession d'Andrzej Å»uÅ‚awski et de Quartet de James Ivory, deux films pour lesquels elle remporte le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes. Ces deux succès, joints à celui, immense, de L'Été meurtrier de Jean Becker en 1983 en font, dans les années 1980, l'actrice française la plus populaire et la plus adulée. La même année, Mortelle Randonnée de Claude Miller lui offre un autre nouveau rôle sombre de jeune meurtrière, poursuivie par Michel Serrault qui croit reconnaître en elle sa fille disparue et efface les quelques traces laissées sur les scènes de crime.
Dans Possession, elle interprète un double rôle sulfureux, halluciné et extrême qui fait d'elle l'incarnation-type de l'héroïne romantique, tumultueuse et exaltée. Elle reçoit pour son interprétation un premier César en 1982. Vingt ans plus tard, en pleine promotion de La Repentie, de Laetitia Masson, elle déclare à Studio Magazine détester ce film : « je dois à la « mystique » d'Andrzej Å»uÅ‚awski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes... Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher... Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas... en cauchemar ! ».
Avec Serge Gainsbourg, Isabelle Adjani s'essaye à la chanson en 1974. Il lui fait enregistrer, pour une émission de télévision animée par Maritie et Gilbert Carpentier, Rocking Chair. En 1983, elle réalise un album entier sous sa direction et se retrouve en tête des ventes de 45 tours avec Pull marine[8], dont le vidéo-clip est réalisé par Luc Besson. Elle obtient également un petit succès avec les titres Ohio[9] et Beau oui comme Bowie[10]. Quelques années plus tard, elle sort un single écrit sans Gainsbourg, La Princesse au petit pois, qui n'obtient qu'un succès très faible[réf. nécessaire]. Adjani a aussi enregistré des duos avec Jacques Higelin[11], Pascal Obispo (sur l'album Sidaction, Ensemble contre le Sida, 10 ans ensemble) et Christophe. Un album écrit et composé par Pascal Obispo était prévu pour 2007, avec des duos prometteurs (Étienne Daho, Christophe, Daniel Darc, Youssou N'Dour, Akhenaton…), mais n'est jamais paru.
Après Possession, elle obtient quatre autres Césars du meilleur premier rôle : en 1984, 1989, 1995 et 2010. Ils ont distingué respectivement son interprétation d'Elle, la jeune femme mystérieuse et provocante de L'Été meurtrier où elle vainc sa répugnance à tourner nue ; son incarnation de la sculptrice, fragile et sensible, Camille Claudel dans le film du même nom ; sa prestation en truculente et passionnée Marguerite de Valois dans La Reine Margot et enfin le rôle de Sonia Bergerac, professeur de français en ZEP qui perd pied et prend sa classe en otage dans La Journée de la jupe. Elle a en outre été nommée deux fois à l'Oscar de la meilleure actrice : en 1976 et en 1990 respectivement pour ses rôles d'Adèle Hugo dans L'histoire d'Adèle H. et de Camille Claudel dans l'œuvre qu'elle a d'ailleurs produite. Lors de la réception du 3e César de sa carrière, elle fait sensation en lisant un extrait des Versets sataniques de Salman Rushdie, sous le coup d'une fatwa islamique[12].
Très tôt, Isabelle Adjani internationalise sa carrière à la suite du succès de L'Histoire d'Adèle H., tournant en 1978 aux États-Unis le film noir The Driver au côté de Ryan O'Neal, expérience sans intérêt selon ses dires[réf. nécessaire]. Outre Herzog, Zulawski et James Ivory – qui la met en scène dans le Paris des années folles avec Quartet –, elle travaille avec l'Espagnol Carlos Saura pour lequel elle incarne l'intellectuelle féministe mexicaine Antonieta Rivas Mercado dans Antonieta. En 1987, elle connait une seconde expérience américaine, jugée catastrophique : la comédie d'action Ishtar, où elle donne la réplique à Warren Beatty et Dustin Hoffman, est un très lourd échec commercial[13].
En France, elle s'impose aussi dans la comédie sentimentale, dans la lignée de La Gifle, grâce à Violette et François avec Jacques Dutronc en 1977, puis avec Clara et les chics types et L'Année prochaine... si tout va bien où elle a pour partenaire Thierry Lhermitte. Suit Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau, où elle joue une polytechnicienne angoissée, victime d'un père baroudeur, immature et inconséquent incarné par Yves Montand. Grâce à Subway de Luc Besson (1985), elle marque les esprits avec un rôle plutôt court mais plein de fantaisie aux côtés de Christophe Lambert, Michel Galabru et Jean-Hugues Anglade.récompensée de la cérémonie, hommes et femmes réunis (5 trophées gagnés sur 8 nominations).
La Journée de la jupe
est un téléfilm franco-belge de Jean-Paul Lilienfeld, tout d'abord diffusé le 20 mars 2009 sur Arte, puis exceptionnellement sorti en salles le 25 mars 2009.
Sonia Bergerac est professeur de français dans un collège de banlieue. Elle vit difficilement le quotidien de la relation avec ses élèves et est de plus fragilisée par le départ de son mari. Lors d'une répétition pendant un cours de théâtre avec une de ses classes, elle découvre un pistolet dans le sac d'un élève. En cherchant à s'en emparer, un coup de feu part et blesse un élève à la jambe.
Dans la confusion du moment, elle craque et prend une partie de sa classe en otage. Alors qu'à l'extérieur, les autorités scolaires, policières et politiques peinent à comprendre et à réagir à la situation, Sonia impose à ses élèves sa vision et leur démontre leurs contradictions. À tel point que plusieurs élèves - qui souffrent du système machisme délinquance en vigueur dans la cité - lui apportent une aide plus ou moins directe pour maintenir la situation. Quand la police lui demande ses revendications, madame Bergerac, adepte du port de la jupe, imagine de le rendre obligatoire pendant une journée...
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Fiche technique
Comme quelques rares productions d'Arte, ce téléfilm a d'abord été présenté sur la chaîne avant sa sortie publique en salles en France. Lors de sa diffusion sur Arte, le film a réuni plus de 2,5 millions de téléspectateurs, avec 9,7 % de part de marché, soit le record d'audiences de l'histoire de la chaîne[1]. Il était initialement prévu deux pré-diffusions sur Arte ; elles avaient été annoncées par la presse télévisée. La seconde diffusion (du 23 mars 2009) a été supprimée ainsi que tous les moyens de diffusion ordinairement utilisés par la chaîne sur le web.
La chaine indique que « suite au succès de la première diffusion sur l'antenne d'Arte de La Journée de la jupe, [elle] a, en concertation avec les producteurs et exploitants de salle, décidé de différer ces rediffusions (le film a été rediffusé les 15 et 22 octobre 2014)[1]. » D'après le réalisateur, le film a été diffusé sur Arte faute de financements suffisants pour une sortie en salle de façon habituelle. Le film est sorti au cinéma, quelques jours plus tard, dans cinquante salles dans toute la France ; à l'origine, les diffuseurs n'ont pas été intéressés par une sortie plus large de ce film. Le film a été également présenté en avant-première à la Berlinale 2009.
Le thème du film, son traitement ainsi que les difficultés de diffusion, à la télévision comme en salles, ont suscité un début de polémique : ce film serait-il « politiquement incorrect », surtout quelques mois après le succès de Entre les murs[2] ?
Un élément du scénario (débutant dès 2005), s'est récemment concrétisé. La revendication réclamée au ministre de l'Éducation nationale par le personnage principal, élément qui a d'ailleurs donné son titre au film, a provoqué en France une demande effective de la part d'élèves de certains établissements scolaires, ceci avant même la sortie en salle du film. Cette revendication naît en 2006, au lycée agricole catholique d’Étrelles, à 40 km de Rennes, où l’association Libertés Couleurs, spécialisée dans la prévention des conduites à risques, anime un atelier sur la sexualité. La journaliste Brigitte Chevet suit ces débats et réalise en 2007 le documentaire « Jupe ou pantalon ? » qui montre une culture juvénile marquée par un mélange de puritanisme plus ou moins religieux et une influence du « porno », et qui prend conscience du tabou qu'est devenue la jupe[3].
Jean-Paul Lilienfeld, réalisateur du film Quatre garçons pleins d'avenir, a retrouvé dans le casting deux de ses « garçons pleins d'avenir » : Olivier Brocheriou et Stéphan Guérin-Tillié.
Lors de la remise de son prix de meilleure actrice aux Globes de Cristal 2010, Isabelle Adjani a dit : « Une jupe, ce n'est qu'un bout de tissu, mais qu'elle soit courte ou qu'elle soit longue, ce symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l'obscurantisme, et même contre ce qu'il convient d'appeler, la haine des femmes[4] ».En 2014, des élus lycéens au CAVL de l'Académie de Nantes ont organisé la journée de la jupe[5] en référence au film, suscitant de nombreuses réactions[6][7].
| Nominated Oscar |
Best Writing, Original Screenplay Carlos Cuarón Alfonso Cuarón |
| Nominated Golden Globe |
Best Foreign Language Film Mexico.
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| Nominated BAFTA Film Award |
Best Screenplay - Original Carlos Cuarón Alfonso Cuarón |
| Best Film not in the English Language Jorge Vergara Alfonso Cuarón |
| Nominated Bodil |
Best Non-American Film (Bedste ikke amerikanske film) Alfonso Cuarón Mexico.
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| Won BSFC Award |
Best Foreign Language Film Mexico.
|
| Nominated British Independent Film Award |
Best Foreign Independent Film - Foreign Language |
| Won Critics Choice Award |
Best Foreign-Language Film |
| 2nd place COFCA Award |
Best Foreign-Language Film |
| Won CFCA Award |
Best Foreign Language Film Mexico/USA.
|
| Nominated CFCA Award |
Most Promising Performer Gael García Bernal For El crimen del padre Amaro |
| Nominated Chlotrudis Award |
Best Movie |
| Best Actor Gael García Bernal |
|
| Best Actress Maribel Verdú |
|
| Best Original Screenplay Alfonso Cuarón Carlos Cuarón |
|
| Best Cinematography Emmanuel Lubezki |
| Won DFWFCA Award |
Best Foreign-Language Film |
| Nominated Screen International Award |
Alfonso Cuarón Mexico.
|
| Won FCCA Award |
Best Foreign-Language Film |
| Won FFCC Award |
Best Foreign Film |
| Won Jury Award |
Best Foreign Language Alfonso Cuarón |
| Nominated GLAAD Media Award |
Outstanding Film - Limited Release |
| Won Glitter Award |
Best Feature - US Film Festivals Alfonso Cuarón Tied with Loin du paradis (2002).
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| Best Feature - International Gay Film Festivals Alfonso Cuarón Tied with _Lan yu (2001)_.
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| Nominated Golden Trailer |
Best of Show Creative Partnership |
| Best Foreign Creative Partnership |
|
| Best Voice Over Creative Partnership |
| Nominated Grammy |
Best Compilation Soundtrack Album for a Motion Picture, Television or Other Visual Media |
| Won FIPRESCI Prize |
Alfonso Cuarón For the good melange of the comic and the tragic expressed in a very sophisticated style.
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| Won Independent Spirit Award |
Best Foreign Film Alfonso Cuarón Mexico.
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| Won Sierra Award |
Best Foreign Film |
| Won ALFS Award |
Foreign Language Film of the Year Mexico.
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| Won LAFCA Award |
Best Foreign Film Alfonso Cuarón |
| Won MTV Movie Award |
MTV North Feed (mostly Mexico) - Favorite Film (Película de la Gente) Alfonso Cuarón |
| MTV North Feed (mostly Mexico) - Best Insult (Mejor Insulto) Diego Luna Gael García Bernal ... and vice versa.
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| MTV North Feed (mostly Mexico) - Best Kiss (Mejor Beso) Diego Luna Maribel Verdú |
|
| Nominated MTV Movie Award |
MTV North Feed (mostly Mexico) - Best Kiss (Mejor Beso) Gael García Bernal Diego Luna |
| MTV North Feed (mostly Mexico) - Best Kiss (Mejor Beso) Gael García Bernal Maribel Verdú |
|
| MTV North Feed (mostly Mexico) - Best Original Song (Mejor Rola Peliculera) Molotov For the song "Here Comes The Mayo".
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| MTV North Feed (mostly Mexico) - Hottest Girl (Mamacita del Año) Salma Hayek Even though she is not casted in this movie, as herself worked out as inspiration of a shocking ... More Even though she is not casted in this movie, as herself worked out as inspiration of a shocking onanist sequence performed by Diego Luna and Gael Garcia Bernal |
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| MTV North Feed (mostly Mexico) - Hottest Girl (Mamacita del Año) Maribel Verdú |
|
| MTV North Feed (mostly Mexico) - Meanest Mother (Mama más Mala) Diana Bracho |
| Won Special Silver Goddess |
| Won NBR Award |
Top Foreign Films |
| Won NSFC Award |
Best Foreign Language Film |
| 2nd place NSFC Award |
Best Film |
| 3rd place NSFC Award |
Best Director Alfonso Cuarón |
| Best Screenplay Alfonso Cuarón Carlos Cuarón |
| Won NYFCC Award |
Best Foreign Language Film Mexico/USA.
|
| Won NYFCO Award |
Best Foreign Language Film |
| Won OFTA Film Award |
Best Foreign Language Film Mexico
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| Nominated OFTA Film Award |
Best Writing, Screenplay Written Directly for the Screen Alfonso Cuarón Carlos Cuarón |
| Won OFCS Award |
Best Foreign Language Film |
| Nominated PFCS Award |
Best Foreign Film |
| Won PFS Award |
Democracy |
| Nominated PFS Award |
Exposé |
| Won Premio ACE |
Cinema - Best Film |
| Cinema - Best Director Alfonso Cuarón |
| Won SFFCC Award |
Best Foreign-Language Film |
| Won Luminaria |
Best Latino Film Alfonso Cuarón |
| Nominated Golden Satellite Award |
Best Overall DVD |
| Won Seattle Film Critics Award |
Best Foreign-Language Film Mexico.
|
| 2nd place Seattle Film Critics Award |
Best Screenplay, Original Alfonso Cuarón Carlos Cuarón |
| Won SEFCA Award |
Best Foreign Language Film Mexico/USA.
|
| Nominated TFCA Award |
Best Director Alfonso Cuarón |
| Best Picture |
| Won Aurora Award |
Alfonso Cuarón |
| 2nd place UFCA Award |
Best Non-English Language Film Mexico
|
| Won Best Actor |
Gael García Bernal Diego Luna |
| Nominated VFCC Award |
Best Foreign Language Film Mexico.
|
| Won Golden Osella |
Alfonso Cuarón Carlos Cuarón For the screenplay.
|
| Won Marcello Mastroianni Award |
Gael García Bernal Diego Luna |
| Nominated Golden Lion |
Alfonso Cuarón |
| Won Golden Slipper |
Feature Film - Youth Alfonso Cuarón |