©-DR- LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p8
13/12/2014 11:40 par tellurikwaves
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©-DR- LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p8
13/12/2014 11:40 par tellurikwaves
Michael Kranz : le professeur particulier
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C’est donc LE RUBAN BLANC de Michael Haneke qui succède à TULPAN, récompensé en 2008 du Prix de l’Education nationale. Une récompense remise traditionnellement, depuis 2003, à un film de la sélection officielle cannoise. Avec LE RUBAN BLANC, le cinéaste autrichien dissèque les méfaits de l'éducation ultra- répressive en vogue en Europe au début du XXe siècle.
Décerné par un jury présidé cette année par la comédienne Anne Alvaro et composé d’enseignants d’élèves et de professionnels du cinéma, le Prix de l’Education nationale permet au film lauréat d’être signalé aux enseignants et aux élèves comme une oeuvre forte, susceptible de devenir un objet d'étude et de réflexion au sein de l'enseignement du cinéma au lycée.
©-DR- LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p7
13/12/2014 11:35 par tellurikwaves
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©-DR- LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p7
13/12/2014 11:35 par tellurikwaves
Christian Friedel : le professeur et Detlev Buck : le père d'Eva
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p6
13/12/2014 11:31 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p6
13/12/2014 11:31 par tellurikwaves
Leonie Benesch : Eva
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p5
13/12/2014 06:44 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p5
13/12/2014 06:44 par tellurikwaves
Projet et réalisation du film
Initialement, l'œuvre est prévue pour la télévision et constitue une mini-série de trois épisodes mais, pour des raisons de coûts, la productrice Margaret Ménégoz convainc Michael Haneke d'en réduire la durée pour en faire un long métrage de plus de deux heures et sollicite l'aide du scénariste Jean-Claude Carrière qui raccourcit le scénario.
Comme pour La Pianiste et Le Temps du loup, le scénario du Ruban blanc a été écrit dix ans avant sa réalisation.
Haneke désirait tourner directement le film en 35 mm et en noir et blanc mais les recherches concernant le noir et blanc sur l'argentique ayant été abandonnées par les laboratoires et les industries techniques, le cinéaste fut contraint de tourner en couleur. Il passa au noir et blanc lors du report en numérique, au montage, pour enfin repasser à la pellicule lors
du tirage du positif bien qu'il fallût à nouveau un report numérique pour l'exploitation en salles car la plupart de ces dernières était déjà majoritairement convertie à la projection numérique .En France, le film fut finalement exploité sur les deux supports : argentique et numérique.
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p4
13/12/2014 06:37 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p4
13/12/2014 06:37 par tellurikwaves
SENS CRITIQUE
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Critique publiée par popsi_netn le 15 février 2014
Le Ruban Blanc préside au podium des Meilleurs films. Pas meilleur film de tel genre, ni meilleur de tel réalisateur ou acteur. Meilleur film - Meilleur avec M majuscule - tout court.Attention, mon avis est totalement subjectif. Le long métrage de Michael Haneke transpose sur pellicule tout ce qui me plaît. Je n'y trouve aucun défaut mais y retrouve toutes les qualités que je prise. Il donc s'agit de mon film préféré, un choix plus logique qu'émotif tant tout me rejoint. Allez, plutôt qu'une longue critique fastidieuse (pour conclusion le même résultat), voici une liste de ce que j'admire en White Ribbon (et au 7e art en général).
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- Noir & Blanc
- La langue allemande
- Les sous-titres
- L'austérité de la langue et des sous-titres
- L'austérité de tout le film
- Le point spatio-temporel (Allemagne rurale des années 1910)
- La rareté (unique?) du lieu et époque au cinéma
- L'histoire
- La crédibilité du scénario
- La construction lente mais ferme du scénario
- Le jeu fin des acteurs
- Le jeu clé des enfants
- Le rôle des enfants, à contre-emploi de tout ce que les têtes blondes
nous-on jamais démontreré jusqu'ici
- La banalité des péripéties
- L'importance de chaque péripétie
- La part dramatique
- La part mystérieuse
- La part haletante
- La part horrifique
- La tension sous-jacente à chaque minute
- Le dénouement à demi-mot
- La conclusion
- Le message du film, guidé mais jamais expliqué
- L'absence de morale
- Le silence lourd
- La contemplation de la photographie, parfois active parfois passive
- La poésie
- L'arrière-goût de mort du récit
- L'impression d'irréel
- La profondeur du film, réclamant plus d'une écoute
- Le choix de l'angle pour le visionnements futurs
- La face terre-à-terre, montrant les personnages immuables et l'histoire fataliste
- La face psychologique, montrant les personnages dépassés et l'histoire dramatique
- La face fantaisiste, montrant les personnages fantomatiques et l'histoire irréelle
- L'intemporalité, accommodant le visuel scénique d'il y a un siècle
à une technique irréprochable sans âge
- La transcendance le Ruban Blanc n'affichant aucune mode, i
l aurait été aussi bon en 1919, en 1962, en 2001 qu'il le sera en 2026.
- La provocation commerciale
- L'élitisme forcé
- La pureté cinématographique
- L'Art, point.
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p3
13/12/2014 06:26 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p3
13/12/2014 06:26 par tellurikwaves
Roxanne Duran
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SENS CRITIQUE
1
Critique publiée par Gatore le 6 février 2011
Tout simplement un chef d'oeuvre.Comme le reste des Haneke c'est froid,sans la moindre concession au divertissement ni à la facilité.Une photographie exceptionnelle lumière traitement NB cadrage trois heures de tableaux impressionnants de maitrise.Rien n'est jamais gratuit,tout est à sa place,ce film confirme que Haneke est un des plus important cinéaste vivant.Vous aurez compris que comme les autres films du réalisateur,un petit effort du spectateur est nécessaire.
Critique publiée par Gueslie le 8 novembre 2012
Tu fixes l'écran noir immobile devant toi pendant que dans la salle, les lumières se rallument. Les autres spectateurs, autour de toi, ne prononcent pas le moindre mot. T'es sonné. Tu sors de la salle, et tu te dis, quand même, qu'il est bon ce Haneke.
Critique publiée par LibertaiPunk le 30 décembre 2010
Quelle ambiance! waw! On est projeté dans le passé et on ne peut plus en repartir. Enorme suspens sur les péripéties qui malheureusement ou heureusement ne se dévoile pas. Les enfants sont ils coupables la question est là,qu'est-ce qui, dans cette campagne allemande a bien pû faire dégénérer la vie? Le noir et blanc passe très bien et la caméra irréprochable. On ne s'ennuie pas malgrès la longueur et la relative lenteur du récit. Très bien joué.
Critique publiée par Noelle8 le 25 mai 2013
Maltraitances,vengeances perverses, actes vicieux,c'est le lot de cette histoire qui relate la vie de cette époque révolue, ce qui la rend passionnante. La pureté de la photographie est remarquable. Ames sensibles s'abstenir.
Critique publiée par Aurea le 4 août 2011 (modifiée le 26 septembre 2012)
Un film que je qualifierai de joyau d'une absolue pureté, à commencer par ces photos sublimes, en noir et blanc, écrin symbolique du bien et du mal dans ce petit village d'Allemagne entre 1913 et 1914.D'où proviennent ces accidents étranges, ces disparitions d'enfants retrouvés battus et torturés, alors que toute la gent enfantine semble s'être donné rendez-vous dans les parages ? que cachent ces visages d'anges parfois butés, cette politesse et ces silences convenus ? Que se passe-t-il derrière les portes de ces notables : médecin,pasteur, régisseur, voire le baron lui-même, celui qui régente tout ?
Hypocrisie, violence et maltraitance faite aux femmes d'abord, objets de désir puis de mépris, à cet égard la scène entre le médecin veuf et sa bonne est insoutenable,l'homme crachant sa haine et son dégoût avec cynisme et délectation.Et que dire de cette rigidité qui stigmatise l'adolescent dans son plaisir solitaire, lui attachant les bras la nuit?!Alors oui, ce ruban blanc est bien le symbole d'une pureté inaccessible, celle qui engendre une violence sourde et transforme de jeunes êtres en monstres
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Subsiste pourtant un homme pur et sincère : l'instituteur, la voix off du film, celui qui attend sa jeune promise encore sous le joug du Pater Familias.Une réalisation admirable, qui par son esthétique m'a fait penser à un film de Dreyer: sublime!
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p2
13/12/2014 06:18 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009) p2
13/12/2014 06:18 par tellurikwaves
Miljan Chatelain
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Fiche technique
Réalisation : Michael Haneke
Scénario : Michael Haneke et
Jean-Claude Carrière (consultant)
Directeur de la photographie : Christian Berger
Son : Guillaume Sciama et Jean-Pierre Laforce
Montage : Monika Willi
Costumes : Moidele Bickel
Producteurs : Stefan Arndt (en), Margaret Menegoz,
Veit Heiduschka (en), Michael Katz, Andrea Occhipinti
Production : Les Films du Losange,
X-Filme Creative Pool GmbH (de),
Wega Film GmbH (de), Lucky Red
Distribution : Les Films du Losange
Couleur : noir et blanc
Genre : drame
Durée : 144 min
Langue : allemand
Sortie : 21 octobre 2009 (France)
©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009)
13/12/2014 06:14 par tellurikwaves
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©-DR-LE RUBAN BLANC de Michael Haneke (2009)
13/12/2014 06:14 par tellurikwaves
Le Ruban blanc (en allemand : Das weiße Band)
est un film franco-germano-italo-autrichien réalisé par Michael Haneke,
sorti le 21 octobre 2009 en France. Le film a obtenu la Palme d'or au Festival de Cannes 2009.
*Lien vers la fiche complete
http://www.imdb.com/title/tt1149362/combined
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Résumé
Un vieux narrateur raconte rétrospectivement l'histoire d'un village de l'Allemagne du nord à la veille de la Première Guerre mondiale, dans lequel il fut instituteur dans sa jeunesse.où surviennent d'étranges événements, de drôles d'agressions... Et puis, des habitants assommés par les diktas de la doctrine protestante, les enfants en premier lieu...
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Cast
là je laisse le nom des doubleurs/ses
et tant pis pour l'aspect visuel affreux.
D'une part je l'ai vu en v.f et d'autre part,il s'agit
de vrais(es) acteurs/trices faisant du très bon boulot
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Christian Friedel (VF : Jean-Christophe Dollé) : le professeur
Leonie Benesch : Eva
Burghart Klaußner (VF : Daniel Mesguich) : le pasteur
Susanne Lothar (VF : Dominique Blanc) : la sage-femme
Ulrich Tukur (VF : Thibault de Montalembert) : le baron, Armin
Ursina Lardi (VF : Sylvia Bergé) : la baronne, Marie-Luise
Rainer Bock (VF : Didier Flamand) : le médecin
Maria-Victoria Dragus (en) : la fille du pasteur
Roxane Duran (VF : elle-même) : Anna, la fille du médecin
Leonard Proxauf : Martin, fils du pasteur
Janina Fautz : Erna, la jeune « voyante »
Josef Bierbichler (VF : Jean-François Stévenin) : le régisseur
Steffi Kühnert (VF : Marie-Armelle Deguy) : la femme du pasteur
Thibault Sérié (VF : lui-même) : Gustav, le fils cadet du pasteur
Levin Henning : Adolf, fils du pasteur
Enno Trebs : Georg
Theo Trebs (en) : Ferdinand
Miljan Chatelain (VF : lui-même) : Rudolf
Eddy Grahl : Karli, le fils handicapé mental de la sage-femme
Michael Kranz : le professeur particulier
Marisa Growaldt : la servante
Jadea Mercedes Diaz : la sœur d'Eva
Sebastian Hülk (VF : Clovis Fouin) : Max
Sara Schivazappa : une nourrice
Kai-Peter Malina : Karl
Hanus Polak Jr : un policier
Marvin Ray Spey : Hans
Ernst Jacobi (VF : Jean-Louis Trintignant) : le narrateur (voix)
Detlev Buck (VF : Eric Herson-Macarel) : le père d'Eva
©-DR- Amos Kollek
11/12/2014 16:17 par tellurikwaves
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©-DR- Amos Kollek
11/12/2014 16:17 par tellurikwaves
Film de culte
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Amos Kollek est un réalisateur à part, adulé ou controversé. Certains critiques crient au génie et vont le comparer à Godard,Cassavetes ou encore Truffaut, alors que pour d’autres, ses œuvres sont bourrées de clichés, de voyeurisme et surtout filmées à l’emporte-pièce. Lumière sur un réalisateur atypique qui mérite qu’on y regarde de plus près.
DE SHIMON PERES A BURT LANCASTER
Fils de Teddy Kollek, qui fut le maire de Jérusalem pendant vingt-huit ans, Amos Kollek y naquit en 1947. Grâce à son père, il eut très tôt l’occasion de rencontrer des célébrités aussi bien israéliennes qu’ américaines, de Shimon Pérès à Franck Sinatra. Le jeune garçon d’alors est fasciné par les stars et déclare avoir appris l’anglais en déchiffrant les autographes des acteurs. Il effectue son service militaire dans l’armée israélienne de 1965 à 1968 et est diplômé trois ans plus tard de l’université hébraïque de Jérusalem, avec en poche une double licence de philosophie et psychologie.
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Il écrit ensuite des articles et publie des nouvelles dans des journaux israéliens mais aussi dans le New York Times et Die Zeit en Allemagne. Il est également l’auteur de cinq livres traduits dans plusieurs langues dont Ne me demandez pas si j’aime en 1971, (paru en France aux éditions Stock en 1991), After They Hang Him en 1977, et Approximately Clint Eastwood en 1995. Et le cinéma dans tout ça? Depuis l’âge de 16 ans, il rêve de devenir Burt Lancaster. Il se regardait tous les matins dans le miroir et espérait y voir le visage de l’acteur. La déception, immense, était au rendez-vous, et il se disait alors, peut-être demain. Ainsi de suite, jour après jour, et c'est ce désir de ressembler au célèbre acteur qui l’a rapproché du cinéma. Ainsi, c’est en 1980 qu’il adapte son premier roman sous le titre Al Tishali Im Ani Ohev (Worlds Apart), réalisé en Israël par Barbara Noble, et dans lequel il tient également un rôle.
ENTRE DOCUMENTAIRE ET FICTION
Réalisateur indépendant, Amos Kollek est aussi scénariste, acteur et producteur de la plupart de ses œuvres. Pour lui, ce qui compte avant tout c’est un scénario bien écrit et le choix de bons acteurs. Les répétitions et la direction d’acteurs, il ne connaît pas, et se fie à l’intuition de son casting, se permettant juste une ou deux remarques lors des prises. Vivant au Etats-Unis, Amos Kollek y réalisera tous ses films, mais Israël est toujours très présent dans son cœur, et il y fait référence de nombreuses fois dans son œuvre. Ainsi, en 1985, il réalise son premier film, Goodbye New York, ou les aventures d’une jeune juive américaine dans un kibboutz en Israël. Suivra Forever Lulu, une comédie à suspens avec Alec Baldwin dans son tout premier rôle. C’est également à lui que Sarah Michelle Gellar doit sa première apparition sur grand écran dans High Stakes.
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S’en suit Double Edge, dans lequel Faye Dunaway joue une journaliste américaine couvrant le conflit israélo-palestinien. Film à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, vu que des personnages réels - dont le père d’Amos Kollek, l’ex-ministre des affaires étrangères Abba Eban ou encore le controversé rabbin Meir Kahane - y sont interviewés. Il continue dans cette veine en 1994 avec Whore 2 (qui n’est pas la suite du film de Ken Russel Whore), portrait très réaliste de prostituées new- yorkaises. Il a en effet réalisé de nombreux entretiens avec des prostituées pour les faire ensuite interpréter par des actrices. C’est jusqu’alors la marque distinctive du réalisateur, des films qui oscillent entre documentaire et fiction, fait d’autant plus marqué qu’il dispose de peu de moyens et filme souvent caméra à l’épaule. Ses films ne s’exportent pas hors des Etats-Unis et passent plutôt inaperçus auprès du grand public, certains sortant directement en vidéo.
ET ANNA THOMSON INCARNA SUE
C’est alors qu’arrive Sue perdue dans Manhattan, qui se fait remarquer au festival de Toronto en septembre 1997, gagne le Grand Prix du jury à Deauville la même année et un prix dans une section parallèle du festival du film de Berlin en 1998. Amos Kollek a eu l’idée du scénario dans un parc, un jour d’été, alors qu’il voit une jeune femme montrer ses seins à un vieil homme qui lui avait acheté un "Strawberry Mystic"(?) pour 75 cents. Scénario qu’il achève quelques semaines plus tard. Anna Thomson, pour qui Amos Kollek deviendra un peu comme un père, accepte le rôle tout de suite. Tourné avec très peu de moyens, faisant de ce fait de presque toutes les scènes des premières prises, et en seulement deux semaines, caméra à l’épaule dans les décors naturels des rues et cafés de Chelsea, ce film va permettre au public français de faire connaissance avec le cinéma d’Amos Kollek, mais aussi et surtout avec son envoûtante actrice.
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Le film pourtant difficile, témoin de la lente descente aux enfers de son héroïne, va rassembler un peu plus de 400 000 spectateurs à Paris. Il marque la première collaboration du tandem Amos Kollek-Anna Thomson et sera suivi de quatre autres projets. Elle est indissociable de la carrière du réalisateur, tant elle habite de manière hallucinée et avec tellement de naturel chacun des rôles de femme comme les autres et qui pourtant ne ressemble à personne qu’il lui a donnés.
TANT QU’IL Y AURA DES FEMMES
Suivra Fiona, produit avec encore moins de moyens, autre portrait de femme à l’atmosphère difficile, qui sera également présenté à Deauville. Il faudra attendre 2000 pour la comédie Fast Food Fast Women, ce qui réussira à Amos Kollek et Anna Thomson vu que le film recevra un prix œcuménique à Cannes. Amos Kollek a décidé de réaliser cette comédie car d’une part tout le monde les tenait, Anna et lui, pour dépressifs, mais aussi et surtout car ayant des enfants qui auront un jour l’âge de voir ses films, il voulait mettre un peu de légèreté dans son propos. On ne change pas une équipe qui gagne et pourtant Amos Kollek fait des infidélités à sa merveilleuse actrice l’année suivante: c’est pour Valérie Geffner qu’il écrit le rôle principal de Queenie in Love, sorte d’extension du petit rôle de Wanda qu’elle tient dans Fast Food Fast Women. Cela dit, l’histoire de cette femme solitaire à la recherche de quelqu’un qui l’écoutera et l’aimera est, elle, toujours là, le sourire en plus.
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Il faudra attendre Bridget, annoncé comme le dernier volet d’une trilogie commencée par Sue perdue dans Manhattan et continuée par Fiona, pour que se reforme le duo Kollek-Thomson, celui-ci s’étant en partie inspiré de la vie de l’actrice pour nourrir son scénario. En effet, elle a elle-même perdu son mari et a ensuite connu des difficultés pour garder ses enfants.Cela dit, elle n’a heureusement pas eu à passer par toutes les épreuves que son personnage affronte dans le film. Trilogie dont le noyau commun est bien ces destins de femmes en marge de la société, confrontées à des difficultés pour survivre et dont la solitude n’est qu’un fardeau supplémentaire.
J’AI REVE NEW YORK
Réalisateur new-yorkais, Amos Kollek se devait d’apporter sa pierre à l’édifice "post-11 septembre". C’est en novembre 2001 que le journaliste Daniel Leconte lui donne carte blanche pour réaliser un documentaire illustrant une soirée thématique sur Arte. Le titre, Une Gloire amère, s’impose comme une évidence de l’atmosphère de la ville depuis cet autre jeudi noir. Il y interroge ses amis, les habitants de son quartier, des écoliers new-yorkais et suit Anna Thomson dans les rues de la ville, Sue retrouve Manhattan.
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Documentaires, fictions, histoires très noires, comédies, Amos Kollek compose sur la même gamme, conservant une sorte de fil rouge qui fait qu’il est si facile de se laisser prendre à chacune de ses histoires, de s’identifier à ces personnages qui ne sont pas si éloignés que ça de chacun de nous. Cela dit, il vient de terminer un cycle avec Bridget et il est donc de bon ton de se demander ce qu’il nous réserve avec son nouveau film. Va-t-il garder ce même regard sur New-York, qui fait que certains le comparent à Woody Allen (comme lui d’ailleurs, son cinéma est plus apprécié en France qu’aux USA)? Va t-il rester sur la lignée lumineuse de Bridget, revenir sur un destin tragique à la Sue, ou est-il à l’aube d’un tournant dans sa carrière? Réponse sur les écrans à partir du 24 décembre.
Carine Filloux
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Interview (en allemand)
http://www.planet-interview.de/interviews/amos-kollek/34007/
©-DR- FASTFOOD FASTWOMEN de Amos Kollek (2000) p12
11/12/2014 16:01 par tellurikwaves
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©-DR- FASTFOOD FASTWOMEN de Amos Kollek (2000) p12
11/12/2014 16:01 par tellurikwaves
Distinctions et récompenses
Showing all 1 win and 3 nominations
Cannes Film Festival 2000
Ghent International Film Festival 2000
Valladolid International Film Festival 2000