©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956) p5

25/11/2014 03:22 par tellurikwaves

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    25/11/2014 03:22 par tellurikwaves

Alors qu'ils se cachent dans un bistrot, Grandgil prend à partie les patrons,
qui veulent les donner à la police :

 

« Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ? Salauds de pauvres ! »

 

©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956) p4

25/11/2014 03:12 par tellurikwaves

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Fiche technique
Titre : La Traversée de Paris
Réalisation : Claude Autant-Lara
Assistant réalisateur : Ghislaine Autant-Lara
Scénario et Dialogues : Jean Aurenche et Pierre Bost,
adapté de la nouvelle épo du mm nom de Marcel Aymé
parue dans le recueil le Vin de Paris.
Décors : Max Douy
Fourrures : André Brun
Photographie : Jacques Natteau
Cadreur : Gilbert Chain
Son : René-Christian Forget
Montage : Madeleine Gug
Musique : René Cloërec
Maquillage : Yvonne Fortuna
Photographe de plateau : Jean-Louis Castelli,
Emmanuel Lowenthal
Script-girl : Geneviève Cortier
Régisseur général : André Hoss
Affichiste : Clément Hurel (non crédité)
Producteur : Henry Deutschmeister
Directeur de production : Yves Laplanche
Sociétés de production : Franco-London Film (Paris),
Continentale Produzione (Rome)
Société de distribution : S.N.A Gaumont
Pays d'origine : France, Italie
Langues : français, allemand
Format : noir et blanc
(il existe une Version Colorisée de 1994) - - 35 mm – 1,37:1
Tirage : Laboratoire Franay L.T.C Saint-Cloud, sur pellicule couleur

Tournage : Studios Franstudio et à Paris, du 7 avril au 9 juin 1956
Date de sortie : en France 26 octobre 1956
Genre : comédie dramatique
Durée : 80 minutes
Tous publics
 

©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956) p3

25/11/2014 03:07 par tellurikwaves

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    25/11/2014 03:07 par tellurikwaves

Cast (partiel)
Jean Gabin : Grandgil, l'artiste peintre
Bourvil : Marcel Martin, chauffeur de taxi au chômage
Louis de Funès : Jambier, l'épicier
Jeannette Batti : Mariette Martin, la femme de Marcel
Jacques Marin : le patron du restaurant
Robert Arnoux : Marchandot, le boucher charcutier
Georgette Anys : Lucienne Couronne, la cafetière
Jean Dunot : Alfred Couronne, le cafetier
Monette Dinay : Mme Jambier, l'épicière
René Hell : le père Jambier
Myno Burney : Angèle Marchandot, la bouchère, charcutière
Harald Wolff : le commandant allemand
Bernard Lajarrige : un agent de police
Anouk Ferjac : la jeune fille lors de l'alerte
Hubert Noël : le gigolo arrêté
Béatrice Arnac : la prostituée
Jean/Hans Verner : le motard allemand
Laurence Badie : la serveuse du restaurant
Claude Vernier : le secrétaire allemand de la Kommandantur
Hugues Wanner : le père de Dédé.
Paul Barge : le paysan avec sa vache

©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956) p2

24/11/2014 17:39 par tellurikwaves

  • ©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956)  p2

    ©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956) p2

    24/11/2014 17:39 par tellurikwaves

Un parcours initiatique


La traversée de Paris est sans aucun doute un parcours initiatique. Grandgil, peintre, dont la création est temporairement suspendue à cause de la guerre, se distrait et forme par la provocation Marcel Martin, un chauffeur de taxi au chômage introverti.Cette longue marche de nuit à travers les quartiers de Paris va permettre à Grandgil d’exposer à Martin par des exemples concrets les limites de la race humaine. La scène du café où Grandgil se lâche en compagnie d’un Martin temporairement libéré de ses préjugés est un exemple parfait de ce débordement verbal et physique.

Martin est bousculé par les extravagances outrancières de Grandgil. Il se prend au jeu de la puissance que représente ce peintre désabusé qui s’amuse à déstabiliser ses contemporains, qu'il juge faibles et sans envergure, par des remarques acerbes.Ce cheminement dans Paris, surtout dans sa conclusion, va cependant replacer Grandgil dans un rôle responsable où il devra faire preuve de sagesse et de réflexion pour sauver la vie de son camarade.

©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956)

24/11/2014 11:00 par tellurikwaves

  • ©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956)

    ©-DR-LA TRAVERSEE DE PARIS de Claude Autant Lara (1956)

    24/11/2014 11:00 par tellurikwaves

La traversée de Paris
est un film franco-italien, réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1956.
Il est inspiré de la nouvelle de Marcel Aymé, Traversée de Paris, parue en 1947
dans le recueil Le Vin de Paris.

 

*

Résumé
En 1943 à Paris,Martin (Bourvil)chauffeur de taxi en chômage fait des transports clandestins de viande pour le marché noir. Après avoir joué de l'accordéon pour couvrir les cris du cochon que l'épicier Jambier (Louis de Funès) égorge, il rejoint sa femme Mariette au restaurant où il apprend que son coéquipier habituel a été arrêté.Sur ces entrefaits un inconnu entre dans le restaurant. Martin invite l'inconnu, à s'asseoir à sa table et lui propose de travailler avec lui.Grandgil (Jean Gabin) et lui, chargés de quatre lourdes valises vont devoir traverser tout Paris, malgré les dangers.

 

©-DR- René Clair- Bio/filmo

23/11/2014 04:21 par tellurikwaves

  • ©-DR- René Clair- Bio/filmo

    ©-DR- René Clair- Bio/filmo

    23/11/2014 04:21 par tellurikwaves

 

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René Clair de son nom véritable René Chomette est né à Paris le 11 novembre 1898. Son père était un important commerçant du quartier des Halles (le Paris populaire sera, par la suite, une constante importante de ses films). Engagé volontaire en 1917, il a vingt ans le jour de l'armistice.

Fils d'un savonnier, il grandit dans le quartier des Halles à Paris. Il est élève au Lycée Montaigne puis au Lycée Louis-le-Grand où il se lie d'amitié avec Jacques Rigaut.En 1917, il est mobilisé comme ambulancier.
En 1918, il devient journaliste à L'Intransigeant sous le pseudonyme de René Després. Il écrit par ailleurs des paroles pour la chanteuse Damia, sous le pseudonyme de Danceny. Il obtient ensuite des rôles dans divers films : Le Lys de la vie, Le Sens de la mort, L'Orpheline, Parisette et choisit pour cette occasion le pseudonyme de René Clair.

Il devient directeur du supplément cinéma de la revue Théâtre et Comœdia illustré. En 1922, il commence la rédaction du scénario du Rayon diabolique qu'il tournera en 1923 et qui sortira en 1924 sous le titre Paris qui dort. Il enchaîne divers films avec un goût prononcé pour un certain fantastique, tout en s'adonnant à l'écriture : Adams sort chez Grasset en 1926. En 1929, il écrit le scénario de Prix de beauté, qu'il devait, initialement, également réaliser, mais qui sera tourné par Augusto Genina, avec Louise Brooks dans le rôle principal.

C'est avec son premier film parlant, Sous les toits de Paris (1930), qu'il acquiert une réputation internationale. Le succès se confirme avec Le Million (1930) et À nous la liberté (1931), satire utopiste de la société industrielle. En 1936, sort Les Temps modernes de Chaplin. La Tobis, société allemande qui produisit À Nous la liberté, et qui entre-temps (1935) était passée sous le contrôle de Goebbels, décide d'attaquer Chaplin pour plagiat et contrefaçon. Clair s'oppose à cette action, considérant le film de Chaplin, personnage qu'il admire, comme un hommage indirect au sien. La Tobis continuera à poursuivre Chaplin.

Après l'échec du Dernier milliardaire (1934), René Clair accepte l'offre qui lui est faite d'aller travailler à Londres. Il y renouera brièvement avec le succès public pour Fantôme à Vendre en 1935, mais son film suivant, Fausses nouvelles (1937), remake anglais de La Mort en fuite sorti l'année précédente en France, déçoit. De retour en France fin 1938, il commence à tourner Air pur en juillet 1939. Le tournage est interrompu par l'ordre de mobilisation de septembre qui envoie à la guerre divers membres de l'équipe de tournage et le film ne sera jamais terminé. Fin juin 1940, René Clair quitte la France avec femme et enfant, gagne l'Espagne puis le Portugal et s'embarque pour New York.

Le gouvernement de Vichy le déchoit de la nationalité française puis, quelque temps après, annule cette décision. René Clair est bien accueilli à Hollywood, il y tournera quatre films : La Belle ensorceleuse (1940), Ma Femme est une sorcière (1942), C'est arrivé demain (1943) et Dix petits indiens (1945). Ce dernier est une adaptation des Dix petits nègres d'Agatha Christie. Il rentre en France en 1946, tourne Le Silence est d'or (1947), La Beauté du diable (1949) où il revisite le mythe de Faust et dirige Gérard Philipe pour la première fois, puis Les Belles de nuit (1952). En 1955, sort son premier film en couleur, Les Grandes Manœuvres, qui obtient le Prix Louis-Delluc.

Il portera ensuite à l'écran (1957) un roman de René Fallet, La Grande ceinture, transformé en Porte des Lilas où l'on peut voir Georges Brassens dans son propre rôle. En 1960, il est élu à l'Académie française : c'est la première fois qu'un cinéaste en tant que tel y fait son entrée. Au même moment, la Nouvelle Vague bouleverse les règles d'un cinéma de studios dont il est devenu le représentant institutionnel. Il alterne ensuite la participation à des films à sketches (La Française et l'amour en 1960 et Les Quatre vérités en 1962), et à des longs métrages : Tout l'or du monde (1961) avec Bourvil, puis Les Fêtes galantes qui sortira en 1965 et sera son dernier film.

En 1974, il est président du Festival de Cannes. Il crée la pièce La Catin aux lèvres douces au Théâtre de l'Odéon et s'intéresse à la bande dessinée pour le compte de l'Académie française (octobre 1974). René Clair avait pour frère un autre cinéaste, Henri Chomette.

Jusqu'en 1921 il est journaliste et même comédien, sous le nom de René Clair (c'est ainsi qu'il tourne deux films de Louis Feuillade : Orpheline, Parisette). En 1922 il devient (avec son frère Henri qui sera, lui aussi, metteur en scène), assistant de Jacques de Baroncelli.Il signe son premier film muet en 1923 et aborde le sonore, en 1930, avec Sous les toits de Paris. Il réalise deux films en Grande-Bretagne (1935-1937) puis plusieurs aux États-Unis (1940-1945). À son retour en France, il rend hommage au cinéma muet avec Le silence est d'or.

Parallèlement à son activité de cinéaste René Clair a mené une carrière de romancier ("Adams", "La Princesse de Chine"...), d'essayiste ("Réflexion faite"...), de metteur en scène de théâtre ("On ne badine pas avec l'amour"...). Il a été élu à l'Académie Française, où il est actuellement le seul auteur de cinéma, en 1960.Pour Henri Langlois : « Dans le monde entier, depuis vingt-cinq ans, un seul homme personnifie le cinéma français : René Clair. Mieux encore, il résume aux yeux de l’étranger non seulement notre cinéma, mais l’esprit même de notre nation ; il est considéré à la fois comme le successeur de Feydeau et de Molière.» . Il est décédé le 15 mars 1981.

 

Filmographie

Comme réalisateur

Comme scénariste

Sauf indication contraire, les films sont réalisés par René Clair.

 

©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) fin

23/11/2014 03:53 par tellurikwaves

  • ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957)  fin

    ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) fin

    23/11/2014 03:53 par tellurikwaves

 
Distinctions/Récompenses (source Wiki)
Étoile de Cristal : meilleur acteur pour Pierre Brasseur
 
Distinctions/Récompenses source IMDb)
 

Awards

Academy Awards, USA 1958

 

Nominated
Oscar
Best Foreign Language Film
France.

BAFTA Awards 1958

 

Nominated
BAFTA Film Award
Best Film from any Source
France/Italy.
Best Foreign Actor
Pierre Brasseur
France/Italy.

Bodil Awards 1958

 

Won
Bodil
Best European Film (Bedste europæiske film)
René Clair (director)

Italian National Syndicate of Film Journalists 1958

 

Nominated
Silver Ribbon
Best Producer (Produttore del Miglior Film)
Rizzoli Film

 

©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p13

23/11/2014 03:41 par tellurikwaves

  • ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957)  p13

    ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p13

    23/11/2014 03:41 par tellurikwaves

©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p12

22/11/2014 14:18 par tellurikwaves

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    ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p12

    22/11/2014 14:18 par tellurikwaves

Seulement 5 "reviews"...au moins elles ont l'air bonnes

Index 5 reviews in total 

Saw it in my youth
Author: gdila (geegeed@aol.com) from Luding, MI, USA
20 August 2001

I saw Porte des Lilas, called The Gates of Paris in English, back in 1957 - fresh out of high school fascinated with foreign films, especially of the French and Italians. Maybe because I was an awkward and romantic teenager myself, I must have related to the awkward and romantic Juju, the oafish man in love with the beautiful girl, frustrated by her mis-directed love for the deceitful but charismatic hoodlum. Clair was a wonderful filmmaker, and I have always remembered this film vividly. It was Paris and romance and danger to me.

For Georges Brassens alone this movie is worthwhile
8/10
Author: dick-harkema from Netherlands
24 January 2005

I've seen this movie in my teens, still going to school. Enjoyed it tremendously. For the romance, the atmosphere, but above all for the appearance of Georges Brassens with his songs. And all this happened in this end of nowhere neighborhood Port Des Lilas, of all places. It was then that I started buying French records and mostly Brassens, but also Ferre, Brel etc. That scene where they climb the garden wall, I can still see that happening for my inner eye. This movie gave me a similar impression and experience as movies like Le Notti di Cabiria and La Strada. I suppose my age had something to do with that, but I long to see it again.

A personal favorite for almost fifty years
8/10
Author: Peter Beagle (unclefox@lmi.net) from United States
15 January 2006

At the time of the movie's American release (as Gates of Paris), I had just discovered the songs of Georges Brassens, and I went to see it strictly because he was in it. The original novel was written by a close friend of his, and L'Artiste, the taciturn, solitary bard he plays, seems to have been based very much on Brassens himself. The film turned out to be a delightful, warmhearted work, holding up remarkably well on repeated viewings, and Brassens makes an excellent deadpan foil for the great Pierre Brasseur. And the songs he wrote for the film remain among the best of his classic repertoire. It's a hard movie to find these days, but I recommend it highly.

Lilac Wine
9/10
Author: writers_reign from London, England
30 July 2006

*** This review may contain spoilers ***

It was reasonable to suppose that poetic realism had had its day by 1957 but clearly Rene Clair thought otherwise and turned out a masterpiece to prove it. In some ways it is reminiscent of a pre-kitchen-sink English film of about ten years earlier called It Always Rains On Sunday; the English movie was set in the East End of London and featured as a catalyst an escaped convict. Clair's film is set in the East of Paris and features as a catalyst a convict on the run but that's where the comedy ends as Howard Dietz once wrote. If seen today It Always Rains On Sunday would be risible and embarrassing whilst Porte des Lilas WAS seen today and proved more than durable.

Its great strength is that NOTHING seems to be happening; life humdrums its way to the grave in a down-at-heel quartier, two or three people hang out in a bar, one of them strums a guitar and sings timeless songs; a convict breaks out of the slammer and holes up in the singer's house, the neighborhood bum saves his life, the daughter of the saloon-keeper falls for the gangster, he fills her heart with misplaced love and her ears with lies about a new life together requiring only the takings from the cash register to kick-start it, the bum, in love with the girl himself, kills the hood when he realizes he's merely been stringing the girl along. Life in ten reels, but WHAT life. Brilliant.

A down-and-out man and an artist friend hide a criminal
9/10
Author: msroz from United States
2 May 2013

What a beautiful movie this is! It's a shame that some New Wavers felt that they had to criticize the work of the director, Rene Clair. There is room for any movie of any school and style if it has merit and qualities that viewers appreciate. And this is the case with "Gates of Paris" which has warmth, depth, and insights into the frailties of human character.

Juju (Pierre Brasseur) is a kind of community middle-aged bum who pals around with Artist (Georges Brassens), who sings several entertaining songs that he wrote. Artist lives in a shacky place with a basement. Juju likes drink, and he drinks at the local bar whose proprietor has a young and beautiful daughter, Maria (Dany Carrel), with whom he gets along well. In fact, he is in love with her, and she is on good terms with him. They even go to a dance together.

Into this little neighborhood, often shown in dark tones, comes Pierre (Henri Vidal), who is fleeing from police. Juju is good-hearted and gets Artist to hide him in his basement. His stay is longer than expected. Vidal is a brutish, suspicious man who is out for himself. Juju is the opposite, really a Christian man. Can he smooth out Vidal's very rough edges, his readiness to do violence, or will he fail in this effort, which comes natural to him? Brassens doesn't like Vidal. Vidal eventually attracts the innocent Maria, raising many more questions, for he is a wanted man.

The acting is flawless, under Clair's direction. Ms. Carrel and Brasseur play several sequences beautifully together. The script is tight and meaningful. All the action is on sound stages that lend a degree of staginess to the movie. With a minimum of effort on the viewer's part, this negative fades into the background and is outweighed by the production design and control over the lighting.

Although I'd call this film noir, it is subtly done noir. It doesn't hit you over the head with gunplay and violence. For much of the film, the major events are internal emotions and states of mind, combined with continual suspense over the discovery of the secret hiding place of Vidal.

©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p11

22/11/2014 03:16 par tellurikwaves

  • ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957)  p11

    ©-DR- PORTE DES LILAS de René Clair (1957) p11

    22/11/2014 03:16 par tellurikwaves

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