©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) fin

13/11/2014 13:09 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) fin

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) fin

    13/11/2014 13:09 par tellurikwaves

La scénariste,réalisatrice Aida Begic à Cannes

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Lien vers la page complete IMDb sur Aida Begic
http://www.imdb.com/name/nm1548101/?ref_=fn_al_nm_1

 

Trivia
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The official entry of Bosnia and Herzegovina to the Best Foreign Language Film at the 85th Academy Awards 2013.

Aida Begic est une réalisatrice bosniaque, né le 9 mai 1976 à Sarajevo.

Biographie

Filmographie

  • 2001 : Première expérience de mort (Prvo smrtno iskustvo), c.m.
  • 2003 : Le Nord est devenu fou (Sjever je poludio), c.m.
  • 2008 : Premières Neiges (Snijeg)
  • 2009 : Mamac
  • 2011 : Do Not Forget Me Istanbul
  • 2012 : Djeca (Enfants de Sarajevo)

©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p8

13/11/2014 12:40 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012)  p8

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p8

    13/11/2014 12:40 par tellurikwaves

Juste 2 Users reviews...indecisionLa 2e j'ai préféré ne pas la mettre (l'a rien compris)

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Divided City

7/10
Author: corrosion-2 from United Arab Emirates
26 July 2012

 

Children of Sarajevo is a poignant picture of a city ravaged by war and where some of the old feuds and differences, particularly with regards to class and religion, still exist. Marija Pikic is entirely convincing in the role of Rahima, a young woman looking after her orphaned teenage brother and working long shifts as a assistant cook in a restaurant.

She has put a distance between herself and her past by converting to Islam and wearing a veil. Some of her former friends and colleagues, and even her brother, have still not come to terms with her conversion. Rahima is a strong and independent character turning down the favors offered by the local grocer who's in love with her. When her brother breaks the expensive phone of minister's son, the issues of corruption, both moral and political, are also brought to the surface.

Children of Sarajevo was fittingly selected to open the 18th Sarajevo Film Festival where Marija Pikic deservedly won the best actress prize. Interstingly, the director Aida Begic wears a veil herself and one wonders if there are any personal and autobiographical elements in the story depicted in the movie.

©-DR- DJECA p6

13/11/2014 12:26 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA  p6

    ©-DR- DJECA p6

    13/11/2014 12:26 par tellurikwaves

Voir à lire (fin)

Le vrai sujet du film, c’est cet après-guerre interminable : point de libération ni de renaissance à Sarajevo, où les voies du renouveau sont par avance définies comme viciées : le ministre roule en B.M. et méprise les plus miséreux, l’assistante sociale est corrompue, même la lumière du jour est absente du film. Elle est remplacée par les néons blafards du parking, ou ceux de la cuisine où Rahima coupe des rognons pour cinq cent euros par mois.

Des immeubles en béton, la cuisine d’un restaurant, un parking désert : la réalisatrice choisit délibérément ce que la ville fait de plus oppressant afin de plonger cette histoire d’amour fraternelle dans le milieu le plus hostile qui soit, pour en faire ressortir la nécessité vitale.La guerre en ex-Yougoslavie n’est pas terminée, elle continue pour les enfants du Kosovo, qui célèbre aujourd’hui leur 20 ans, et pour qui l’angoisse et l’austérité d’une existence privée de tout est devenue la grille de lecture du monde.(chouette article)

©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p5

13/11/2014 12:19 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012)  p5

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p5

    13/11/2014 12:19 par tellurikwaves

Le sous texte est important : on apprend, ou devine, que Rahima, plus jeune, avait emprunté une toute autre voie que l’austère rigueur qu’elle observe aujourd’hui. On comprend aussi que les deux personnages n’ont plus que l’autre au monde, et que la société bosniaque ne fait pas de cadeau à ses orphelins de guerre, pourtant ceux qui ont payé le plus lourd tribut au conflit qui a ensanglanté le pays dans les années 90.
 
Rien n’est explicite dans cette oeuvre où les sons et l’éclairage en disent bien plus long que les mots sur les tourments intérieurs des personnages et de la société toute entière. Rahima, Nedim et les autres sont plongés dans une enclave sinistre, et la vie à Sarajevo ressemble à une éternelle fin du monde où les quelques survivants tentent de s’arranger avec le quotidien malgré tout,en serrant les dents.La bande son est une présence continue aussi menaçante qu’invisible, écho inévitable de la guerre, hante la mémoire des Bosniaques.

©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p4

13/11/2014 12:15 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012)  p4

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p4

    13/11/2014 12:15 par tellurikwaves

Critique de Voir à lire
A demi-mot,sans tomber dans les pièges mélodramatiques de l’explicite,Aida Begic témoigne de la vie que mènent aujourd’hui les enfants de Sarajavo, dans une Bosnie dans l’après-guerre perpétuel. Nécessaire.

Notre avis : Djeca, en serbo-croate veut dire, « les petits », c’est un terme affectueux qui contraste avec l’atmosphère du très beau et sombre film sélectionné à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard. Le titre semble choisi pour rappeler que c’est bien d’enfants dont il est question, ce qu’on oublie tant la dureté de la vie à Sarajevo efface toute trace d’insouciance et d’innocence chez Rahima et Nedim. Il ne subsiste en eux quasiment plus aucun écho de l’enfance qu’ils ont passée dans un orphelinat, et dont les images filmées avec de vieux caméscopes rappellent qu’ils ont bien été, un jour, des mômes comme les autres.

Ils sont frère et sœur, mais souvent le lien entre eux devient celui qui unit une mère et son fils. Ils forment un duo explosif au sein duquel Rahima répare les coups d’éclat de son frère, tente de panser ses blessures d’orphelin maltraité par ses camarades, et de subvenir matériellement à leurs besoins. Le sujet, en creux, est l’amour, qui à première vue est absent du film. On guette un espoir, un geste d’affection, mais Rahima a évacué de sa vie la tendresse, comme elle a ravalé sa rage punk pour prendre le voile et devenir soutien de famille.

©-DR- DJECA Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p3

13/11/2014 12:02 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA  Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p3

    ©-DR- DJECA Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p3

    13/11/2014 12:02 par tellurikwaves

Le Monde | 19.03.2013
Mis à jour le 19.03.2013 à 16h15
Par Aureliano Tone
 

Commentaire

« L'entêtant parcours du combattant de Rahima, punk repentie qui a pris le voile, dresse un portrait de résilience pris dans un autre, celui de Sarajevo, ville fantôme. » « Ciel lourd, ruelles délabrées, parkings glauques, arrière-salles anonymes : Aida Begic maintient le spectateur dans une atmosphère urbaine et stressante. [...] Elle dépeint une société inégalitaire, sans repères moraux, où la délinquance apparaît pour beaucoup comme la voie la plus rapide vers le confort matériel. »

La réalisatrice « opte pour la caméra portée et suit son interprète de très près, à la manière des frères Dardenne, mais sans jamais égaler la pertinence du regard de ces derniers."   "On pense effectivement à Rosetta, tant cette jeune "sœur courage" de 23 ans Rahima  Marija Pikic) est dans le mouvement, se dévouant à toutes sortes de tâches ménagères.» 

Avec ce portrait de femme complexe et réussi - déjà l'un des points forts de Premières Neiges - Aida Begic confirme son talent même si elle devra creuser un sillon plus singulier pour imposer sa patte Ils n'ont plus vraiment l'âge de jouer à cache-cache. Rahima a 23 ans. Son frère, Nedim, en affiche 14. Et pourtant, c'est à une partie de ce jeu infantile que les deux héros nous invitent, une heure et demie durant.Tapie dans les cuisines d'un resto branché, Rahima essuie sans (presque) broncher les brimades de ses chefs.

Nedim est plus rêche : aux camarades qui moquent son statut d'orphelin, il colle des beignes, fracassant au passage l'iPhone d'un fils de ministre. Il faut, fait-on comprendre à Rahima, qui élève seule l'impudent Nedim, racheter un iPhone au "fils de". Bien, mais avec quel argent ?L'incident enclenche une série de poursuites et de dérobades, imprimant au film sa marche véloce et balancée. A peine s'est-elle mise en quête d'un laborieux pécule, que Rahima fait une amère découverte : Nedim sèche les cours pour planquer de mystérieux paquets sous un pont.

Elle piste le gamin, croise ce faisant la trace du ministre, qu'elle file tout aussi discrètement.Elle-même, s'aperçoit-on bientôt, est suivie. Il y a ce voisin qui la drague gentiment. Cette assistante sociale qui guette la moindre occasion de lui sucrer les indemnités qu'offre l'Etat aux orphelins de guerre. Et puis, surtout, cette caméra qui ne la lâche pas d'une semelle, la serrant de profil, de face, de dos, au fil de longs plans-séquences filmés à l'épaule, savamment...

L’accès à la totalité de l’article est protégé(quelle mesquinerie! De toute manière il est pourri ton article tu racontes tout le film !! Et ceux/celles qui ne l'ont pas vu ??)

©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p2

13/11/2014 11:53 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012)  p2

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p2

    13/11/2014 11:53 par tellurikwaves

Cast
Marija Pikic : Rahima
Ismir Gagula : Nedim
Bojan Navojec : Davor
Sanela Pepeljak : Vedrana
Mario Knezovic : Dino
Jasna BERI
Nikola DJURICKO
Stasa DUKIC
Aleksandar SEKSAN
Velibor TOPIC
Ravijojla JOVANCIC
Mirela LAMBIC
Sadzida SETIC
Semir KRIVIC
Adnan OMEROVIC
Mehmed PORCA
Vedrana SEKSAN
Sabit SEJDINOVIC
Adi HRUSTEMOVIC
Edin Avdagic KOJA

Fiche technique
Titre du film : Djeca, Enfants de Sarajevo
Titre original : Djeca
Réalisation et scénario : Aida Begic
Photographie : Erol Zubcevic - Couleurs
Son : Igor Camo
Montage : Miralem Zubcevic
Production : Film House Sarajevo, Rohfilm,
Les Films de l'Après-Midi, Kaplan Film
Pays d'origine :  Bosnie-Herzégovine,
Allemagne, France,  Turquie
Dates de sortie : mai 2012 au Festival de Cannes ;
Durée : 90 minutes

©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p2

13/11/2014 09:53 par tellurikwaves

  • ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012)  p2

    ©-DR- DJECA -Enfants de Sarajevo de Aida Begic (2012) p2

    13/11/2014 09:53 par tellurikwaves

Marija Pikic : Rahima...bouleversante de justesse,
convaincante par son jeu d'une grande sobriété 

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Revue de presse

Djeca, le deuxième film de la cinéaste serbe Aida Begic, évoque de manière subtile le souvenir de la guerre d'ex-Yougoslavie, et la difficulté d'une femme à se reconstruire. Une mise en scène maîtrisée, un personnage marquant: un film à ne pas manquer.

« Le jeu tout en retenue de Marija Pikic pare son personnage d’une vérité poignante où morale et pathos n’ont pas leur place » (CinéObs) « Une énergie et une sécheresse convaincantes » (Le Monde) « On pense à Rosetta, tant cette jeune « soeur courage » de 23 ans est dans le mouvement perpétuel,se dévouant à toutes sortes de tâches ménagères  (Télérama)

Récompenses
Le film a reçu la Mention spéciale du jury dans la catégorie Un Certain Regard à Cannes et le prix Coeur de Sarajevo de la meilleure actrice au Festival du film de Sarajevo en2012.
 
 
Et de 3!
Djeca (enfants de Sarajevo) est le troisième film de la réalisatrice bosniaque Aida Begic, après Prvo, Smrtno Iskustvo (Première Expérience de Mort) en 2001 et Snijeg (Première Neiges) en 2008.
 
 
Intentions
Le récit n'est pas autobiographique, mais traite pourtant d'un style de vie et d'un contexte que la jeune réalisatrice a expérimenté. Bien que le conflit bosniaque se soit terminé il y a environ 20 ans, cet après-guerre n'offre toujours aucune visibilité sur l'avenir de toute une génération dont Aida Begic fait partie.C'est de cette reconstruction difficile et de ce quotidien sans certitudes dont traite Djeca à travers la vie d'une cette jeune femme, victime d'une double discrimination régulière, par rapport à son statut de femme et de porteuse du voile.