©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p4
02/11/2014 04:39 par tellurikwaves
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©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p4
02/11/2014 04:39 par tellurikwaves
Marie Dubois & Charles Aznavour
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Cinéclub de Caen
Le film se présente comme un parcours du noir vers le blanc, de la nuit des premières scènes vers la maison dans la neige ; comme une ascension des profondeurs de la cave, où se tapit Charlie après sa bataille avec Plyne,vers la luminosité éblouissante des montagnes Le film est, avant tout, un voyage vers le passé, un retour vers les origines, vers l'enfance de Charlie ; mais ce retour est aussi le retour du refoulé, retour de la violence de l'enfance à laquelle le héros avait cru pouvoir échapper en quittant jadis ses frères.
©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p3
02/11/2014 04:35 par tellurikwaves
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©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p3
02/11/2014 04:35 par tellurikwaves
Commentaires
Dans cette adaptation du roman de Goodis, le roman policier est adapté avec humour et détachement : des gangsters plutôt sympathiques, prestation chaloupée et savoureuse de Boby Lapointe. Truffaut s'amuse avec le public et multiplie les surprises et digressions. Le thème central du film tourne autour des femmes.
La plupart des personnages masculins du film ont une théorie sur la gent féminine du plus timide au plus grossier. Le thème de l'amour, très présent dans les films de Truffaut, prend dans ce film plusieurs aspects suggérés par plusieurs personnages de femmes. Michèle Mercier incarne l'amour physique et détaché alors que Marie Dubois incarne l'amour romantique.
©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p2
01/11/2014 07:28 par tellurikwaves
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©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960) p2
01/11/2014 07:28 par tellurikwaves
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Cast
Charles Aznavour : Charlie Kohler/Édouard Saroyan
Marie Dubois : Hélène dite Léna(très bien dans ce rôle)
Nicole Berger : Théresa, la femme d'Edouard
Michèle Mercier : Clarisse, la fille de petite vertu(très jolie)
Jean-Jacques Aslanian : Richard Saroyan
Daniel Boulanger : Ernest, un des frères qui recherche Charlie
Serge Davri : Plyne, le patron du cabaret
Claude Heymann : Lars Schmeel, l'impresario
Alex Joffé : Un passant
Richard Kanayan : Fido Saroyan
Catherine Lutz : Mammy
Claude Mansard : Momo, un des frères qui recherchent Charlie
Albert Rémy : Chico Saroyan
Boby Lapointe : un chanteur(In-sup-por-ta-ble !!)
Laure Paillette : la mère (non créditée)
Alice Sapritch : la concierge (non créditée)
©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960)
01/11/2014 04:44 par tellurikwaves
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©-DR- TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960)
01/11/2014 04:44 par tellurikwaves
Tirez sur le pianiste
est un film français de François Truffaut sorti en 1960.
Il a été (re)diffusé récemment à la télévision sur Arte le 20 octobre 2014
©-DR-La Nouvelle vague (fin)
31/10/2014 11:18 par tellurikwaves
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©-DR-La Nouvelle vague (fin)
31/10/2014 11:18 par tellurikwaves
NOUVELLE VAGUE
Quand et qui??
Ce renouveau du cinéma français commence en 1956 avec un court métrage de J. Rivette. Mais la Nouvelle Vague se fera vraiment connaître du grand public en 1959 par la sortie de deux films de Claude Chabrol Le Beau Serge et Les Cousins (sortis en février et mars 1959), puis par les prix décernés lors du festival de Cannes à Alain Resnais pour Hiroshima mon amour (la palme d’or) et Les Quatre Cents Coups (prix de la mise en scène) de François Truffaut.
Les réalisateurs de la Nouvelle Vague sont pour la plupart d’anciens critiques de cinéma (pour la célèbre revue Les Cahiers du Cinéma): Jean-Luc Godard, Éric Rohmer, Jacques Rivette, Jacques Doniol-Valcroze. Mais d’autres réalisateurs appartiennent également à la Nouvelle Vague: Jacques Demy, Agnès Varda, Alain Resnais, Chris Marker, etc.
Qu’est-ce que le style de la Nouvelle Vague??
Ce sont des films à l’opposé du cinéma traditionnel français : les codes narratifs classiques sont cassés, ce sont des films à petits budgets qui utilisent destechniques légères (pas de studio, peu d’éclairage, etc.).
Voici les points les plus importants du style de la Nouvelle Vague:
– la règle de continuité dans le temps n’est pas toujours respectée,
– le point de vue du spectateur est pris en considération en utilisant
des regards caméra*, ce qui interpelle le spectateur,
– clins d’œil cinématographiques qui créent une mise en abyme et donc une réflexion sur le cinéma,
– utilisation d’arrêts sur image, de ralentis, de style saccadé,
de mouvements de caméra proches du reportage / documentaire, etc.,
– tournage en décors naturels (intérieur comme extérieur):
avant les films étaient tournés en décors complètement reconstitués,
– mise en scène avec des acteurs inconnus et jeunes
(Jean-Claude Brialy, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Léaud, etc.),
– utilisation de nouvelles techniques : une caméra légère,
une pellicule ultrasensible (qui permet de tourner avec un éclairage naturel),
la postsynchronisation (le son n’est pas enregistré en même temps que l’image.
Il est rajouté après, pendant le montage).
©-DR- La Nouvelle Vague (2)
28/10/2014 19:02 par tellurikwaves
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©-DR- La Nouvelle Vague (2)
28/10/2014 19:02 par tellurikwaves
Ciné Club de Caen
La nouvelle vague et l'art in situ sont descendus dans la rue pour inventer une forme d'art à le fois plus ludique, plus jeune et plus optimiste. Ces deux mouvements cherchent à rénover le romantisme en liant passé et présent au sein d"histoires romanesques. Nul ne conteste aujourd'hui l'importance historique, économique et même technique de la Nouvelle vague française (voir : Histoire de la Nouvelle Vague). Ce qui est remis en cause et régulièrement attaqué c'est son importance esthétique. Même Gilles Deleuze ne définit pas un concept propre pour la Nouvelle vague.
Méthode
Nous nous montrerons moins radical que le philosophe et suivrons pour définir l'esthétique de la nouvelle vague la méthode qu'il a employé pour renouveler le concept de néoréalisme : dépasser ce qui a pu réunir un temps historique donné des cinéastes très différents pour exclure du mouvement ceux qui s'en sont ensuite beaucoup éloigné. En revanche, nous agrégerons à ce mouvement ceux qui en ont retrouvé l'esprit beaucoup plus tard ou sous d'autres horizons.Il nous apparaît aussi clairement que les originalités esthétiques de Jean-Luc Godard, Claude Chabrol et Jacques Rivette ne relèvent effectivement pas de la Nouvelle Vague mais, pour l'un, du cinéma de la pensée, pour l'autre du cinéma mental et pour le dernier de l'image cristal. En contrepartie, appartiennent pour nous à l'esthétique de la Nouvelle vague les cinéastes comme Arnaud Desplechin, Olivier Assayas, Christophe Honoré, Wim Wenders ou Jim Jarmusch et Hong-Sang-soo.
Définition
Historiquement, La Nouvelle vague s'est distinguée par une vitalité qui semblait pouvoir complètement renouveler le cinéma français avec la création d'œuvres fortes prenant le contre-pied des habitudes garantes d'un succès respectueux des traditions.Esthétiquement on définira la nouvelle vague comme cherchant à inscrire le lyrisme dans les gestes du quotidien. Elle refuse l'esthétique autant que l'éthique fondée sur le rôle du destin avec des trajectoires narratives tragiques relevant du réalisme poétique, forme française de l'expressionnisme allemand. Elle se situe en phase avec son époque, ses réalisateurs, ses peintres et ses écrivains. Le refus du carcan de la narration va souvent de paire avec les moments de lyrisme. Le film interrompt ainsi parfois le cours de sa narration par des instants de bonheurs hors du temps et donc hors de la fiction (petits déjeuners, marches dans la rue) par des adresses au spectateur, des moments incongrus, des poussées de lyrisme musical ou pictural.
La nouvelle vague pourrait ainsi être le cinéma placé sous le signe d'une double composition entre un corps à prendre en compte et un esprit qui cherche sa voie dans le monde contemporain. A partir de cette position, deux voies plus radicales sont possibles. Il est ainsi des cinéastes qui choisissent de s'intéresser aux postures, au cinéma des corps alors que d'autres, suivant la voie d'Alain Resnais s'orienteront vers un cinéma du cerveau.
La nouvelle vague et les acteurs
La double composition entre le corps et l'esprit pour la Nouvelle vague agit aussi sous la forme d'une nouvelle relation entre le metteur en scène et l'acteur. Le premier crée un dispositif où le corps de l'acteur exprime un sens qui lui est propre définissant ainsi un personnage avec lequel le metteur en scène est amené à composer.L'acteur dans la nouvelle vague est aussi important que pour le Néoréalisme ou l'actor studio. Il n'est plus un instrument mais doit donner de lui-même, participer à la mise en scène. La nouvelle vague partage aussi avec le néoréalisme, le refus du carcan du scénario dirigé vers une morale compréhensible par tous et en même temps. Mais contrairement au néoréalisme, elle ne rompt pas avec le cinéma classique en proposant des situations optiques ou sonores pures.
Cette façon de promouvoir des héros positifs, jeunes souvent, cherchant à découvrir leur personnalité au sein d'un monde difficile mais qui vaut la peine d'être vécu provient pour l'essentiel de modèles américains. Si le romanesque est une composante essentielle de la Nouvelle vague, il n'est cependant composé que de rares moments de lyrisme car l'inquiétude y est aussi très présente. Emblématiques de cette position François Truffaut et Eric Rohmer.
Chacun des films de Truffaut est le lieu d'une double lecture et projette simultanément deux histoires : l'une, réaliste, obéissant aux règles logiques d'un enchaînement narratif classique (histoire d'amour, chronique d'enfance ou intrigue policière) ; l'autre, fantasmatique, projection d'un vécu personnel où le fils tente de comprendre son rapport avec sa mère.
Les personnages de Rohmer confrontent leur discours (qui construit un dispositif piège) à la réalité de la confrontation avec le corps de l'autre, têtu et moins malléable que le voudrait le personnage central. L'être humain n'est pas une caméra. Il ne voit le monde que reflété par sa conscience, déformé par sa subjectivité.
Autour de François Truffaut et Eric Rohmer, figures tutélaires de la Nouvelle vague, figurent aussi Jean Eustache et plus tard Arnaud Desplechin, Wim Wenders ou Jim Jarmusch. Ils exploreront aussi des dispositifs de mise en scène tout en dialoguant toujours avec leurs acteurs lorsque ceux-ci se heurtent aux contraintes du système qu'ils imposent.
©-DR-La Nouvelle Vague / Histoire-Définition
27/10/2014 00:13 par tellurikwaves
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©-DR-La Nouvelle Vague / Histoire-Définition
27/10/2014 00:13 par tellurikwaves
Bon...je me suis suffisamment gaussé de ce courant
pour me sentir obligé d'effectuer qq recherches
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La Nouvelle Vague est un mouvement du cinéma français de la fin des années 50. Il rassemble des réalisateurs qui ont tourné leurs premiers films à la fin de cette période. Les figures emblématiques en sont notamment François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Éric Rohmer et Jacques Rivette.
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Naissance de la Nouvelle Vague
Le terme apparaît sous la plume de Françoise Giroud dans L'Express du 3 octobre 1957, dans une enquête sociologique sur les phénomènes de génération. Il est repris par Pierre Billard en février 1958 dans la revue Cinéma 58. Cette expression est attribuée à des films distribués en 1959, principalement ceux présentés au Festival de Cannes, et réalisés par de nouveaux réalisateurs. Une campagne publicitaire du CNC va définitivement effacer le sens sociologique du terme pour l'appliquer plus strictement au cinéma.
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Le coup d'envoi est donné par Le Coup du berger, court métrage de Jacques Rivette en 1956, mais le rejet du cinéma français officiel remonte en fait à la Libération et à la découverte enthousiaste, au lendemain de la guerre, du cinéma américain. La Cinémathèque puis la célèbre « revue à couverture jaune », d'André Bazin, les Cahiers du cinéma, servent d'école aux critiques qui vont bientôt s'emparer de la caméra.
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La Nouvelle Vague ne se définit pas seulement par ses techniques cinématographiques révolutionnaires pour l'époque, mais aussi par ceux qui la composent tels François Truffaut, Éric Rohmer, Agnès Varda, Jean Eustache, Jacques Rivette, Claude Chabrol et Jean-Luc Godard, qui constituent le cœur du mouvement. Le mouvement n'est pas le fruit d'une longue recherche sur le cinéma, mais le produit immédiat d'une époque et le fruit de la rencontre de plusieurs jeunes cinéastes.
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Il s'inscrit dans le contexte historique de l'époque et traduit les mouvements de société : début des Trente Glorieuses, des révoltes étudiantes, guerre d'Algérie, Mouvement de libération des femmes. Le cinéma se fait miroir de l'époque. Ainsi, la saga Antoine Doinel (joué par Jean-Pierre Léaud) suit de près l'évolution de la société, des transformations du modèle familial (Les Quatre Cents Coups), de la jeunesse avec la modernisation des foyers (Antoine et Colette dans L'Amour à 20 ans), l'amour entre Antoine et Christine (Claude Jade) dans Baisers volés, la vie commune de ce petit couple dans Domicile conjugal jusqu'au divorce d'Antoine et Christine (L'Amour en fuite).
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La Nouvelle Vague ne se limite pas à un nouveau genre cinématographique, mais se fait, par le vent de liberté qu'elle apporte et tout ce qu'elle sait représenter, l'instantané d'une époque.
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La Nouvelle Vague et les Cahiers du cinéma
L'histoire de la Nouvelle Vague est aussi l'histoire d'un groupe de critiques qui voulaient devenir réalisateurs. En effet, la majeure partie des figures tutélaires du groupe, à l'image de François Truffaut, Jean-Luc Godard et Jacques Rivette, sont issus des Cahiers du cinéma. À partir de 1952, une nouvelle génération de critiques apparaît dans les pages de la revue (Godard au n°15, Truffaut n°21, Rivette n°23). Bientôt surnommés "Jeunes Turcs", ces critiques se caractérisent par leur assiduité à la cinémathèque et par leur véhémence.
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Sous l'impulsion de François Truffaut, les "Jeunes Turcs"conçoivent la politique des auteurs. Ils prônent alors une posture critique consistant à attribuer à certains réalisateurs un statut d'auteur, et à mettre à jour la cohérence interne de l'œuvre de ces réalisateurs, en termes de mise en scène plutôt que sujets ou de thèmes comme le faisait la critique conventionnelle.
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Ils instituent cette politique au sein des cahiers du cinéma1. Mais leur activité au sein des Cahiers, et de la revue Arts sert surtout aux Jeunes Turcs à défendre des idées nouvelles en termes d'écriture, de réalisation, de production.Ils attaquent ce qu'ils considèrent comme l'académisme du cinéma français dominé par les scénarios littéraires et un jeu d'acteur venu du théâtre,(là je suis d'accord;il fallait établir une distance avec le théatre) et défendent ce qui à leurs yeux représente des formes plus proprement cinématographiques, qu'ils repèrent chez des cinéastes aussi différents que Alfred Hitchcock, Jean Renoir, Jean Cocteau, Ingmar Bergman, Howard Hawks, Vincente Minnelli, Fritz Lang ou Friedrich Murnau.
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Les réalisateurs associés
En 1958 ou 1959, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Claude Chabrol et Éric Rohmer, Pierre Kast, Jacques Doniol-Valcroze réalisent leurs premiers longs métrages. Ils sont tous issus des Cahiers du cinéma. D'autres cinéastes partagent les mêmes valeurs, même s'ils ne sont pas issus de la critique comme Agnès Varda, Jacques Demy, Jean Rouch, Jacques Rozier, Jean-Daniel Pollet. Chris Marker et Alain Resnais ont déjà tourné de nombreux courts métrages remarquables, le dernier marque la période avec son premier long, Hiroshima mon amour. Louis Malle ne se définira jamais comme appartenant au mouvement (ou plutôt il s'estimera rejeté par les figures du mouvement).
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Maurice Pialat ne parviendra pas à passer au long métrage à cette époque et "ratera le coche de la Nouvelle Vague", comme il le dira lui-même. Jean-Pierre Melville tient un rôle un peu à part, ayant été le grand frère respecté dont les jeunes réalisateurs ont voulu s'affranchir progressivement tout en prenant des conseils auprès de lui. Sans être à l'origine du mouvement, de nouveaux réalisateurs se reconnaissent ensuite dans la lignée de la Nouvelle Vague. Ce sont principalement Jean Eustache, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, André Téchiné, Philippe Garrel, Jacques Doillon, Benoît Jacquot.
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Caractéristiques formelles et esthétiques
On voit apparaître une nouvelle façon de produire, de tourner, de fabriquer des films qui s'oppose aux traditions et aux corporations. Devenu Ministre des Affaires Culturelles en 1958, André Malraux facilite l'accès à la réalisation des jeunes cinéastes sans passer par le parcours traditionnel de la profession. Le change ment de société et de mœurs, le désir de transformer le cinéma et de rompre avec le passé sont au principe de la Nouvelle Vague. Celle-ci n'est pas une « école artistique » avec un style particulier, mais plutôt un esprit qui aura autant de traductions différentes qu'il y a de cinéastes pour s'en emparer. Souvent mentionnée l'apparition de nouveaux appareils(caméra et magnétophone)joue un rôle d'appoint significatif mais secon daire dans ce mouvement.
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C'est toute la grammaire du cinéma qui est remise en question de multiples manières, dans le tournage, le jeu des acteurs, le montage, l'utilisation de la voix off, le rapport à l'autobiographie, la manière de filmer la ville ou les sentiments.Les films de la nouvelle vague sont aussi caractérisés par leurs héros. Une étude menée sur 18 films de la nouvelle vague montre que les héros sont jeunes et contemporains. Ce sont des gens ordinaires qui ne s'occupent que de leurs affaires personnelles. Ils sont en quête d'indépendance. Ils sont souvent oisifs, n'ont pas peur d'enfreindre la loi (par exemple Michel Poiccard qui tue un policier dans À bout de souffle), sont indifférents à la société et à la famille et sont en quête d'amour.
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Bilan
La Nouvelle Vague est apparue dans les années d’après guerre alors que des jeunes gens animés par un désir de cinéma aspiraient à une vie libre et sans convention. Le cinéma français de cette époque était relativement dépourvu de créativité et d'originalité, se contentant souvent d’être un simple support au roman. Les jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague ont bousculé les règles en revoyant tous les fondements du cinéma. Ainsi, la règle de continuité n’est plus toujours respectée, le point de vue du spectateur est parfois pris en considération dans le film par le biais de regards caméra et interpellation du spectateur, des jeux de mise en abyme sur le cinéma questionnent les différents points de vue cinématographiques, de nombreux jeux d'arrêt sur image, de ralentis, de style saccadé sont également créés…
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Tout cela s'unit afin que le film rappelle sans cesse qu'il est un film, que c'est du cinéma. Un effet de réalisme s’instaure : le réalisateur ne cherche plus à tromper le spectateur avec du faux vrai mais à montrer la réalité du cinéma comme elle est, notamment, avec ses plans qui ne sont pas continus dans le temps comme pourrait le croire ou l’oublier le spectateur, avec ses acteurs qui ne sont là que pour être acteur d’un film et non acteur d’une histoire ou d’un scénario et avec ses décors qui n’existent que parce qu’ils ont un pouvoir symbolique et non parce qu’ils ressemblent à la réalité. Ainsi, ce mouvement ne cherche pas à reproduire la réalité comme elle devrait être mais à montrer la réalité du cinéma comme elle est.
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La Nouvelle Vague fut « une affaire de jeunes hommes désireux de donner au cinéma le statut d'un art à part entière, c'est-à-dire une vision du monde à un moment donné de son histoire et plus encore une participation à un destin commun" ».
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Critiques
Mouvement de transformation critique du cinéma inscrit dans une époque particulière, le tournant des années 50-60, mais dont les effets ont continué d'influencer le cinéma à travers les décennies, la Nouvelle Vague n'a cessé d'être attaquée par les tenants d'un cinéma conformiste, y compris au nom d'un « nouvel anticonformisme ». À l'époque de sa naissance, elle fut en butte à la fois à l'hostilité violente des porte-parole de l'industrie et aux agressions de Positif, alors la revue rivale des Cahiers du cinéma . Elle a depuis été vilipendée notamment par des réalisateurs, comme Claude Lelouch qui s'évertue à en faire uniquement une transformation technique[réf. souhaitée].
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Cinquante ans après son apparition, la Nouvelle Vague demeure l'enjeu de polémiques qui témoignent de sa vivacité toujours active, malgré l'éloignement dans le temps et les innombrables changements qu'a connu le cinéma. Pour Philippe Person, la Nouvelle Vague est essentiellement un concept publicitaire sans cohérence esthétique.Il dénonce un cinéma "qui privilégie jusqu’au paradoxe l’inexpérience professionnelle et le narcissisme autobiographique comme gages d’authenticité artistique".(ce n'est pas faux)Selon Jacques Lourcelles la seule originalité majeure et incontestable des cinéastes de la Nouvelle Vague, c'est que personne, avant eux, n'avait osé dire autant de bien de soi et autant de mal des autres. (Ha ha ha !!)
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Acteurs et actrices
L'arrivée d'une nouvelle génération d'acteurs (Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Pierre Léaud, Jeanne Moreau, Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont, Brigitte Bardot, Alexandra Stewart, Anne Wiazemsky, Claude Jade, Henri Serre…) et de techniciens comme Raoul Coutard ou André Weinfeld, le soutien d'une poignée de producteurs- mécènes (Georges de Beauregard, Pierre Braunberger, Anatole Dauman) furent aussi des éléments déterminants. Le cinéma français n'avait pas su renouveler ses acteurs depuis l'entre-deux guerres, et l'apparition de nouveaux visages permit notamment de toucher le jeune public.
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Jean-Paul Belmondo incarne, grâce à la direction de Jean-Luc Godard, le visage masculin de la Nouvelle Vague. Il est l’acteur type de ce mouvement de par son physique qui ne répond pas aux critères du jeune premier classique et par un jeu qui se veut très spontané et une diction qui sont plus proches du réel du spectateur de 1960. Ses rôles majeurs sont ceux de À bout de souffle, qui lui offre le statut d’acteur vedette, puis Une femme est une femme et Pierrot le fou.
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Jean-Pierre Léaud(que je trouve sympathique dans LES 400 COUPS ,MASCULIN FEMININ mais franchement imbuvable lorsqu'il pris de lâge) incarne lui aussi les exigences des nouveaux metteurs en scène, avec un jeu souvent décalé,qui paraît gêné C’est lui qui va incarner le grand personnage truffaldien d’Antoine Doinel. Chez Godard, il incarne le mal-être de la jeunesse d’avant 1968, aussi déboussolée que révoltée, à la recherche d’un idéal révolutionnaire et d’une vraie relation avec des jeunes femmes toujours insaisissables et incompréhen sibles.
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Bernadette Lafont, révélée par Truffaut dans Les Mistons, on la retrouve aussitôt dans les films de Chabrol et elle joue dans La Maman et la Putain de Jean Eustache. Comparée aux actrices des années cinquante, elle apporte une image plus moderne de la jeune femme méridionale à l’aise dans ses rondeurs physiques, naturelle, spontanée et populaire.
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Jean Seberg, Anna Karina et leur relation avec Jean-Luc Godard :
Jean Seberg est l'héroïne de À bout de souffle ; contrairement aux actrices classiques, elle apparaît plutôt comme une « anti-femme », ou un garçon manqué, avec ses cheveux courts et son allure androgyne. Mais c'est surtout avec Anna Karina que Godard va enrichir sa palette de rôles féminins ; (hélas) il lui donne son premier grand rôle dans Le Petit Soldat.Elle tourne dans sept films majeurs de Godard et même lorsque ce dernier dirige Brigitte Bardot dans Le Mépris, celle-ci porte, durant une séquence fameuse de film, une perruque brune qui n'est pas sans rappeler l'allure d'Anna Karina.De plus,comme Jean Seberg,Anna Karina contribue à prolonger l'attraction séductrice du français prononcé avec un accent étranger.
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Annexes
©-DR- Jean Luc Godard : Filmo /Distinctions
30/10/2014 15:15 par tellurikwaves
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©-DR- Jean Luc Godard : Filmo /Distinctions
30/10/2014 15:15 par tellurikwaves
Filmographie
1960 : À bout de souffle j'ai dû le voir (et le faire voir)12 fois minimum
1960 : Le Petit Soldat
1961 : Une femme est une femme(ne m'a laissé aucun souvenir)
1962 : Vivre sa vie. Film en douze tableaux(ne m'a laissé aucun souvenir)
1963 : Les Carabiniers
1963 : Le Mépris (chiant)
1964 : Bande à part
1964 : Une femme mariée. Fragments d’un film tourné en 1964
1965 : Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution (Mauvais / chiant)
1965 : Pierrot le fou ne m'a laissé que peu de souvenir)
1966 : Masculin féminin revu le 27/Nov/2014 = j'ai aîmé)
1966 : Made in USAne m'a laissé aucun souvenir)
1966 : Deux ou trois choses que je sais d'ellene m'a laissé aucun souvenir)
1967 : La Chinoise (pas franchement mauvais...très intello)
1967 : Week-end (pas franchement mauvais...très intello)
1968 : Le Gai Savoir
1968 : Cinétract (numéros 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 23, 40)
1968 : Un film comme les autres (revendiqué a posteriori par le Groupe Dziga Vertov)
1968 : One American Movie,terminé par Richard Leacock et D.A. Pennebaker en 1971 sous le titre One P.M.)On voit Jefferson Airplane jouer sur un toit d'immeuble!!
1968 : One Plus One (distribué dans une version modifiée par le producteur sous le titre Sympathy for the Devil)la création du morceau avec les Rolling Stones en studio...J'aime
1969 : British Sounds (signé a posteriori par le Groupe Dziga Vertov)
1969 : Pravda (signé a posteriori par le Groupe Dziga Vertov)
1969 : Vent d’est (signé par le Groupe Dziga Vertov)
1970 : Luttes en Italie (Lotte in Italia) (signé par le Groupe Dziga Vertov)
1970 : Vladimir et Rosa (signé par le Groupe Dziga Vertov)
1972 : Tout va bien (coréalisé avec Jean-Pierre Gorin)
1972 : Letter to Jane (coréalisé avec Jean-Pierre Gorin)
1974 : Ici et ailleurs (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1975 : Numéro deux (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1976 : Comment ça va (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1976 : Six fois deux (Sur et sous la communication) (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1977 : Quand la gauche aura le pouvoir
1979 : France tour détour deux enfants (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1979 : Sauve qui peut (la vie)
1982 : Passion
1983 : Prénom Carmen ne m'a laissé aucun souvenir)
1985 : Je vous salue, Marie (j'ai aîmé...à sa sortie)
1985 : Détective...Chiant J.P.Léaud pénible/Une chouette scène avec Emmanuelle Seigner jeune et belle)
1985 : Soft and Hard. Soft Talk On a Hard Subject Between Two Friends (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1985 : Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma révélées par la recherche des acteurs dans un film de télévision publique (t'aurais dû le faire encore plus long le titre)d’après un vieux roman de J.H. Chase (alias Chantons en chœur – titre de la sortie VHS)
1986 : Meetin' WA
1987 : Soigne ta droite. Une place sur la Terre
1987 : King Lear
1987 : On s'est tous défilés
1988 : Puissance de la parole
1988 : Histoire(s) du cinéma
1990 : Nouvelle vague
1991 : Allemagne année 90 neuf zéro. Solitudes, un état et des variations
1993 : Hélas pour moi
1993 : Les enfants jouent à la Russie
1993 : Je vous salue Sarajevo
1995 : JLG/JLG. Autoportrait de décembre
1995 : Deux fois cinquante ans de cinéma français (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
1996 : Espoir/Microcosmos
1996 : Le Monde comme il ne va pas
1996 : For Ever Mozart
1996 : Adieu au TNS
1996 : Clip vidéo Plus Oh! de France Gall
1998 : Histoire(s) du cinéma
1998 : The Old Place. Small Notes Regarding the Arts at Fall of 20th Century (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
2000 : L'Origine du XXIe siècle
2001 : Éloge de l'amour
2002 : Dans le noir du temps (épisode du film Ten Minutes Older : The Cello)
2002 : Liberté et patrie (coréalisé avec Anne-Marie Miéville)
2004 : Notre musique
2004 : Moments choisis des Histoire(s) du cinéma
2006 : Vrai faux passeport. Fiction documentaire sur des occasions de porter un jugement à propos de la façon de faire des films
2006 : Ecce homo
2006 : Une bonne à tout faire (nouvelle version)
2010 : Film Socialisme
2014 : 3x3D, coréalisé avec Peter Greenaway et Edgar Pêra
2014 : Adieu au langage
2014 : Les Ponts de Sarajevo
Récompenses
Très souvent récompensé, on le remarque surtout avec ses huit films en sélection officielle à Cannes, ses six films en compétition pour le Lion d'or à la Mostra de Venise, ou encore ses nombreuses participations à la Berlinale, festival de Berlin. C'est grâce à la diversité de ses films, ou par son originalité que les sélectionneurs le remarqueront souvent. Voici une liste des prix qu'il a gagnés.
Berlinale
1960 : Ours d'argent du meilleur réalisateur pour À bout de souffle
1961 : Ours d'argent extraordinaire pour Une femme est une femme
1965 : Ours d'or pour Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
1966 : Interfilm Award, Youth Film Award et Ours d'argent pour Masculin féminin : 15 faits précis
1968 : Sélection officielle en compétition pour Week-end
1969 : Sélection officielle en compétition pour Amore e rabbia
1973 : Interfilm Award pour Tout va bien (co-réalisé avec Jean-Pierre Gorin)
1985 : Interfilm Award et OCIC Award pour Je vous salue Marie (en lice pour l'Ours d'or)
Festival de Cannes
Festival de Cannes 1980 : Sélection officielle en compétition pour Sauve qui peut (la vie)
Festival de Cannes 1982 : Sélection officielle en compétition pour Passion
Festival de Cannes 1985 : Sélection officielle en compétition pour Détective
Festival de Cannes 1987 : Sélection officielle en compétition pour Aria (film collectif)
Festival de Cannes 1990 : Sélection officielle en compétition pour Nouvelle Vague
Festival de Cannes 2001 : Sélection officielle en compétition pour Éloge de l'amour
Festival de Cannes 2010 : Sélection officielle, dans la section Un certain regard, pour Film Socialisme
Festival de Cannes 2014 : Prix du Jury pour Adieu au langage
César du cinéma
1981 : Nomination au César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Sauve qui peut (la vie)
1983 : Nomination au César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Passion
1987 : César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière
1998 : César d'honneur exceptionnel pour son œuvre
Oscar du cinéma
2010 : Oscar d'honneur (Governor's Award) pour l'ensemble de sa carrière.
Mostra de Venise
1962 : Prix spécial du jury et Pasinetti Award pour Vivre sa vie
1964 : Sélection officielle en compétition pour Une femme mariée
1965 : Sélection officielle en compétition pour Pierrot le fou
1967 : Sélection officielle en compétition pour La Chinoise
1982 : Lion d'or pour la carrière
1983 : Lion d'or pour Prénom Carmen
1991 : Médaille d'or du président du Sénat italien et nomination au Lion d'or pour Allemagne année 90 neuf zéro
1996 : Sélection au Festival du Film de Venise pour For ever Mozart
Autres distinctions
1980 : Prix de l'Âge d'or pour Sauve qui peut (la vie)
1989 : Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la culture
1995 : prix Theodor-W.-Adorno181
Bon...je le dis une fois pour toute : Jean Luc Godard
a apporté qq chose d'indispensable au Cinéma,
à l'homme dans l'homme,à l'esprit,la pensée
Son Cinéma est bien plus qu'un banal divertissement
c'est un discours donnant à réfléchir
sur le monde moderne...
sur nous même
©-DR- Jean Luc Godard / Bio (partielle)
30/10/2014 08:57 par tellurikwaves
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©-DR- Jean Luc Godard / Bio (partielle)
30/10/2014 08:57 par tellurikwaves
Filmo et distinctions : à venir + tard (si vous êtes pressés:cliquer sur le lien)
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Jean-Luc Godard est un cinéaste franco-suisse, né le 3 décembre 1930 à Paris.Auteur complet de ses films, il en est fréquemment à la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste, et il en maîtrise le montage. Il y apparaît occasionnellement, parfois dans un petit rôle, parfois non comme acteur, mais comme sujet intervenant. Producteur et écrivain, il est aussi critique et théoricien du cinéma.
Comme Éric Rohmer, François Truffaut, Claude Chabrol ou encore Jacques Rivette, Jean-Luc Godard commence sa carrière dans les années 50 comme critique de cinéma. Il écrit notamment dans la Gazette du cinéma, les Cahiers du cinéma et Arts. Parallèlement à cette activité, il tourne des courts métrages en 16 mm, Opération béton (1954), un documentaire sur la construction du barrage de la Grande-Dixence en Suisse, Tous les garçons s'appellent Patrick ou Charlotte et Véronique, un marivaudage écrit avec Éric Rohmer, Une histoire d'eau (1958),qu'il monte à partir d'images filmées par François Truffaut et enfin Charlotte et son jules (1958).
En 1959, il passe au long métrage avec la réalisation d'À bout de souffle. Le film rencontre un grand succès et devient un des films fondateurs de la Nouvelle Vague. Au cours des années 60, il multiplie les projets et réalise plusieurs films par an. En 1960, il tourne ainsi Le Petit Soldat, un film sur la guerre d'Algérie et Une femme est une femme, un film hommage à la comédie musicale. Il réalise ensuite Vivre sa vie (1962), un film sur une jeune femme qui se prostitue, Les Carabiniers (1963), un nouveau film sur la guerre et Le Mépris (1963) un film sur l'univers du cinéma. Il poursuit en 1964 avec Bande à part et Une femme mariée.
En 1965, il réalise Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, son film de science-fiction puis Pierrot le fou, un road movie où nombre de spécialistes voient son chef-d'œuvre. Il réalise ensuite Masculin féminin, un film sur la jeunesse, Made in USA, Deux ou trois choses que je sais d'elle, dans lequel il traite à nouveau du thème de la prostitution, La Chinoise (1967) et Week-end (1967).
Godard est alors devenu un cinéaste de première importance, et un personnage de premier plan du monde artistique et de l'intelligentsia. En 1968, les événements de Mai pressentis par certains de ses films antérieurs, sont l'occasion de la rupture avec le système du cinéma. Godard se radicalise politiquement, et se marginalise. Il tente avec Jean-Pierre Gorin de faire un cinéma politique et signe ses films sous le pseudonyme collectif de Groupe Dziga Vertov. Durant cette période, ses films sont peu diffusés. À partir de 1974, il expérimente la vidéo avec sa compagne Anne-Marie Miéville, travaille pour la télévision et s'éloigne du cinéma.
Il revient au cinéma au tournant des années 80 avec Sauve qui peut (la vie). Il retrouve alors la place centrale qu'il avait occupée au cours des années 60. À partir de la fin des années 1980, il se consacre à une série de films-essais intitulée Histoire(s) du cinéma qu'il achève en 1998 et qui tente de faire une histoire
cinématographique du cinéma.Dans les années 2000, il poursuit son travail au cinéma avec Éloge de l'amour (2001), Notre musique (2004) et Film Socialisme (2010). Il monte aussi un projet d'exposition au centre Georges Pompidou à Paris. Le projet extrêmement ambitieux est finalement abandonné et donne lieu à une exposition intitulée Voyage(s) en utopie. À la recherche d'un théorème perdu. JLG 1945-2005 qui montre les maquettes de l'exposition prévue.
Jean-Luc Godard a obtenu l'Ours d'or au Festival de Berlin en 1965 pour Alphaville(?!! mé c'est une daube ce machin) ainsi que deux Ours d'argent (meilleur réalisateur en 1960 pour À bout de souffle et Grand prix du jury en 1961 pour Une femme est une femme). Il a également reçu un Lion d'or d'honneur en 1982 à la Mostra de Venise et le Lion d'or du meilleur film pour Prénom Carmen en 1983. Par ailleurs, il s'est vu décerner le Prix du Jury au Festival de Cannes pour Adieu au langage en 2014 ainsi que deux Césars honorifiques, en 1987 et 1998, et un Oscar d'honneur en 2010 pour l'ensemble de sa carrière.
©-DR-À BOUT DE SOUFFLE de Jean Luc Godard (1960) fin
30/10/2014 08:43 par tellurikwaves
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©-DR-À BOUT DE SOUFFLE de Jean Luc Godard (1960) fin
30/10/2014 08:43 par tellurikwaves
Trivia
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According to
Jean-Pierre Melville, Godard asked him for consultation during the post-production stage because the first edit was too long for distribution. Melville suggested Godard remove all scenes that slowed down the action (his own turn as novelist Parvulesco included). But instead of excluding entire scenes, Godard cut little bits from here and there. This led to the "jump cut" technique this movie introduced. Melville declared the result to be excellent.
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To give a more detached, spontaneous quality,
Jean-Luc Godard fed the actors their lines as scenes were being filmed.
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Jean-Paul Belmondo was very surprised by the warm reception the film received. Immediately after production he was convinced it was so bad that he thought the film would never be released.
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Despite reports to the contrary,
Jean-Luc Godard did not shoot the film without a script; however, he did not have a finished script at the beginning, instead writing scenes in the morning and filming them that day. See also
Pierrot le fou (1965).
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Aside from the film's title, the distribution visa number, and the dedication to Monogram Pictures, there are no other credits or titles on this film. The entire cast and crew is uncredited.
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This film is dedicated to Monogram Pictures.
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Parvulesco the Writer, the subject of the press interview, is played by Jean-Pierre Melville, "Godfather of the New Wave." There is a reference to Melville's film, "Bob the Flambeur, in "Breathless" when Poiccard asks Tomatchoff how to cash the check he gives him. Tomatchoff responds, "Try Bob Montagne," who is the title character in the Melville film. Poiccard replies, "But he's in jail."
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The song playing when Michel goes to visit the first girl in Paris is "Pity Pity" by
Paul Anka (released in 1959).
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Melville's film, "Bob the Flambeur, in "Breathless" when Poiccard asks Tomatchoff how to cash the check he gives him. Tomatchoff responds, "Try Bob Montagne," who is the title character in the Melville film. Poiccard replies, "But he's in jail."
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The character of Michel Poiccard uses the name Laszlo Kovacs as an alias. It is often wrongly assumed this was an homage to the cinematographer of the same name: the film was made long before Kovacs established himself in the movie industry. It was actually a reference to the character played by
Jean-Paul Belmondo in
Claude Chabrol's
À double tour (1959), earlier the same year.
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When Patricia and Michel are on the bed, and she is holding the Teddy Bear, the book Michel is reading is 'Photographing The Female Figure' by Bunny Yeager, from 1957. The close-up shots do not come from this book, though; it appears another book was used for these shots.
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Spoilers
The trivia item below may give away important plot points.
Jean-Luc Godard: Towards the end of the movie, the bystander (wearing sunglasses and reading the paper) who recognizes Michel and runs off to presumably tell the police.