©-DR-LAY THE FAVORITE de Stephen Frears (2012) p2
01/08/2014 12:01 par tellurikwaves
Lady Vegas : Les Mémoires d'une joueuse (Lay the Favorite) est une comédie policière américano-britannique de Stephen Frears sortie en 2012.
Résumé
À Las Vegas, une ancienne strip-teaseuse accède rapidement aux hautes sphères du monde excentrique, fou et drôle des jeux de hasard. Avec l'aide de Geeks ils trouvent une façon d'orienter le système des paris sportifs à Las Vegas à leur avantage.
Cast
Bruce Willis (V. F. : Patrick Poivey) : Dink Heimowitz
Rebecca Hall (V. F. : Anna Sigalevitch) : Beth Raymer
Catherine Zeta-Jones (V. F. : Catherine Wilkening) : Tulip Heimowitz
Joshua Jackson (V. F. : Arnaud Bedouët) : Jeremy
Vince Vaughn (V. F. : Xavier Fagnon) : Rosie
Frank Grillo (V. F. : Olivier Brun) : Frankie
Wayne Péré (V. F. : Emmanuel Quatra) : Scott
John Carroll Lynch (V. F. : Bernard Métraux) : Dave Greenberg
Laura Prepon (V. F. : Alexandra Ansideï) : Holly
Corbin Bernsen : Jerry Raymer
Elvira Madigan est une fille de l'artiste de cirque et funambule danoise Hedvig Antoinette Isabella Eleonore Jensen, qui naquit le 4 décembre 1867 dans la paroisse Sainte-Marie de Flensbourg, en Allemagne, et mourut le 20 juillet 1889 à Landet, sur l'île danoise de Tåsinge. Elle est essentiellement connue pour la liaison secrète, à l'issue tragique, qu'elle entretint avec Sixten Sparre, lieutenant dans un régiment suédois de dragons. Leur histoire a inspiré plusieurs compositeurs, écrivains et cinéastes, dont le Suédois Bo Widerberg, réalisateur du film Elvira Madigan (1967).
L'enfance
La mère d'Elvira, Eleonora (Laura) Cecilie Christine Marie Olsen (le 29 mai 1850 - 1918), était née en Finlande, dans une famille d'artistes de cirque norvégiens, le 29 mai 1850. Elle avait 17 ans lorsqu'elle mit au monde sa fille, dont le père était un palefrenier copenhaguois, du nom de Frederik Jensen. Ils s'étaient rencontrés au Cirque du Nord, où ils travaillaient tous deux, elle comme funambule, lui comme acrobate. À la naissance d'Elvira, Frederik abandonna le monde du spectacle, quitte à perdre ainsi son emploi. Il mourut quelques années plus tard, laissant Eleonora seule avec sa fille. À cette époque, elle était une des artistes du cirque François Loisset, dont faisait également partie John Madigan (1850-1897), un Américain originaire de l'Indiana. Aux alentours de 1870, il se mit en ménage avec Eleonora mais il ne l'épousa que bien plus tard, en 1892. Cavalier voltigeur, il enseigna son art à Eleonora et apprit l'équitation à Elvira, qui n'avait que cinq ans lorsqu'elle fit ses premiers pas dans le monde du cirque, à Copenhague, dans les jardins de Tivoli.
La jeune princesse du cirque Madigan
En 1879, John Madigan et Eleonora Olsen fondèrent leur propre troupe, le cirque Madigan, dans lequel Hedvig et sa demi-sœur exécutaient un numéro de funambulisme, qui était intitulé "Les sœurs Elvira et Gisella Madigan" et dans lequel la blonde Elvira évoluait sur une corde souple, tandis que Gisella, à la chevelure de jais, s'avançait au-dessus d'elle sur une corde raide. La troupe effectua des tournées en Scandinavie; en 1886, elle s'installa dans les jardins de Tivoli, à Copenhague et donna une représentation privée devant le roi du Danemark Christian IX, qui offrit à chacune des deux artistes une croix de Lorraine en or. Celle d'Elvira portait l'inscription "1er août 1886 - le roi Christian IX de Danemark, à Elvira Madigan". Avec ses deux jeunes funambules vedettes, la compagnie Madigan connut un grand succès et se produisit dans une bonne partie de l'Europe, à Paris, Londres, Berlin, Bruxelles, Amsterdam, et jusqu'à Odessa.
La rencontre de Sixten Sparre
En janvier 1888, le cirque Madigan planta son chapiteau à Kristianstad, ville de Scanie, en Suède. Parmi les spectateurs se trouvait le lieutenant Sixten Sparre, aristocrate suédois qui était officier au régiment des dragons de Scanie. La jeune Elvira le subjugua au point qu'il revint presque tous les soirs assister à la représentation, ainsi que l'été suivant, lorsque le cirque fit halte dans la localité de Ljungbyhed, dans l'Ouest de la Scanie. Ils entamèrent alors une liaison qu'ils durent garder secrète, car la mère d'Elvira veillait jalousement sur sa fille-vedette, tout comme son beau-père, et Sixten était marié et père de deux enfants.
L'échappée
Avec la complicité d'une jeune fille de la troupe, Elvira entretint des relations épistolaires avec Sixten et conçut le projet de s'échapper avec lui. Le 22 juin 1889, quand le cirque Madigan arriva à Sundsvall, dans le Nord de la Suède, Elvira reçut une lettre dans laquelle Sixten l'informait qu'il avait divorcé et l'attendait à la gare de Bollnäs. Elvira gagea ses bijoux et rejoignit subrepticement l'officier, qui avait déserté de son régiment. Le couple gagna Stockholm, et passa ensuite au Danemark, à Copenhague tout d'abord, puis à Svendborg, sur la côte méridionale de l'île de Fionie, où ils descendirent à l'"Hôtel Svendborg", l'actuel "Hôtel Ærø" . Inscrits dans l'établissement comme "Monsieur et Madame le comte et la comtesse Sparre, de Stockholm", soi-disant en lune de miel, ils occupèrent durant un mois environ la chambre située au troisième étage de la tourelle du bâtiment.
La fin de l'histoire
L'arrivée du cirque Bergman à Svendborg, le 15 juillet 1889, fit craindre aux deux fugitifs d'être reconnus, d'autant que la presse commençait à se faire l'écho de leur disparition. Ils plièrent bagage pour le village de Troense, dans le Nord-Est de l'île de Tåsinge, face à Svendborg et s'y installèrent dans la pension pour estivants tenue au 6, rue de la Plage, par une veuve du nom de Johanne Andersen – cette maison à pans de bois a été rasée dans les années 1960. Ils avaient épuisé toutes leurs ressources. Sixten, qui avait déjà accumulé les dettes de jeu, avait bien demandé à sa famille, par télégramme, de lui faire parvenir de l'argent mais s'était heurté à un refus.
Le 20 juillet, les deux amants, qui n'avaient plus ni argent, ni perspectives d'avenir, expliquèrent vouloir aller se promener en forêt; on leur prépara un panier de pique- nique. Ils firent halte dans une clairière du bois du Nørreskov ("forêt du Nord"), où lorsqu'ils eurent déjeuné, Sixten, avec son revolver militaire abattit Elvira puis se suicida. Elle avait 21 ans et lui, 34.
Dans son édition du 25 juillet 1889, l'Øresundsposten décrit leurs derniers instants en ces termes: "Par la suite, le seul endroit dans lequel on les apeçut encore en vie fut une maison proche du bois du Nørreskov, où on leur donna un verre d'eau. Ils traversèrent un taillis humide et parvinrent dans une petite clairière où, sous le couvert de jeunes hêtres, ils prirent leur repas. Leur panier de pique-nique était vide. Ils avaient étendu une couverture, sur laquelle on retrouva un parapluie et un parasol. Lui était couché à sa gauche; le coup de revolver l'avait atteint à la tempe droite; elle en avait reçu un analogue à la tempe gauche. Manifestement, il l'avait abattue, puis avait tourné l'arme contre lui-même, car elle avait les bras croisés sur la poitrine, tandis que les siens étaient étendus, avec l'arme tout près. Leurs deux visages avaient une expression fort paisible."
La sépulture
Le samedi 27 juillet 1889, Elvira Madigan et Sixten Sparre furent inhumés côte à côte dans le cimetière de l'église Saint-Georges (Sankt Jørgens Kirke) du village de Landet. Un bloc de travertin avec une inscription commémorative a également été placé sur les lieux où leurs corps furent découverts, dans le bois de Nørreskov. Les pierres tombales originelles, de 1889, étaient de couleurs différentes, blanche pour Elvira, gris foncé pour Sixten. Lors du 75e anniversaire du drame, en 1964, elles furent remplacées par des stèles funéraires de plus grande taille, qui indiquaient également le nom de scène de l'artiste. En 1999, le site fut réaménagé: les deux monuments d'origine furent remis en place, orientés cette fois vers l'Est, et l'on ajouta un panneau explicatif, rédigé en danois, avec le texte suivant:
"Le samedi 27 juillet 1889 ont été inhumés en ces lieux Hedvig Jensen, funambule mieux connue sous le nom d'Elvira Madigan, et le lieutenant suédois Sixten Sparre. Quelques jours auparavant, ils avaient été trouvés, morts, dans le bois de Nørreskov, à quelques kilomètres d'ici, après leur disparition et leur fuite de Suède. Elle avait été l'artiste-étoile du cirque de son beau-père, John Madigan, où Sixten Sparre l'avait vue et s'en était épris. À l'insu de ses parents, Elvira Madigan avait correspondu avec Sixten Sparre durant une année. Elle avait quitté le cirque en juin 1889, quand il avait fait étape à Sundsvall, et s'était enfuie au Danemark avec Sixten Sparre.
Le 15 juillet, après avoir séjourné un mois à Svendborg, le couple avait gagné Tåsinge, où ils avaient trouvé à se loger dans une maison de Troense. Leur histoire d'amour étant dépourvue de toute perspective d'avenir, l'échappée qui les avait menés à Tåsinge trouva une fin tragique quelques jours plus tard: lors d'une promenade dans le Nørreskov, il l'abattit avec son revolver de service puis tourna l'arme contre lui-même. Elle avait 21 ans et lui, 35. Leurs funérailles furent célébrées par le pasteur de la paroisse, Vilhelm Schousboe, en présence d'une grande foule. Hedvig Antoinette Isabella Eleonore Jensen était née le 4 décembre 1867 à Flensbourg, fille des artistes Frederik Jensen et Eleonora (dite "Laura") Cecilia Christina Maria Olsen. C'est en 1892 seulement que sa mère épousa John Madigan."
Dès 1889, la tombe des amants, dans le cimetière de Landet, reçut la visite de touristes et d’amoureux du monde entier, en particulier de Suède. La tradition veut que lorsqu'un mariage est célébré dans l'église du village, la mariée dépose son bouquet sur la tombe d'Elvira, lui offrant ainsi celui qu'elle ne reçut jamais de son vivant.
Elvira Madigan dans l'art et la littérature
La presse donna un large écho à la mort d'Elvira Madigan et de Sixten Sparre, qui acquirent rapidement une stature mythique, d'autant que le public ne manqua pas de tracer un parallèle entre leur tragique histoire et le drame de Mayerling, où, quelques mois auparavant, en janvier 1889, l'archiduc Rodolphe, prince héritier de l'Empire austro-hongrois, et sa jeune maîtresse Marie Vetsera avaient perdu la vie.
Musique
L'année même du drame, l'écrivain et journaliste suédois Johan Lindström Saxon composa, sur la mélodie d'une vieille chanson folklorique de son pays, une "Romance d'Elvira Madigan" ("Visan om Elvira Madigan").
Cinéma
Divers
Récompense
Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes pour Pia Degermark
For love, and the moment
8/10
Author: kkennett-1 from United States
17 May 2010
As did a previous reviewer, I too saw this movie in 1967 in an "art house" theater in Boston, and have been affected and haunted by it ever since. The beauty of a film with spare dialogue, fabulous and touching cinematography, and an indelibly imprinted sound track, entered my young adult brain and took up residence. Who knew that many years later, I would spend time in both Denmark and Sweden, visiting the places where the couple spent time on Tåsinge and in Svendborg, as well as the places where it was filmed in Nordjylland, and feeling as if I had been there before, even down to the sounds of the buzzing insects in the meadows and beach grass. Such films should touch more people. I am glad it is out on DVD, although I have only seen it on VHS. Suspend your computer and 3D expectations, and revel in the feelings.
An impressive love story with the beautiful cinematography and music
8/10
Author: duksoe from United States
25 September 2008
I happened to watch this film, about 20 years ago, on 14-inch-screen TV. I don't remember the details of the film now. However, the touching feeling that I had from the film still remain in my mind. Especially, the cinematography was so beautiful.
The 14-inch-screen-TV might not be a proper device for fully enjoying the cinemas, especially for this type of art films. However, even on 14-inch-screen, this film impressed me with its beautiful scenes. Now, I don't recall most of its scenes. My memory of actual scenes was pretty much faded by time but in my mind, the aftertaste of this film still remain the same as when I watched the beautiful impressionist paintings.
I think the director expressed very well the inner feelings of the leads through cinemato- graphy.For me, this film was such beautiful and powerful. The classical piano piece that was flowing though out the film was also very good. I'd like to watch this film again on a huge screen and to have the touching feeling from this tragic but pure and powerful love story again.
Tender and tragic
8/10
Author: (mseymour@proofmark.com) from United States
11 February 2008
*** This review may contain spoilers ***
I saw this film first run when I was living in Stockholm. The story and the characters, particularly the actress playing the title role, have haunted me ever since. A bittersweet film, it's well worth watching. It's very pretty, with great images and a good story. Apparently it's based on a true story. The classic line is when the title character chides her soldier lover. She says to him: "War isn't parades, Sixten. It's the smell of burning flesh." Nearly thirty years on, I still remember her voice... Without spoiling the ending, let's just say that there's a reason that it's a bittersweet and not just a sweet film. I hope you enjoy it like I did.
Ever Had an Elvira Pass Your Way?
8/10
Author: dan271828 from United States
17 November 2006
Finally I saw this film on a college campus viewing in 1969 and tried to have a discussion about it with a stranger....big mistake. This is no light-weight film.
Yes there is the storyline fact that he left his wife and children. Also the way they solved their problem is revolting to our western sensibilities who like to find living solutions to problems (with notable exceptions). But consider the pace of the film, each second of life was dear and sweet, the music gave focus to the sunlight. She was beautiful in youth (the worshiped idol of the 60's and on). He was caught in his love for her, a grasp at life as with the one you love, trapped in the amber of film, forever.
The young couple were living without a plan for the future, not unusual when you're young. Their natural vitality gave a calm pleasure to each segment of dialog free film. A snippet of life savored. One wonders: Is old age our souls' goal? Yes the audience is practical, steal a chicken, flee the country, do something. And if so how is their love and beauty made to stand before us? Tragedy is necessary.
Now, I'm much older, but still, once every so often I will see an Elvira walk by, I hold my breath and marvel and am pleased that the world still has room for more such Elviras. Grace and beauty. Since that time, with the perspective from the artists' work I can see a world that would have been only guessed by me, perhaps in a dream; thanks to Elvira Madigan.
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Beautiful and quiet
8/10
Author: Daniel Karlsson from Sweden
14 December 2001
Remarkable sometimes impressionistic photo and some scenes are just so beautiful! Oh I wish I was in his place out on that meadow... After Goyokin this is the most beautiful film I've seen. The story is perhaps a little weak, especially in the need. Very few dialogues. The music is of course good since it's Mozart. 4 out of 5.
Love is When You Borrow Someone Else's Eyes
8/10
Author: tedg (tedg@FilmsFolded.com) from Virginia Beach
21 May 2002
One of the simple pleasures of life is to sit in a darkened theater and have a film capture your soul, not as a single person, but as the whole sigh of the room. I saw this in 1967 in Boston, in a makeshift theater. This was at the height of the flower revolution, when Boston was the intellect of the emerging 'counter' culture.
This film found a hungry audience -- we and it fed each other. At the same time down the road were Hollywood projects on (what we though was) the same notion: passion before everything, and the purer the passion the clearer the beauty. Life matters less than living. 'Bonnie and Clyde,' and 'The Graduate' seemed slick and pale in comparison then and more so now. For decades, I recalled many of the images:
-- the raspberries and cream (which she bought by selling her image)
-- her luminescence, her dainty vomit, the fish in her skirt, the attentive query about eggs
-- the fainting when she is discovered by innocence (which we ourselves did at the very beginning through the same child's eyes)
-- 'There are times when you don't question the cost'
and of course:
-- the release of the butterfly, and the reluctance of the filmmaker to let us release the image.
This film succeeds because it is so simple, but its simplicity is not accidental. The notion of equating Elvira with the music by bringing the musicians into the story shows extraordinary skill. I can think of no other case where a classic piece of music is renamed because of a film.
At the time, I recall great discussion of the book Sixten carried around. Like Hamlet's book, it 'mattered,' but I have forgotten its importance. I remember much in the underground press about the self-referential nature: the passion and beauty of the characters and so with the film: the simple commitment to no plan of both: and the accepting of the consequences by both for meditative obsession.
But another of the simple pleasures of life is to live long enough to see two of ourselves: the recalled initial engagement with the film and the current one. I wish this pleasure on all of you. Oh how we have all changed. (I strongly suspect that no person who was not there will find any traction with this film, but perhaps others like it.)
And watching this now, I discover I'm more of an 'In the Mood for Love' kind of guy. Same ethic. Same commitment to enter the unknown. But the passion if stronger is more diffuse and less selfish. I recommend seeing both films. Let me know.
the purest lovestory
8/10
Author: Camilla from Denmark
21 June 1999
Elvira Madigan is a truey beautiful movie in it's own simple way. It's about pure love, and it's a true story. It's about the danish circus performer Hedvig a.k.a Elvira Madigan who is deeply in love with the swedish soldier Sixten. He's got a wife and 2 children. But the two of them run away together, living on their love. But people start to track them down and in the end they have nothing left to eat. There's only one thing left to do.
The music used in the film is Mozart's 21st pianokoncert, and after "Elvira Madigan" the melody hasn't been known as anything else but "Elvira Madigan". If there is a downside to this movie it would have to be the fact that it do get long and a bit boring sometimes. But stay put - cos' it's worth it! "Elvira Madigan" is very beautiful. Not just the love between Sixten and Hedvig/Elvira, but also the elegant danish summer, which is described very nicely.
A Beautiful Movie
9/10
Author: bama1111 (bama1111@aol.com) from United States
18 August 2000
I'm glad I finally had the opportunity to watch this movie. I can remember when it came out but was not in a location where it was available. Also, I didn't know this was based on a true story prior to watching it. If you like a good love story you should enjoy it. If you like a movie that is visually beautiful you should enjoy it. If you like both you should love it, as I did. If you like neither it's worth a look anyway. Who knows, you might surprise yourself.