©-DR- RENOIR de Gilles Bourdos (2013) p17
10/07/2014 04:32 par tellurikwaves
sumptuous story of painter and filmmaker son
10/10
Author: maurice yacowar from Canada
23 January 2013
Gille Bourdos uses the well-known stories of the painter father Pierre-Auguste and the filmmaker son Jean Renoir for a film that is at once breathtaking spectacle and a profound anatomy of the impulses and values of art. The film was one of my highlights at this year's +Palm Springs International Film Festival.
The plot presents the 74-year-old veteran painter (Michel Bouquet) and his ravishing new 15-year-old model, Andree Heuschling (Christa Theret) enjoying their opulent country estate while WW I pounds the humanity outside. Mark Lee Ping-Bin shoots the interiors with classic Dutch light and shadow but the exteriors in the unbridled luminosity of Impressionism. Here Renoir explains that structure comes from colour, not form, and he refuses to use black. That summarizes the painter's Impressionism: it finds reality in what he makes of the outside world, not what it firmly may be. His swirls of rosy chub continues his celebration of the young "velvet" flesh, despite the war's flensing and destruction of the flesh beyond the estate and his age's grotesque gnarl and ruin of his bones. His painting days, like his valiant denial of death, are limited.
Son Jean (Vincent Rottiers) returns from the front with a symbol of the reality his father rejects: an open wound. The family has a variety of open wounds, from the loss of the boys' mother and the favoured model/nanny Gabrielle to the sons' resentment of their father's aloofness. The cut to the bone represents the reality Renoir's fleshy ladies and painted pommes reject. Vincent's convalescence goes beyond the flesh gap to include winning Andree, who -- a closing title tells us -- married him, starred in many films (as Catherine Hessling), and after their split died alone in poverty. The sins of the father don't just visit the son but move in with him.
The tension between the painter's idealized flesh and the its horrific reality are frequently imaged, especially in the eating scenes and in the kitchen where a maid delicately peels a tomato, removing a hide to expose a succulent flesh. The hanging carrion are an implicit reminder of the hunting and killing of the human prey outside. Renoir pere screams from the nightmares he doesn't have his sunshine, models and pink paints to ward off.
Around the story of Renoir pere beats a more subtle story of Renoir fils. Like Andree, the film serves both father and son. Unobtrusively Bourdos weaves in the specific sources of Renoir's cinema. These include his sense that wars shatter natural cross-border fraternities, the harshness of the class prejudices, the increasing disrespect for culture, the necessity for art. Even the quintessential understanding which will become "The terrible thing is, everyone has his reasons." For more see www.yacowar.blogspot.
Passé un temps fou à chercher des interviews,mais au bout d'une heure de chargement elles se sont avérées être des Vidéos...cherché d'autres critiques en français (vu le sujet)...Une plombe pour ouvrir les pages,pour ne trouver que des commentaires trop négatifs à mon goût.De plus les frenchy y sont bien gentils mais les critiques profesionnels cherchent surtout à démontrer qu'ils sont intelligents (?) et que ce sont des gens "à qui on ne la fait pas"
La critique mi-figue mi-raisin du Jardin des Arts
En allant voir ce film vous constaterez qu’il ne s’agit pas d’un "biopic", tel qu’on l’entend habituellement.Centré sur la fin de la vie de l’artiste,le réalisateur s’est intéressé davantage à la personnalité du peintre qu’à l’histoire de sa vie et de son oeuvre.C’est un film d’ambiance qui retranscrit parfaitement l’indicible attachement d’un peintre à son modèle, la belle Andrée, à la chevelure de feu et à la peau lumineuse, qui saura aussi séduire le fils, Jean Renoir, qu’elle suppliera de se lancer dans une carrière cinématographique, dont l’Histoire écrira le succès.
C’est un film éclatant, solaire que propose Gilles Bourdos, qui, par des mouvements de caméra parfaitement glissés, presque imperceptibles, saisit toute la beauté des corps nus, des regards, du chatoiements des feuilles et des herbes folles qui emplissent l’écran dans une lumière parfaitement maîtrisée.
Renoir, au crépuscule de sa vie, perclus des douleurs terribles de la polyarthrite, aime profondément la vie et continue de la peindre pleine de couleurs, avec une vivacité incroyable. Jusqu’au bout, Renoir peint, inlassablement transporté de son lit à son atelier par ses domestiques, installant son chevalet en plein air pour mieux saisir encore les lumières méditerranéennes sur les corps généreux et féconds de ses modèles.
Auguste Renoir signe son dernier tableau Les Baigneuses en 1919, année même de sa mort, laissant ainsi à la postérité un véritable testament pictural, que le réalisateur Gilles Bourdos, ne manque pas d’évoquer (malgré le petit anachronisme), dans une scène de plein air ou Andrée et une domestique cherchent la pose idéale qui satisfera pleinement le maître.
Ce film est aussi une plongée dans l’époque de la Grande Guerre, qui vient en toile de fond de cette grande fresque familiale, rappelant que deux des fils de Renoir s’engagèrent dans l’armée française. Le film se situe en 1915, lorsque Jean Renoir revient au domaine des Collettes après avoir été blessé au front. C’est l’occasion pour lui de renouer des liens forts avec son père, en l’assistant dans son atelier pour lui donner ses pinceaux, installer les modèles…
Le réalisateur suit le fil ténu de la filiation qui se tisse entre deux êtres, l’un accompli, l’autre en devenir, qui fait se demander si finalement, "Renoir", le titre du film, ne doit pas se comprendre au pluriel. Renoir montre les derniers moments de la vie d’un peintre, partagés entre la beauté solaire de sa résidence méridionale, la souffrance d’un corps sur le point de dire adieu au monde et la nécessité d’une création perpétuelle transcendant le cadre temporel de son existence.
Mais en négligeant le personnage de Jean et en ratant celui de la future Catherine de Hessling, pourtant pivot de son film, Gilles Bourdos est passé à côté de ce qui aurait donné un peu de sel à son histoire.