©-DR-Audrey Hepburn : Biographie (p5)
17/06/2014 17:49 par tellurikwaves
Un chic particulier
Audrey Hepburn a marqué son époque par l'incarnation d'un style particulier, chic et sophistiqué L'actrice Shirley MacLaine, sa partenaire dans La Rumeur, dit ainsi d'elle :
« Quand je pense à Audrey, à sa noblesse de cœur et à sa fantaisie, je suis toujours émue. Elle avait des qualités très rares et j'enviais son style et son goût. Je me sentais gauche et mal fagotée quand j'étais en sa compagnie.Je lui en ai fait part.Elle m'a dit de ne pas me tracasser, qu'elle m'apprendrait à m'habiller si je lui apprenais à jurer.Nous n'y sommes jamais parvenues
— Shirley MacLaine, Les Stars de ma vie (My Lucky Stars), Presses de la Cité, Paris, 1996, (ISBN 2258041899)
« Audrey Hepburn, un vrai petit saxe, se levait sans hâte, son petit caniche dans les bras et s'avançait sur la scène comme si elle eût glissé sur du satin. »
— Shirley MacLaine, De Hollywood à Pékin, trois étapes de ma vie (You Can Get There from Here), Éditions Denoël/Gonthier (Collection Femme), Paris, 1977.
Elle inspira également le photographe de mode Richard Avedon, dont la vie servit de trame dans le film Drôle de frimousse. Son physique était très éloigné des canons d'Hollywood qui, à l'époque, préférait les actrices aux formes généreuses comme Marilyn Monroe, Martine Carol, Kim Novak ou Lana Turner. « Elle est capable, à elle seule, de faire de la poitrine une valeur du passé », disait malicieusement Billy Wilder.
Audrey Hepburn incarne à l'inverse un « charme tout nouveau de « garçonnet manqué », mais très féminin par sa grâce, ses yeux immenses et ses longues jambes. » Son choix, encore à l'encontre des stéréotypes, de conserver l'épaisseur naturelle de ses sourcils bruns contribue également à rendre sa « drôle de frimousse » (Funny face en anglais) inoubliable.
Ce style d'Audrey Hepburn est en bonne part le résultat de la rencontre avec le couturier Hubert de Givenchy en 1952, puis leur collaboration à l'occasion du tournage de Sabrina:"Un mélange de mannequin ultra-chic et de ballerine classique"écrit Vogue en mars 1952. Il dessina ses robes pour le film qui obtint alors l’Oscar des meilleurs costumes. Ce fut cependant Edith Head, la costumière du film,qui fut récompensée et non Givenchy,qui n'était pas crédité au générique Elle demeurera toute sa vie son amie, son égérie et son ambassadrice qui l'émerveillait toujours, même au bout de longues années de collaboration: « Ses mensurations n'ont pas varié d'un centimètre en trente-cinq ans. » Ce à quoi Audrey répondait : « J'ai beaucoup de points communs avec Hubert. On aime les mêmes choses ». Elle acceptera de redevenir mannequin, à l'occasion, pour présenter les créations de son ami.
En 1988, lorsqu'elle vient à Paris présenter la collection d'été de Givenchy, elle déclare : « Où que je sois dans le monde, il est toujours là. Par un bouquet, un télégramme… C'est un homme qui ne se disperse pas en mondanités. Il a le temps pour ceux qu'il aime. » Le couturier dessina ses tenues pour de nombreux films par la suite et créa un parfum pour elle, L'Interdit. Parmi les films pour lesquels il l'habilla figurent Drôle de frimousse, Ariane, Diamants sur canapé, Deux têtes folles, Charade ou Comment voler un million de dollars. Audrey Hepburn dira par la suite à son propos : « C'est lui qui m'a donné un look, un genre, une silhouette. » Et encore plus : « Il a toujours été le meilleur et il l'est resté. Parce qu'il a gardé ce style dépouillé que j'adore. Qu'y a-t-il de plus beau qu'un fourreau tout simple fait d'une façon extraordinaire dans un tissu extraordinaire, et juste avec deux boucles d'oreille ? »
Après Diamants sur canapé, la robe noire de soirée, mais surtout le trio collier de fausses perles, robes sans manche et grands gants foncés, deviennent immédiatement des classiques de la mode.
Ferragamo a créé la ballerine « Audrey » pour elle. Elle devient l'ambassadrice de la maison et cette dernière lui rendit hommage en 1999 en dédiant une exposition à l'actrice : « Audrey Hepburn, une femme, le style (Audrey Hepburn, una donna, lo stile). » Elle a également popularisé les lunettes Ray-Ban Wayfarer, après le film Diamants sur canapé en 1961 et est connue pour s'être habillée également auprès des Sœurs Fontana (it) Audrey Hepburn a par ailleurs fait la une de nombreux magazines de mode comme Vogue ou le Harper's Bazaar.
Elle exerça et continue à exercer une influence sur la mode, ainsi sur Maria Callas, ou sur des actrices, telle Keira Knightley, voire des personnages de dessin animé comme Aurore dans La Belle au bois dormant des Studios Disney en 1959. Dès sa première collaboration avec Hubert de Givenchy, le style d'Audrey Hepburn révolutionne l'image de la femme dans la mode. « Toutes les femmes voulaient être Audrey Hepburn » ; durant une décennie, elle est copiée jusqu'à sa coupe de cheveux ou la façon dont elle parle et se déplace.(Et on se moque des moutons,des singes et des perroquets !!)
De 1968 à 1988
Elle reste très brièvement célibataire et, dès le 18 janvier 1969, se marie avec un psychiatre italien,le docteur Andrea Dotti,rencontré lors d'une croisière privée en juin 1968. Ils s'installent à Rome et Audrey Hepburn se consacre à sa famille. Le 8 février 1970, elle accouche d'un deuxième garçon, Luca Dotti. Le mariage ne dure cependant pas plus d'une dizaine d'années et, au début des années 80, ils se séparent puis divorcent à cause de leurs liaisons extra-maritales respectives, en particulier celle d'Andrea avec le mannequin Daniela.
Audrey Hepburn s'installe alors avec l'acteur néerlandais Robert Wolders dans sa villa de Tolochenaz, La Paisible. Tous deux y vécurent ensemble jusqu’à la mort d'Audrey, sans se marier. Conformément à son retrait annoncé du cinéma, elle refuse la plupart des rôles qui lui sont malgré tout proposés, comme Out of Africa. Cependant, elle joue dans quelques rares films comme La Rose et la Flèche avec Sean Connery comme partenaire en 1976.
Elle fait une dernière apparition au cinéma, jouant le rôle d'un ange dans le film Always de Steven Spielberg en 1989. Le succès n'est pas au rendez-vous.
Travail pour l'Unicef et décès
Dans son action au côté de l'Unicef à partir de 1988 en tant qu'ambassadrice spéciale pour l’Afrique et l'Amérique latine, elle effectue une cinquantaine de voyages d'études au Soudan, au Salvador, au Honduras, au Mexique, au Venezuela, en Équateur, au Bangladesh, au Viêt Nam, en Thaïlande, en Éthiopie, en Érythrée et en Somalie, jusqu’en 1992.
Dans la même volonté de défendre l'enfance, elle participe à une série télévisée intitulée Gardens of the World with Audrey Hepburn qui fut diffusée sur PBS le jour de sa mort. Elle enregistre également un CD de contes pour enfants qu'elle lit, Les Contes enchantés d'Audrey Hepburn. Pour cet album elle remportera un Grammy Award posthume, celui de « meilleur album parlé pour enfants ».
Fin 1992, Audrey commence à avoir des douleurs à l'estomac. Elle pense tout d’abord qu'il s'agit d'un virus contracté en Afrique, mais les médecins diagnostiquent un cancer du colon. Elle reste dans sa villa suisse, La Paisible, entre Genève et Lausanne, entourée de ses proches. Elle meurt le 20 janvier 1993 à Tolochenaz, dans le canton de Vaud, où elle a été enterrée. Sa tombe, située dans le minuscule cimetière du village,est d'une très grande sobriété, à l'image de l'actrice.
Le 7 mai 2002, l'Unicef inaugura une statue à sa mémoire, dénommée L'Esprit d'Audrey et située au siège de l'organisation internationale. « Nous sommes réunis pour célébrer la vie de notre amie Audrey Hepburn et sa seconde carrière, encore plus brillante, d'Ambassadrice de l'UNICEF », déclara alors Roger Moore. Selon les confidences qu'elle a faites à ce dernier, son service de l'Unicef était en partie motivé par son passé :
« J'étais une enfant sous-alimentée pendant les années de l'après-guerre. J'ai bénéficié des services de l'Unicef, j'ai connu l'Unicef toute ma vie »
— Audrey Hepburn
Actrice
Après la guerre,elle adopte le nom d'Hepburn,du nom d'une famille dont descend lointainement la famille de son père. Elle le choisit comme nom de scène, mais ne change pas son nom d'état civil.
Elle prend encore des cours de danse aux Pays-Bas, avec Sonia Gaskell à Amsterdam, mais finalement Audrey et sa mère déménagent à Londres, où la jeune femme étudie et travaille comme mannequin, tout en poursuivant sa formation pour devenir ballerine. En 1948, elle prend des cours avec Marie Rambert.
Cependant, elle doit se résoudre à abandonner sa vocation, son corps ayant souffert des privations de la guerre. De plus, elle est considérée comme trop grande (1,70 m) pour espérer devenir danseuse étoile.
Elle débute au cinéma en 1948, dans un petit rôle d'hôtesse de l'air dans Le Néerlandais en sept leçons. En 1951, les rôles mineurs se multiplient, comme dans Rires au paradis (où elle incarne justement une ballerine) ou Une avoine sauvage. Elle figure également dans plusieurs publicités, comme celle pour Lacto- Calamine.
Remarquée par l'écrivaine française Colette sur le tournage de Nous irons à Monte-Carlo, elle est choisie pour interpréter à Broadway le rôle principal de la pièce de celle-ci, Gigi. La pièce est un succès, qui lui ouvre les portes de Hollywood.
En 1953, le réalisateur William Wyler lui offre son premier grand rôle au cinéma dans la comédie romantique Vacances romaines, aux côtés de Gregory Peck, alors que les producteurs voulaient initialement Elizabeth Taylor. Après le casting, Wyler déclare :
« Elle avait tout ce que je recherchais : Charme, innocence et talent. Elle était aussi très drôle et absolument délicieuse. Nous nous sommes dit : « C'est cellequ'il nous faut ! »
Le film est un succès et elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice, un Golden Globe et un BAFTA. Sa carrière est alors lancée.
Consécration
De 1954 à 1966, elle tourne avec les plus grands acteurs hollywoodiens sous la direction de réalisateurs fameux. Si elle tourne relativement peu de films, elle reste fidèle à quelques réalisateurs comme Stanley Donen,Billy Wilder ou William Wyler.En 1954,elle séduit Humphrey Bogart dans Sabrina. C'est là qu'elle rencontre le couturier Hubert de Givenchy, qui dessine ses tenues pour le film et restera son ami toute sa vie.
En juillet 1953, elle avait rencontré l'acteur et réalisateur américain Mel Ferrer lors d’une soirée organisée par Gregory Peck. Âgé de douze ans de plus qu'elle, il avait alors déjà été marié trois fois, dont deux avec la même femme, et était père de quatre enfants. Quand on lui propose de jouer dans la pièce de théâtre de Jean Giraudoux Ondine, Audrey Hepburn accepte à condition de jouer avec lui. Ils jouent alors de février à juin 1954. Audrey reçut pour son interprétation un Tony Award.
La relation avec Mel Ferrer quitte le registre professionnel et ils entament une relation amoureuse Finalement,le 25 septembre 1954,ils se marient et achètent un apparte- ment de vacances à Rome. Ils ont un fils, Sean Hepburn Ferrer, né le 17 juillet 1960 à Lucerne. Son parrain est l'auteur écossais A. J. Cronin. Le couple joue ensemble à plusieurs reprises, comme dans Guerre et Paix au cinéma, film dans lequel ils incarnent Natacha Rostov et le prince André. Leur carrière professionnelle est alors de plus en plus mêlée.
Elle joue avec Fred Astaire dans la comédie musicale Drôle de frimousse en 1957. Réalisé par Stanley Donen, le film se déroule en bonne part à Paris, ville où elle tourna à de nombreuses reprises. Comme dans Sabrina, Edith Head dessina les costumes pour le film sauf ceux d'Audrey Hepburn, toujours réalisés par Hubert de Givenchy. Puis c'est la confrontation amoureuse avec un Gary Cooper, playboy beaucoup plus âgé qu'elle, dans Ariane en 1957, sous le regard inquiet du père, Maurice Chevalier. Puis dans Mayerling, elle joue avec son mari pour un programme télévisé de la NBC.
Avec Anthony Perkins, elle joue dans Vertes Demeures en 1959, sous la direction de son mari. La même année, elle incarne une religieuse missionnaire en Afrique dans Au risque de se perdre de Fred Zinnemann, film qui lui promettait l'Oscar de l'interprète féminine de l'année 1959, qui fut obtenu finalement par Simone Signoret.
Absente des écrans en 1960, elle revient en 1961 avec le rôle de Holly Golightly dans Diamants sur canapé, l'adaptation du roman de Truman Capote. Elle y joue avec George Peppard. Ce rôle la fait entrer dans la légende cinématographique malgré des recettes décevantes. Ce fut aussi l'un des rôles les plus difficiles pour elle;elle déclara : «Je suis introvertie. Jouer une femme extravertie a été ce que j'ai eu de plus dur à faire. »
Dans les années 60, sa popularité est à son comble. Pour le (dernier) anniversaire du président américain John Fitzgerald Kennedy le 29 mai 1963, Audrey Hepburn chanta « Happy Birthday, dear Jack », prenant ainsi la suite de Marilyn Monroe et de son « Happy Birthday, Mister President. »
Elle continue à jouer avec des monstres sacrés du septième art comme Cary Grant dans Charade en 1963. Ce dernier avait refusé de jouer avec elle dans Vacances romaines ou Sabrina, se trouvant trop vieux pour jouer avec une actrice bien plus jeune que lui. Audrey Hepburn eut surtout, comme partenaires, des acteurs plus âgés qu'elle exceptés Anthony Perkins et George Peppard. Il appréciait cependant l'actrice et déclara ainsi : « Tout ce que ce je veux pour Noël, c'est un autre film avec Audrey. »
En 1964, elle joue dans l'un des films qui est désormais le plus souvent associé à son nom, My Fair Lady. Après un premier refus, elle accepte le rôle qui avait été créé sur scène par Julie Andrews. Le film est très attendu par le public, autant que put l'être Autant en emporte le vent selon certains journalistes. Audrey Hepburn commença à enregistrer les passages chantés, mais ils furent finalement doublés par la chanteuse Marni Nixon. Sa prestation est finalement bien accueillie et Gene Ringgold dira alors :« Audrey Hepburn est magnifique. Elle restera l'Eliza éternelle. »
La même année elle refusa le rôle de Cléopâtre avec Richard Burton. Elle retrouve William Holden pour Deux têtes folles en 1964 et a ensuite Peter O'Toole comme complice de cambriolage dans la comédie légère Comment voler un million de dollars en 1966. Avec Albert Finney, elle joue dans Voyage à deux, 1967. Ce film sur la question du divorce coïncide avec ses difficultés conjugales. Elle accepte un dernier rôle avec le thriller Seule dans la nuit où, jouant une jeune femme aveugle, elle affronte trois trafiquants de drogue.
Mel Ferrer produit le film alors que leur mariage connaît de plus en plus de difficultés ; le couple se distend. En 1968, après quatorze ans de vie commune, ils décident de divorcer, notamment en raison de divergences sur la carrière d'Audrey et de relations extraconjugales.Le divorce est prononcé officiellement le 20 novembre 1968. Elle annonce la même année qu'elle met un terme à sa carrière.
Naissance et enfance
La mère d'Audrey, la baronne Ella Van Heemstra, fille d'Aarnoud van Heemstra, famille d'aristocrates néerlandais, épouse en premières noces, à l'âge de 19 ans, le chevalier Hendric Gustaaf Adolf Quarles van Ufford, duquel elle divorce en 1925.Deux enfants, Alexander et Ian Quarles van Ufford sont nés de cette union.
Son père, Joseph Victor Anthony Ruston, est un anglo-irlandais, né en Bohême d'un père britannique avec des racines irlandaises donc, mais aussi autrichiennes, écossaises et françaises. Il pensait que sa grand-mère était une descendante de James Hepburn, comte de Bothwell, troisième époux de Marie Stuart, reine d'Écosse.
Joseph Ruston rencontre Ella Van Heemstra alors qu'il travaille comme directeur de la filiale bruxelloise de la Banque d'Angleterre. En 1926, ils se marient à Batavia (actuel Jakarta en Indonésie) et emménagent à Ixelles, connue pour être à l'époque la commune bruxelloise des étudiants, des artistes et des intellectuels. Trois ans après, Audrey y naît et, de nature fragile, survit de justesse à la coqueluche ; elle vit deux ans à Ixelles puis la famille déménage vers Linkebeek, dans la périphérie bruxelloise.
Audrey est une enfant joueuse et imaginative : son père la surnomme d'ailleurs « Monkey Puzzle ». À cinq ans, elle se découvre une passion pour la danse classique. Elle vit alors entre Londres, les Pays-Bas et la Belgique au gré des besoins du métier de son père. Les disputes fréquentes entre ses parents débouchent en 1935 sur leur séparation : son père, sympathisant nazi6 et dont les relations avec la baronne Van Heemstra sont de plus en plus tendues, quitte le domicile familial sans laisser un mot. La fillette est alors envoyée en Angleterre dans un pensionnat où elle reçoit une éducation victorienne très stricte. Elle y reste jusqu'en 1939, quand l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne. Craignant un bombardement, Ella Van Heemstra fait revenir sa fille aux Pays-Bas où elles s'installent à Arnhem dans le château de Zijpendaal puis dans un appartement.
Avec ses origines anglaise, irlandaise, néerlandaise et belge, elle montre un réel talent pour les langues et parle couramment anglais, néerlandais, français, espagnol et italien. Audrey lit tout Edgar Wallace et tout E. Phillips Oppenheim. Ses livres favoris sont Heidi et Le Jardin secret. À treize ans, elle a déjà une culture littéraire étonnante.
Adolescence et Seconde Guerre mondiale
En 1939, la Guerre éclate et les troupes allemandes envahissent les Pays-Bas. Pour éviter que son nom à consonance anglaise n'attire l’attention des occupants,sa mère lui fait adopter le nom d'Edda van Heemstra,allant jusqu'à modifier ses papiers.En effet,pendant la Guerre,être britannique dans des Pays-Bas occupés par les forces allemandes peut conduire à l'emprison- nement voire à la déportation.
Pendant cette période de guerre, Audrey connaît ses premières années consacrées au spectacle. Si, dès onze ans, on l'avait chargée de porter des messages pour la résistance, elle suit aussi des cours de danse classique. Lors de ces années difficiles, où Arnhem est ravagée pendant l'opération Market Garden, les restrictions et la famine de l'hiver 1944 altèrent sa santé, la faisant souffrir de dépression et de malnutrition. Elle prend cependant part à la résistance contre l'occupant nazi en levant des fonds par des spectacles ou en portant des messages. Pendant le conflit, son oncle et son cousin sont fusillés comme"ennemis du Reich"
De 1939 à 1945, elle prend des cours au conservatoire d'Arnhem, mais la malnutrition et l'anémie dont elle souffre ont des effets néfastes. Diana Maychick, dans la biographie qu'elle consacre à Audrey Hepburn, écrit ainsi : « Elle était squelettique. Son régime comportait de la laitue, si possible une pomme de terre, et un horrible pain à base de pois qui se détériorait au fur et à mesure que le ravitaillement devenait plus problématique. Au besoin, Audrey se rabattait sur l'eau et les bulbes de tulipe. Déjà grande, elle pesait moins de 40 kilos, continuait de maigrir et elle était à bout de forces. […] En fait, la malnutrition força Audrey à interrompre les cours de danse pendant un certain temps. »
— Diana Maychick, Audrey Hepburn, Édition 1, Paris, 1993
Elle en garde une silhouette extrêmement longiligne, qui entraîne à plusieurs reprises des questions sur une possible anorexie de l'actrice. Ce sont plus probablement les privations de la guerre et ses cours de danse intensifs qui lui donnent sa taille de guêpe caractéristique et qui lui permettront de jouer des emplois d'ingénue mutine et des films chorégraphiés.
Audrey Hepburn est une actrice britannique, née Edda (ou Audrey) Kathleen Ruston le 4 mai 1929 à Ixelles (Belgique), décédée le 20 janvier 1993 à Tolochenaz (Suisse).
Elle se destinait initialement à la danse avant de rejoindre la scène à la fin des années 40. Le succès de la pièce Gigi(1951)sur Broadway lui ouvre les portes du cinéma ;dès 1953, Vacances romaines lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice. Étoile de Hollywood dans les années 50 et 60, elle est nommée quatre autres fois pour des Oscars, en particulier pour l'interprétation de Holly Golightly dans Diamants sur canapé (1961). Ses autres grands succès incluent Sabrina, My Fair Lady ainsi qu'un film culte Guerre et Paix tiré du roman épo du même nom de Léon Tolstoï. En 1967, à 38 ans, elle met fin provisoirement à sa carrière d’actrice, jusqu'en 1976 où elle reprend les chemins des plateaux avec le réalisateur Richard Lester.
Elle est entrée dans l'histoire du cinéma comme l'une de ses plus grandes actrices. En 1999, l'American Film Institute l'a ainsi distinguée comme la troisième plus grande actrice de films américains de tous les temps dans le classement AFI's 100 ans... 100 acteurs de légendes, derrière Katharine Hepburn, avec qui elle n'a aucun lien de parenté, et Bette Davis.
Elle eut un engagement important pour des causes humanitaires. Elle fut ambassadrice de l'Unicef entre 1988 et 1992 et son action est aujourd'hui poursuivie par l'Audrey Hepburn Children’s Fund, œuvre caritative fondée en 1994, un an après sa mort des suites d'un cancer de l'appendice d'évolution foudroyante.
Elle a également marqué son époque et la mode par l'incarnation d’un certain « chic » créé par le couturier Hubert de Givenchy dont elle fut l'amie et l'égérie.
Distinctions/Nominations
Oscars 1954
Oscar du meilleur film
Oscar du meilleur réalisateur pour William Wyler
Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Eddie Albert
Oscar des meilleurs décors pour Hal Pereira
Oscar du meilleur scénario adapté
Oscar de la meilleure photographie
Oscar du meilleur montage
Récompenses
Oscars 1954
Oscar de la meilleure actrice pour Audrey Hepburn ;
Oscar de la meilleure histoire originale pour Dalton Trumbo ;
Oscar de la meilleure création de costumes pour Edith Head.
Autres
Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique pour Audrey Hepburn
British Academy Film Award de la meilleure actrice pour Audrey Hepburn
British Academy Film Award du meilleur acteur pour Eddie Albert et Gregory Peck
(à suivre : Bio/filmo d'Audrey Hepburn...+ tard)
Spoilers
The trivia item below may give away important plot points.
-When filming the scene where the princess (Audrey Hepburn) says her goodbyes to Joe, the inexperienced Hepburn was unable to produce the necessary tears, eventually causing director William Wyler to complain at the number of wasted takes. Hepburn promptly burst into tears and the scene was filmed successfully.
Pas de gros baiser baveux comme dans les films actuels...en fait je crois bien qu'ils ne s'embrassent pas...tout est suggéré...pas de leçon de choses donc
*
*
*sigh* Audrey Hepburn *sigh*!!!
10/10
Author: Robert Reynolds (minniemato@hotmail.com) from Tucson AZ
21 April 2001
I could just write my one line summary over and over again, but that would make for a rather dull comment, so I won't (stop cheering in the balcony!). In addition to the wonderful Ms. Hepburn, Gregory Peck does his typically superb job and Eddie Albert turns in a delightful (but no doubt painful, for him) performance in this incredibly charming jewel of a film. This film made me an incurable romantic for life! *sigh* I'd better quit before my apartment becomes a wind-tunnel! Joyously, happily recommended!
A Very Nice Blend of Fantasy & Reality
Author: Snow Leopard from Ohio
5 November 2002
With a very nice blend of fantasy and reality, and two very likable stars, "Roman Holiday" is both entertaining and thoughtful. Sometimes it is very funny, and at other times it makes you feel a great sympathy and warmth towards the characters. Audrey Hepburn and Gregory Peck are ideal in the leading roles, and the story is very clever in getting a lot of mileage out of a simple idea without pushing things too far, which makes it quite effective.
The idea of Princess Ann (Audrey) slipping away unnoticed and unrecognized for a day of fun and freedom from responsibility is of course fanciful, but it works for a lot of reasons, not the least of which is Peck's role as a pragmatic newsman. He is a good balance for Hepburn's charm and energy, remaining calm and logical without ever becoming cold or distant. You feel as if you could spend a lot more than a couple of hours in their company. And how could you improve on Eddie Albert's performance as Peck's photographer friend? The movie also adds in the atmosphere of Rome itself, with some creative scenes that make good use of the setting.
There are many fine moments in a story that at times seems almost like a daydream, and then it brings the characters back to reality in a moving way. It's not an easy combination to pull off, but here it all fits together very well, to make the kind of classic worth remembering, and one which you can watch and enjoy more than once.
Audrey Sparkles Through
9/10
Author: bkoganbing from Buffalo, New York
20 April 2007
When Roman Holiday was in the planning stages William Wyler envisioned either Elizabeth Taylor or Jean Simmons in the role of the princess. When neither proved available, he and Paramount studios decided to do a Scarlett O'Hara type search for an unknown for the part. The film then would only have Gregory Peck as the star to draw the people in.
But when Peck saw the screen test and also realized the film would rise and fall on the performance of the princess part, he insisted on top billing for Audrey Hepburn. Audrey had only done a few small bit parts in some English films up till then, however Peck insisted on the billing of her right after him with 'introducing Audrey Hepburn' as her title credit.
In the same way that William Holden credited Barbara Stanwyck with helping him get through Golden Boy, Audrey Hepburn credited Gregory Peck with her performance in Roman Holiday. As well as William Wyler who still has a record of more people getting to the Oscar sweepstakes for his films than any other director.
Roman Holiday is simple and delightful film about a young princess of some unnamed European country who gets tired of her programmed routine and wants a break from it. In Rome while on a European tour, princess Audrey fakes an illness and runs off for a day of fun.An American wire service reporter Gregory Peck finds her and realizes he's got an exclusive.So he chaperones her around without letting her know she's on to him. He even gets photographer Eddie Albert to help him out.
Eddie Albert got the first of two nominations for Best Supporting Actor for Roman Holiday, the second one being The Goodbye Girl. He lost to Frank Sinatra for From Here to Eternity. Though Albert is funny in this film, for dramatic work I never understood why he was not nominated for Attack or for Captain Newman, MD.
If you're thinking that the film is starting to bear a resemblance to a continental It Happened One Night you would be right. And if that's your thinking it will come as no surprise to learn that Frank Capra originally had the idea to film this. The property reverted to Paramount as part of his settlement to leave that studio after doing two Bing Crosby films.
I wish Paramount had done Roman Holiday in color though.(!!?) Darryl F. Zanuck over at 20th Century did Three Coins in the Fountain in gorgeous color and later on MGM did The Seven Hills of Rome also in color. Still the Roman locations really add a lot to Audrey's adventure. When Oscar time Audrey Hepburn in her first starring role and really first role of any consequence won an Oscar for Best Actress.
Until the day she died Audrey Hepburn had charm enough for ten, you can't help but love her in anything she ever did. Even if the film she did was not that great,Audrey sparkles through.Even in black and white, the Eternal City with Audrey and Greg make anyone young at heart.