©-DR-Ludmilla Tchérina -actrice (2)
08/05/2014 17:45 par tellurikwaves
1946 : Un revenant de Christian-Jaque : Karina
1948 : Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger : Irina Boronskaja
1949 : La Belle que voilà de Jean-Paul Le Chanois : Mireille
1949 : La nuit s'achève de Pierre Méré
1949 : Fandango d'Emil-Edwin Reinert : Angelica
1951 : Parsifal de Carlos Serrano de Osma et Daniel Mangrané
1951 : Les Contes d'Hoffmann de Michael Powell et Emeric Pressburger : Giulietta
1951 : Clara de Montargis d'Henri Decoin : Clara
1951 : À la mémoire d'un héros de Ray Ventura (court métrage)
1951 : Méphisto valse de Ray Ventura (court métrage)
1952 : Spartacus de Riccardo Freda : Amitys
1954 : Grand Gala de François Campaux
1954 : Le Signe du païen de Douglas Sirk : princesse Pulcheria
1954 : La figlia di Mata Hari de Carmine Gallone et Renzo Merusi
1955 : Oh... Rosalinda ! de Michael Powell et Emeric Pressburger : Rosalinda
1958 : Musée Grévin de Jacques Demy et Jean Masson (court métrage)
1959 : Les Amants de Teruel de Raymond Rouleau : Isa
1959 : Lune de miel de Michael Powell : Anna
1963 : Hommage à Debussy de Marcel L'Herbier (court métrage)
1964 : Une ravissante idiote d'Édouard Molinaro
1971 : L'Atlantide, téléfilm de Jean Kerchbron : Antinéa
1972 : Salomé, téléfilm de Pierre Koralnik : Salomé
1974 : La Dame aux Camélias, téléfilm de Robert Maurice : Marguerite Gauthier
1975 : La passion d'Anna Karénine, téléfilm d'Yves-André Hubert : Anna Karénine
1975 : La Reine de Saba, téléfilm de Pierre Koralnik
1981 : Notre-Dame de la Croisette
Le peintre et le sculpteur
Peintre et sculpteur depuis sa jeunesse, elle expose dès les années 60 dans toutes les grandes capitales.À Paris, son exposition à l’hôtel de Sully, parrainée par André Malraux, et l’exposition autour de son Dynamogramme où elle allie peinture et danse au Centre Georges Pompidou, ont fait découvrir sa théorie de l'« art total » dont tous les aspects naissent du souffle et du mouvement.
En 1973, elle exécute un fusain préparatoire à un bronze, L'Envol, puis Élan déployé au sujet duquel elle dit : « Je ne peux créer qu'à travers des mouvements représentant la Vie, la Mort, l'Amour, les trois thèmes dominants de la danse ». En 1978, Fusain et Salomé (huile sur toile), Cri Bleu et Dionysie, deux autres huiles sur toiles, et L'Âme et la danse (huile) ainsi que de nombreux dessins et gouaches.
En 1991, Ludmila Tcherina conçoit et réalise Europe à cœur, une sculpture monumentale de 12 mètres de haut, officiellement choisie par la Communauté européenne pour symboliser l’Europe unie (placée sous le parrainage de la Fondation de l'Europe des Sciences et des Cultures). Elle est dévoilée au Musée d'art moderne de la ville de Paris en mars 1992. Une version en résine blanche se trouve devant le pavillon européen de l’Exposition universelle de Séville. La version en bronze est installée devant le Parlement européen de Strasbourg au printemps 1994.
Cette sculpture a été déplacée sur le parvis du nouveau Parlement, place Louise-Weiss,elle a été officiellement dévoilée le 13 décembre 2000 par Nicole Fontaine présidente du Parlement européen. En 1997 une médaille commémorative utilisant le visuel de la sculpture Europe à cœur a été éditée par la Fondation de l'Europe des sciences et des cultures. En 1994, elle conçoit et réalise Europa operanda, avec le parrainage de la Fondation de l'Europe des sciences et des cultures, une sculpture monumentale en bronze pour le terminal français d'Eurotunnel à Calais.
Cette sculpture a été présentée officiellement, à Calais-Coquelle, à la reine d'Angleterre et au président de la République française, le 6 mai 1994 lors de l'inauguration du Tunnel sous la Manche. Le prototype en résine est exposé à la partie haute de la Gare de Paris-Nord depuis juin 1995. Europa operanda symbolise l’esprit de création et la construction de l'Europe.Les dernières recherches plastiques de Ludmila Tcherina s'attachent à prolonger cette conception d'un art total qui constitue son destin artistique depuis ses débuts :
"une vision synthétique du mouvement, du geste créateur traduit dans l'espace de la même manière que par la chair du danseur, le trait sur la toile, le volume du bronze ou une certaine vision de l'avenir".
Carrière
La danseuse étoile
Au cours de sa carrière, Ludmila Tcherina a interprété les plus grands rôles du répertoire classique sur les plus grandes scènes lyriques du monde : l'Opéra de Paris, la Scala de Milan (Giselle en 1954 sous la direction d'Arturo Toscanini) ou le Metropolitan Opera de New York. Elle est la première danseuse occidentale à se produire au théâtre Bolchoï (Giselle en 1959) et au Kirov de Saint-Pétersbourg.
Elle personnifie la Lumière du ballet Excelsior au Théâtre communal de Florence lors du Maggio Musicale Fiorentino de 1967.Elle interprète les principaux ballets russes de Serge Diaghilev, notamment les personnages créés par Anna Pavlova (Le Spectre de la rose) et Tamara Karsavina (Shéhérazade).
Elle crée parallèlement de nombreux ballets contemporains pour Serge Lifar, George Balanchine, Roland Petit, Maurice Béjart, mais danse aussi au sein de la compagnie qu'elle a créée.
Ludmila Tcherina, pseudonyme de Monique Tchemerzine, est était une danseuse, tragédienne, écrivaine,peintre et sculptrice française née le 10 octobre 1924 à Paris 15e et morte décédée le 21 mars 2004 à Paris 16e.
Biographie
Monique Tchemerzine naît à Paris le 10 octobre 1924. Son père, Avenir Tchemerzine, est un prince tcherkesse qui a fui Saint-Pétersbourg et s'est exilé à Paris. Il est mathématicien et inventeur de la fusée éclairante. Sa mère, Stéphane Finette, Française, est ancienne élève de l'École des chartes.Avec son mari,elle travaille à une bibliographie des éditions originales de la poésie française du Moyen Âge au XIXe siècle, reconnue comme un ouvrage de référence sous le nom de « Tchemerzine ».
Monika, comme elle se fait appeler, commence à danser dès l'âge de trois ans. Elle prend des cours de danse russe auprès d'Olga Preobrajenska, puis de danse italienne auprès de Mme d'Alessandri et, enfin, Tverskoi l'initie au « mime dansé des émotions intérieures ». Elle aura encore pour professeur Georges Ricaux qui est aussi le maître à danser de Jean Babilée et de Roland Petit. Elle complète sa formation en intégrant l'École de danse de l'Opéra de Paris.
« Formée à la pratique des entrechats et des fouettés dès son plus jeune âge »,elle monte sur scène pour la première fois à l'âge de dix ans dans le rôle d'un lutin du Songe d'une nuit d'été de Felix Mendelssohn. Concernant sa vocation pour la danse, Tcherina se rappelle :
« À l'âge de cinq ans, je me souviens avoir tendu la main à quelqu'un... Comme cette personne ne réagissait pas, j'ai esquissé un geste d'offrande.Cela allait bien au-delà du simple mouvement ce jour-là, j'ai eu la révélation de ce que pouvait être le geste : une libération des sentiments. Ensuite, chaque fois que je voulais exprimer quelque chose, je le faisais en dansant... »
Elle a 13 ans quand elle danse Les Sylphides. En 1939, à l'âge de 15 ans, elle est nommée danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo dirigés par Serge Lifar devenant « la plus jeune étoile de l'Histoire de la danse »
Après la guerre, elle devient une artiste indépendante. Elle est étoile des Ballets de Paris de Roland Petit (1947) et du Metropolitan Opera à New York (1950) mais joue aussi dans l'opérette La Chevalier Bayard (1948) aux côtés de deux artistes débutants : Yves Montand et Henri Salvador, et au cinéma dans Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, sur une chorégraphie de Léonide Massine.
En 1946, Tcherina épouse Edmond Audran, danseur comme elle. Il devient son chorégraphe et partenaire avant de mourir brutalement dans un accident de car en juillet 1951, à l'âge de 33 ans, peu après la fin du tournage des Contes d'Hoffmann (The Tales of Hoffmann) de Powell et Pressburger, dans lequel ils sont partenaires.
Désemparée, Tcherina souhaite abandonner la danse mais le film est un succès mondial. Elle tournera une quinzaine de films avant de se consacrer à la peinture (elle expose dès les années 1960) et à la sculpture.
Le 28 mai 1953, elle épouse Raymond Roi qui l'encourage à remettre ses chaussons de danse. Ensemble, ils fonderont une troupe de ballet d'avant-garde dans laquelle la ballerine réalise son rêve de « théâtre total » et qu'ils dirigeront jusqu'au décès de Raymond en septembre 1987.
Au terme d'une « longue et douloureuse maladie », Ludmilla Tcherina meurt le 21 mars 2004 à Paris.Elle laisse d'elle-même l'image d'«une très grande artiste qui fit preuve d'une grande vitalité créatrice dans tous les arts qu'elle exerça avec talent »).
Ludmila Tcherina a publié deux romans sous son nom de scène aux éditions Albin Michel : L'Amour au miroir (1983), évoquant le monde de la danse, qui fut un best- seller, et La Femme à l'envers (1986), sorte d’opéra barbare.
Résumant son personnage, un critique, confondu par l'aisance avec laquelle elle s'était élancée à l'âge de cinq ans dans l'allée centrale de Notre-Dame de Paris pour danser devant l'autel, déclare : « Elle a une grâce d'ange et une malice de démon ».
D'autres blogs mentionnant ce film (en français)
http://php88.free.fr/bdff/image_film.php?ID=5422
http://alligatographe.blogspot.fr/2009/08/un-revenant.html
Many Happy Returns
10/10
Author: writers_reign from London, England
1 June 2007
*** This review may contain spoilers ***
A full decade ahead of the New Wavelet Christian Jacque, Louis Jouvet and a belle equipe were showing the Godards and Truffauts how the Big Boys do it and neither Godard nor Truffaut ever made anything even remotely as good as this and Godard never will. It all comes together like clockwork from Henri Jeanson's caustic script, written at times with a quill dipped in vitriol, to Christian Jaque's perfect direction which coaxes performances close to perfection from Louis Jouvet on down.
Ludmilla Tcherina is especially effective in her very first film which gives her lots of chances to remind us that she was first and foremost a great ballerina and Francois Perier shines as the callow youth besotted with her to the point of attempted suicide. Louis Seigner was still popping up fairly regularly in films at this time (1946) and etches a standout portrait of a ruthless businessman prepared to sacrifice his son on the altar of Mammon and let us not forget Marguerite Moreno adding yet another unforgettable portrait to her gallery of grotesques. If ever a film needed a major revival it is this one. 10/10.
Hello stranger!
9/10
Author: dbdumonteil
26 January 2007
This film is another definitive proof that the french cinema did not begin,as too many people innocently think ,with Robert Bresson or the Nouvelle Vague.
"Un revenant" has everything: a dream of a cast where Jouvet is of course the stand-out:just hearing him speak is just a joy,his ironical vengeful voice makes this work unwatchable if it is dubbed; supporting actors are up to scratch:Gaby Morlay was probably never better as Genevieve ,a woman who accepted a compromise solution and whose life is definitely lost;Jean Brochard and Louis Seigner shine in their parts of mean bourgeois,the latter not afraid of marrying his only son with an ugly bubble head girl to assure the prosperity of his business;François Périer is the perfect romantic young lead,reading Goethe's "Werther" ,and epitomizing the youth which the fifty-something around him have never known;Ludmilla Tcherina is as competent as a gorgeous bitch as she is as a ballerina (she was a real "Danseuse Etoile de l'Opera de Paris");and last by not least,Marguerite Moreno,one of the French Monstres Sacrés ,as the rich childless auntie .
Remarkable sequences: Jean-Jacques (Jouvet),coming into his bedroom after twenty years;the same, painting a picture of the young François (Périer) as he looks at the things the boy keeps in his room the sensational part in the opera theater,where all the characters gather for the show,which does not really take place on stage;Geneviève looking through her opera glasses and saying goodbye to the posh despicable world she 's still part of;François looking at the whirling group of ballerinas from the flies ,and falling;The aunt 's final soliloquy when she confesses she expects nothing from the great beyond ;and more...
Henri Jeanson steeps his pen in venom and writes some of his most brilliant lines Jouvet Jeanson who had already worked wonders in previous movies (the most famous example being Carné's "Hotel du Nord" )team up for the very best ,under Christian-Jaque's masterful directing."Un Revenant" ,which was given four stars (out of four) in the "Dictionnaire des Films" is a must for everyone interested in the evolution of the French cinema.
Fin du roman fleuve...pfhew!
Lorsqu'un autre gala fut organisé,en décembre, avec la troupe des Ballets de Monte-Carlo les encarts publicitaires rappelaient que la danseuse étoile, Ludmilla Tcherina avait joué dans le film. Un entretien avec l'artiste, nous signale que le film «marche» : «Ludmilla Tcherina veut savoir quel accueil Lyon a réservé au Revenant. Nous la rassurons». Le devis du film était de 32 millions (dont 1,5 million pour Jouvet, et 1.050.000 pour Gaby Morlay Une notule d'une dizaine de lignes accompagne la présentation cannoise, avec toujours les mêmes arguments: «C'est une satire de la bourgeoisie lyonnaise qui, pour féroce qu'elle soit, est d'autant moins convaincante qu'elle est plus grossière»(26/09/46).
La Compagnie Franco-Coloniale Cinématographique obtint 10 millions de prêt du Comité d'Attribution des avances de l'Industrie Cinématographique. Ses 10 millions furent intégralement remboursés le 11 juin 1947, soit moins de huit mois après la sortie ! Cela signifie que le film obtint des bénéfices très rapides. Les sociétés de distribution pour la France (Dorfman/Corona) et pour l'étranger (Régina) ont fait des bénéfices dès les mois de janvier et de février 1947.Le film est resté à l'affiche à Lyon jusqu'à la mi-janvier,soit huitsemaines d'exploitation : deux de plus que Le Voleur de Bagdad, le grand succès de la même salle. Le film marche mieux à Lyon qu'à Bordeaux, Clermont, Dijon ou même Nice(où il passe dans deux salles).
Comparons(voui ,faisons cela) la réaction des journaux lyonnais avec le reste de la presse : les réticences face aux mots de Jeanson sont les mêmes (la susceptibilité en moins). On trouve cinq articles négatifs, contre quatre positifs et deux mitigés. En substance, seule une toute petite minorité de personnes a pu se sentir choquée à la vision du film. L'influence de quelques familles de soyeux se fait sentir dans les comptes rendus de presse. Cette influence économique et politique s'exprime par le non-dit. Les tergiversations des journalistes sont plus dues à une forme d'autocensure qu'à une pression directe.La majorité des lyonnais accueillit le film de Christian-Jaque favorablement, et ses bons résultats prouvent que le «scandale»fut bien petit.La réception réelle d'un film est souvent différente de l'idée qu'on s'en fait.(et un tient vaux mieux...)