©-DR-ZERO DARK 30 p13
07/04/2014 06:37 par tellurikwaves
Jennifer Ehle : Jessica
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Better than Argo
10/10
Author: (normangelman@verizon.net) from Washington, D.C.
16 May 2013
I've seen all the reasons viewers (and some critics) dislike this film, but in my opinion it is infinitely superior to ARGO in its authenticity and dramatic quality. The final scenes, when the SEAL team, goes into Ben Laden's house, are brilliantly rendered. The idea of doing it mostly in the dark with flashes of illumination by "night vision" green is a brilliant touch, which most directors would never have attempted.
The performances by Jessica Chastain, of course, Jason Clark and Jennifer Ehle are top drawer and the torture scenes, while brutal, are necessary--because that's the way it happened. Congratulations to Kathryn Bigelow and Mark Boal for getting it right. I don't want to put the knock on Argo,* because I found it entertaining. But it's artificiality provides a distinct contrast with Zero Dark Thirity's authenticity, and authenticity wins.
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* mais c'est pourtant ce que tu as fait...machin.ARGO est le premier film de Ben Affleck (en tant que réalisateur) Kathlyn Bigelow (ex-femme de James Cameron)n'en est pas à son coup d'essai lorsque elle réalise ZERO DARK 30
Mark Strong : George
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A Perfect Depiction of the UBL Saga
10/10
Author: pwiesike
15 May 2013
I'm not claiming that this movie is 100% factual or even close to it but I think the filmmaker did a brilliant job of chronicling the UBL saga. IMO the theme of the movie in a nutshell is this: We got this guy (maybe?) but at what cost and were we justified? These are not easy questions to answer and they are left open ended for the most part. The three main criticisms I've come across in the reviews is that 1) The movie is propaganda 2) It glorifies torture (glorify chais pas...j'dirai plutot "justify") and 3- It is factually inaccurate.
The third is probably a legitimate criticism but the movie really makes no pretenses about being a documentary and there is a prominent disclaimer at the beginning that it is based primarily on eye-witness accounts (and it is common knowledge that those can be unreliable). Regarding the death of UBL - well the movie even leaves that open ended which is pretty consistent with the actual reported events.
We only get brief blurred glimpses of the side of his face and the only definitive identification comes from the 'expert' protagonist who is clearly somewhat derailed and obsessed with the manhunt (and who also stated UBL was at that location with 100% certainty).
That leads in to the first criticism. I fail to understand how this movie can be perceived as propaganda. How does portraying a 10 year ordeal culminating in an unglamorous methodical execution style raid (in which a helicopter crashes and SEALS kill possibly innocent bystanders with machine like precision) where the target's identity is not a even a certainty even remotely constitute a biased pro American agenda?
Not to mention that the whole raid is brought about by a hunch and a fluke stroke of luck and not any actual key pieces of information obtained through interrogation (other than a name). If anything luck was the deciding factor in taking down UBL - not American awesomeness.
Now the torture - How does showing torture equate to glorifying torture? Does Braveheart glorify torture too? Again - this had the opposite effect on me. The viewer is forced to confront the unpleasant reality that we tortured many detainees (probably pointlessly) in our desperation to capture UBL and bring him to justice. What was the primary motivation? Revenge? Safety? Do the ends justify the means? Essentially that's the exact question the filmmaker is posing to the viewer by exposing the torture to public scrutiny.
Perhaps this movie just rubs people the wrong way because they find it too sympathetic to government officials. It's easy to criticize to the Government and trust me I am far from an optimist when it comes to American politicians so I do it often. Obviously our leaders were faced with some difficult decisions after 9/11. Did we handle things the best way? Certainly not, but for better or worse this thing played out the way it did and we have to deal with it and move forward.
La réalisatrice Kathryn Bigelow & le scénariste Marc Boal
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Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA traque pendant près de dix années Oussama ben Laden, chef du réseau jihadiste Al-Qaida, avant qu'une équipe des SEAL (principale force spéciale de la marine de guerre des États-Unis) parvienne à l'éliminer, le 2 mai 2011, vers 1h du matin (heure locale), à Abbottabad (Pakistan),dans le cadre de l'opération Neptune's Spear (Trident de Neptune).
La traque du chef d'Al-Qaida s'ouvre sur une scène de torture d'un terroriste indirectement impliqué dans les attentats du 11 septembre. La torture a pour but de lui extirper des informations permettant d'empêcher un attentat déjà planifié par le réseau jihadiste et de mener le renseignement américain jusqu'au chef de ce réseau. Le terroriste finit par lâcher quelques noms de complices, notamment celui d'Abu Ahmed, progressivement identifié comme Abu Ahmed al-Kuwaiti, le messager privé (l'agent de liaison privilégié) du commanditaire des attentats de 2001.
Sous l'impulsion déterminée de son agente Maya (qui ne lâche jamais la piste du messager, même quand supposé mort), la CIA en vient à penser, après analyse d'archives du renseignement marocain, qu'Abu Ahmed al-Kuwaiti pourrait bien se confondre avec un certain Ibrahim Sayeed. Elle obtient le numéro de téléphone de la mère de ce Sayeed, le localise et le met alors sous discrète mais stricte surveillance. Elle remonte ainsi, à force de discernement et ténacité, jusqu'à Abbottabad (Pakistan) et à la cache d'Oussama ben Laden.
Le final fait revivre l'opération Neptune's Spear proprement dite, notamment la prise d'assaut de cette cache (une maison fortifiée) et les circonstances dans lesquelles le chef d'Al-Qaida a été tué ; tout cela en temps réel, 45 minutes environ.
Revue de presse frenchy
« Un film d’une maîtrise rare, qui décevra les amateurs de bing bang poum, mais qui est certainement l’un des meilleurs films de guerre du cinéma moderne. » CinéObs
« Ce n'est pas tout les jours qu'Hollywood se plonge dans un sujet si actuel et encore sensible, sans jamais reculer devant la vérité, qu'elle soit ou non flatteuse pour les États-Unis. » Studio Ciné Live
Dans le jargon militaire, «Zero Dark Thirty» est un terme communément employé pour exprimer un moment non spécifique. Cela renvoie à un espace-temps où il fait toujours nuit, qu'importe l'heure et le moment de la journée.(dans le trivia américain ce n'est pas du tout l'explication qui est donnée...)
Changement de scénario
Le scénario de Zero Dark Thirty avait été écrit depuis quelques années et devait raconter la traque d'Oussama Ben Laden par l'armée américaine, mais la nouvelle de sa mort a poussé les scénaristes à remanier l'histoire du film.
Casting
Pour interpréter Maya, Rooney Mara était le premier choix avant que Jessica Chastain ne soit engagée. Kathryn Bigelow a repéré Jessica Chastain dans Ennemis jurés de Ralph Fiennes, qui a lui aussi travaillé avec Bigelow sur Strange Days.
Tom Hardy devait incarner le personnage finalement interprété par Mark Strong. D'autres acteurs comme Guy Pearce ou Idris Elba étaient sollicités pour participer au film.
L'acteur James Gandolfini a été choisi pour interpréter le rôle de Leon Panetta.
L'acteur anglais Ricky Sekhon a été engagé en secret pour interpréter le rôle de Ben Laden.
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Thème
Avec Zero Dark Thirty, la cinéaste Kathryn Bigelow montre la traque d'Oussama Ben Laden avec la même necessité d'immersion que dans son film Démineurs sorti en 2009. Bigelow a eu accès à de nombreux documents classifiés pour son film sur Ben Laden, commencé bien avant la mort du chef d'Al Qaïda. Le film se concentre sur une analyste de la CIA qui a joué un rôle décisif dans la traque et la mort de Ben Laden en mai 2011 par un commando d'élite de la Marine américaine.
Fiche technique
Titre français et original : Zero Dark Thirty
Réalisation : Kathryn Bigelow
Scénario : Mark Boal
Direction artistique : Ben Collins et Rod McLean
Décors : Jeremy Hindle
Costumes : George L. Little
Photographie : Greig Fraser
Son : Paul N.J. Ottosson
Montage : William Goldenberg et Dylan Tichenor
Musique : Alexandre Desplat
Production : Kathryn Bigelow, Mark Boal et Megan Ellison
Sociétés de production : Annapurna Pictures
Sociétés de distribution : Drapeau : États-Unis Columbia Pictures
Budget : 40 millions de dollars
Pays d’origine : États-Unis
Langue originale : anglais
Format : couleur - 35 mm - 1.85 - son Dolby Digital
Genre : drame, guerre, espionnage, thriller
Durée : 157 minutes
Dates de sortie : États-Unis : 19 décembre 2012
France : 23 janvier 2013
Interdit aux moins de 12 ans
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Si Zero Dark Thirty n'atteint pas les 100 millions de dollars de recettes aux États-Unis (95 millions en fin d'exploitation), ce chiffre est dépassé grâce aux recettes internationales. Finalement, le huitième film de Kathryn Bigelow comme réalisatrice sera son plus grand succès au box-office, avec 108 millions de dollars, pour un budget de production de 40 000 000 $.(40 millions) En France, le film a totalisé plus d'un demi-million d'entrées.
Réception / critique
Zero Dark Thirty a été acclamé par la critique dans les pays anglophones, obtenant 94% d'avis positifs sur le site Rotten Tomatoes, basé sur 235 commentaires collectés et une note moyenne de 8.6/10 et un score de 95/100 sur le site Metacritic, basé sur 46 commentaires collectés. Le film connait également un accueil critique favorable en France, où il obtient une note moyenne de 4.1/5 sur le site Allociné, basé sur 31 commentaires collectés.(ben sur ImdB il y a beaucoup de critiques très négatives)
Controverses dans Zero Dark Thirty.
Durant le film, on assiste à deux scènes de torture par l'eau (waterboarding), pratique couverte par George W. Bush, appliquée en particulier à Khalid Cheikh Mohammed à 183 reprises, pendant le mois de mars 2003, et ayant donné des informations (comme l'admet Leon Panetta, le directeur de la CIA du 12 février 2009 au 28 avril 2011) permettant de localiser la cache de Ben Laden et notamment, parmi ces informations, le nom d'Abu Ahmed al-Kuwaiti, messager du chef d'Al-Qaida.
Aux États-Unis, Zero Dark Thirty a été à la fois salué et critiqué pour sa représentation de la torture comme méthode d'interrogation.
Kyle Chandler : Joseph Bradley
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Kathryn Bigelow par à l'assaut d'un élément encore brûlant de l'histoire américaine, la traque et l'assassinat de Ben Laden.La réalisatrice traverse toutes les polémiques autour de Zero Dark Thirty, comme son héroïne Maya, avec force et conviction. Elle ne cache rien, ne ménage personne grâce à une mise en scène intense, en même temps qu'elle remet la femme à sa place : exactement la même que l'homme.
Un écran noir sur lequel défilent les enregistrements des derniers appels passés par les prisonniers des deux tours le 11 septembre 2001. L'image d'un homme, les deux bras lacérés par des chaînes qui le maintiennent suspendus. Ses pieds ne touchent pas le sol, sa tête est lourde et tout ça ne fera qu'empirer, une fois ce dernier soumis à la technique de torture dite du waterboarding. Le message est clair, œil pour œil, dent pour dent.
C'est avec cette image et cette sensation qui nous inonde rapidement, que s'ouvre le film de Kathryn Bigelow. Un effet coup de poing qui ne fera que se confirmer dans les minutes qui suivront, par une monstration intransigeante, sans ménagement, sans quartier aucun pour l'Amérique comme pour l'autre camp. C'est le dégoût, l'asphyxie de la jeune Maya ( Jessica Chastain toute en mesure), agent de la CIA envoyée au Pakistan contre son gré, que l'on ressent. C'est à travers ses yeux, et son combat pour la vérité qui se transformera plus tard en vengeance personnelle, qu'on suivra cette chasse aux indices tendue menant seulement à des déductions.
Le film, récit d'une conviction personnelle qui tournera une page de l'Histoire, n'est pour autant marqué d'aucun regard et laisse la place nette au spectateur pour appréhender ce qui se déroule devant lui seul et face à ses propres certitudes. Sans sous-estimer son spectateur Bigelow met alors en place une narration solide,qui nous dévoile les mécanismes d'une réalité géopolitique encore brûlante. Le film devient tour à tour, enquête réfléchie, thriller dynamique, récit personnel ou encore pamphlet militaire, tout ça porté par une musique lourde et intense composée par Alexandre Desplat.
Le tout conduit par un véritable don pour la mise en scène. On sent cette maîtrise dans la construction d'un plan, dans le rythme d'une scène qui se modifie au gré des éléments narratifs, dans la dernière demi-heure à l'intensité étonnante ou dans un final qui relâche toute la tension accumulée et nous laisse comme l'héroïne, pleins de questions.Si ce combat acharné et tendu a été salvateur, car plus que la traque d'un ennemie de l'Etat, il a permis de soulever le voile du mensonge et de répondre, de maîtriser pour un instant ce règne de la terreur exercé par les terroristes.
La note finale n'est pas une exultation de joie, mais la larme de l'héroïne qui comme nous, regarde en arrière et se demande où aller ? Où tout ça a bien pu mener ? Car si Ben Laden est mort, reste après lui cette menace invisible menée par ceux qu'il a engrangés nombreux et dévoués. Restent aussi les actes commis par une Amérique qui, à travers Maya et ses larmes, s'interroge peut-être sur l'efficacité d'un combat du mal par le mal ?
Par Camille Esnault (25/01/2013 à 15h35)
Par Anne-Laure Thirion (21/01/2013 à 15h40)