©-DR-YIN SHI NAN NU (Salé sucré) de Ang Lee (1994) p9
26/02/2014 07:41 par tellurikwaves
Ang Lee Sets The Table Of Life
Author: jhclues from Salem, Oregon
25 April 2001
A veritable smorgasbord of all the things that make life worthwhile, including good friendship, love, food and sex, can be found in Ang Lee's `Eat, Drink, Man, Woman,' the story of a widower who has raised three daughters on his own, and now that they are grown is ready to move on with his life.
Chu (Sihung Lung), a celebrated chef who runs the kitchen of a huge restaurant, finds himself at an impasse however; his daughters, Jia-Jen (Kuei-Mei Yang), the eldest, a teacher, Jia-Chen (Chien-lien Wu), his second, an airline executive, and Jia-Ning (Yu-Wen Wang), the youngest, who works at a fast food restaurant, all still live with their father, and though they are adults (all in their twenties), he feels responsible for them, as they are still under his roof.
They, on the other hand, feel responsible for him; he'll soon be retired, and they fear age is catching up with him. And it makes them each, in turn, think twice about career opportunities and any romantic entanglements that may appear on the horizon. it's a situation they all realize is not conducive to a happy, fulfilling and fully functional family life; the love is there, but it's seasoned with frustration, and no one seems to know what to do about it.
Lee has crafted and delivered a complex, involving film, laced with poignancy and humor that deals with the kinds of problems most people face during the course of their lives. And, of course, there's the love, the many faces of which are all explored here. Food is the metaphor; Chu sets his table with a variety of tantalizing and exotic offerings, even as the table of life is set with like fare, and once set, it is up to the individual to sample what they will. Fittingly, it is at the dinner table that many of the meaningful events in the lives of the family members are revealed.
Working from a screenplay written by Lee, James Schamus and Hui-Ling Wang, Lee uses the intricate emotional weave of the story to optimum effect with his ability to illuminate the sensibilities of his characters, and that he does it so well demonstrates the depth of his own insight into human nature. And that he can so proficiently transfer the emotions of the written page to the screen demonstrates his mastery of the art of film directing. As he proves with this film (as with films like `The Ice Storm' and `Crouching Tiger, Hidden Dragon'), he is simply one of the best directors in the business.
Lee's unique touch is also felt in the performances he exacts from his actors, a number of which are outstanding in this film, beginning with Lung, who brings Chu so credibly to life. Wang, Wu and Yang are also exemplary in their portrayals of Chu's daughters. To their credit-- as well as Lee's-- there's not a false moment to be found in their performances, all of which stand up to even the closest scrutiny. These are all very real people in a very real setting, which enables the audience to identify and relate to the characters and their story, assuring that connection which makes this film such a satisfying experience.
The supporting cast includes Sylvia Chang (Jin-Rong), Winston Chao (Li Kai), Chao-jung Chen (Guo Lun), Lester Chit-Man Chan (Raymond), Yu Chen (Rachel), Jui Wang (Old Wen) and Ah Lei Gua (Madame Ling). As with real life, `Eat, Drink, Man, Woman' is far from predictable, and is filled with twists and turns, including a surprise at the end that equals anything M. Night Shyamalan could come up with. In the final analysis, this film is a delightful, entertaining reflection upon the human condition that will awaken your taste buds and prepare you for the feast of life. And, like life, it is there for the taking; grab it with both hands and embrace it. By the end, you'll be glad you did. I rate this one 10/10.
Crtique du Monde
Portraitiste, il dessine par petites touches des univers qui conduisent au bonheur ou à la tragédie. Musique, décors, reconstitutions... tout l'inspire, et demeure harmonieux à chacun de ses films. Même sa microbiologiste de femme, spécialisée dans les régimes alimentaires et leurs effets, lui fait imaginer ses 3 premiers films dans des milieux culinaires. Il sait, en un plan, donner de la légèreté ou de la gravité. Nous angoisser pour ce gamin qui s'amuse sur le verglas.
Et quelques temps plus tard nous déchirer avec le visage de Sigourney Weaver, déconfit, défait par les abus d'alcool et de sexe, punie par son irresponsabilité. Ang Lee a la force de donner de l'humanité à chacun des rôles qu'il met en scène. Mieux que ça, il apporte un regard totalement extérieur à cette Amérique perpétuellement en conflit - social ou politique -, à ces civilisations arrimées dans des traditions ancestrales et tuant l'amour, à ces gens qui cherchent un sens à leur vie.
La cuisine,si importante dans sa filmographie,représente l'union,le bonheur,le plaisir. Un plaisir sucré salé justement. Lui-même se révolte. C'est en tournant le très propre et très sophistiqué Raisons et sentiments, scénarisé par Emma Thompson, qu'il a envie de faire une film avec des gens aux ongles sales. Ride with the Devil fera donc écho à Jane Austen.
Tout comme il y a une symétrie entre R&S et The Ice Storm. L'un expose des gens biens en apparence, mais cruels en eux-mêmes; l'autre détaille des gens qui ont le diable au corps mais aspire à une vie morale, saine, équilibrée.
Sites Externes
External Reviews
Salé, sucré (Yin shi nan nu) est un film taïwanais réalisé par Ang Lee, sorti en 1994.
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Résumé
Taïwan, de nos jours.Monsieur Chu, le plus grand cuisinier de Taïpci, père de trois filles adultes, célibataires et rebelles. vit avec ses trois filles pour qui il prépare de somptueux repas traditionnels. Ceux-ci constituent l'ordinaire culinaire de cette famille, et les trois filles montrent un air un peu détaché au cours des repas.
La mort de sa femme, il y a bien des années, l'a obligé à élever seul ses trois enfants L'aînée, Jia-Jen, convertie au christianisme, est professeur de chimie. ; Jia-Chien, cadre ambitieuse qui veut quitter la maison familiale et La plus jeune, Jia-Ning a 20 ans qui est étudiante et travaille dans un fast-food.
Elles sont toutes deux préoccupées par leur vie sentimentale, tandis que la cadette, Jia-Chien, en pleine réussite professionnelle, voit peu à peu ses projets modifiés par son entourage...
Trivia
-La formule d'Eusebius pour emprunter les couloirs du temps est : « Per Horus et per Rha et per solem invictus duceres. » ; ce qui signifie en latin : « Par Horus et par Rê et par le soleil invaincu sois conduit. » Elle est prononcée à l'italienne, selon l'usage suivi dans la plupart des pays par ceux qui s'expriment en latin ecclésiastique.
-La devise des Montmirail est : « Que trépasse si je faiblis ! », précédée du cri de guerre des chevaliers français : « Montjoie ! Saint-Denis ! » Hubert est souvent appelé « Hub » ou « cousin Hubert » par Béatrice.
Anachronismes et erreurs
-Le français que parlent les personnages médiévaux du film n'est pas de l'ancien français du XIIe siècle, mais du français moderne émaillé de quelques formes et termes classiques datant au mieux du XVIIe siècle. Globalement, leur langue se rapproche plus de certains argots du XIXe siècle. Cet anachronisme était nécessaire au film : le véritable français du XIIe siècle (qui est celui de Chrétien de Troyes), déjà loin d'être uniforme selon les régions, aurait été strictement incompréhensible aux spectateurs.
-Au tout début du film, le roi de France et sa maîtresse anglaise parlent tous les deux anglais ; or, à cette époque la famille royale et la noblesse anglaises ne parlaient que l'anglo-normand.
-Les armoiries du roi de France visibles sur les trompettes des sonneurs l'accueillant à son retour au camp portent trois fleurs de lys : une en chef et deux en pointe. À l'époque, les armes de France sont un semis de fleurs de lys. Quand elles seront réduites à trois, elles seront deux en chef et une en pointe.
-Au début du film, Godefroy évoque avec nostalgie les « hectares » de son domaine médiéval. Or, le système métrique a été créé six siècles après lui, pendant la Révolution française.
-La chanson à boire : « Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du Limousin… » est une pure invention : les baillis n'ont été institués en France qu'au XIIIe siècle ; or les « visiteurs » sont supposés venir du XIIe siècle. D'autre part, le terme « bailli » était usité dans les pays de langue d'oil, c'est-à-dire la moitié nord de la France ; le Limousin était un pays de langue d'oc où l'on utilisait à la place les termes de « sénéchal » et de "sénéchaussée".
-On peut également observer que le maréchal des logis Gibon (qui est en réalité maréchal des logis chef) porte un écusson de la région Picardie sur sa chemise d'uniforme, dans le second volet le capitaine de gendarmerie porte un écusson de la région Bourgogne. Les grades des gendarmes ne sont d'ailleurs pas respectés, l'adjudant obéissant au chef.
-Le portrait de Godefroy le Hardi visible dans sa chambre du château de Montmirail dans plusieurs scènes du film est un remaniement du portrait de Frédéric de Montefeltro par Piero della Francesca de 1464-66. Il s'agit d'un des nombreux anachronismes du film — dont le plus frappant étant le fait que les « visiteurs » peuvent communiquer dans le français de 1992 — puisque le portrait de della Francesca est une œuvre de la Renaissance italienne alors que Godefroy est supposé venir du XIIe siècle.
-À la fin du film (et au début des Visiteurs 2), Godefroy tourne son arbalète vers la gauche pour ne pas tuer son futur beau-père. Mais le carreau d'arbalète, lors de la vue suivante, tourne vers la droite. (hé hé finement observé !)
-Dans le générique, Pierre Vial est seulement crédité dans le rôle d'Eusebe Ferdinand et sa prestation d'Eusebius est oubliée.(ah bah mewde alow ! C'est l'awnak là didon...ça fait un manque à gagner.C pas cool là mon vieux fo pah te laisser faiwe!!)