©-DR-LE VOYAGE DE LUCIA de Stefano Pasetto (2011) p4
30/01/2014 18:41 par tellurikwaves
Actrice, partie 2 !
Stefano Pasetto revient sur le choix de l'actrice Sandra Ceccarelli : «Sandra fait partie du projet depuis le départ. Son expérience de femme est très proche de celle de son personnage. Elle lui a donné toute sa force et s’est investie physiquement sans compter.»
Jules, Jim et Stefano
Un des personnages du film s'appelle Daniel. C'est un hommage à la nouvelle vague et ses héros : «J’aime les films de la Nouvelle Vague et le fait que ces jeunes auteurs aient créé un espace de liberté. J’apprécie la légèreté de François Truffaut et j’adore Jules et Jim que je dois voir au moins deux ou trois fois par an. Je lui dois donc beaucoup, pas seulement en tant que cinéaste mais en tant qu’individu».
Le nom du bateau
Le réalisateur noux eplique le nom du bateau : «Le navire s’appelle Il Richiamo (l’appel) parce que lorsque les deux femmes se retrouvent dans un cimetière de bateaux, Lucia demande comment on peut finir là. Léa répond que c’est “pour fuir quelque chose ou pour répondre à un appel». Ce bateau est un prétexte. Il ne sert à rien d’un point de vue pratique.
Le réalisateur italien Stefano Pasetto s'engage sur les voies de l'Amérique du Sud, en Argentine,où il mêle espagnol et italien dans son second long-métrage Le Voyage de Lucia Un voyage identitaire qu'entame l'héroïne grâce à Lea, son exact opposé, avec laquelle un lien très fort se noue pourtant, remettant en cause leur vie à toutes les deux.
à gauche Francesca Inaudi
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Les cinéastes
Le voyage de Lucia Stefano Pasetto est de retour six ans après Tartarughe sul dorso. Sur ce nouveau projet, il est réalisateur et collabore avec Veronica Cascelli pour le scénario. Celle-ci débute dans cette fonction.
Montage
Le montage du Voyage de Lucia est assuré par Alessio Doglione, qui figure déjà au générique du premier long métrage de Pasetto.
Débuts professionnels
Gian Filippo Minervini fait ses premiers pas en tant que producteur avec ce film.
Actrice, partie 1 !
Stefano Pasetto explique pourquoi il a choisi Francesca Inaudi pour interpréter le rôle de Léa : «Nous avons fait appel à Francesca dans un second temps.J’ai eu vraiment beaucoup de chance car elle ressemble également à son personnage : elle a ce même grain de folie qui lui a d’ailleurs permis de me suivre jusqu’en Patagonie.»
http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_images_aux_mots
Le festival du film LGBT de Toulouse Des images aux mots est un festival français annuel de cinéma LGBT (lesbien, gay, bi et trans) fondé en 2007 qui se déroule à Toulouse (Midi-Pyrénées).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_argenti
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Résumé
A Buenos Aires, Lucia est hôtesse de l’air et Lea est une jeune ouvrière à l'usine. Les deux femmes se rencontrent pour un cours de piano. Toutes deux dans une impasse avec leurs conjoints respectifs, elles décident donc de changer de vie ensemble et partent pour la Patagonie.
Fiche technique
Italie, Argentine : 2010
Titre original : La Llamada
Réalisateur : Stefano Pasetto
Scénario : Stefano Pasetto
Acteurs : Sandra Ceccarelli, Francesca Inaudi, Cesar Bordon...
Distribution : Memento Films Distribution
Durée : 1h32
Genre : Drame
Date de sortie : 3 août 2011
Arletty, nom de scène de Léonie Marie Julia Bathiat, née le 15 mai 1898 à Courbevoie (Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine) et décédée le 23 juillet 1992 à Paris, est était une actrice française.
Biographie
Elle est la fille de Michel Bathiat, ajusteur, et de Marie Dautreix, blanchisseuse. Elle a un frère cadet, Pierre. Elle fait de bonnes études dans une institution privée dénommée Sainte-Thérèse, à Clermont-Ferrand, puis entreprend d'étudier la sténographie chez Pigier. La guerre de 1914 fauche sur le champ de bataille son premier amour, qu'elle surnommait « Ciel » à cause de la couleur de ses yeux. En 1916, son père meurt, écrasé par un tramway. Arletty, son frère et sa mère sont expulsés du dépôt.
Elle se laisse alors séduire par un banquier, Jacques-Georges Lévy. Ils ont le même âge. Il l'amène dans sa villa 18, avenue Alphonse-de-Neuville, à Garches. Ils ont pour voisins Coco Chanel et André Brulé. Jacques-Georges lui fait connaître le théâtre,les grands couturiers,les bons restaurants et la haute société parisienne. Lorsqu'elle le quitte, elle rencontre Paul Guillaume, le marchand de tableaux qui révéla Picasso, Modigliani et Soutine, qui épousera Marie-Thérèse Walter. Arletty est recommandée à Armand Berthez, directeur du petit théâtre des Capucines. Elle était mannequin chez Poiret sous le pseudonyme d'Arlette, elle devient donc Arletty pour jouer dans des revues de Rip, où la fantaisie et le luxe sont de mise.
Elle débute au cinéma en 1930, dans La Douceur d'aimer, auprès de Victor Boucher. Dès 1931, elle se distingue dans un premier rôle dans le ravissant film de Jean Choux, Un chien qui rapporte. Elle inspire les peintres Marie Laurencin, Kees van Dongen, Moïse Kisling, Fujita et Jean-Gabriel Domergue, qui la prennent comme modèle. Elle a pour ami Pierre de Régnier, fils de Marie et Henri de Régnier, mais enfant naturel de Pierre Louÿs. En 1928, elle rencontre Jean-Pierre Dubost, qui restera son fidèle compagnon.
Sa carrière sur scène prend un tournant décisif dans l'opérette de Raoul Moretti, Un soir de réveillon, en 1932 aux Bouffes-Parisiens, avec Henry Garat, Dranem et Koval. Elle joue ensuite dans Ô mon bel inconnu, une opérette de Reynaldo Hahn, sur un livret de Sacha Guitry. Puis c'est Au Bonheur des dames avec Michel Simon, joué près de 500 fois sans interruption, malgré leurs désaccords successifs. Elle fait la connaissance de Louis-Ferdinand Céline. Elle tourne La Guerre des valses de Ludwig Berger avec Fernand Gravey, Dranem et Madeleine Ozeray. C'est dans Pension Mimosas de Jacques Feyder, avec Françoise Rosay, qu'elle fait la connaissance de Marcel Carné.
Jacques Prévert et Marcel Carné lui offriront au cinéma ses plus beaux rôles. Un film de Carné-Jeanson, Hôtel du Nord, la rend célèbre et la fait entrer de son vivant dans la légende du Paris populaire"Atmosphère, atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?",lance-t-elle à Louis Jouvet, sur une porte d'écluse du canal Saint-Martin (et non sur la passerelle jouxtant cette écluse).
Dans un même registre, elle incarne Marie qu'a-d'ça dans Circonstances atténuantes de Jean Boyer, auprès de Michel Simon. Elle lance, gouailleuse : « Pas folle, la guêpe ! » Elle enregistre la chanson de ce film Comme de bien entendu et de nombreuses ritournelles de ses revues ainsi que La Java et Mon Homme, pour rendre hommage à sa grande amie Mistinguett.
Sous l'Occupation, elle a l'occasion d'interpréter ses plus beaux rôles : Madame sans gêne, de Roger Richebé, et surtout Dominique dans le film Les Visiteurs du soir, avec Alain Cuny, Jules Berry, Marie Déa, et Garance des Enfants du paradis de Marcel Carné, avec Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Maria Casarès. Le scénario est signé Jacques Prévert.Au théâtre des Bouffes-Parisiens, elle est Isabelle dans Voulez-vous jouer avec moa, une comédie de Marcel Achard, avec Pierre Brasseur.
Après la Libération, Arletty est arrêtée, non pour faits de collaboration, mais en raison d'une liaison avec Hans Jürgen Soehring (1908-1960), un officier allemand. Ils s'étaient connus à Paris, le 25 mars 1941. Soehring lui avait été présenté ce jour-là par Josée de Chambrun, épouse de René de Chambrun et fille de Pierre Laval. Soehring était à l'époque assesseur au conseil de guerre de la Luftwaffe à Paris. Elle aurait dit à Michèle Alfa et Mireille Balin, qui avaient aussi comme amants des officiers allemands : « On devrait former un syndicat. » Elle est internée quelques jours à Drancy, puis à Fresnes. Lorsqu'elle est libérée, on lui conseille de quitter la capitale. Elle trouve refuge pour 18 mois au château de La Houssaye-en-Brie, chez des amis résistants. Prise à partie par l'un des FFI à son arrestation, elle a cette réponse : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international ! », phrase qui lui avait été suggérée par Henri Jeanson. Elle répond à une détenue qui lui demandait des nouvelles de sa santé:"Pas très résistante".
Après la guerre, Hans Soehring se maria et devint consul de la République fédérale d'Allemagne à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) en République démocratique du Congo, où il fut tué par un crocodile.Au théâtre, elle joue Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, avec Daniel Ivernel et un débutant nommé Louis de Funès, puis La Descente d'Orphée avec Jean Babilée. Elle paraît aussi dans Un otage de Brendan Behan avec Georges Wilson. Au cinéma, elle joue dans des films tels que Portrait d'un assassin avec Erich von Stroheim, Gibier de potence avec Georges Marchal, L'Amour Madame, aux côtés de François Périer, Le Grand Jeu avec Jean-Claude Pascal et Gina Lollobrigida, Maxime d'Henri Verneuil avec Michèle Morgan et Charles Boyer. En tournant Et ta sœur, elle fait la connaissance de Jean-Claude Brialy qui débute. Plus tard, elle retrouve Marie Déa et Hélène Perdrière, des amies qui lui resteront fidèles.
En 1966, elle perd son frère et Jean-Pierre, son ami intime et unique compagnon de route, malgré des « hauts et des bas ». Elle perd aussi partiellement la vue et doit interrompre Les Monstres sacrés de Jean Cocteau, au théâtre des Ambassadeurs. Elle disparaît de la scène et de l'écran, mais prête sa voix pour différents reportages.À partir de 1984, elle soutient activement l'Association des Artistes Aveugles et sa Présidente fondatrice Marguerite Turlure (qu'elle surnomme « ma Marguerite du Faubourg St-Martin » en ajoutant toujours « moi aussi je suis une fleur des faubourgs » - témoignage de Didier Guelfucci, habitué des après-midi de la rue de Rémusat et bras droit de Mme Turlure), amie de longue date rencontrée par l'entremise de la chanteuse Renée Lebas… Jusqu'à sa mort, Arletty restera fidèle à l'Association des Artistes Aveugles dont elle est pour toujours la Présidente d'Honneur.
Elle décède le 23 juillet 1992 à Paris, et sera inhumée au cimetière de Courbevoie.
Prix Arletty
Dans les années 80, la comédienne Fanny Vallon fonde les Prix Arletty en hommage à la célèbre comédienne du film Hôtel du Nord. La comédienne a présidé à la remise des Prix portant son nom jusqu'à sa mort. Parmi les lauréats on compte les comédiennes Zabou Breitman, Isabelle Carré et Dominique Blanc. Le jury de ces Prix était composé de grands noms du cinéma et du théâtre, Pierre Arditi, Gérard Depardieu, Jackie Sardou, Micheline Presle ou encore le metteur en scène Robert Hossein.
Louis Jouvet est était un acteur français, metteur en scène et directeur de théâtre, professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique,né le 24 décembre 1887 à Crozon (Finistère),mort décédé le 16 août 1951 à Paris.
Biographie
Jeunesse
Jules Eugène Louis Jouvet, orphelin de père à 14 ans, part vivre avec sa mère chez son oncle qui est apothicaire à Rethel dans les Ardennes. Influencé par sa famille, il s'inscrit à la faculté de pharmacie de Toulouse. À partir de 1904, il achève ses études de pharmacie à la faculté de Paris, mais passe tout son temps libre dans les théâtres amateurs de l'époque : dans la troupe de Léon Noël, puis celle du Théâtre d'Action d'Art de 1908 à 1910 (il part alors en province jouer devant des auditoires populaires), ensuite celle du Théâtre des Arts, puis à l'Odéon, et au Châtelet. En parallèle, il se présente au concours d'entrée du Conservatoire d'Art dramatique de Paris, où il sera recalé plusieurs fois.
De la faculté au Vieux-Colombier
En 1912, son diplôme de pharmacien en poche, Louis Jouvet se marie le 26 septembre avec Else Collin, avec laquelle il aura trois enfants. À cette époque il court les cachets et fera ainsi une courte apparition dans un film aux côtés de Harry Baur.
En 1913, il est engagé avec son ami Charles Dullin par Jacques Copeau, alors directeur du Théâtre du Vieux-Colombier. C'est un véritable tournant dans sa carrière : il y est régisseur, décorateur, assistant et enfin comédien. Il masque alors son bégaiement par une diction syncopée qui le rendra célèbre par la suite.
En 1914, la Première Guerre mondiale éclate, Louis Jouvet est mobilisé comme ambulancier, puis comme médecin auxiliaire. Démobilisé en 1917, il retrouve la troupe du Vieux-Colombier.
En novembre 1917, la troupe du Vieux-Colombier s'installe à New York, au Garrick Theater, pour deux saisons. Le succès obtenu n'est pas à la hauteur des attentes ; les relations entre Jouvet et Copeau se dégradent.
En 1920, c'est le retour à Paris : le Vieux-Colombier rouvre ses portes.
Fin 1924, plusieurs comédiens venus du Théâtre du Vieux-Colombier le rejoignent. Jacques Hébertot s'éloigne. Louis Jouvet devient directeur de la Comédie des Champs-Élysées où il demeurera jusqu'en 1934.
En 1928, il rencontre Jean Giraudoux dont il crée plusieurs pièces. À partir de 1934, il dirige le théâtre de l'Athénée où il donne la première de La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), d'Ondine (1939).
Gaston Baty, Charles Dullin, Georges Pitoëff et Jouvet fondent le 6 juillet 1927 une association d'entraide, le « Cartel des Quatre », qui durera jusqu'en 1940. L'objectif : faire en sorte que le théâtre crée une poésie qui lui soit propre, et faire jouer des auteurs contemporains.
On lui propose la direction de la Comédie-Française, qu'il refuse car il est trop occupé par celle de son propre théâtre. À l'Athénée, il triomphe avec des œuvres de Molière, celles écrites par son ami Jean Giraudoux, et diverses autres issues du répertoire classique.
La tournée sud-américaine durant la guerre
Il assume de juin 1940 à juin 1941 le contrôle des grands théâtres nationaux, puis part en tournée avec sa troupe en Amérique latine, accompagné pendant un temps par sa secrétaire Charlotte Delbo. Celle-ci choisit de rentrer en France le 15 novembre 1941 pour rejoindre la Résistance. En effet, le voyage de la troupe est clairement, au début, une tournée de propagande du gouvernement de Vichy : les ambassadeurs d'Allemagne et de Vichy, assistent aux représentations et du matériel de propagande est distribué lors des représentations.
Il se heurte dès lors à l'action des gaullistes, en particulier Albert Ledoux, représentant personnel du général de Gaulle pour l'ensemble des États d'Amérique du Sud[3]. Durant cette période, il crée notamment L'Apollon de Bellac de Jean Giraudoux et L'Annonce faite à Marie de Paul Claudel à Rio de Janeiro.Il ne revient en France qu'en 1945.
Les liens de sa tournée en Amérique latine avec Vichy ont été rompus en 1943 et le sort de Charlotte Delbo a marqué les esprits : elle a été arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz. Jouvet est reçu par le général de Gaulle. Les travaux de Denis Rolland sur les archives de la tournée ont insisté sur les ambiguïtés de cette tournée, au moins jusqu'en 1943.
Malade du cœur, il meurt à la suite d'un infarctus dans son théâtre, alors qu'il dirigeait une répétition de la pièce La Puissance et la Gloire, d'après Graham Greene.
Louis Jouvet aimait le théâtre plus que le cinéma. Cela ne l'empêchera pas de jouer, au cinéma, des adaptations théâtrales saluées par la critique : Volpone avec Harry Baur et Charles Dullin, et Knock, par deux fois, à 17 ans d'intervalle. Fidèle en amitié, il acceptait spontanément de jouer dans un film dont Henri Jeanson avait signé les dialogues, ou encore exigeait qu'il y ait un rôle pour ses amis dans les films où il figurait (par exemple avec Charles Dullin dans Volpone, et Quai des Orfèvres).
Sa passion du théâtre l'a poussé à jouer dans Entrée des artistes de Marc Allégret, film où il joue son propre rôle de professeur de théâtre du Conservatoire, presque un reportage sur l'art de Jouvet, La Fin du jour de Julien Duvivier où il est un acteur de théâtre complètement habité par ses personnages et qui, confondant réalité et fiction, sombre dans la folie, et Miquette et sa mère de Clouzot, dans lequel il incarne le pittoresque Monchablon, « grand premier rôle en tous genres », directeur d'une troupe de théâtre ambulant.
Canal Plus
Author: writers_reign from London, England
6 December 2003
I've just checked out the previous comments for this movie; it is interesting to note that 1) they are all favorable, 2) they all date from 1999 onwards and 3) they range from a simple recording of a joyous experience to the quasi-academic/analytical. This tells us clearly that even a film made 65 years ago can still speak to us today and bring pleasure on the one hand whilst inspiring in-depth analysis on the other. I am only saddened that not one commenter deigned to give a nod to Jean Aurenche, the great screenwriter (though one correspondent, did acknowledge Aurenche's co-writer Henri Jeanson who helped adapt the Eugene Dabit novel). In his 80-odd years Aurenche wrote more than 70 movies, just under half with Pierre Bost, and arguably his best known script outside France was 'Jeux Interdits' in 1952, though he also wrote 'Paris brute-t-il?' (Is Paris Burning?) an international production, and toward the end of his career, wrote for Tavernier - 'L'horloger de St. Paul', 'Coup de Torchon' - and his stories about working during the occupation inspired Tavernier to immortalize him in 'Laissez-Passer'.
But I digress: French actors have always had a penchant for single names - Raimu, Bourvil, Coluche, Fernandel, etc - and in Hotel du Nord we have no less than three of them, Andrex, Annabel and Arletty. The first two fell by the wayside - unless you want to count the toilet tissue made famous in England by TV commercials featuring puppies - but Arletty remains one of the all-time greats and even rumors of collaboration have failed to dim her memory. Here she is at her best which was just as well as she was up against Louis Jouvet, another giant of the French stage and screen. The film is drenched in atmosphere which is echoed, whether intentionally or not, in Arletty's great line, which our French commenter rightly says is the most famous in French cinema and which he/she translates well as 'atmosphere, does this face look like atmosphere (is it that this face).
Though he was no Jacques Prevert (but then, who is?) Aurenche had undoubtedly absorbed the poetic realism invented by Prevert and brought it to bear on this, only his sixth screenplay. Though at a basic level it is just another melodrama that ends in tears there are metaphors and symbols a plenty if, as our Dublin commenter, you care to look for them. The small, enclosed and private world just behind Gare de l'est, the 'trouble in paradise' motif that is introduced as soon as the idyllic opening sequence of 'one big happy family' has been established, the threat from outside - at a basic level the hoods who have come to find Mr Edmond, at another the Nazi thugs waiting in the wings - etc. Read it how you will it remains a great film.
Apart from Aurenche none of the other commenters mentioned Bernard Blier, also at the beginning of a long and distinguished career, to say nothing of siring director Bertrand Blier - the commenter who was so struck with Louis Jouvet may care to know that Blier played opposite Jouvet some nine years later in Clouzot's 'Quai des Orfevres'. The Hotel du Nord is still standing but is now (or was when I last visited), owned by Greeks who haven't a clue about its place in history despite the smattering of lobby cards, affiches, etc in the bar and it is now a venue for English comics. The canal St. Martin is itself undergoing major changes, presumably not for the better but as for Carne's movie and Sandy Trauner's sets, both were Canal Plus long before there was a TV channel (now technically defunct) and will remain so long after Canal + is just a co-producer credit on sub-Carne movies.
Story of working class people in pre-World War II Paris.
Author: Charles Jenkins from Chapel Hill, B N.C., U.S.A.
4 January 1999
A true classic. Beautifully filmed and acted. Reveals an area of Paris which is alive and filled with comedy and tragedy. Although the area of 'Hotel du Nord' and the Hotel itself still exists, it is not as gay (in the original sense of the word) and joyful as it once must have been. The film makes one yearn for the past, which has been lost, with a sigh and bittersweetness.
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Athmosperic
Author: Atavisten from Tellus
5 March 2006
In a hotel in Paris two lovers agree to take their own lives, the woman is romanticizing the suicide in a degree she must represent the escapism of many not so well-off in prewar Paris. The hotel is in itself a meeting place for the people of the district. Pierre shoots Renee, but is disturbed by Edmond so he flees the scene.
The story in itself is not so extraordinary today, but nothing takes away from its impact still. It has no problem of holding your attention to the very end. Its my first meet with any involved in 'Hotel du Nord'. Louis Jouvet is very good in his joy and meaningless role that finds meaning for just a little while. So is Arletty.
Marcel Carné and the celebration of the greatness of French cinema.
Author: FilmCriticLalitRao from FIPRESCI/Cinema of the world
9 August 2007
Hotel Du Nord is a gripping drama of guilt in which Marcel Carne portrayed an entertaining tale of ill-fated love which also functions as a revolt against the cruel world.The film is based entirely on a pair of hapless lovers.Pierre and Renee were mistaken when they believed that suicide would put an end to their misery Hotel Du Nord has its own inimitable charm as its inhabitants have become an essential part of the establishment.There is an element of togetherness as everyone flocks to Hotel Du Nord to eat,chat etc.Marcel Carne has remained true to the spirit of the films produced in 30s and 40s as Hotel Du Nord has a certain kind of nostalgic feel.
Carne,while recreating the life of Parisian roads was able to create a sort of nostalgia for black and white giving a unique genre of poetic realism to his oeuvre.Hotel Du Nord can be termed as a quintessence of cinematographic populism.The 14th July ball scene on the banks of Saint Martin canal remains a magnificent sequence.The film's immense popularity can be judged from the fact that Hotel Du Nord has been declared as a national monument.
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Charming French cinematic gem ...
Author: Philajeff from United States
5 March 2013
Hotel du Nord is a charming and atmospheric film from right before the second world war in France. The ensemble of characters are all likable - of course it helps that the acting is so great and the dialog so sharp. As the star-crossed young lovers - Jean-Pierre Aumont and Annabella sparkle. Though this film deals with the underclass of Parisian society, it's a group of people whom you wouldn't mind at all spending a summer evening with, drinking wine, and conversing together. Final note - This film also makes it clear that the French cinema like its counterparts in other European countries was very far ahead of a more Puritanical American cinema in openly portraying prostitutes or gay people. (Puritains ? ou hypocrites ? la question reste entière)
Just a pointer: the whole film was shot on set
Author: Sxilderik from Paris, France
8 September 2004
I love this movie, Jouvet, Arletty, Blier, Carné... almost everything has already been said about the movie, but there is one detail I'd like to shed some light onto: no footage of the real, still standing, Hôtel du Nord (is it still? I heard it was to be demolished...)Non non non :il existe encore...juste un peu rénové has been used for the movie - the whole scene has been rebuilt on set, the main reason being that they could not stop the traffic on the St Martin canal for several weeks.