© -DR- BOYCHOIR (Le virtuose) de François Girard (2014) p10
06/05/2017 07:48 par tellurikwaves
Le même avec son chouchou interprêté par Joe West
Eddie Izzard : le prof partial et pas sympa
Dustin Hoffman : Il Maestro
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Les voix des anges
Sans doute le long métrage le plus accessible du réalisateur, Boychoir est un beau film touchant qui s’avère aussi par moments contemplatif.Les scènes où entonnent les élèves aux voix d’or des chants harmonieux provoquent chez le spectateur une réelle émotion qui frôle parfois la spiritualité. Il en est d’ailleurs beaucoup question de spiritualité tout au long de cette production où la symbolique tient aussi une place prépondérante : le carillon qui rappelle la présence de la mère du jeune garçon, le chef de cœur qui remplace le père trop occupé à fuir sa paternité, etc.
Les scènes où entonnent les élèves
aux voix d’or des chants harmonieux
provoquent chez le spectateur une
réelle émotion qui frôle parfois la spiritualité.
On remarquera entre autres la réalisation fluide de François Girard dirigée d’une main de maître, la très belle musique de Brian Byrne qui accentue les voix célestes, la superbe direction photo de David Franco. Et aussi les prestations jubilatoires de Dustin Hoffman, méthodique et intransigeant à souhait dans le rôle du chef de la chorale qui, en cours de route, se transformera grâce à sa rencontre avec le jeune rebelle, de Kathy Bates, juste en directrice de l’institution spécialisée, de Debra Winger qui incarne avec empathie la directrice de l’école où étudie le jeune garçon au début du film et de Garrett Wareing qui interprète Stet, son premier rôle à l’écran, avec une aisance déconcertante.
Seule bémol : le scénario de Ben Ripley est truffé ça et là de quelques clichés qui alourdissent le traitement du film. Petit détail qui, toutefois, n’enlève en rien le plaisir de découvrir et d’apprécier ce film à la croisée de Dead Poets Society (Le Cercle des poètes disparus), Les Choristes, Fame et la populaire télésérie Glee. Boychoir atteint par moments des états de grâce.
revueséquences.org
Kathy Bates : La directrice du centre
Josh Lucas : Le père
Eddie Izzard / Kevin McKale / Dustin Hoffman
Garrett Wareing (pour la 1ère fois à l'écran)
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La critique de Cinecure
L'Argument : Un garçon de onze ans très perturbé, élève de l’American Boychoir School, fait la rencontre d’un chef de chœur qui va permettre à son talent d’éclore.
Si au sur le plan cinématographique le film n’est pas révolutionnaire, il se laisse regarder (et écouter !) avec beaucoup de plaisir. Il s’agit d’un long métrage musical, très « classique » donc (en jouant sur les mots !) qui raconte l’itinéraire improbable d’un jeune garçon « difficile » et indiscipliné qui possède une très belle voix et que la directrice de son école mettra sur la voie d’une école prestigieuse de chant, dirigée par Dustin Hoffman Ce film musical, dont le style fera penser a un autre, français, Les choristes, avec un soupçon de Whiplash n’apporte donc rien de neuf mais il apporte beaucoup d’émotion en frôlant parfois l’excès de sentimentalisme et de beaux sentiments.
Il va de soi que l’on se dirigera vers un happy end malgré un certain nombre d’embûches, de rivalités... et de drames familiaux. C’est que la mère du jeune et futur prodige est seule à la maison avec son fils. Il est le fruit d’une relation adultérine, son père étant marié avec une autre à l’époque de sa conception. Hélas pour notre héros, sa mère va disparaitre tragiquement... mais son père va veiller, de loin sur lui. C’est que,bonne nouvelle : il est très riche. Vraiment très riche. Alors, sans abandonner son propre foyer et sans y mêler son fils illégitime... il va, bien entendu, lui donner un fameux coup de pouce grâce à l’argent.
Et si l’école à des principes, ceux-ci peuvent être revus à l’aune d’une belle manne financière... Cette intrigue ajoute donc encore un bonus sentimental à l’aspect conte de fée. N’oublions pas qu’il y aura ensuite, unepierre d’achoppement au tournant : la mue ! Jouons encore sur les mots : nous avons donc affaire ici à un « maitre-chanteur » qui nous prend à la gorge par les bons sentiments et nous permet de naviguer dans un répertoire qui s’étend de Spem in alium (motet à quarante voix de Thomas Tallis - 1505 - 1585) au Messie (1741) de Haendel.
J’avoue que je me suis laissé faire en romantique sentimental incorrigible, malgré un conte cousu de fils blancs et un Dustin Hoffman qui surjoue parfois.Enfin, la bande son m’a... en-chanté et que le jeune acteur chante très bien (j’ai l’impression qu’il n’est pas doublé)...
Résumé
Stet est un enfant colérique de 12 ans, extrêmement doué pour le chant. Il vit avec sa mère alcoolique dans une petite ville du Texas. Lorsque celle-ci meurt dans un accident de la circulation, son père qui ne l'a pas reconnu l'envoie dans une école d'élite de musique fictive ??? la National Boychoir Academy. Hors de son milieu, le petit Stet a du mal à trouver ses répères avec un maître de chœur exigeant, des condisciples intrigants et son naturel tempétueux.
Le tournage du film se déroule dans l'État de New York et dans le Connecticut, dans les villes de Stamford, New Haven et à l'Université de Fairfield.