©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p13

20/04/2017 04:52 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p13

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p13

    20/04/2017 04:52 par tellurikwaves

La critique d'Avoir à lire(2)

On retient en général du film les portraits excentriques : la fille danseuse épouvantable, la mère qui écrit parce qu’un jour on a livré par erreur une machine, le chorégraphe russe qui ne pense qu’à manger.

C’est oublier que, dans les recoins de cette joie de vivre mille fois exprimée, se lovent des cris de détresse qui jettent une importante part d’ombre : que ce soit la « racaille » qui se rue sur un cigare ou la silhouette pathétique de Ramsey, ruiné par Kirby, Capra n’oublie pas les laissés pour compte d’une société cruellement inégale.

On sent une véritable compassion pour ces personnages qui apparaissent en arrière-plan ; de même la fin présente-t-elle un Kirby isolé dans son bureau, avec un réseau d’ombres portées qui l’enserrent.

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p12

19/04/2017 14:49 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p12

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p12

    19/04/2017 14:49 par tellurikwaves

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p11

19/04/2017 14:48 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p11

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p11

    19/04/2017 14:48 par tellurikwaves

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p10

19/04/2017 14:45 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p10

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p10

    19/04/2017 14:45 par tellurikwaves

La critique d'Avoir à lire (1)

Capra est touché par la grâce dans ce chef-d’œuvre tendre, drôle et gentiment iconoclaste.
L'argument : Après avoir fait fortune, le vieux Vanderhof est devenu un sage en pensant que l’argent ne fait pas le bonheur. Il vit entouré de ses petits-enfants et de ses domestiques, pour le moins originaux. Mais voila que sa petite-fille Alice tombe amoureuse de Tony Kirby, le fils d’un homme d’affaires. Si Alice et Tony s’aiment, ce n’est pas le cas des Vanderhof et des Kirby, qui n’ont pas réellement la même conception de la vie.

Notre avis : Vous ne l’emporterez pas avec vous vient dans la carrière de Capra après New York-Miami (1934), L’extravagant monsieur Deeds (1936) et Horizons perdus (1937), autant dire dans cette faste période d’avant-guerre qui le voit enchaîner les chefs-d’œuvre à la manière d’un métronome. Il y aurait pourtant matière à détester ce film à la morale simpliste (l’argent ne fait pas le bonheur) et emprunt d’une religiosité écœurante. On se sentirait tellement supérieur à regarder d’un œil cynique cette fable si naïve. De fait, quand on la revoit une ixième fois, dès les premières images dévoilant un Wall Street caricatural, on se dit que non, ce coup-ci, on ne se fera pas avoir.

On se prépare à analyser froidement le rapprochement de ces deux mondes, d’un côté la finance et de l’autre une famille d’hurluberlus, sans tomber dans le piège d’un sentimentalisme facile. Mais rien n’y fait. De nouveau, on rit, on pleure, on partage les déboires d’un James Stewart amoureux de la belle Jean Arthur, la douce philosophie de l’épatant Lionel Barrymore. De nouveau on s’amuse des inventions burlesques comme le panneau « Home sweet home » qui ne cesse de se décrocher au rythme des explosions de pétards. De nouveau on larmoie devant la prise de conscience du capitaliste Kirby.

Comment comprendre cet attrait irrésistible ? Quand tant de comédies des années 30 ont l’air au mieux de pièces de musée, qu’est-ce qui fait que Vous ne l’emporterez pas avec vous demeure une inébranlable leçon de vie qui regonfle et rend heureux ? On a envie de parler d’alchimie, de mystère et de s’en tenir là. Néanmoins, c’est un peu court. Il nous semble d’abord que Capra, en éloignant tout second degré et toute roublardise, convainc par une foi en l’homme par delà les institutions (voir la critique du militarisme, des impôts, du gouvernement, de la finance) et les idéologies : Vanderhof se moque de la maladie des « -ismes » et la révolution russe est un sujet de plaisanterie.

Prenant parti pour l’humain, il filme à sa hauteur des personnages croqués avec une facilité déconcertante ; le moindre petit rôle trouve une grâce inattendue, portée par un scénario inventif autant que par une galerie d’acteurs remarquables : que ce soit Donald Meek en employé créateur de jouets ou Mary Forbes en grande dame coincée, tous participent d’une vision colorée, incroyablement vivante. Observez comment, dans l’inénarrable séquence du procès, Capra fait du juge, rôle archi-secondaire, le parangon d’un humanisme doux, qui le conduit même à participer à la quête. Par touches légères, le cinéaste construit un monde pétri de bons sentiments qui touche par delà les années.

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p9

19/04/2017 03:32 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p9

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p9

    19/04/2017 03:32 par tellurikwaves

Sous réserve :Ann Miller : Essie Carmichael

 

 

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DVD Classik Par Olivier Bitoun -(fin)

Face à eux, un monde des affaires impitoyable mais qui ne demande, au fond, qu’à être humanisé pour que l’Amérique accède enfin à son grand rêve. Capra et son fidèle scénariste Robert Riskin excellent dans la caractérisation des personnages, et le cinéaste se montre de nouveau un immense directeur d’acteurs et un metteur en scène qui possède à la perfection le sens du rythme comique, capable à la fois d’orchestrer brillamment le chaos ludique d’un grand groupe d’acteurs ou de faire surgir une émotion brute d’un simple face à face. En 1939, c’est la dépression, Hitler, Staline, la guerre qui se profile...

S’il propose au spectateur de l’époque d’échapper le temps d’un film à ce quotidien désespéré (le film est d’ailleurs un véritable triomphe), Capra l’invite à réfléchir sur ce que signifie la réussite personnelle, le culte de la réussite et de l’argent. Et en ces temps troublé, lutter contre la tendance de l’homme à se refermer sur lui-même et à défendre son petit pré carré est en soi un beau geste politique et humaniste.

 le 1 septembre 2010

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p8

19/04/2017 03:28 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p8

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p8

    19/04/2017 03:28 par tellurikwaves

Lionel Barrymore  : Grand-père Martin Vanderhof

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p7

18/04/2017 14:56 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p7

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p7

    18/04/2017 14:56 par tellurikwaves

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p6

18/04/2017 14:55 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p6

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p6

    18/04/2017 14:55 par tellurikwaves

DVD Classik Par Olivier Bitoun -(part2)

ANALYSE ET CRITIQUE (part2)

Mais il est vrai que Vous ne l’emporterez pas avec vous (qui fait suite à Horizons perdus, le film le plus utopique de Capra) est une fable profondément optimiste et enjouée. Porté par la loufoquerie de la maisonnée (avec Lionel Barrymore en inoubliable guide spirituel), le film est constamment fantaisiste, poétique et hilarant. Le dîner entre les Sycamore et les Kirby est à ce titre l’un des plus grands moments de la comédie hollywoodienne.

Les Sycamore, c’est un idéal de famille pour Capra. On sent son amour profond pour ces « contestataires désinvoltes », « ces hippies avant la lettre » tel qu’il les décrit. Une famille qui n’est pas limitée aux seuls liens du sang mais qui accueille tous ceux qui partagent cette ambition de mettre la vie, l’épanouissement personnel et la solidarité avant toute autre considération.

Dans ce cocon protecteur (un de ces Shangri-La chers au cinéaste), chacun se développe personnellement, sans souci de succès financier, de reconnaissance. Ici on écrit, on bricole, on danse, et qu’importe si on le fait de façon approximative. La mère trouve une machine à écrire, elle devient écrivain, c’est aussi simple que ça.

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p5

18/04/2017 04:50 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p5

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p5

    18/04/2017 04:50 par tellurikwaves

Lionel Barrymore  : Grand-père Martin Vanderhof &
Donald Meek : Poppins Poppins

©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p4

18/04/2017 04:47 par tellurikwaves

  • ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p4

    ©-DR- YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU de Frank Capra (1938) p4

    18/04/2017 04:47 par tellurikwaves

Analyse et critique de DVD CLASSIK

Frank Capra a découvert la pièce de Kaufman et Hart (distinguée par le Prix Pulitzer) sur scène et, pris d’un véritable coup de cœur, souhaite immédiatement l’adapter au cinéma. You Can’t Take It With You, film à la morale si simple (« l’argent ne fait pas le bonheur ») est une ode généreuse à l’amitié et à l’entraide. Il fait partie de ces quelques films qui ont fait passer Capra pour un indécrottable optimiste et le chantre émerveillé du rêve américain, artiste chaleureux et émerveillé qui croirait dur comme fer dans la capacité du peuple à dépasser et transformer un capitalisme carnassier. Toutes choses qui s’avèrent finalement plus complexes qu’il n’y paraît, le désenchantement et le doute faisant aussi partie intégrante de son œuvre...