© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p9
04/10/2013 05:47 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p9
04/10/2013 05:47 par tellurikwaves
Critique du Monde
L'Oeil sur l'écran
18 juillet 2013
Après un mauvais coup qui a visiblement mal tourné, deux gangsters blessés arrivent dans un château anglais isolé habité par un quadragénaire qui a tout abandonné pour vivre avec sa très jeune épouse. Le plus valide des deux gangsters n'a aucun mal à prendre le dessus sur eux... Cul-de-sac, le film de Roman Polanski, est beaucoup de choses à la fois : c'est indéniablement une tragédie puisque l'irruption d'un élément étranger, rustre et brutal, va provoquer une grave et profonde crise dans ce couple mal assorti.
C'est tout aussi indéniablement une comédie car, de l'humour, le film en regorge, un humour noir, un humour qui peut faire grincer des dents sans doute mais qui fonctionne parfaitement. C'est également un film de suspense et de tension, Cul de Sac est l'un des plus beaux huis clos (en plein air) qui soient. Polanski mêle tous ces éléments avec habilité mais, si le film a tant marqué les esprits, c'est surtout pour son inventivité et sa grande liberté de ton, notamment dans la description des rapports à l'intérieur du couple : si l'homme fait preuve de tant de lâcheté face au gangster, c'est aussi parce qu'il est dans une impasse face à sa femme, il sent qu'en seulement dix mois, elle se détache de lui.
Il est prêt à tout accepter pour la garder et il reproduit ce comportement masochiste sur le truand qui s'impose, lui non par le charme, mais par la force. Il a déjà dépassé le point de non retour et le cul-de-sac n'est pas seulement celui du château isolé sur son île, c'est aussi le cul-de-sac émotionnel de l'homme. L'irruption du gangster n'est qu'un révélateur, d'ailleurs lui aussi se fera manipuler par la femme qui est le véritable personnage fort de cette histoire. Polanski fait une description sans fard de cette relation et, comme souvent avec lui, il y a quelque chose de troublant dans son propos qui nous renvoie sur nous-mêmes.
Elle: ***
Lui : ****
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p8
04/10/2013 05:45 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p8
04/10/2013 05:45 par tellurikwaves
Genèse (fin)
Le film se tourne en Grande-Bretagne, à Holy Island, appelé aussi Lindersfarne, un endroit que l’on dit hanté de fantômes. Un lieu reculé. Une population locale méfiante. Et le climat y est aussi changeant que sur les lacs de Mazurie.Pour ne rien arranger,les trois interprètes principaux ont chacun des caractères complexes Stander se comporte comme une brute (il frappe réellement Dorléac dans la scène de lutte), Pleasance arrive sur le tournage le crâne rasé à la stupeur générale et prend l’équipe de haut. Et Dorléac souffre beaucoup, de l’endroit et des gens.
La mauvaise humeur est générale et le tournage prend du retard à tel point que Roman Polanski décide, en échange, de donner ses pourcentages de Répulsion en gage de bonne volonté. Stander simule aussi des problèmes physiques pour toucher des cachets supplémentaires ; le film manque d’être définitivement arrêté. Brach fait alors croire à Stander que Polanski veut l’engager dans son prochain film, et du jour au lendemain Stander remarche ! Et le tournage avec lui.
Désireux de tourner une des scènes du film en seul plan et à l’heure magique, Roman Polanski passe une journée entière à la préparer et à organiser le passage d’un avion dans le même plan avec un opérateur radio installé derrière la caméra dans une cabine insonorisée et relié par ondes au pilote de l’avion. Le cinéaste explique que « Les longues prises sont toujours préférables lors des scènes d’émotion parce qu’elles permettant aux comédiens de rester dans leur rôle. »
Le chef opérateur, Gil Taylor, abandonne Roman Polanski sur cette scène dite infaisable. Mais le cinéaste y parvient. Hélas, à la troisième prise, Françoise Dorléac s’évanouit à cause de la froideur de l’eau. Jugé coupable, Roman Polanski échappe de peu à la mutinerie de toute son équipe. Le tournage achevé, le metteur en scène repart à Londres, exténué, et passe plusieurs jours seul dans son hôtel. Il faut encore monter Cul de Sac.
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p7
04/10/2013 05:43 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p7
04/10/2013 05:43 par tellurikwaves
Genèse (2)
Riri deviendra Richard (joué par Lionel Stander), personnage à forte tête inspiré d’Andrzej Katelbach (acteur dans Le Gros et le Maigre tourné en 1960 et ami de Polanski). Parce que son statut s’améliore, Roman Polanski a droit désormais à une directrice de casting, Maud Spector, qui l’aide à trouver Donald Pleasance pour interpréter George, le mari cabotin. Pour jouer le gangster, notre cinéaste pense d’abord à un acteur de la stature de Wallace Berry et, si possible américain (car Brach et Polanski rêvent d’une co-production avec les USA) de type Rod Steiger ou Jacky Gleason. Mais Roman Polanski découvre Lionel Stander lors d’un show à la télévision (Stander s’étant installé en Grande-Bretagne pour fuir le MacCarthysme).
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Le réalisateur l’engage. Pour jouer Térésa, Roman Polanski envisage Charlotte Rampling, Jacqueline Bisset (à qui il donnera finalement un petit rôle) puis l’actrice canadienne Alexandra Stewart("trop équilibrée" pour ce rôle selon Polanski). Quelques jours avant le début de tournage, toujours pas d’actrice. Désemparé, le metteur en scène apprend que Françoise Dorléac, sœur de Catherine Deneuve, est à Londres.
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Elle est aussitôt enrôlée dans l’aventure. « Pour être parfaitement franc, si l’on m’avait alors demandé ce qu’était le thème du film, je n’aurais pas été en mesure de répondre, affirme Roman Polanski. Il n’y avait pas de thème – rien que l’expression de l’état d’esprit du moment. Gérard et moi venions d’être trahis par une femme et le personnage de Térésa naquit d’un léger besoin de revanche. » (Roman par Polanski, Ed. Livre de poche, 1985, p.259)
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p6
04/10/2013 05:42 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p6
04/10/2013 05:42 par tellurikwaves
GENESE DU FILM
1965. Assassinat de Malcolm X. Alexei Leonov devient le premier homme à « marcher » dans l’espace. Le Vatican condamne James Bond. Première photographie lisible de Mars. En France, Charles de Gaulle est élu chef d’Etat. Ceauscescu devient chef d’Etat en Roumanie. Massacre en Indonésie. Pierrot le Fou sort sur les écrans. Décès de Nat King Cole et Edgar Varèse.La collaboration entre Polanski et Brach roule à plein régime. Ils réécrivent encore et encore le scénario de Cul-de-sac déjà entamé trois ans plus tôt. Le cinéaste raconte avec force sa collaboration avec son scénariste:
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"Je m’étais souvent interrogé sur les voies de la composition musicale.Comment un compositeur conçoit-il une mélodie, par exemple ? J’avais découvert qu’il n’existait pas de réponse unique et il en allait de même pour la rédaction d’un script.Gérard et moi partions de situations et de scènes isolées,ignorant où elles nous conduiraient Peu à peu,par tâtonnements successifs, en discutant de la manière d’amener telle scène, nous aboutissions à un fragment de thème qu’il ne restait plus qu’à étoffer pour en faire un récit complet. Parfois, lors du déroulement de ce processus, il nous arrivait de renoncer à l’idée qui en avait été à l’origine. Telle fut la genèse de Cul-de-sac, dont le titre original était Riri. » (Roman par Polanski, Ed. Livre de poche, 1985, p.284)
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p5
04/10/2013 05:40 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p5
04/10/2013 05:40 par tellurikwaves
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p4
04/10/2013 05:38 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p4
04/10/2013 05:38 par tellurikwaves
Casting
Quelques jours avant le début du film, Polanski n'avait pas d'actrice pour le rôle de Teresa, bien qu'il ait auditionné beaucoup de comédiennes et de mannequins. Un des producteurs lui souffle alors le nom de la sœur de Catherine Deneuve (que Polanski a dirigé dans Répulsion), Françoise Dorléac. Ce sera son premier rôle en anglais.
Tournage
Le film a été tourné en 1965 sur l'île de Lindisfarne dans le comté de Northumberland en Angleterre.
Cul-de-sac fut un tournage particulièrement difficile : conditions météorologiques catastrophiques, coupes budgétaires, manque de temps, manque de soutien de l'équipe à l'égard de Roman Polanski, caractères difficiles des deux comédiens principaux, etc.. Lionel Stander était particulièrement ingérable sur le tournage. Il refusait de se rendre aux répétitions, arrivait sur le plateau à l'heure qu'il souhaitait, et était même désagréable avec les membres de l'équipe.
La scène où il doit fouetter Teresa sur les cuisses avec la boucle de sa ceinture n'est pas simulée. Françoise Dorléac subit réellement les coups de Stander, qui se plaignit par la suite d'avoir mal aux genoux (en effet, Teresa est allongée sur le ventre contre les pavés, et Richard est littéralement assis sur elle, les genoux contre le sol).
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Lors de la scène de la plage où Teresa va se baigner nue, Françoise Dorléac a frôlé la mort [réf. nécessaire] : elle ne savait pas nager et, bien que le tournage eût lieu au mois de juillet, le temps était exécrable et l'eau gelée (les membres de l'équipe étaient contraints de porter des gants et des écharpes). Après deux prises, Françoise Dorléac fait un malaise et est réanimée par le médecin présent sur le tournage.
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p3
04/10/2013 05:36 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p3
04/10/2013 05:36 par tellurikwaves
Fiche technique
Titre : Cul-de-sac
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Gérard Brach et Roman Polanski
Direction artistique : George Lack
Décors : Voytek
Musique : Krzysztof Komeda
Photographie : Gilbert Taylor
Montage : Alastair McIntyre
Production : Gene Gutowski, Michael Klinger,
Tony Tenser et Sam Waynberg
Sociétés de production : Compton Films,
Tekli British Productions
Société de distribution : Sigma III Corp.
Pays : Royaume-Uni
Langue : anglais
Genres : comédie dramatique, thriller
Durée : 113 minutes
Format : noir et blanc - 35mm - 1,85:1 - son mono
Dates de sortie : Royaume-Uni : juin 1966 ;
France : 2 décembre 1966
Cast
Françoise Dorléac : Teresa
Donald Pleasance : George
Lionel Stander : Dick
Jack McGowran : Albie
Ian Quarrier : Christopher
Jacqueline Bisset : Jacqueline
William Francklyn : Cecil
Distinction
Berlinale 1966 : Ours d'or
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p2
04/10/2013 05:34 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966) p2
04/10/2013 05:34 par tellurikwaves
Résumé
Teresa et George habitent un vieux château irlandais, que la marée isole souvent de la côte. Ils forment un couple des plus étranges, vivant en compagnie d'un nombre faramineux de poules pondeuses, ce qui n'est pas la plus surprenante de leurs activités. L'arrivée de deux gangsters en cavale va venir perturber leur existence.
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External Reviews
© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966)
04/10/2013 02:58 par tellurikwaves
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© DR -CUL DE SAC de Roman Polanski (1966)
04/10/2013 02:58 par tellurikwaves
Cul-de-sac est un film britannique de Roman Polanski, sorti en 1966.
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Résumé Wiki
Deux gangsters patauds tombent en panne de voiture sur une presqu'île.La marée montant ils s'immiscent dans la vie de deux châtelains,seuls propriétaires de l'île(Plus une prise d'otage dirais-je)
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Liens vers Sites externes
Official Sites
Miscellaneous Sites
- Abandomoviez.net (Spanish)
- All Movie Guide
- BFI synopsis
- BioscoopAgenda (Dutch)
- CINeol (Spanish)
- cineyteatro.es - Info, synopsis, commentary, awards, photos [Boquerini] (Spanish)
- Google Books - Roman Polanski interview [Michel Ciment, Michel Perez, Roger Tailleur] (1969)
- IMCDb.org: cars, bikes, trucks and other vehicles seen in this production
- MovieMeter (Dutch)
- SoundtrackCollector - Soundtrack Information
- Stopklatka.pl (Polish)
- Subterranean Cinema
- The Cul-de-Sac Homepage
- Transmission films - synopsis, photos, short reviews and clip
- Virtual History
- Zelluloid.de (German)
Photographs
Video Clips and Trailers
© DR -LE COUTEAU DANS L'EAU de Roman Polanski (1962) Fin
03/10/2013 05:32 par tellurikwaves
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© DR -LE COUTEAU DANS L'EAU de Roman Polanski (1962) Fin
03/10/2013 05:32 par tellurikwaves
Roman's Spring
Author: Galina from Virginia, USA
7 February 2006
The first Polish film to be nominated for a Foreign Language Oscar, Roman Polanski's "Knife in the Water" is one of the most impressive director's debuts I've seen.
The story is simple. A wealthy couple on its way to spend a weekend on their yacht picks up a young and attractive hitchhiker. The middle-aged husband, a successful and cynical sportswriter invites the young man on board, perhaps to show off his nice yacht, his seamanship, and eventually, his superiority. His young and sexy wife does not say much but as the yacht moves along and tension between two men rises, she seems to enjoy the presence of a passenger and the obvious competition between them for her attention.
Made of the very simple material, the film is a brilliant psychological thriller that shows the young writer-director's extraordinary ability to create menace on the screen throughout the profound study of the characters' deep hidden emotions. Not as widely known as "Chinatown" and "Rosemary's Baby", "Knife in the Water" is the perfect introduction to the work of the director whose craft in creating disturbing studies of anger, humiliation, fear, and sexuality is truly remarkable.
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17 out of 22 people found the following review useful:
Surprisingly free of violence
Author: moonspinner55 from las vegas, nv
13 August 2001
Devastating and beautiful early film from talented director Roman Polanski...but 'beautiful' in a sad, melancholy sense. Rarely have I seen a picture which so vividly captures the wonder of weather (gray and drizzly skies and choppy sea water, illuminated suddenly by a burst of sun rays).Sure,the film is in black-and-white,however that foreboding sky actually becomes a character in the plot involving a couple out for a boating weekend who pick up a hitchhiker and invite him along on their trip.
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Not a whole lot of story (in the conventional sense), though both Jerzy Lipman's amazing cinematography and Krzysztof Komeda's jazzy score make the journey a worthy ride which builds in suspense and a creepy, muted kind of ambiance. Polanski's eye is unerring, but don't expect him to give into a big pay-off. The narrative is pretty much based in reality--it's grounded--and is without major outbursts, violence or melodrama.
*** from ****
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13 out of 18 people found the following review useful:
Tense, compelling debut
Author: Chris Knipp from Berkeley, California
30 September 2006
Knife in the Water (1962), Polanski's feature debut, made when he was twenty-nine, is a tense overnight sailing trip taken by a man with his pretty younger wife and a handsome young drifter they find hitchhiking on their drive to the boat. The action is claustrophobic and fraught with menace – the two men are in conflict from the moment they first meet – and a cool jazz score gives the film an edgy contemporary air. The young man carries a long knife of the switch-blade type. Does the old rule apply, that a weapon, once introduced in a story, has to be used? Polanski was to do many other things in his career, but his ability to create unease was all there in this first one. And the shooting on the water is as effective as that to be found in another remarkable film of about the same time, Rene Clement's Plein Soleil, with Alain Delon as Tom Ripley.
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