© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p11.

23/09/2013 03:56 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p11.

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p11.

    23/09/2013 03:56 par tellurikwaves

 

La critique de DEVIDEAD (3)
 
Toutefois, dans 5150 RUE DES ORMES, la famille, présidée par un bourreau, se montre sous un jour particulièrement normal. La mise en scène n’en fait d’ailleurs pas des tonnes pour nous dépeindre des voisins au-dessus de tous soupçons et non pas de monstrueux tueurs. Ce décalage fonctionne ainsi à merveille en installant assez souvent un humour noir surprenant. Le déroulement du film nous permet de descendre en douceur dans la froide et horrible réalité d’une famille qui s’est gentiment égarée sous la domination d’un patriarche obsédé par les échecs.
*
La prestation de Normand D’Amour est, à ce titre, particulièrement savoureuse. Pour lui donner la réplique, la distribution s’avère des plus solides et l’on notera évidemment la présence de Marc-André Grondin, jeune comédien qui n’a clairement ici pas volé son César de Meilleur Espoir Masculin en 2009 décerné pour LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE. Puisque l’on parle de récompense, il apparaît inévitable de ne pas préciser que les spectateurs de l’édition 2010 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer a plébiscité 5150 RUE DES ORMES et lui a attribué le Prix du Public.

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p10

23/09/2013 03:49 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p10

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p10

    23/09/2013 03:49 par tellurikwaves

 

La critique de DEVIDEAD (2)
 
De prime abord, le film d’Eric Tessier n’a rien de bien attirant et semble vouloir s’orienter vers des métrages type SAW. Néanmoins, cela s’avère une mauvaise piste. Séquestré, le héros est obligé de se plier aux règles,et donc au jeu,de son geôlier.Le début du film aurait même de quoi inquiéter avec l’utilisation d’une caméra subjective au sein de la narration.Cet aspect sera toutefois particulièrement bien intégré dans l’intrigue et ne se limitera pas, loin de là, à un gadget cinématographique.Enfin,l’intrusion de parties d’échec au cœur de l’histoire ne va pas du tout alourdir le déroulement du film bien au contraire,5150 RUE DES ORMES se montre assez vite particulièrement passionnant. 
 
Bien sûr, l’histoire d’un prisonnier jouant aux échecs au-delà de la normale n’est pas sans rappeler Le Joueur d’Echec de Stefan Zweig, livre adapté sous le même titre au cinéma au début des années 60. Toutefois, 5150 RUE DES ORMES s’affranchit de cette filiation en développant de manière assez différente son intrigue. Evidemment, Eric Tessier et Patrick Senécal ne se focalisent pas vraiment sur les véritables rouages du jeu et n’en conservent que certains concepts.
*
Juste assez pour faire utiliser ce jeu aux règles strictes et rigoureusement définies dans la vision particulièrement manichéenne d’un père de famille autoritaire. Champion d’échec, l’homme se croit supérieur en maîtrisant le jeu et se croit donc investi du pouvoir d’appliquer une justice radicale. L’idée est d’ailleurs à rapprocher du EMPRISE de Bill Paxton, l’aspect religieux étant remplacé ici par une stricte moralité qui se voit sanctionnée par une mise à mort aussi froide que brutale.

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p9

23/09/2013 03:42 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p9

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p9

    23/09/2013 03:42 par tellurikwaves

 

La critique de DEVILDEAD
 
Lors d’une promenade, Yannick fait une chute de vélo. Blessé et son moyen de locomotion hors service, il se dirige vers la maison la plus proche. Là, il va être rapidement retenu prisonnier par la famille Beaulieu après avoir été le témoin d’un événement pour le moins inquiétant…
 
Pour son premier long métrage cinéma, Eric Tessier adapte un ouvrage de Patrick Senécal. SUR LE SEUIL sera au final un métrage assez atypique dans l'univers des productions cinématographiques québécoises Reste que forts d’un certain succès l’auteur et le réalisateur décident de prolonger leur association en transposant un autre livre de Patrick Senécal sur grands écrans. Cette fois, ce sera le tout premier livre publié par l’auteur et datant du milieu des années 90.
*
Comme pour SUR LE SEUIL, Patrick Senécal s’occupe de rédiger lui-même le scénario de 5150 RUE DES ORMES. Un travail qui n’est pas des plus simples et qui va s’étirer sur plusieurs années. Entre-temps, Eric Tessier aura le temps de tourner un film ainsi que des productions télévisuelles beaucoup plus légères dans leur ton. 5150 RUE DES ORMES est ainsi l’occasion pour le cinéaste de renouer avec un sujet des plus sombre...

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p8

23/09/2013 03:21 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p8

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010) p8

    23/09/2013 03:21 par tellurikwaves

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p7

22/09/2013 17:17 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p7

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p7

    22/09/2013 17:17 par tellurikwaves

                                              Michelle Beaulieu : Mylène St-Sauveur

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p6

22/09/2013 17:08 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p6

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p6

    22/09/2013 17:08 par tellurikwaves

 

La critique de Cinéstrange (fin)
 
 
5150, Rue des Ormes choisit une réalisation « traditionnelle »... Soignant au possible ses plans et livrant une atmosphère très inquiétante et glauque au sein de la famille chtarbée habitant au 5150, Rue des Ormes, le film d’Eric Tessier se dévoile aisément comme une œuvre accrocheuse et prenante durant laquelle un jeune étudiant en cinéma se retrouve prisonnier d’un père de famille persuader de tuer au nom du bien. Sans jamais trop intellectualiser son sujet, 5150, Rue des Ormes se veut comme un thriller efficace
 
5150, Rue des Ormes – « Commandes des chaussures de golf, autrement on ne sortira pas d’ici vivants. »La force du film d’Eric Tessier est justement la distance qu’il maintient et la fascination évidente qu’il a à l’égard de ses protagonistes torturés et de leur situation atypique. Et pourtant il aurait été très facile de tomber dans certains clichés étant donné que le film aborde presque le même personnage que celui de Bill Paxton dans Emprise, mais il se révèle comme un tour de force admirable lorsqu’il décide de faire comprendre que même la notion de « bien » de la victime est dénuée de valeur.
*
Sombrant peu à peu dans une folie obsessionnelle, le personnage joué par le très bon Marc-André Grondin demeure tout aussi complexe que le père psychopathe.5150, Rue des Ormes choisit de s’intéresser à chaque personnage en donnant des indices très subtils ou en faisant partager des informations jamais inutiles pour renforcer la confrontation qu’il observe

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p5

22/09/2013 10:36 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p5

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p5

    22/09/2013 10:36 par tellurikwaves

 

La critique de Cinéstrange (1)
 
Les québécois 5150, Rue des Ormes et 7 jours du talion viennent de sortir directement en dvd sans avoir eu la chance de passer par les salles françaises. Le cinéma de genre n’a pas non plus connu des jours faciles au Québec, mais il commence peu à peu à émerger et créer d’agréables petites pépites. Patrick Sénécal, romancier à la base, est l’un des noms qui développent ce cinéma au sein de la fameuse province : il écrit lui-même les scénarios des adaptations cinématographique de ses romans et participe activement aux tournages des films.
*
Vu comme le « Stephen King québécois », cette comparaison demeure un peu trop facile tant l’univers de Sénécal est davantage torturé et réaliste. Les deux films en question, écrits par Sénécal, abordent des thèmes très peu originaux comme la vengeance, la culpabilité ou encore le combat interminable entre le bien et le mal, mais ils s’expriment de manières très différentes.
 

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p4

22/09/2013 10:32 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p4

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p4

    22/09/2013 10:32 par tellurikwaves

 

Cast
Yannick Bérubé : Marc-André Grondin
Jacques Beaulieu : Normand D'Amour
Maude Gauthier : Sonia Vachon
Michelle Beaulieu : Mylène St-Sauveur
Anne Beaulieu : Élodie Larivière
Jérôme Bérubé : Normand Chouinard
Josée : Catherine Bérubé
Francine Bérubé : Louise Bombardier
Simon : Pierre-Luc Lafontaine
Jean-Guy Ruel : René-Daniel Dubois
 
Distinctions
 
Prix du public au festival du film fantastique de Gérardmer 2010
*
*
 
Genie Awards
YearResultAwardCategory/Recipient(s)
2010 Nominated Genie Best Achievement in Editing
Alain Baril 
Best Achievement in Music - Original Score
Christian Clermont 
Best Achievement in Overall Sound
Daniel Bisson 
Bernard Gariépy Strobl 
Patrick Lalonde 
Simon Goulet 
Best Achievement in Sound Editing
Mathieu Beaudin 
Jérôme Décarie 
Jacques Plante 
Best Performance by an Actress in a Supporting Role
Sonia Vachon 
 
Gérardmer Film Festival
YearResultAwardCategory/Recipient(s)
2010 Won Audience Award Éric Tessier 
 
Jutra Awards
YearResultAwardCategory/Recipient(s)
2010 Nominated Jutra Best Actor (Meilleur Acteur)
Normand D'Amour 
Best Make-Up (Meilleur Maquillage)
Joan Patricia Parris 
Best Supporting Actress (Meilleure Actrice de Soutien)
Sonia Vachon 
 
2009 Nominated Jutra Best Make-Up (Meilleur Maquillage)
Joan Patricia Parris 
 

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p3

22/09/2013 05:50 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p3

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p3

    22/09/2013 05:50 par tellurikwaves

 

Résumé Wiki
Le 5150, rue des Ormes se situe au bout d’une petite rue tranquille dans une petite ville sans histoire. Suite à une chute de vélo, Yannick se retrouve, malgré lui, séquestré dans une famille menée d’une main de fer par Jacques Beaulieu un maniaque qui souhaite faire justice aux personnes qui l'entourent. Son épouse, Maude Beaulieu, lui obéit autant qu’à Dieu et sa fille, Michelle Beaulieu, 16 ans, s’affirme de plus en plus, menaçante et insoumise. Son autre fille, Anne Beaulieu, 7 ans, au regard vide, renvoie constamment Beaulieu à sa propre culpabilité. Yannick Bérubé est donc emprisonné dans cette maison et sa seule façon d'en sortir est de battre Jacques aux échecs.
*
 
 
Fiche technique
Titre original : 5150, rue des Ormes
Réalisation : Éric Tessier
Scénario : Patrick Senécal et Éric Tessier
Direction artistique : David Pelletier
Costumes : Carmen Alie
Photographie : François Dutil
Montage : Alain Baril
Musique : Christian Clermont
Production : Pierre Even et Josée Vallée ; 
Richard Speer (exécutif)
Société de production : 
Cirrus Communications (Rue des Ormes)
Dates de sortie :  Québec : 9 octobre 2009
Durée : 110 minutes

© DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p2

21/09/2013 05:06 par tellurikwaves

  • © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p2

    © DR - 5150 RUE DES ORMES d'Eric Tessier (2010)p2

    21/09/2013 05:06 par tellurikwaves

 

Résumé
Le 5150, rue des Ormes se situe au bout d’une petite rue tranquille dans une petite ville sans histoire. Suite à une chute de vélo, Yannick se retrouve, malgré lui, séquestré dans une famille tout sauf sans histoire. Une famille menée d’une main de fer par Jacques Beaulieu, le dernier des Justes, invincible aux échecs, où Maude, en épouse soumise lui obéit autant qu’à Dieu. Où Michelle, 17 ans, s’affirme de plus en plus, menaçante et insoumise. Et où Anne, 7 ans, au regard vide, renvoie constamment Beaulieu à sa propre culpabilité. « Bats-moi aux échecs et je te laisse partir ». Un marché simple pour Yannick : il y laisse sa peau ou sa raison !