© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p15

20/08/2013 12:11 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p15

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    20/08/2013 12:11 par tellurikwaves

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p14

20/08/2013 12:07 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p14

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    20/08/2013 12:07 par tellurikwaves

La critique de Devildead (suite)

L’univers de la magie a inspiré dernièrement deux films qui sont arrivés sur les écrans à quelques mois d’intervalle. Deux films qui approchent leur sujet respectif de manière totalement opposée que ce soit dans la forme ou le fond. LE PRESTIGE s’attachait à démystifier la magie et le film réalisé par Christopher Nolan n’hésitait jamais à révéler les trucs utilisés par ses personnages. Le ton du film, très sombre et plutôt froid, prenait à l’arrivée la forme d’un véritable tour de magie avec sa façon de nous exposer ses intrigues tout en détournant l’attention du spectateur de certaines évidences.

Bien entendu, le film de Christopher Nolan-supérieur cinématographiquement parlant-va donc être le métrage auquel sera comparé inévitablement L’ILLUSIONNISTE de Neil Burger. Comparaison le plus souvent peu flatteuse à l’encontre de ce dernier. Pourtant, L’ILLUSIONNISTE a de nombreux atouts dans sa manche et surtout n’emprunte pas vraiment la même voie que le film de Christopher Nolan. Ainsi, plutôt que retirer la part de mystère de son illusionniste, le film de Neil Burger va, au contraire, conserver la magie de son personnage. Rien de surprenant puisque les ambitions de L’ILLUSIONNISTE sont de réaliser un film plutôt classique.

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p13

20/08/2013 12:05 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p13

    © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p13

    20/08/2013 12:05 par tellurikwaves

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20/08/2013 12:03 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p12

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    20/08/2013 12:03 par tellurikwaves

La critique de Devildead


Au début du XXème siècle, le magicien Eisenheim se produit à Vienne avec un certain succès. Toutefois sa relation avec une jeune aristocrate va provoquer le courroux du Prince Leopold…


Dès les débuts du cinématographe, un lien va se créer entre la magie et le cinéma. Des illusionnistes passeront devant la caméra, à l’image de Channing Pollock, alors que des cinéastes deviendront célèbres en utilisant la magie à l’écran comme ce fut le cas pour George Méliès. Le mystère entourant les magiciens sera aussi utilisé à de nombreuses reprises que ce soit dans un cadre « Fantastique » ou, plus rarement, de façon réaliste.

On se souviendra d’ailleurs d’une distinction faite par Clive Barker dans LE MAITRE DES ILLUSIONS. A savoir que l’illusionniste utilise des astuces pour réaliser ses tours alors que le magicien n’a pas de trucs et est doté de véritable pouvoir. La première catégorie s’avère donc plus rare au cinéma. L’illusionniste est alors parfois assimilé à un filou comme c'est le cas de Joan Blondell associée à Tyrone Power dans LE CHARLATAN.

L’épouvante et l’horreur n’oublieront pas non plus d’utiliser le « magicien » que ce soit directement comme dans THE WIZARD OF GORE ou encore de façon un peu plus périphérique (A L’OUEST DE ZANZIBAR, LES MAINS D’ORLAC…). N’oublions pas non plus les biographies dont la plus célèbre met en scène Tony Curtis dans le rôle de Houdini pour HOUDINI, LE GRAND MAGICIEN. La télévision se sera, elle aussi, intéressée au personnage de l’artiste manipulateur avec par exemple LE MAGICIEN où Bill Bixby incarnait un illusionniste utilisant ses trucs pour résoudre des affaires criminelles ou aider des personnes en difficulté.

 

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20/08/2013 12:00 par tellurikwaves

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    20/08/2013 12:00 par tellurikwaves

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p10

20/08/2013 11:59 par tellurikwaves

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    20/08/2013 11:59 par tellurikwaves

Anecdotes

-Norton s'est entraîné avec le magicien britannique James Freedman. Il souhaitait minimiser les effets spéciaux par ordinateur. Eisenheim explique à Uhl comment déterminer quelle main contient une petite boule. Cette méthode fonctionne réellement. Lorsque vous portez une main à votre front, il y a moins de sang qui y afflue, elle est en conséquence plus pâle que l'autre.
 
-Lors de la représentation à la Hofburg, Eisenheim fait apparaître un portrait d'un homme décrit comme le père du prince Léopold, l'empereur d'Autriche. Cet homme ressemble beaucoup à l'avant-dernier empereur d'Autriche,François-Joseph Ier,mari de la célèbre Sissi.Or, le seul fils du couple impérial-Rodolphe-est mort en 1889, donc plusieurs années avant la période censée accueillir l'action du film.

Le prince Léopold a donc été inventé pour les besoins de l'intrigue.Toutefois, il s'avère que Rodolphe de Habsbourg est mort (suicidé ou assassiné) d'une balle dans la tête, comme Léopold, et que son corps a été retrouvé dans un pavillon de chasse à Mayerling, comme dans le film, à la suite d’une affaire amoureuse.

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p9

20/08/2013 11:56 par tellurikwaves

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    20/08/2013 11:56 par tellurikwaves

Autour du film

Même si l'histoire se déroule en Autriche, le film a majoritairement été tourné en République tchèque. La cité de Vienne qui apparaît à l'écran est en fait représentée par les villes de Tábor et de Prague, tandis que les scènes du village d'enfance d'Eisenheim se sont déroulées à Ceský Krumlov. Le palais du prince est la forteresse de Konopište (située près de Benešov), au départ la demeure de François-Ferdinand d'Autriche.

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p8

20/08/2013 11:54 par tellurikwaves

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    © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p8

    20/08/2013 11:54 par tellurikwaves

Les tours (suite)

L'illusionniste met en scène le célèbre tour des spectres au sujet duquel Robert-Houdin raconte qu'il a été  "imaginé en 1863, par M. Pepper, directeur du Polytechnic Institution de Londres. Dans la même année, M. Hostein , directeur du théâtre impérial du Châtelet, acheta de M. Pepper le secret des spectres pour les faire figurer dans un drame intitulé : “Le secret de miss Aurore”. » Mais la technique utilisée était antérieure. Robert-Houdin précise que M. Pepper a été plagié parce que le 20 octobre 1852, dix ans plus tôt, un nommé Pierre Séguin avait déposé un brevet « pour un objet nommé le polyoscope ».On peut aussi faire un rapprochement entre ce film et le livre Frabato le magicien écrit par Franz Bardon.

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p7

20/08/2013 11:51 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p7

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    20/08/2013 11:51 par tellurikwaves

Les tours

Eisenheim, l'illusionniste, présente des tours qui réclament un art de l'escamotage très élaboré, dont le maître en la matière, Robert-Houdin, pourrait être l'inspirateur. Le film utilise notamment le tour de l'oranger qui impressionnait les spectateurs du magicien français, bien qu'il fût déjà pratiqué avant lui, comme par Nicolas-Philippe Ledru qui a exécuté des représentations en Autriche, notamment devant Joseph II d'Autriche, sous le nom de comte de Falkenstein.

© DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p6

20/08/2013 11:47 par tellurikwaves

  • © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006)  p6

    © DR - L'ILLUSIONNISTE de Neil Burger (2006) p6

    20/08/2013 11:47 par tellurikwaves

Analyse (suite)

Le scénario nous présente une Vienne resplendissante. Bien qu'ouverte aux influences extérieures, elle est fortement militarisée, la dynastie des Habsbourg dominant largement la politique. Les drames se succèdent dans la famille de l'empereur François-Joseph. Néanmoins, Léopold - qui est présenté comme le fils de François-Joseph Ier d'Autriche -n'a jamais existé. L'amour de Sophie et d'Eisenheim n'est pas sans rappeler celui de Roméo et Juliette.

En effet, ils se sont découverts pendant leur adolescence et elle a tenté de fuir le carcan familial. L'inspecteur-chef Uhl est loyal au prince héritier, mais possède un esprit critique qui rappelle le scientifique à la recherche de preuves avant d'affirmer ou d'infirmer quoi que ce soit. Son comportement est précurseur d'une certaine Vienne qui apparaîtra plus tard au début du XXe siècle : Sigmund Freud, Bruno Bettelheim et Friedrich Hayek, par exemple.