© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p16

20/06/2013 12:00 par tellurikwaves

  •  © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p16

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p16

    20/06/2013 12:00 par tellurikwaves

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p15

20/06/2013 11:40 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p15

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p15

    20/06/2013 11:40 par tellurikwaves

 

Techine does great crime film
Author: taylor9885 (taylor9885@sympatico.ca) from Ottawa, Canada
10 May 2002
This is a fine effort by Andre Techine describing a messy triangle between a philosophy professor (Deneuve), a grim, harried detective (Auteuil) and the teenaged girl they are both in love with (Laurence Cote). The girl has joined the crime family that the cop has escaped from--Alex's brother has just been killed by police in a shoot-out while trying to steal luxury cars, and Alex must move very carefully when he returns home for the funeral. All these matters are handled very adeptly by the director, whose early works I confess to finding dull and lifeless exercises in style (Barocco!).
 
I can't say enough about Deneuve's performance; she has left the glamour behind in her 50's and just gives us one fine role after another. Marie makes it clear she has a special affection for Juliette: "I don't love women, I love Juliette." Her tolerance for Alex's clumsy attentions after Juliette's disappearance is beautifully done. Auteuil's attraction is more problematic; you can sense that there hasn't been much affection in his life and allowing Juliette to get close to him endangers his efforts to remain a loner. Finally, praise to Laurence Cote for her bravura blend of elegance and punk-rock; a wonderful new star.

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p14

20/06/2013 11:33 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p14

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p14

    20/06/2013 11:33 par tellurikwaves

 

La critique du Cineclub de Caen (fin)
 
Le film tisse des liens rares et forts entre des personnages différents par l'âge, le sexe, le milieu social et qui en sortent grandis, notamment l'enfant qui survit au traumatisme de la mort de son père. Pour mettre en scène cette dimension morale, le film part d'archétypes : l'enfance et la neige avec chalet labyrinthique, l'amour dans les hôtels, les voleurs et leurs garages et parkings, les intellectuels et l'opéra. Il utilise ensuite le genre policier pour provoquer la tempête qui les fera se rencontrer.
 
Comme "Pulp fiction" de Tarentino, le film utilise une structure avec une chronologie bouleversée et une prise en charge du récit multiple.Dimension morale libératrice, archétype et référence au genre, Téchiné semble ne jamais avoir été aussi proche de Truffaut. Il tend aussi à occuper dans le cinéma français la même position centrale entre le cinéma de divertissement et un cinéma plus intellectuel.
 
La phrase du réalisateur
"Je pars toujours des personnages… Je passe toute mon énergie et tout mon temps à peindre des personnages et à leur donner le plus de complexité possible pour qu'ils soient vraiment vivants."
 
Prix et festivals
Sélection Officielle Cannes 96 - César 96 Jeune Espoir Féminin Laurence Côte -
Sélection au Festival du Film de Mexico 96
 
Tournage en Rhone-Alpes
Le tournage a eu lieu en deux temps : durant l'hiver puis l'été 95 à Lyon (quartier de la Duchère principalement, Université Jean Moulin,l'Antiquaille) et en Haute-Savoie à Samoëns, Taninges et Cluses

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p13

20/06/2013 11:25 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p13

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p13

    20/06/2013 11:25 par tellurikwaves

 

La critique du Cineclub de Caen (suite)
 
La vie est finalement plus proche de ceux qui vivent comme des voleurs qui trafiquent la vie et la mort, la vérité et les mensonges. La structure du film, avec ses ruptures temporelles, son récit pris en charge par cinq personnages successifs, essaie, elle aussi, de laisse vivre le mystère. Le film est cru (sodomie, mort, mutilation) et cruel (l'enfant qui éclate en sanglot et qu'Alex laisse seul).
 
Il renvoie pourtant à une fin plutôt optimiste pour les cinq personnages principaux : l'enfant trouve un nouveau père et sa mère un nouvel amant, la soeur de ce dernier mène une nouvelle vie à Marseille, Marie s'est suicidé pour sacraliser son amour de Juliette et Alex, à la lucidité froide, continue de maîtriser les forces du mal que lui a légué sa famille.

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p12

20/06/2013 11:17 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p12

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p12

    20/06/2013 11:17 par tellurikwaves

 

La critique du Cineclub de Caen (suite)
 
Marie en est furieuse, mais doit se rendre à la réalité. Juliette s'est enfuie car elle est impliquée dans l'affaire qui a coûté la vie à Ivan : un vol de voitures neuves à la gare de triage de Vénissieux, où un vigile est mort. Bien que toujours méfiants l'un à l'égard de l'autre, Alex et Marie se promettent de s'informer mutuellement de ce qu'ils pourraient savoir, par exemple du fait que le portrait-robot de Juliette a été diffusé, mais comme étant celui d'un jeune homme.
 
Le frère de Juliette, Jimmy, reste muet, défiant Alex qu'il sait dans l'impossibilité de trahir sa famille. Alex, lui, attend le prochain faux pas de Jimmy, qui est prêt à devenir le nouveau dauphin voire le successeur de Victor à la tête du trafic d'automobiles Deux mois plus tard, Alex apprend que Marie s'est suicidée. La veille, elle lui a envoyé un manuscrit avec des cassettes. Alex se rend à Marseille pour les remettre à Juliette, qui a refait sa vie. Au dernier moment, il renonce à l'aborder, comprenant que c'est à lui seul que Marie a adressé son envoi.

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p11

20/06/2013 11:13 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p11

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p11

    20/06/2013 11:13 par tellurikwaves

 

La critique du Cineclub de Caen
 
Ivan Noël est ramené mort chez son père Victor, qui veut le faire incinérer. "Un accident", dit ce dernier au petit Justin, soudain orphelin. Victor reçoit froidement son autre fils, Alex, qui a rompu tout lien avec sa famille en entrant dans la police et qui est venu accompagné de Juliette. Juliette que Justin a surprise en train d'embrasser la bouche inerte d'Ivan. Alex l'a connue comme délinquante dans son poste de police de Lyon-La Duchère, puis l'a retrouvée dans le proche entourage d'Ivan, ce frère qu'il n'avait plus revu depuis quatre ans et qui, depuis, prospérait dans un commerce de vente - et de vol -de voitures.
 
Devenu l'amant de Juliette, Alex a découvert qu'elle noue une relation homosexuelle avec Marie Leblanc, professeur de philosophie à l'université. Chez celle-ci, Juliette se mutile la bouche avec du verre cassé après une crise d'instabilité. Marie la confie en secret à son ex-mari psychiatre, Lucien, qui ne peut s'opposer à son départ de la clinique quelque temps plus tard. 

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p10

20/06/2013 05:19 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p10

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p10

    20/06/2013 05:19 par tellurikwaves

La presse française en bref
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-André Téchiné est un grand cinéaste. Les Voleurs est son chef-d'oeuvre - Le Point
-Un film superbe le plus audacieux le plus ambigu de Téchiné - Télérama
-Magnifique Catherine Deneuve qui donne au film tout (e?) sa grandeur  - L'Express
-Un film brillant par la virtuosité du procédé narratif et émouvant - Les Echos
-Un film qu'on ne saurait oublier une fois qu'on l'a vu * - Lyon Poche
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*C'est vrai..Il y a des films dont je ne me souviens absolument plus.
Ce n'est assurément pas le cas pour celui ci.
 

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p9

20/06/2013 04:53 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p9

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p9

    20/06/2013 04:53 par tellurikwaves

 

La critique des INROCKS (fin)
 
Le gang est ici envisagé comme une PME familiale et il n’est pas indifférent que le "bon fils" soit celui qui prend la suite de l’affaire, et le "mauvais fils" celui qui est devenu commissaire. De même, à la fin, quand Justin batifole avec Jimmy et son flingue en faisant retentir à nouveau  son rire d’enfant, on ne sait pas s’il deviendra ou non truand, et peu importe ; mais on est sûr qu’en Jimmy il a retrouvé un "père" et son équilibre affectif.
 
Téchiné ne porte pas de jugement moral sur ses personnages : il sait qu’il n’y a pas de bons ni de méchants, juste des gens qui se débrouillent avec leur généalogie, leur histoire et les circonstances,des gens qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.C’est la seule et modeste leçon de ce film sombre et lumineux, théorique et charnel, complexe et limpide : une fusion cinglante entre le cinéma de genre et Téchiné qui prouve, dans la foulée de Ma saison préférée et des Roseaux sauvages, que le cinéaste est en pleine maturité créatrice.
 
par Serge Kaganski (Merci et bravo pour votre article sensible et intelligent)
le 21 août 1996 à 00h00

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p8

20/06/2013 04:44 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p8

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p8

    20/06/2013 04:44 par tellurikwaves

 

La critique des INROCKS (suite)
 
Au diapason de cet enchevêtrement de trafic affectif, le cinéaste a complexifié sa narration, fracturé la linéarité temporelle en multipliant les allers-retours entre présent (suivant le meurtre) et passé (amenant au meurtre), organisé une sorte de relais entre les points de vue prenant en charge le récit…
 
Et pourtant, la lecture des Voleurs demeure aisée. Loin de rendre le film vainement alambiqué,la fragmentation temporelle et narrative l’a simplement rendu plus complexe et plus riche : elle permet de ménager des rebondissements , de maintenir une tension dramatique permanente et de transformer un simple argument de série noire en épopée familiale, en saga freudienne.
 
Car ce sont bien les ambiguïtés humaines qui intéressent le cinéaste, plutôt que les histoires de gendarmes et de voleurs. Téchiné n’est pas un donneur de leçons de morale chaussé de plomb (confier à Bezace un rôle de truand en col blanc est peut-être une réponse subliminale au L 627 de Tavernier). 
 

© DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p7

20/06/2013 04:39 par tellurikwaves

  • © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996)  p7

    © DR - LES VOLEURS d'André Téchiné (1996) p7

    20/06/2013 04:39 par tellurikwaves

 

La critique des INROCKS (suite)
 
Mais Téchiné est un cinéaste vibrant, pas un illustrateur de scénario ni un froid théoricien:à chacun, il a su rendre sa chair et sa part d’ambiguïté, son potentiel de vie et sa somme d’incertitudes. Marie, détentrice du savoir, ne sait pas comment s’y prendre dans sa vie amoureuse ; Alex, le flic implacable et buté, ne peut se résoudre à coffrer le gang de son père et du frère de sa maîtresse,rattrapé par ses affects familiaux(tel le Highway patrolman de la chanson de Springsteen qui a inspiré à Sean Penn son Indian runner), ses actes contredisant son discours…
 
Chaque personnage connaîtra une destinée pas nécessairement conforme à celle qu’on imaginait au début du film. Mais ils sont tous fiévreux, "non réconciliés", "en guerre" avec les autres ou eux-mêmes, en perpétuel état de désir (de sexe, d’amour, de reconnaissance, de paix avec soi-même…), esquissant un obsessionnel ballet existentiel, une polyphonie de passions superbement captés par la caméra charnelle de Téchiné.