©-DR- PARCHED de Leena Yadav (2015) p4
29/03/2017 05:36 par tellurikwaves
La critique de Mickael Weber
La condition des femmes, voilà l’objet principal de nombreux films récemment, mais celui-ci joue-t-il avec les classiques actuels ?La saison des femmes, film dramatique indien réalisé par Leena Yadav avec Tannishta Chatterje (Rani), Radhika Apte (Lajjo), Surveen Chawla (Bijli) et Lehar Khan(Janaki).
De nos jours, en Inde, dans un petit village, quatre femmes osent s'opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d'amour et d'ailleurs.
Un scénario extraordinaire !! L’histoire de La saison des femmes nous plonge en plein dans la campagne indienne où règne une culture avec son scénario extrêmement bien écrit. Le film nous entraîne dans la réalité actuelle de ces villages grâce à la recherche réalisé sur le terrain par la réalisatrice.
La comparaison entre les hommes et les femmes est extrême dans ce film, on y voit la violence, le bonheur et les regrets.S’ajoute à cela, la réalisation exceptionnelle de Leena Yadav. Elle arrive grâce à des cadres d’une très grande ampleur, nous montrer des paysages magnifiques et des détails de la culture indiennes. Le travail sur la lumière est parfait. Le film possède l’une des plus belles photographie et un jeu de couleur pas vu depuis plusieurs années au cinéma. Quant à la direction des acteurs c’est un travail d’une très grande ampleur effectué.
Un casting essentiellement composé d’actrices et d’acteurs inconnus, pour la plupart il s’agit de leur premier film. Cela rend la prestation encore plus magistrale. Le jeu et les interactions entre les actrices principales sont uniques. Elles arrivent à nous transmettre toutes les émotions possibles.
L’histoire réussi à nous transmettre plusieurs émotions différentes tout le long du film et même de les alternés de façon efficaces entre peur, joie, rêve et tristesse. On y découvre la vraie vie, le travail, l’amour et le mariage mais aussi la vie familiale et les soiréesLe film est un vrai jeu musicale, visuel et surtout émotionnel !! Un film sur la condition des femmes bien loin des classiques des films hollywoodien. Le film ne fait aussi que s’inspirer de la réalisation bollywoodienne pour offrir son propre style. Un film rythmé, à l’image, au casting et la réalisation parfaite. Un coup de cœur assuré !!
Mickaël WEBER
La Saison des femmes (Parched)
Résumé (partiel)
La tradition a toujours été respectée dans ce petit village du Gujarat, surtout par les femmes qui ne remettent pas en cause l'organisation patriarcale, voire franchement phallocrate, de cette société rurale. Rani, jeune veuve, négocie, avec son amie Lajjo, le mariage de son fils Gulab avec une jeune adolescente, Janaki. L'affaire est conclue. Quand les deux femmes reviennent à leur village, un conseil est réuni pour décider l'avenir d'une jeune fille qui fuit sa belle-famille parce que son mari la délaisse et que les autres hommes de la belle-famille abusent d'elle.
Mais les anciens ne sauraient tolérer une telle infamie : il renvoie la jeune fille à son sort. Rani tente vainement, mais mollement de protester. Rani, Lajjo, questionnées, aiguillonnées par leur amie Bijli, prostituée et danseuse d'une sorte de cabaret, commencent à remettre en cause cet ordre moral qui interdit l'éducation et l'indépendance aux femmes. Le film se termine...
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.
En regard du box-office, La Saison des femmes a reçu des critiques positives. Il est évalué à 3,5/5 pour 10 critiques de presse sur Allociné.
« Ce film détourne certains codes de Bollywood pour raconter l’émancipation de quatre Indiennes dans un petit village du Gujarat. Avec plus ou moins de finesse, mais une incontestable audace. »
— Marie Soyeux, La Croix, 19 avril 2016[10].
« Ce brûlot féministe, magnifiquement interprété, mêle la colère avec la coquetterie bollywoodienne et les danses exotiques. »
— Noémie Luciani, Le Monde, 19 avril 2016[11].
« Si les héroïnes restent des archétypes - la veuve, la femme battue, la prostituée -, Leena Yadav déploie une vraie énergie dans la mise en scène et l'on ne peut être que révolté, comme ces jeunes femmes, par la vie qu'on leur promet. »
— Yannick Vely, Paris Match, 20 avril 2016[12].
| Année | Distinction | Catégorie | Nom | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 2015 | Festival international du film de Bergen | Prix du jury | Leena Yadav | Lauréat |
| Prix d'interprétation féminine | Tannishta Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla, Lehar Khan | Lauréat | ||
| Festival international du film de Stockholm | Prix de l'impact | Leena Yadav | Lauréat | |
| 2016 | Festival 2 Valenciennes | Prix du jury | Leena Yadav | Lauréat |
| Prix d'interprétation féminine | Tannishta Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla, Lehar Khan |
Sally Hawkins
née le27 avril 1976 à Dulwich dans le Grand Londres, Royaume-Uni, est une actrice britannique. Elle accède à la consécration pour son rôle de la fantasque institutrice Poppy dans la comédie Be Happy (2008) qui lui a valu de nombreuses récompenses dont le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou film musical, ainsi que l'Ours d'argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin, édition 2008.
Fille de Jacqui et Colin Hawkins, auteurs de livres pour enfants très connus en Angleterre, elle sort diplômée de la Royal Academy of Dramatic Arts (RADA) en 1998, et débute naturellement sa carrière au théâtre dès 1998 dans le répertoire classique. Elle joue dans plusieurs œuvres de Shakespeare (Romeo and Juliet, Much Ado about Nothing, A Midsummer Night's Dream), puis dans The Way of the World (2003), de William Congreve, Country Music, de Simon Stephens (2004), ainsi que la production du Royal National Theatre de La Maison de Bernarda Alba (2005), de Federico García Lorca, adaptée par David Hare et dans laquelle elle interprète Adela. C'est Mike Leigh qui la prend sous son aile et lui permet de faire ses débuts au cinéma : il la dirige dans le drame All or Nothing en 2002, aux côtés de Timothy Spall, puis en 2004 dans un rôle secondaire du drame Vera Drake. Elle donne également la réplique à Daniel Craig et Tom Hardy en 2004 dans le thriller Layer Cake réalisé par Matthew Vaughn.
Concrétisant sa passion pour la comédie et pour l’écriture (c’est également une passionnée de littérature), elle apparaît, de 2003 à 2005, dans 3 épisodes de la série humoristique Little Britain, produite par la BBC, et participe à l’écriture de la série Concrete Cow pour BBC Radio 4 en 2002 et 2003.
C'est surtout par le biais de la télévision qu'elle se bâtit une solide popularité en Angleterre. Elle y enchaîne les téléfilms et, en 2002, tient le second rôle remarqué de Zena Blake dans Tipping the Velvet, une mini-série de la BBC qui adapte le roman sulfureux de Sarah Waters, traduit en France sous le titre Caresser le velours. En 2005, elle est saluée, ainsi que sa partenaire, l'actrice Elaine Cassidy (Maud Lilly), pour son interprétation de Sue Trinder dans l'adaptation (toujours par la BBC) d'un autre roman de Sarah Waters, Du bout des doigts (Fingersmith), nommée au BAFTA en 2006.
Elle y incarne une jeune pickpocket orpheline, qui vit avec sa famille adoptive de petits vols et larcins en tous genres dans les bas-fonds du Londres du siècle ; à la veille de sa majorité, Sue Trinder se voit proposer par un certain Richard Rivers, d'escroquer une autre jeune (mais riche) orpheline, Maud Lilly, qui vit dans un manoir de la campagne anglaise avec son oncle collectionneur de livres anciens d'un genre tout particulier. Elle retrouve pour ce téléfilm , qui était déjà à ses côtés dans de Mike Leigh. siècle ; à la veille de sa majorité, Sue Trinder se voit proposer par un certain Richard Rivers, d'escroquer une autre jeune (mais riche) orpheline, Maud Lilly, qui vit dans un manoir de la campagne anglaise avec son oncle collectionneur de livres anciens d'un genre tout particulier. Elle retrouve pour ce téléfilm , qui était déjà à ses côtés dans de Mike Leigh.
Après un passage sur scène dans The Winterling, une nouvelle création de Simon Stephens, produite sur la scène du Royal Court Theatre, Sally Watkins est saluée par la critique pour sa composition dans le téléfilm Persuasion, d'après le roman éponyme de Jane Austen dans lequel elle incarne le rôle principal d'Anne Elliot, jeune aristocrate de 27 ans qui, s'étant laissée convaincre par sa famille de rompre en 1806 ses fiançailles à l'âge de 19 ans avec un jeune lieutenant de la Royal Navy, Frederic Wentworth, roturier sans fortune, voit celui-ci réapparaître dans sa vie à la fin de la guerre, ayant gagné fortune et galons. Son interprétation d'Anne, qui est une héroïne particulière dans la bibliographie austénienne, lui vaut la Nymphe d'Or de la meilleure actrice au Festival de télévision de Monte-Carlo.
Après avoir joué pour Woody Allen dans Le Rêve de Cassandre (Cassandra's Dream) aux côtés d'Ewan McGregor et de Colin Farrell, elle accède finalement à la reconnaissance internationale grâce à sa troisième collaboration avec Mike Leigh dans la comédie Be Happy (Happy-Go-Lucky). Elle y incarne le rôle de Poppy, institutrice déjantée et fantasque, optimiste à outrance, et qui entend affronter toutes les situations de façon toujours positive, au grand dam de son entourage.
L'authenticité et la fraîcheur de son jeu lui apportent nombre de récompenses : l'Ours d'argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin, le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou film musical, le prix de la meilleure révélation féminine au Festival de Hollywood, ainsi que les prix de la meilleure actrice de la part des critiques de Boston, San Francisco, New York et Los Angeles, pour n'en citer que quelques-uns. Contre toutes attentes, elle n'est nommée ni aux Oscars ni aux Baftas 2009.
Elle fait ses débuts sur Broadway en 2010 en interprétant le rôle de Vivie Warren dans Mrs. Warren's Profession (La Profession de Mrs Warren) de George Bernard Shaw.En 2013, Woody Allen fait de nouveau appel à elle pour incarner dans Blue Jasmine, Ginger, la jeune sœur souffre-douleur de Jasmine, jouée par Cate Blanchett. Ce rôle lui vaut d'être nommée à la fois pour le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle et pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.
Trivia
Disinctions/récompenses
| Nominated Alexander Korda Award for Best British Film |
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| Nominated BAFTA Film Award |
Best Supporting Actress Miranda Richardson |
| Best Costume Design Louise Stjernsward |
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| Best Make Up & Hair Elizabeth Yianni-Georgiou |
| Nominated EDA Female Focus Award |
Women's Image Award Sally Hawkins |
| Nominated Eddie |
Best Edited Feature Film - Comedy or Musical Michael Parker |
| Nominated British Independent Film Award |
Best Screenplay William Ivory |
| Best Actress Sally Hawkins |
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| Best Supporting Actress Rosamund Pike |
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| Best Supporting Actor Bob Hoskins |
| Won Best Screenplay |
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| Won Golden Hitchcock |
For Treacle Jr. |
| Won Silver Hitchcock |
| Nominated Evening Standard British Film Award |
Best Actress Sally Hawkins |
| Best Technical/Artistic Achievement Andrew McAlpine Production Design
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| Nominated ALFS Award |
British Supporting Actress of the Year Rosamund Pike |
| Nominated OFTA Film Award |
Best Costume Design Louise Stjernsward |
| Nominated Satellite Award |
Best Actress in a Motion Picture, Comedy or Musical Sally Hawkins |
| Best Motion Picture, Comedy or Musical |
| Nominated WIN Award |
Actress Feature Film Sally Hawkins |
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