© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p4)
29/05/2013 16:56 par tellurikwaves
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© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p4)
29/05/2013 16:56 par tellurikwaves
Cast
Lola Dueñas : Laura
Pablo Pineda : Daniel
Antonio Naharro : Santi, le frère de Daniel
Isabel Garcia Lorca : Mme Ángeles, la mère de Daniel
Joaquín Perles : Pepe, le collègue attiré par Laura
Maria Bravo : Reyes, la femme de Santi
Lourdes Naharro : Luisa, la trisomique amoureuse
Daniel Parejo : Pedro, le trisomique amoureux
Consuelo Trujillo : Consuelo, la patronne de Daniel et Laura
Ana De los Riscos : Macarena
Teresa Arbolí : Rocío
Ramiro Alonso : Quique
Susana Monje : Nuria
Pedro Álvarez-Ossorio : Bernabé
Ana Peregrina : Encarni
Catalina Lladó : Pilar
© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p3)
29/05/2013 16:50 par tellurikwaves
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© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p3)
29/05/2013 16:50 par tellurikwaves
Pablo Pineda : Daniel
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La presse française en bref
Première
"Yo, también tient du miracle : le sujet (la vie amoureuse et sexuelle des trisomiques) était si casse-gueule qu'on n'osait espérer que le film échappe au sentimentalisme ou au voyeurisme."
I.D. (article entier disponible dans Première n°401, page 37.)
Le Journal du Dimanche
"Habile et sobre, la réalisation sait rester au plus près des deux personnages principaux qui crèvent l'écran."J-P L. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 18 Juillet 2010)
Ouest France
"Sans mièvrerie ni naïveté, un très beau film d'espoir. "
(article entier disponible dans Ouest France du 21 Juillet 2010)
Studio CinéLive
"Le film s’emballe avec humour et profondeur vers une belle apothéose (…)."
E.C. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°17, page 23)
Les cahiers du cinéma
"Rien de surprenant à ce que la normalité (…) ne finisse par l’emporter."(? ça veut dire quoi ?)
N.A. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°658, page 34).
Positif
"Si c’était un homme qui, par charité, régalait de sa virilité une jeune trisomique obsédée sexuelle, le film aurait-il remporté tant de prix du public dans les festivals du monde entier ?" (Mmm pas très "Positif ça)
F.B. (article entier disponible dans Positif n°593, page 120)
Le Figaro
"Deux réalisateurs espagnols, Alvaro Pastor et Antonio Naharro, unis pour une belle histoire, émouvante et audacieuse qui bouscule les idées reçues sur le handicap, sur la différence."
Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Le Figaro du 21 Juillet 2010)
Télérama
"L'histoire n'aurait-elle pas été plus forte, plus libre et insolente, sans cette volonté délibérée de lisser le handicap ?"
Cécile Mury (article entier disponible dans Télérama n°3158, page 39)
L'express
"Yo Tambièn, un portrait bourré d'intelligence."
Julien Welter (article entier disponible dans L'express Mag n°3081 page 79)
© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p2)
29/05/2013 16:42 par tellurikwaves
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© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010 (p2)
29/05/2013 16:42 par tellurikwaves
Fiche technique
Titre : Yo, también
Réalisation : Antonio Naharro et Álvaro Pastor
Scénario : Antonio Naharro et Álvaro Pastor
Producteurs : Manuel Gómez Cardeña,
Julio Medem et Koldo Zuazua
Producteurs exécutifs : Koldo Zuazua et
Emilio González García
Production : Alicia Produce et Promico Imagen
Montage : Nino Martínez Sosa
Costume : Fernando Garcia Marin
Décors : Manuel Gómez Cardeña
Musique : Guille Milkyway
Photographie : Alfonso Postigo
Son : Eva Valiño
Distributeur : Happiness, en France
Pays d'origine : Espagne
Langue : espagnol
Genre : comédie dramatique
Format : couleur - 35 mm
Durée : 1h43
Date de sortie : 21 juillet 2010
© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010
29/05/2013 09:40 par tellurikwaves
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© DR - YO TAMBIEN de A.Pastor et A.Naharro -2010
29/05/2013 09:40 par tellurikwaves
Yo, también
est un film espagnol réalisé par Álvaro Pastor et Antonio Naharro,
sorti le 21 juillet 2010. L'expression espagnole « yo también » signifie « moi aussi » en français.
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Résumé
Daniel, 34 ans, est le premier Européen avec le syndrome de Down à avoir obtenu un diplôme universitaire. Il commence à travailler à Séville, où il rencontre une collègue, Laura. Ils deviennent rapidement amis, attirant l'attention de leurs collègues et de leurs familles. Leur relation unique devient problématique lorsque Daniel tombe amoureux de la jeune femme. Mais ces âmes rebelles refusent de se plier aux règles, ils trouvent l'amitié et l'amour qu'ils n'ont encore jamais connus.
© DR - 99 Francs - Fin / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 06:06 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - Fin / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 06:06 par tellurikwaves
INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
Par Peras Delphine et (L'Express) Fin
Le prix Goncourt, vous y pensez tous les jours en vous rasant - ou plutôt en vous taillant la barbe?
Si l'on considère que le Goncourt couronne le meilleur roman de l'année, je serai très triste de ne pas figurer dans la liste du prochain, comme je l'ai été pour 99 Francs et pour Windows on the World. J'ai fait un travail solide pour Au secours pardon. Les jurés du Goncourt ont loupé Houellebecq. Mais, l'an dernier, ils ont vraiment couronné le meilleur roman, avec Les Bienveillantes.
On vous voit partout, mais, pour la sortie de votre livre, vous refusez d'apparaître à la télévision...
C'est assez compliqué de parler de littérature en quelques minutes. Si on choisit d'écrire un roman, c'est précisément pour aller au fond des choses. Aujourd'hui, quelqu'un qui choisit de lire un livre plutôt que d'aller au cinéma, de regarder une émission de télé, de lire un magazine, le fait pour entrer dans le cerveau de quelqu'un d'autre, prendre son temps, être dans le silence, la solitude. Peut-être que l'écrivain doit être un peu comme cela. Peut-être aussi que je n'arrive plus à concilier tous mes masques.Je suis fasciné par les gens qui disparaissent,comme J. D. Salinger. Il est temps que je me cache, moi aussi...
"Je n'arrive jamais à décider qui je suis vraiment", avez-vous déclaré. Y êtes-vous enfin parvenu?
Mon problème a surtout été de ne jamais arriver à dire non, à personne. Parce que j'ai envie qu'on m'aime. Quand j'ai publié mon premier roman, Mémoires d'un jeune homme dérangé, j'ai rencontré un publicitaire, Philippe Michel, qui m'a embauché, et j'ai fait pendant dix ans un métier que je n'aimais pas. Aujourd'hui, il serait temps que je fasse des choix.
Dire non est une des choses que ma psy m'a apprises, un grand progrès. Dans une journée, il n'y a pas assez d'heures pour tout faire, et il faut choisir de faire vraiment ce qui nous épanouit le plus, ce qui nous semble le plus juste, le plus sincère. Le reste du temps, quand ce n'est pas du travail, il faut, si possible, continuer à s'amuser quand même!
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Frédéric Beigbeder
1965 -Naissance à Neuilly-sur-Seine. Sciences po, DESS en marketing et publicité.
1990 -Publicitaire chez Young & Rubicam, publie Mémoires d'un jeune homme dérangé.
1997 -Critique littéraire à Voici et sur Paris Première.
2000 -99 Francs.
2002 -Directeur littéraire chez Flammarion.2003 Windows on the World, prix Interallié.
2007 -Au secours pardon. Cesse sa collaboration au Grand Journal (Canal +).
© DR - 99 Francs - p42 / L'interview de F.B par Peras Delphine
28/05/2013 05:57 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - p42 / L'interview de F.B par Peras Delphine
28/05/2013 05:57 par tellurikwaves
INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
Par Peras Delphine et (L'Express) suite
Un bon roman, n'est-ce pas aussi une bonne histoire?
Si, bien sûr. C'est ce que je fais dans Au secours pardon: un homme part en Russie à la recherche de la plus belle femme du monde. Il n'y a pas de meilleure histoire! C'est la quête du Graal!Ce livre,c'est Moby Dick,en fait, une blonde aux yeux bleus remplaçant la baleine blanche...
On y sent une grande mélancolie. Seriez-vous un dépressif derrière le masque mondain?
Contrairement à Octave, qui n'a tenu qu'une séance, je continue à voir une psychiatre et un psychanalyste, parce que l'un peut donner des médicaments et l'autre pas. Je leur raconte ce qui me passe par la tête et je vais mieux en sortant. Je n'ai pas été diagnostiqué comme dépressif profond, mais comme quelqu'un d'anxieux. Donc je ne prends pas de Prozac, mais du Xanax, c'est plus léger. Et du Stilnox pour dormir, comme Jean-Luc Delarue!
Dans Windows on the World, vous écrivez que "les seuls sujets intéressants sont les sujets tabous". Alors, combien gagnez-vous?
Il faut calculer,c'est compliqué.Ayant arrêté Le Grand Journal, je vais gagner beaucoup moins d'argent à la télé.
40 000 euros par mois pour cette émission, c'est vrai?
Si j'y étais allé cinq jours par semaine pendant un mois, effectivement j'aurais gagné 40 000 euros. Mais je n'y allais plus qu'une ou deux fois par semaine, j'étais donc beaucoup moins payé. Les livres, ça peut rapporter, mais moins que le bruit que ça fait. Un chanteur ou un acteur de cinéma gagne beaucoup plus, mais je ne vais pas me plaindre. Maintenant, mon argent va surtout venir du cinéma: je suis intéressé aux bénéfices du film 99 Francs.
© DR - 99 Francs - p41 / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 05:50 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - p41 / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 05:50 par tellurikwaves
INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
Par Peras Delphine et (L'Express) suite
A propos de Bret Easton Ellis ou encore de Jay McInerney, que vous présentez comme des références littéraires, avez-vous le sentiment d'être arrivé à leur niveau?
Je constate qu'en 2005 les critiques de la Book Review, supplément littéraire dominical du New York Times, ont dit du bien de mon livre Windows on the World alors qu'ils ont descendu celui de Bret Easton Ellis, Lunar Park. Ils trouvaient même bizarre que je puisse adorer cet écrivain... Dans leur pays, Ellis et McInerney sont considérés un peu comme moi dans le mien: Jay McInerney passe d'abord pour un dragueur de filles et un cocaïnomane, il n'y a qu'en France qu'on le lit sérieusement et qu'on dit que La Belle Vie, son dernier roman, est un bon livre. J'ai aussi ce problème, c'est en grande partie ma faute.
Je vous demande d'ouvrir les yeux, car, à l'étranger, je ne suis pas du tout perçu comme un pitre! Je suis désolé d'avoir à le rappeler, et à faire moi-même les éloges que la presse ne me fait pas dans mon pays. En Angleterre, j'ai quand même reçu le prix du meilleur roman étranger de l'année pour Windows on the World. Ça finit par être agaçant. J'aimerais être jugé normalement.
Comment expliquez-vous l'incroyable succès de 99 Francs en Russie?
Vous voulez dire en dehors de mon immense talent, bien sûr?
Bien sûr!
Après la chute du communisme, il y a eu une irruption de capitalisme sauvage, on est passé des privations aux privatisations, de la Pravda à Prada. Les gens se sont retrouvés complètement paumés. C'est inimaginable à quel point tout était organisé, régi. Beaucoup de choses étaient gratuites. Il a donc fallu se débrouiller du jour au lendemain.
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Dans cette découverte de la liberté - et de ses inconvénients, puisque désormais, c'est chacun pour soi - 99 Francs a été reçu comme un pamphlet anticapitaliste écrit par quelqu'un qui vit dans un système capitaliste et qui connaît son fonctionnement. Des gens ont lu ce livre comme une critique de cette nouvelle utopie.Mais d'autres l'ont pris comme un guide pratique,pour savoir comment s'habiller,quelle voiture acheter comment il fallait vivre pour être un yuppie accompli.
Qu'est-ce qu'un bon roman, selon vous?
C'est un roman qui nous fait regarder le monde différemment, qui nous apprend des choses qu'on ne connaissait pas. Sur soi, mais également sur le décor dans lequel on évolue. C'est peut-être aussi un moyen d'entrebâiller la porte sur des coulisses obscures. De chercher à savoir comment est fabriquée la publicité, par exemple, comment sont recrutés les top-modèles,ce qui s'est passé dans le restaurant du World Trade Center entre 8 h46 et 10 h30 le 11 septembre 2001..Avec chaque livre, j'essaie de montrer l'immontrable, de dire l'indicible et surtout d'entrer dans des zones confuses, les méandres du cerveau humain. Avec Au secours pardon, j'explore cette attirance insensée pour la jeunesse.
© DR - 99 Francs - p40 / L'interview de F.B par Peras Delphine
28/05/2013 05:32 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - p40 / L'interview de F.B par Peras Delphine
28/05/2013 05:32 par tellurikwaves
INTERVIEW:Frédéric Beigbeder
Par Peras Delphine et (L'Express)
Octave disait dans 99 Francs qu'"on ne peut pas détourner un avion sans monter dedans"en référence à Gramsci et à sa théorie, selon laquelle il faut être à l'intérieur du système pour le changer. Avez-vous vraiment l'intention de détourner l'avion ou avez-vous définitivement pris vos aises en business class?
Maintenant, je prends plutôt des avions privés! Sérieusement, je crois que ma façon de détourner l'avion, c'est d'écrire: 99 Francs parle de la marchandisation du monde par la publicité; Au secours pardon parle de la marchandisation du corps humain, prostitutionnelle, pornographique, publicitaire, de ces filles de l'Est que l'on va recruter de plus en plus jeunes. Pour décrire une société, il faut bien en faire partie. Je n'aurais pas pu écrire ce roman sans avoir des copains talent scouts [dénicheurs de talents] à Moscou, qui m'ont tout raconté, et des potes dans des agences de mannequins qui savent comment ça marche.
Mais vous n'êtes pas non plus dans l'accusation totale...
Je n'essaie pas d'être un grand délateur. Je préfère rester dans l'ambiguïté, c'est très confortable. Je ne tiens pas trop à ce que l'on sache ce que je pense.
N'est-ce pas une solution de facilité?
Le rôle d'un romancier n'est pas de tomber le masque. C'est au contraire d'en mettre le plus possible. Les gens sont libres de penser qu'Au secours pardon est un roman très malsain, cela me plairait,même.Ils peuvent y voir aussi un roman qui pointe les horreurs et les dérives de notre société de consommation à la recherche de fraîcheur, de jeunesse, pour vendre des cosmétiques et faire croire aux femmes qu'elles auront toutes 14 ans. C'est l'une des choses que je dénonce dans le livre, mais je n'ai pas envie de faire des explications de texte. C'est tellement agréable de lire American Psycho sans savoir ce que pense Bret Easton Ellis... On ne sait pas s'il est un serial killer-malade sexuel-sadique ou s'il dénonce les yuppies de Wall Street qui se croient tout-puissants et tout permis.
Donc, quand votre héros d'Au secours pardon déclare: "Je me dis fréquemment que, si le viol était légal, la vie des hommes modernes serait simplifiée", c'est de la pure provocation?
Ce n'est pas moi qui parle, c'est Octave. Octave est un personnage de fiction qui se confesse à un pope, dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou. Il est parfois très déprimé, très saoul, très drogué et très provocateur. On ne va pas encore me refaire le coup d'être mon personnage! A ce compte-là, Raskolnikov, dans Crime et châtiment, c'est Dostoïevski. Donc Dostoïevski est un meurtrier. Non, je ne suis pas pour le viol. C'est plutôt les filles qui me sautent dessus!
© DR - 99 Francs - p39 / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 05:20 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - p39 / L'interview de F.B par l'eXpress
28/05/2013 05:20 par tellurikwaves
INTERVIEW :Frédéric Beigbeder
Par Peras Delphine et (L'Express), publié le 14/06/2007
Q-En dehors de vos lecteurs-certes nombreux-on vous voit surtout dans le rôle de l'amuseur public, qui danse avec Franck Dubosc sur le plateau du Grand Journal, qui écume les boîtes de nuit, qui défraie la chronique mondaine... Etes-vous un écrivain ou un bouffon?
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R-Les gens ignorent - parce qu'il n'y a pas de caméra chez moi, Dieu merci! - que, le reste du temps, je mène une vie extrêmement monacale, seul avec un chat. J'écris beaucoup, je lis beaucoup. J'ai donc une existence assez studieuse, besogneuse même. Une fois que c'est fini, je n'ai qu'une envie: sortir, rigoler, être dans la lumière, faire un numéro de claquettes, voir des jolies filles, boire, etc. J'aime bien m'amuser! C'est très agréable d'aller à Cannes, sur la plage du Martinez, pour lancer des vannes à Jude Law et à Norah Jones. Il faudrait donc être ennuyeux pour être pris au sérieux? Lorsqu'on a aussi le don de faire se marrer les autres, il est dur de résister à cette tentation.
N'est-ce quand même pas au détriment de votre travail d'écrivain?
Mais je peaufine énormément mes livres! Au secours pardon est mon premier roman depuis quatre ans.J'ai travaillé quasi à plein-temps sur ce texte.Et j'ai démissionné du Grand Journal vous ne me verrez donc plus faire le pitre!Arrêtons de considérer comme un obstacle cette "peopolisation" dont je ne suis pas toujours l'instigateur. J'ai même arrêté mes chroniques littéraires à Voici. Est-ce que vous considérez Truman Capote comme un écrivain? Ou Francis Scott Fitzgerald, Françoise Sagan, ou encore Jean Cocteau? Ils ont toujours eu une image de mondains. Truman Capote a passé sa vie dans les cocktails, c'était une langue de pute, il se marrait, il faisait le pitre. Et puis on s'est aperçu que De sang-froid était un tournant dans l'histoire du roman, que Capote a peut-être produit un chef-d'oeuvre avec Petit Déjeuner chez Tiffany. Cessons de prendre les écrivains mondains pour des non-écrivains!
Vous vous comparez à Fitzgerald, Françoise Sagan, Truman Capote?...
Bien entendu! [Rires.] Je dis juste que c'est une erreur de croire qu'être mondain décrédibilise les écrivains. On a emmerdé ces gens-là toute leur vie sur l'air de "Un cocktail, des Cocteau", ou en reprochant à Fitzgerald d'être en photo dans Vogue. Moi aussi, je suis dans Vogue, et on me le reproche tout autant. Ça n'a pas changé en un siècle. Qu'on lise mes livres, on verra qu'ils sont en parfaite cohérence avec ma vie: j'essaie justement d'y analyser l'hédonisme, de savoir si l'idéologie actuelle nous rend heureux ou pas. Octave, le héros de 99 Francs et d' Au secours pardon ,est un jouisseur malheureux, un égoïste romantique, un mec qui ne pense qu'à draguer des femmes sublimes, être célèbre et avoir du fric. Or cela ne le rend pas heureux. Je pense que c'est un sujet important.
© DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007) p38
28/05/2013 04:58 par tellurikwaves
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© DR - 99 Francs - de Jan Kounen (2007) p38
28/05/2013 04:58 par tellurikwaves
Accueil / Box-office
Le film a réalisé 1 467 555 entrées en Europe, dont 1 231 420 en France, et a rapporté 13 442 285 $ dans le monde entier, soit un peu plus que son budget.
Distinctions /Récompenses
Prix Lumière du meilleur espoir masculin pour Jocelyn Quivrin en 2008.
Étoiles d'or du cinéma français de la révélation masculine pour Jocelyn Quivrin en 2008.
Nominations
César du meilleur espoir masculin pour Jocelyn Quivrin en 2008.