©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p8

12/03/2017 15:44 par tellurikwaves

  • ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p8

    ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p8

    12/03/2017 15:44 par tellurikwaves

Rosamund Pike  : Lisa Hopkins,
la femme de Peter, le patron de l'usine

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p7

12/03/2017 10:20 par tellurikwaves

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    12/03/2017 10:20 par tellurikwaves

Rupert Graves  : Peter Hopkins,
le patron de l'usine Ford

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p6

12/03/2017 10:18 par tellurikwaves

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    12/03/2017 10:18 par tellurikwaves

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p5

12/03/2017 10:17 par tellurikwaves

  • ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p5

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    12/03/2017 10:17 par tellurikwaves

ABUS DE CINE


Conviction et courage indestructibles

Il y a des pages de l’Histoire que l’on oublie ou qui nous sont complètement étrangères, parce qu’oubliées des ouvrages scolaires. Et pour accomplir ce devoir de mémoire, le cinéma est un outil fabuleux, permettant de se rappeler de ce qu’était hier pour mieux vivre demain. C’est exactement ce que nous propose Nigel Cole (réalisateur) à travers ce film. « We want sex equality » sort dans les salles 33 ans après les faits, et malheureusement le combat de ces femmes ne semble pas si désuet… L’égalité, ou parité, homme-femme, n’est toujours pas appliquée, malgré les lois. Certaines mœurs semblent avoir la dent dure !

Nigel Cole n’est pas tombé dans le piège de certains films historiques, en voulant absolument greffer des images d’archives pour appuyer son propos. Il les a parcimonieusement réservées pour les génériques de début et de fin, ne polluant pas son objectif : montrer le combat de Rita O’Grady, meneuse du mouvement, et laisser le spectateur être complètement transporté par son parcours et l’énergie communicative de ces ouvrières ‘choucroutées’ (mode montgolfière), mais couillues.

Pour narrer ce combat, on apprécie également le fait que le réalisateur n’ait pas choisi de faire un film militantiste, où il emmènerait le spectateur brandir une pancarte, lui aussi, contre le vilain capitaliste américain. Il a préféré s’affairer à refléter au plus juste les problèmes qu’ont rencontré ces femmes : absence de soutien de leur conjoint, place déconsidérée de la femme dans la société et dans les foyers… avec beaucoup de tendresse et de pudeur. Et c’est comme cela qu’il a réussi à obtenir un film honnête et respectueux de cette lutte des sexes.

Parmi toutes ces femmes, Sally Hawkins (précédemment vue dans « Be happy ») tient le film à bout de bras, interprétant magnifiquement cette femme de tête,arborant son sourire chevalin en toute occasion (notamment face au machisme affligeant des hommes de l’époque).Bien que présentant quelques longueurs, « We want sex equality » a su apporter une vision juste et sans tralala d’un combat de femmes, que l’on n'imagine malheureu sement plus arriver de nos jours, malgré des inégalités salariales toujours présentes. C’est une belle leçon de courage qui nous est envoyée d’Outre- Manche, à destination de toutes les femmes, mais aussi de tous les hommes.

Véronique Lopes

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p4

12/03/2017 10:15 par tellurikwaves

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    ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p4

    12/03/2017 10:15 par tellurikwaves

Jaime Winstone  : Sandra

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p3

12/03/2017 10:10 par tellurikwaves

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    ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p3

    12/03/2017 10:10 par tellurikwaves

Andrea Riseborough  : Brenda

 

 

*

MADE IN DAGENHAM s’ouvre sur une joyeuse dynamique. Un parfum de nostalgie côtoie une série d’informations qui place le décor: les années soixante,l’Angleterre, les usines Ford… Une amusante artificialité fait corps avec des images d’archives et la société de consommation prend vie. Mais ce n’est pas pour autant que la nostalgie est magnifiée. Derrière l’artificiel c’est une réalité complexe et délicate qui s’établit. Pourtant Nigel Cole opte pour une approche légère d’un sujet qui est loin de l’être. Derrière des répliques fabuleuses, un excellent casting, des décors et des costumes chatoyants c’est un réel combat qui est magnifié.

DES DROITS ET NON DES PRIVILEGES

A l’instar du jeu induit par le générique, MADE IN DAGENHAM tend à une contextualisation qui sert de mise en place aux réels enjeux soulevés. Il s’agit de fondre le spectateur à la réalité de l’Angleterre de la fin des années soixante, celle à la fois des milieux ouvrier et bourgeois. Pourtant bien différents, ceux-ci partage une réalité commune basée sur la patriarcat. Les femmes sont définies selon et dans des rôles précis et réducteurs. Qu’importe qu’elles soient érudites ou non,qu’elles travaillent ou non, leur place est en cuisine. Elle n’ont donc pas de voix face aux hommes qui imposent leur autorité de manière arbitraire. Pourtant c’est bien une femme qui, après avoir été Ministre des transports, est secrétaire d’Etat en charge de l’emploi…

Le regard du spectateur épouse celui de la principale protagoniste du film qui entre en bataille un peu malgré elle. Epouse, mère de famille et ouvrière chez Ford,Rita décide avec ses collègue femmes de faire grève – une première en Angleterre ! Sans le savoir encore, elle s’engage dans un combat qui dépasse largement ses revendications premières – à savoir obtenir un grade d’emploi qualificatif et que les heures supplémentaires soient rémunérées. Rapidement la perspective est bien autre et lui demande de prendre confiance en elle.

Une confiance qui à mesure qu’elle se développe fait écho à la conscience qui se fait sienne des inégalités vécues. Certes c’est un homme qui lui souffle de moduler ses revendications et d’exiger l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Mais ce sont bel et bien des femmes qui mènent le combat, qui font bloc, qui s’organisent… Et derrière ces revendications c’est un idéal ouvrier, social et sociétal qui se dessine !

Lorsque son mari lui scande qu’il est un bon époux et que jamais il ne la bat, Rita explose car le déclic s’est fait. Elle a pris conscience qu’en tant que femme elle a des droits ! Des droits que son mari perçoit comme autant de privilèges qu’il lui consent. Les enjeux du combat qu’elle mène sont là. Tout autres. Au-delà de la donne matérielle qui est la base minimale de la reconnaissance de ces droits – des droits encore bafoués, dénigrés et négligés dans nos pays où certes des textes de lois ont été votés mais sont loin d’être respectés.

YOU CAN GET IT IF YOU REALLY WANT

Les enjeux soulevés sont nombreux. MADE IN DAGENHAM a beau être une gentille comédie, le film peut être envisagé comme un réel détonateur. Plusieurs combats sont mis en parallèle et convergent vers la revendication d’un monde égalitaire et respectueux des droits de chacun. Entre 1968 et aujourd’hui il y a eu des avancées, mais une question demeure : où en sommes-nous aujourd’hui ? Parce qu’il ne faut pas oublier que derrière la reconnaissance des droits des femmes se cache celle de toutes les minorités. Que ce combat singulier a une résonance bien plus large. Et que toucher à ces droits ou les remettre en cause est un signe évident d’oppression.

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p2

12/03/2017 02:45 par tellurikwaves

  • ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p2

    ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010) p2

    12/03/2017 02:45 par tellurikwaves

Sally Hawkins

©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010)

11/03/2017 16:15 par tellurikwaves

  • ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010)

    ©-DR-WE WANT SEX EQUALITY de Nigel Cole (2010)

    11/03/2017 16:15 par tellurikwaves

We Want Sex Equality

ou (Made in Dagenham) est un film britannique réalisé par Nigel Cole et sorti en 2010 (2011 en France). Scénarisé par William Ivory, ce film historique traite de la première grève des ouvrières de l'usine automobile du constructeur américain Ford à Dagenham, ainsi que des négociations que conduisirent ses meneuses pour obtenir une complète égalité salariale entre hommes et femmes, notamment auprès de la secrétaire d'État travailliste Barbara Castle. Il met en scène Sally Hawkins dans le rôle principal, ainsi que Daniel Mays, Miranda Richardson et Rosamund Pike.

Article détaillé :
 
 
 
Résumé
Au printemps 1968 à Londres, une ouvrière de l'usine de Ford de Dagenham, dans la banlieue londonienne, va mener un mouvement visant à instaurer l'égalité de salaire entre les hommes et les femmes. Tout part d'une simple demande d'augmentation de salaire promise par sa direction depuis longtemps pour elle et ses collègues de l'atelier qui assemble les housses de siège. Sous l'impulsion de son supérieur, elle mène un combat durant 3 semaines contre Ford en vue d'obtenir ce qu'elle veut.

Fiche technique

Cast

 

©-DR-Henri.Georges Clouzot : Le livre

09/03/2017 07:09 par tellurikwaves

  • ©-DR-Henri.Georges Clouzot : Le livre

    ©-DR-Henri.Georges Clouzot : Le livre

    09/03/2017 07:09 par tellurikwaves

DVD Classik
H-G Clouzot.
"Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement,
une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire".
(H-G Clouzot.)
 
 
 
Paru initialement en 1993, aux éditions de ‘la Sirène’, Henri-Georges Clouzot cinéaste n’est pas un ouvrage facile à étiqueter : biographie ? Album photo ? Témoignages des proches du réalisateur ? Etude filmo gra phique ? En fait, ce livre est un peu tout cela mêlé intelligemment, ce qui en fait un ouvrage indispensable pour les passionnés de cinéma. Ce document est d’autant plus précieux que c’est quasiment le seul qui présente l’un des plus grands cinéastes français du 20e siècle de façon aussi exhaustive.
 
Henri-Georges Clouzot est né en 1907 et est décédé en 1977. De santé assez fragile, il fut à plusieurs reprises handicapé par sa petite santé, et il ne livra, en 35 ans de carrière, que onze films, presque tous bien connus du public français. Il toucha à de nombreux genres cinématographiques, et à chaque fois brilla par l’intelligence de ses intrigues et la perfection de sa mise en scène.
 
Clouzot est un cinéaste en partie incompris du fait de sa personnalité difficile à cerner, et dont certains éléments biographiques, à l’instar de Hergé dans le monde de la bande dessinée, viennent jeter le trouble sur la bonne moralité du personnage. En effet, Clouzot fut accusé d’avoir ‘collaboré’ à sa manière, ayant travaillé pour la Continental, firme allemande, et ayant réalisé un film ‘anti-français’ avec Le corbeau (sorti en 1943). Le réalisateur, comme d’autres personnalités artistiques, sera violemment attaqué, et ne pourra tourner à nouveau que quatre ans plus tard, en 1947.
 
De même, l’arrivée de la Nouvelle Vague, dans les années 60, sera assez fatale pour les ‘vieux de la vieille’ comme Clouzot. Evidemment, entre la méticulosité et le souci de perfection du réalisateur du Salaire de la peur et l’esprit de bâclage et d’amateurisme qui anime de nombreux jeunes cinéastes durant cette période, il y a un monde d’écart.(ils auraient mieux fait de fermer leur gueule!!)Quoi qu’il en soit, rien n’est tabou dans l’ouvrage Henri-Georges Clouzot cinéaste : les problèmes évoqués ci-dessus sont mentionnés, replacés dans leur contexte, commentés par des personnes concernées. Beaucoup de témoignages, présentés sous forme de conversations croisées, permettent de suivre, de façon chronologique, la vie et l’œuvre de Clouzot,ce qui facilite dans de nombreux cas la corrélation entre les deux
 
Sont ainsi couvertes la genèse, la production et la sortie des onze longs-métrages du réalisateur, de L’assassin habite au 21 en 1942 jusqu’à La prisonnière en 1968. Ne sont pas oubliés les nombreux projets qui ne virent jamais le jour (il est impressionnant, d’ailleurs, de constater que Clouzot a cumulé plus de films non tournés que de films achevés) : un film avec l’écrivain Simenon, l’adaptation de ‘Chambre obscure’...
 
La structure et le découpage du livre sont simples : la vie de Clouzot est proposée chronologiquement, et, à partir du moment où il passe derrière la caméra, ce sont ses films qui déterminent les chapitres et leurs titres. Deux exceptions notables au sein du chapitrage central : Le cheval des Dieux et L’Enfer, correspondant tous les deux à des projets plus ou moins achevés de Clouzot. Dans le premier, le titre correspond à un livre que le réalisateur écrivit, inspiré par son voyage brésilien avec son épouse Vera. N’ayant pu tourner un film, c’est vers le support littéraire que le cinéaste se tourna.
 
L’Enfer retrace bien entendu avec minutie les événements de la production avortée la plus célèbre de Clouzot, qui, fut contraint d’abandonner son projet après avoir eu une attaque cardiaque.Hormis ces deux chapitres qui ne relatent pas la sortie officielle d’un film, le reste de l’ouvrage nous fait pénétrer dans l’univers sombre d’un des plus grands spécialistes du film noir français. Avec de nombreuses photos à l’appui (toutes en noir et blanc), les textes alternent récit objectif des faits et intervention de collaborateurs, comédiens ou proches de Clouzot. 
 
Curieusement, la plupart tiennent des propos relativement dénués de tout jugement ou critique négatifs envers le cinéaste perfectionniste, connu pour avoir été très dur avec les acteurs (Clouzot fut vraisemblablement un subtil mélange de deux de ses confrères cinéastes, Pialat et Kubrick). Un exemple, lorsque Bernard Blier parle de la célèbre ‘anecdote’ de la claque qu’il reçut lors du tournage de Quai des Orfèvres, voici la façon dont il présente les choses : "Il est aussi satanique qu’il a du talent. Il m’a foutu une baffe au cours des prises de vues. Il était ensuite plus embêté que moi. Que vouliez-vous que je fasse ? Si je tombe sur lui, je l’assomme. Je pèse 30 kilos de plus".
 
De même, Suzy Delair, qui fut un temps la compagne du réalisateur, évoque dans ces termes leur séparation : "Nous nous séparons après Quai des Orfèvres. C’est moi qui pars ! J’ai vu accidentellement ses films à la télévision. Je crois que j’ai eu le meilleur Clouzot". L’une des forces du livre est de mentionner essentiellement des faits, et de ne tomber ni dans la critique facile (dresser un portrait sombre de Clouzot serait aisé pour ses détracteurs), ni dans l’admiration aveugle. Quiconque veut simplement en savoir plus sur le cinéaste sera à coup sûr servi par la lecture de ce livre.
 
Enfin, chaque chapitre est complété par un résumé du film traité, et une revue de presse d’époque où là encore, les avis positifs comme les avis négatifs ont leur place.Une filmographie très complète est placée en annexe de l’ouvrage (elle inclut les réalisations pour la télévision – Clouzot filma en effet 5 concerts de Karajan – ainsi que des collaborations diverses). Puis les notes mentionnant les sources remplissent les dernières pages.
 
Juste un mot sur la préface du livre, signée Francis Lacassin, dans laquelle nous apprenons que l’auteur, José-Louis Bocquet, n’est autre que le filleul de Henri-Georges Clouzot.Henri-Georges Clouzot cinéaste est donc un ouvrage à lire absolument pour qui veut mieux comprendre l’oeuvre du réalisateur. Entre la méthode de préparation de chaque film et les anecdotes de tournage, ce livre est un témoignage en même temps qu’un bel hommage en l’honneur d’un cinéaste qui a, hélas, trop peu tourné et dont certains films sont à redécouvrir, mais qui fait définitivement partie des grands du 7e Art.
 
Par John Anderton - le 1 janvier 2003

©-DR-QUAI DES ORFEVRES de H.G.Clouzot (1947) fin

09/03/2017 06:43 par tellurikwaves

  • ©-DR-QUAI DES ORFEVRES de H.G.Clouzot (1947) fin

    ©-DR-QUAI DES ORFEVRES de H.G.Clouzot (1947) fin

    09/03/2017 06:43 par tellurikwaves

Distinctions/Récompenses

Edgar Allan Poe Awards 1949

Won
Edgar
Best Foreign Film

 

Venice Film Festival 1947

Won
International Award
Best Director
Henri-Georges Clouzot
Nominated
Grand International Award
Henri-Georges Clouzot         

 

Sites externes

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Official Sites

Miscellaneous Sites