©-DR-QUAI DES ORFEVRES de H.G.Clouzot (1947) p6
07/03/2017 06:59 par tellurikwaves
Analyse et critique DVD Classik(p1)
Jenny Lamour (Suzy Delair) veut faire carrière dans le music-hall. Maurice, son mari (Bernard Blier), l'accompagne au piano. Homme discret, il cache sa jalousie en se renfermant dans le silence. Jenny accepte un rendez-vous avec un producteur important, Brignon (Charles Dullin). Apprenant la nouvelle, Maurice se précipite chez cette crapule libidineuse avec l'intention de l'assassiner. Mais la besogne est déjà faite et il se retrouve suspecté du meurtre accompli. L'inspecteur Antoine (Louis Jouvet) est chargé de l'affaire. Perspicace, droit et humain, il ne compte pas se laisser mener par les apparences...
Ce qui marque dans Quai des Orfèvres, au-delà d'une intrigue policière convenue (tirée d'un roman de Stanislas-André Steeman, déjà auteur de deux romans adaptés par Henri-Georges Clouzot : Le Dernier des six et L'Assassin habite au 21), c'est la richesse et la complexité des personnages dépeints par Clouzot et son scénariste Jean Ferry. Le cinéaste a d'ailleurs couché la trame du film en quelques jours d'après ses seuls souvenirs du roman, ce qui fera dire à Steeman qu' « il ne sera jamais un adaptateur (…) il ne peut construire qu'après avoir démoli au mépris de la plus élémentaire vraisemblance et par goût de l'effet. »
Simone Renant
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L'Oeil sur l'écan (LE MONDE)
Issue de milieux modestes, la chanteuse Jenny Lamour est bien décidée à faire une belle carrière dans le music-hall. Elle accepte un rendez-vous avec un producteur libidineux qui lui fait miroiter un contrat. Elle déclenche ainsi la colère de son mari jaloux, Maurice, qui profère des menaces de mort à l’endroit du producteur…
Quai des Orfèvres est le premier film tourné par Clouzot après la Libération (1). Il revient au genre policier et adapte à nouveau un roman de Stanislas-André Steeman (2). Mais ici, ce n’est pas tant l’intrigue policière qui est le point fort du film, c’est la peinture des personnages dans leur environnement sentimental et social. Les quatre personnages principaux, très différents, sont des personnages complexes, à plusieurs facettes, dont le comportement est régi des forces parfois contradictoires.
Grand perfectionniste, Clouzot les replace dans leur élément naturel qu’il décrit avec force détails. La photographie est superbe, Simone Renant et l’éclatante Suzy Delair (je dirai plutôt l'éclatante,la merveilleuse Simone Renant...Suzie Delair est une CONNASSE!! )en sont les premières bénéficiaires. Louis Jouvet est très juste dans son jeu. Quai des Orfèvres dépasse le simple cadre du film policier. C’est un film très humaniste.
Dans le Paris de l'après-guerre, la jeune chanteuse Jenny Lamour « use » parfois de ses charmes — notamment auprès d'un vieillard libidineux influent, Brignon — pour se faire une place dans le milieu du music-hall. Son mari, Maurice Martineau — un brave type — profère par jalousie des menaces de mort envers le septuagénaire qui est retrouvé assassiné peu après. L'inspecteur Antoine, un flic désabusé et humain du quai des Orfèvres, est chargé de l'enquête.
Jenny Lamour, petite chanteuse de cabaret dans le Paris de l'après-guerre, a de grandes ambitions. Elle est mariée à Maurice Martineau, un jeune bourgeois qui s'est fâché avec sa famille pour l'épouser et qui est devenu son pianiste accompagnateur. Le couple s'aime mais se querelle fréquemment à cause de la légèreté de Jenny et de la jalousie de Maurice. Leurs problèmes conjugaux commencent réellement lorsque Jenny, par arrivisme, décide de s'attirer les faveurs du vieux Brignon, un vieil homme riche et pervers, qu'elle croit pouvoir manipuler afin de se lancer dans le cinéma.
Furieux, Maurice profère des menaces de mort à l'égard du septuagénaire et, lorsqu'il apprend qu'il a donné rendez-vous à sa femme à son domicile, il se confectionne hâtivement un alibi et débarque chez lui avec l'intention de le tuer. Or, il trouve le travail déjà fait, Jenny absente et sa voiture volée. Ce que Maurice ne sait pas c'est que Jenny, offusquée par les avances du vieil homme, l'a assommé avec une bouteille de champagne et s'est enfuie le croyant mort.
Terrifiée, la jeune femme s'est réfugiée chez sa voisine et confidente : Dora, une photographe d'art et amie d'enfance de son mari. Dora, qui aime Jenny en secret (alors que Jenny la soupçonne de convoiter Maurice), la convainc de ne rien dire à personne et va elle-même chez Brignon effacer les empreintes de Jenny et chercher les renards que son amie avait oubliés. Peu après, Maurice se rend chez Dora et lui raconte lui aussi son « histoire ». Dora, par fidélité tant envers Jenny que Maurice, décide de se taire.
L'inspecteur principal Antoine, de la Brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris — un ancien sous-officier de l'Infanterie coloniale qui vit seul avec son petit garçon métis qu'il élève tendrement — est chargé d'enquêter sur le meurtre de Brignon. En fouillant dans les connaissances de Brignon, Antoine est vite amené à s'intéresser à Dora (qui photographiait pour le vieil homme des jeunes filles dénudées) mais aussi à Jenny et à Maurice.
Il apprend notamment que Maurice a menacé Brignon de mort et que son alibi (il a passé la soirée au théâtre) peut facilement être démonté. Quand les présomptions de l'inspecteur se transforment en certitudes et montrent que le jeune homme — tout comme sa femme — a menti, la vie du couple est alors prise dans l'engrenage judiciaire. Désespérée, Jenny est décidée à se dénoncer mais Dora l'en empêche.
Le soir de Noël, Maurice, convoqué à la Brigade criminelle, est brutalement interrogé. Poussé à bout, il avoue être allé chez Brignon le soir du meurtre mais clame l'avoir trouvé mort. Comme personne ne semble le croire et placé en garde à vue, il s'ouvre les veines dans la geôle. Confrontée à ce drame, Jenny avoue toute l'histoire à Antoine...
Fiche technique
Titre : Quai des Orfèvres
Julie Christie,John Schlesinger,Lawrence Harvey
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Distinctions,récompenses
| Won Oscar |
Best Actress in a Leading Role Julie Christie |
| Best Writing, Story and Screenplay - Written Directly for the Screen Frederic Raphael |
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| Best Costume Design, Black-and-White Julie Harris |
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| Nominated Oscar |
Best Picture Joseph Janni |
| Best Director John Schlesinger |
| Won Golden Globe |
Best English-Language Foreign Film |
| Nominated Golden Globe |
Best Director John Schlesinger |
| Best Actress - Drama Julie Christie |
| Won BAFTA Film Award |
Best British Actor Dirk Bogarde |
| Best British Actress Julie Christie |
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| Best British Art Direction (B/W) Ray Simm |
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| Best British Screenplay Frederic Raphael |
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| Nominated BAFTA Film Award |
Best British Cinematography (B/W) Kenneth Higgins |
| Best British Film John Schlesinger |
| Nominated DGA Award |
Outstanding Directorial Achievement in Motion Pictures John Schlesinger |
| Won Golden Laurel |
Dramatic Performance, Female Julie Christie |
| Won Silver Goddess |
Best Foreign Actress (Mejor Actriz Extranjera) Julie Christie |
| Nominated Grand Prix |
John Schlesinger |
| Won NBR Award |
Best Director John Schlesinger |
| Best Actress Julie Christie For Doctor Zhivago |
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| Top Ten Films |
| Won NYFCC Award |
Best Film |
| Best Director John Schlesinger |
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| Best Actress Julie Christie |
| Won Writers' Guild of Great Britain Award |
Best British Comedy Screenplay Frederic Raphael |
| Outstanding British Original Screenplay Frederic Raphael |
Trivia