©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p17

25/02/2017 17:18 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p17

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p17

    25/02/2017 17:18 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p16

25/02/2017 17:14 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p16

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p16

    25/02/2017 17:14 par tellurikwaves

LE REVE DU CINEMA (suite)
 
Voilà le décor humain que Schlesinger donne à sa « Darling », une jeune femme qui a conscience de sa beauté, qui vit dans le présent, beaucoup plus égoïste que libre (et en ce sens, toute référence à « Galia» me paraît un contresens). L'égoïsme devient donc le privilège d'une femme qui ose se conduire comme un homme. Ce sera aussi son malheur. 
 
Non pas que Schlesinger porte un regard moral sur la conduite de son personnage. Au contraire, on sent que toute sa sympathie, sa tendresse va vers cette « Darling », et nullement vers les victimes de cette belle jeune femme, car, en fait, ils sont ses bourreaux. L'égoïsme insouciant de Darling nous est présenté comme naturel. Si « Darling » est malheureuse, c'est que la société, bastion de valeurs périmées et contraignantes, tisse autour d'elle un carcan douloureux.... 
 

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p15

25/02/2017 17:08 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p15

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p15

    25/02/2017 17:08 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p14

25/02/2017 17:05 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p14

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p14

    25/02/2017 17:05 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p13

25/02/2017 17:00 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p13

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p13

    25/02/2017 17:00 par tellurikwaves

LE REVE DU CINEMA
 
" Entre deux aventures amoureuses de « Darling », la caméra de John Schlesinger interroge les gens de la rue. Une pincée de cinéma-vérité au milieu d'une histoire romancée.  Face au micro et à la caméra de l'enquêteur, les badauds hésitent, suggèrent et extrapolent. Réponses hétéroclites et inattendues, mais toujours révélatrices. L'un d'eux met d'ailleurs en cause l'homosexualité, à laquelle, dit-il avec candeur, « on finit par s'habituer ». 
 
Et, de l'autre côté de la barrière sociale, voici les hauts dignitaires de cette société folle. Cette fois, la caméra n'interroge plus, elle observe, remarque, se laisse aller volontiers à la caricature. John Schlesinger nous introduit dans ces réceptions dérisoires où l'hypocrisie spécifiquement britannique oublie son masque. La Charité... Chichis et minauderies de dames endimanchées. On organise, on se montre, on se fait voir.
 
On boit à la santé de ceux qui ont faim. Le pauvre ou le sous-développé deviennent une abstraction qui permet le spectacle public des bonnes consciences. Regard critique qui recherche souvent l'image explosive. Imaginez Sa Très Gracieuse Majesté figée dans un salut au passage d'un homosexuel qui convoite un négrillon décoratif. ..
 

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p12

25/02/2017 16:58 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p12

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p12

    25/02/2017 16:58 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p11

25/02/2017 16:56 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p11

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p11

    25/02/2017 16:56 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p10

25/02/2017 16:48 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p10

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p10

    25/02/2017 16:48 par tellurikwaves

ORGUEIL ET VACUITÉ , par Clément Graminiès (fin)
 
 
Finalement, l’intérêt premier du film ne repose pas tellement sur le personnage de Diana que Julie Christie incarne manifestement mieux dans la légèreté et la séduction que dans la gravité. Ce qui séduit davantage dans Darling, c’est la cocasserie de certaines scènes rondement menées que John Schlesinger juxtapose toutefois de manière inégale. Une improbable fête parisienne flirte avec l’orgie psychédélique typiquement sixties où chacun joue à incarner un autre pour dire des vérités par forcément bonnes à entendre.
 
À Capri, c’est carrément un vent de libération sexuelle qui souffle, notamment lorsque le réalisateur met en scène une complicité désinvolte entre Diana et son nouvel ami homosexuel, draguant aux terrasses des cafés, loin de tous les clichés auxquels le cinéma n’aura de cesse de nous habituer par la suite. C’est cette modernité-là qui sied davantage à Darling, plutôt que les élucubrations d’une petite fille un peu trop gâtée qui finit par se rendre compte trop tardivement que son rêve de petite fille était en fait un cadeau empoisonné.
 

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p9

25/02/2017 16:47 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p9

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p9

    25/02/2017 16:47 par tellurikwaves

©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p8

25/02/2017 16:40 par tellurikwaves

  • ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p8

    ©-DR - DARLING de John Schlesinger (1965) p8

    25/02/2017 16:40 par tellurikwaves

ORGUEIL ET VACUITÉ , par Clément Graminiès (suite)
 
 
Misogyne et moraliste, John Schlesinger ? Le doute était permis dans Un amour pas comme les autres, son premier long-métrage, où il faisait vivre un véritable enfer matriarcal à un jeune homme inconscient de la lourdeur des stéréotypes familiaux. Ici, la question devient inévitable car il ne s’agit plus d’un arrière-plan mais de la colonne vertébrale du film. À l’instar d’un François Ozon quelques décennies plus tard, le réalisateur britannique malmène sa poupée Barbie avec une satisfaction manifeste en lui faisant progressivement payer un égoïsme qui l’a conduite à blesser les hommes ayant partagé sa vie.
 
Face à cette vacuité croissante qui envahit le quotidien de Diana, le réalisateur n’offre pas à son personnage la prise de hauteur attendue. Le recours démonstratif à une voix-off bien trop présente – alors qu’elle n’apporte pas vraiment d’autre éclairage que ce que les images nous montrent – vient à bout de toute l’empathie que l’on pourrait avoir pour ces questionnements existentiels. Comme si le mépris avait eu raison du projet de départ, la jeune femme finit même par perdre en consistance, s’effaçant devant une galerie d’acteurs anglais au diapason (Dirk Bogarde en tête).