©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p7

11/01/2017 04:39 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p7

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p7

    11/01/2017 04:39 par tellurikwaves

L'avis d"Il était une fois le cinéma" (fin)


La Métamorphose est le titre d’une nouvelle de Kafka ; Nietzsche parlait lui aussi de métamorphoses. Nul besoin pourtant de se faire ici des nœuds au cerveau. La métamorphose – qui étymologiquement signifie transformation –, dans ce film, n’en est pas une. La morale pourrait se résumer à celle-ci : les hommes sont des cloportes et ils le restent, quelle que soit l’enveloppe dont ils se parent. Ecoutons donc Lino en guise de conclusion : « Pas un mot, pas un colis, pas un mandat, rien ! C’est drôle quand vous êtes en forme : ils sont toujours là. Ça s’appelle des amis et dès que le temps se couvre, ils disparaissent sous les portes et dans des murs, fuyants, furtifs, des cafards, des cloportes ! »

 Alexis de Vanssay

 

Bonus

-Archives INA avec les interviews de Lino Ventura, Michel Audiard, Pierre Granier-Deferre, Maurice Biraud…
-Pierre Granier-Deferre et l’adaptation
-Interview de Denys Granier-Deferre, réalisateur (13’)
-Granier-Deferre vs Audiard
-Interview de Philippe Durant, biographe de Michel Audiard (13’)

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p6

11/01/2017 04:24 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p6

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p6

    11/01/2017 04:24 par tellurikwaves

Irina Demick

 

L'avis d"Il était une fois le cinéma" (part 3)

Un classique

Ce film ne se contente pas d’une pléiade d’acteurs géniaux et de la signature des meilleurs scénaristes du moment. Il bénéficie – et c’est là sa grande force si on le compare au célébrissime Tontons flingueurs de Lautner – d’une mise en scène exceptionnelle, d’un très grand classicisme. C’est donc Pierre Granier-Deferre qui est à la manœuvre. Il en est à son troisième long-métrage et deviendra par la suite un maître du cinéma français des années 70 avec notamment La veuve Couderc (1971) et Une femme à sa fenêtre en 1976.

Dans cette Métamorphose, le noir et blanc est sublime, certains plans d’une grande beauté, tels par exemple ce strip-tease dans un cabaret voisinant avec des musiciens de jazz sous un halo de lumière blanche. Enfin il faut souligner – last but not least – les orgues jazzy de Jimmy Smith, compositeur de la musique du film.(mouais j'ai trouvé ça très médiocre) Granier-Deferre compose subtilement avec les codes du polar pour concocter une satire drôle et subtile à la fois. Tout est prévu pour donner une distance amusante pourtant jamais lourde (la scène du meurtre dans le manége ou encore celle du Fakir).

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p5

11/01/2017 04:20 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p5

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p5

    11/01/2017 04:20 par tellurikwaves

L'avis d"Il était une fois le cinéma" (part 2)

Rien que ça, une pléiade d’acteurs au sommet de leur art. La gouaille parisienne, aujourd’hui quasiment disparue, dans la bouche de ces acteurs est un plaisir de gourmet résonnant à nos oreilles – et c’est bien là le talent d’Audiard – parfois comme de la poésie pure ou le mélange très réussi d’une langue châtiée et d’argot parisien. Ne pas oublier aussi, lorsque l’on essaie de définir cet idiome incomparable, sa dimension comique. Ainsi une indic lance-t-elle, lorsque des flics la questionnent : « Un homme ça dit jamais ou ça va , ni d’où ça vient. C’est plein de secrets. » Ou Tonton, collectionneur d’art (Pierre Brasseur) pour cette sentence : « Sur le plan de l’arnaque, les coups tordus ne sont rien, rien à côté de la peinture abstraite. »(entièrement d'accord!!)

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p4

10/01/2017 10:12 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p4

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p4

    10/01/2017 10:12 par tellurikwaves

à droite:Françoise Rosay

 

*

L'avis d"Il était une fois le cinéma" (part 1)
*
Drôle, d'un grand classicisme formel, gratifié des dialogue ciselés par Audiard, "La Métamorphose des Cloportes" est un grand film sortant enfin en DVD chez Opening.
*
L’indigence globale des comédies françaises actuelles, vulgaires et nombrilistes à souhait, pourrait faire oublier que le genre connut jadis en France un âge d’or. La Métamorphose des Cloportes (1965) – pour la première fois édité en DVD chez Opening ce 03 novembre – est un exemple ô combien magistral de ce cinéma comique de très haute qualité, remarquable pour les films de cette nature tant l'entreprise demeure périlleuse, tant il est difficile de faire rire ses contemporains, au cinéma comme ailleurs.

Ce film de Pierre-Granier est donc un sommet du genre grâce à une incroyable profusion de talents. Plusieurs grands noms, dont la carrière de certains débute à ce moment-là, vont donc apporter leur contribution à l’ouvrage. D’abord des écrivains, au premier rang desquels on trouve Alphonse Boudard, auteur du roman éponyme du même nom dont Albert Simonin, le scénariste, va s’inspirer.

Celui-ci collabore avec Michel Audiard, grand dialoguiste de ces années-là, formant un duo faisant merveille, les répliques d’Audiard semblant êtres écrites spécialement pour Ventura, qui joue le personnage principal, mais aussi pour Charles Aznavour, Pierre Brasseur (comme au théâtre),Catherine Verdier en charmante ingénue mais aussi Annie Fratellini et Maurice Biraud....

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p3

10/01/2017 06:18 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p3

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p3

    10/01/2017 06:18 par tellurikwaves

L'avis d"Avoir à lire"
*
Notre avis : Après avoir fait ses armes avec deux petits films, le réalisateur Pierre Granier-Deferre entre pour la première fois dans la cour des grands avec cette adaptation d’un roman noir d’Alphonse Boudard. Il dispose de moyens conséquents, d’un casting royal dominé par la star Lino Ventura et d’un dialoguiste hors pair, à savoir Michel Audiard. A part les deux génériques (de début et de fin) qui font preuve d’une véritable imagination, la réalisation de Granier-Deferre est d’un redoutable classicisme qui tranche sérieusement avec les expérimentations de la nouvelle vague, alors en pleine effervescence. Certes, quelques mouvements d’appareil laissent entrevoir un semblant de mise en scène, mais l’ensemble demeure statique, faisant essentiellement la part belle aux acteurs.

Et dans ce domaine, La métamorphose des cloportes (1965) offre un véritable festival de monstres sacrés pour lesquels Audiard a concocté des dialogues ciselés à l’humour cinglant. Lino Ventura tient une fois de plus le rôle d’un truand charismatique. Il est soutenu par un Charles Aznavour veul, un Maurice Biraud lâche à souhait et un Pierre Brasseur qui cabotine un maximum.(toujours) Autant dire que l’essentiel du plaisir du spectateur vient de cette impeccable confrontation entre des acteurs dirigés de main de maître et des répliques immédiatement cultes.

 L’histoire, très classique dans sa structure, permet toutefois de donner libre cours aux sarcasmes si chers à Audiard. Malgré la bonne tenue de ce polar typiquement français, le résultat au box-office hexagonal fut plutôt en demi-teinte avec un total de 905 000 cafards sur toute la France, à une époque où le seul nom de Lino Ventura permettait de drainer dans les salles entre deux et trois millions de spectateurs. Heureusement, ce demi-échec n’a pas entamé la bonne réputation de ce thriller, toujours aussi agréable à regarder aujourd’hui.

Virgile Dumez

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p2

10/01/2017 06:10 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p2

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965) p2

    10/01/2017 06:10 par tellurikwaves

Biraud,Ventura,Géret,Aznavour

©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965)

08/01/2017 17:09 par tellurikwaves

  • ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965)

    ©-DR- LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES de Pierre Granier Deferre (1965)

    08/01/2017 17:09 par tellurikwaves

La Métamorphose des cloportes
est un film policier franco-italien réalisé par Pierre Granier-Deferre,
sorti en 1965, adaptation du roman éponyme d'Alphonse Boudard.
 

Résumé

Edmond, Arthur et Rouquemoute sont sur un « coup ». Mais, pour percer le coffre, il leur faut un chalumeau spécial, et la vieille Gertrude n'est plus prêteuse : trois « briques » ! Edmond réussit à convaincre son ami d'enfance Alphonse, le voleur de tableaux, de vendre quelques toiles pour avancer les fonds et de se joindre à eux, en lui faisant miroiter un magot bien plus gros qu'il ne l'est réellement.

Alphonse se berce d'illusions et… se retrouve tout seul en prison par la faute d'un vigile imprévu. Il en prend pour cinq ans, sans nouvelles de ses anciens amis. Cinq ans pendant lesquels il a ruminé sa terrible vengeance et a fomenté l'écrasement de ces « cloportes » devenus, depuis, des gens honorables.

Fiche technique

Cast

Appréciation critique

« C'est pas du grand art, c'est du Boudard adapté par Simonin. Et Granier-Deferre signe là une mise en scène efficace. Le plaisir vient surtout des dialogues d'Audiard, qui s'offre un festival de bons mots[2]. »

— Isabelle Danel, Télérama

« Les dialogues et les « bons mots » de Michel Audiard qui, des Barbouzes aux Tontons flingueurs – pour ne citer qu'eux – contribuent à la popularité des films policiers, on les retrouve dans cette Métamorphose des cloportes de Pierre Grenier-Defferre (Le Petit Garçon de l'ascenseur, Les Aventures de Salavin). Et aussi, bien sûr, des acteurs connus (Charles Aznavour, Pierre Brasseur, Maurice Biraud) incarnant un groupe d'escrocs dont le surnom de cloportes symbolise la stupéfiante bassesse. Le plus pur et, dans son rôle, le plus talentueux, Lino Ventura luttera seul pour se venger d'eux.

Monde médiocre, film médiocre, avec, dans un climat de faux réalisme, de déplaisants moments de vulgarité[3]. »

— Yvonne Baby, Le Monde, 5 octobre 1965.

Box-office

Sorti en octobre 1965

, La Métamorphose des cloportes a totalisé 905 484 entrées, dont 267 716 sur Paris[4]. Il s'agit donc d'un demi-échec commercial à une époque où Lino Ventura drainait entre deux et trois millions de spectateurs dans les salles de cinéma[5].

Autour du film

  • Certaines scènes du film utilisent comme décor naturel le Castel Henriette[6] (1899) d'Hector Guimard, qui devait être démoli quelques années plus tard, en 1969.

Notes et références

 

© - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) fin

05/01/2017 16:36 par tellurikwaves

  • © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) fin

    © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) fin

    05/01/2017 16:36 par tellurikwaves

Pas de récompenses,aucune distinction
et un trivia insignifiant = Les boules !

 

Trivia

Showing all 4 items
Filmed with the co-operation of the 400 radio taxi drivers of Paris.
*
Finnish censorship visa register # 67370.
*
Italian censorship visa # 29209 delivered on 6-5-1959.
French visa # 21311 delivered on 27-4-1959.

 

© - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p21

05/01/2017 16:19 par tellurikwaves

  • © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p21

    © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p21

    05/01/2017 16:19 par tellurikwaves

User's Reviews

 

Index 6 reviews in total 

 Agreeable dose of Melville-lite.

8/10
Author: Darragh O' Donoghue (hitch1899_@hotmail.com) from dublin, ireland
21 June 2000

Excellent, very entertaining cat-and-mouse thriller, as an avenging husband (the incomparable Lino Ventura) tries to kill a witness to a murder. In its spare monochrome Decae photography, cool jazz soundtrack, nocturnal settings, focus on elaborate plot mechanics, and privileging of an unlovely outsider, the film is reminiscent of Melville. The 'villain' is only responding to a vicious circle of transgression and injustice, and his plight becomes an allegory for the lonely outsider locked out of a conformist society. The rigorous purity of Melville's aesthetic is softened by romance and comedy, but these only intensify the sense of impending tragedy.

*

Taxi drivers.

Author: dbdumonteil
13 June 2002

This is really a minor work,but which retains a certain passé charm.The main asset of the movie is Henri Decae's cinematography ,as dazzling as usual.All the night scenes are impressive,the taxis gathering for the chase,the zoological garden with its nocturnal birds ,watching the fighting between the two men.

The screenplay is somewhat disappointing,coming for two writers of Boileau-Narcejac calibre(Vertigo,les diaboliques).There are few surprises,unexpected twists,the Boileau-Narcejac trademarks .The very first scene shows Hitchcock's influence ("shadow of a doubt").Lino Ventura is cast against type because he rarely plays the villains.

Perhaps which is to Molinaro's credit is his depiction of the taxi drivers.From their breakfast at dawn in the bistros where they enjoy coffee and croissants to the rooms where the operators send their messages to the drivers,these are charming vignettes of old Paris at the beginning of general De Gaulle mandate.

Edouard Molinaro's best film remains "la mort de Belle"(1963).His career is essentially commercial,the likes of "la cage aux folles" and "l'emmerdeur" (which was to become Billy Wilder's "buddy buddy").

*

Lino Ventura descends into a desperate nightmare after his wife is murdered
8/10
Author: msroz from United States
26 August 2014

"Witness in the City" is a true film noir, no question about it, and it's an excellent noir at that, a movie that marries its themes with the artistic images.

The plot begins with the murder of a woman (Lino Ventura's wife) and the subsequent freeing of the killer (Jacques Berthier) because of insufficient evidence, but the judge makes clear his belief in Berthier's guilt. Ventura takes his revenge on Berthier in a well-planned crime, but unexpectedly he is seen by a cab driver (Franco Fabrizi) whom Berthier had called, unknown to Ventura when he committed the crime. Ventura then begins to track this witness in the city, with a deadly aim. But not being a killer by nature, he doesn't commit to this second crime, which is of an innocent man, so easily.

His own conscience is one of the many obstacles he encounters. Meanwhile the movie lets us in on the lives of Fabrizi, who is romancing a telephone operator (Sandra Milo), and the other taxi drivers. Their innocent playfulness contrasts starkly with the driven nature of Ventura and his tracking of Fabrizi. Much of this action is at night. Eventually, when Ventura's identity and plans become known, he becomes the one that is pursued. And what a pursuit that is, in magnificent night photography through the lamppost-lit streets of Paris.

Henri Decae deserves a special note of mention. Accompanying the movie is a jazz score, like that of "Elevator to the Gallows", done by the top professionals then in Paris, including Kenny Clarke, Kenny Dorham, Duke Jordan and Barney Wilen.

Much of Ventura's performance is wordless. He imbues his character with conflict and desperation. He becomes a wounded animal, but not one that's a pathological cold-blooded killer. The taxi drivers become hunters in pursuit of him, subject to the deadly and wily murderer making a desperate attempt to escape capture. His instinct for survival parries their instinct to protect their own. Instead of a jungle, we have city streets at night in which automobiles become weapons.

A tragedy is played out in which one evil leads to another evil. Ventura's wife's unfaithfulness was the seed followed by Berthier's extreme measure to rid himself of her by taking her life. Little did he realize that Ventura's love for her would entail avenging an unfaithful wife. The failure of the justice system plays a role in what is to transpire. From this love and hatred of Berthier springs another murder, that of Berthier, but the chain doesn't stop there.

*

Paris by night
Author: kinsayder from United Kingdom
28 December 2015

A man (Lino Ventura) commits a murder, carefully staging it like a suicide. But there's a witness: a taxi driver who saw him leaving the scene of the crime. The loose end has to be tied up, and during the next 24 hours the killer stalks his victim through the streets of Paris, waiting for an opportunity to strike...

This is my favourite Molinaro film. It has stuck in my memory since I first saw it about 20 years ago, largely due to the atmospheric night time Paris location work and Ventura's powerful, almost silent performance. He plays a villain here, but not an entirely unsympathetic one. The film cleverly opens with a sort of prologue in which we're shown that the man he kills murdered Ventura's wife and got away with it. This fact, along with the actor's natural charisma, gives us an instinctive sympathy for Ventura's predicament, even while he's hunting down an innocent man.

The climactic chase involving a fleet of taxi cabs is well staged, giving the impression of an entire city uniting to destroy an unwanted presence in its midst. It ends, appropriately enough, amongst caged birds of prey.

*

the wondrous Lino Ventura plays the bad guy
7/10
Author: christopher-underwood from United Kingdom
11 March 2015

This is an unusual French film from 1959, in that the wondrous Lino Ventura plays the bad guy and the 'Radio Taxi' outfit seem to play the police. Whilst this is a French homage to the US film noir, it still is very much its own with plenty of cafe stops, great night shots of Paris and perhaps unwisely and emphasis on humour rather than hard edged action, although there is some of that too. Always engaging, we see the immaculately organised Ventura do the dirty and then incredulously see him struggle to tie up one unfortunate loose end. I didn't feel that Ventura was comfortable as the baddie and he was not as convincing as he should have been so perhaps this is why his failings are almost treated as jokes. Uneven but certainly has some great moments and if the zoo scenes, at the end,don't quite work as well as they should, the absolute finale is a cracker.

A fast paced and unusual thriller
Author: GUENOT PHILIPPE (philippe.guenot@dbmail.com) from France
31 December 2007

*** This review may contain spoilers ***

Fast paced and unusual thriller about an assassin tracking down the witness - a cab driver - for the murder of his unfaithful wife.

It takes place in Paris by night. It is unusual because the hero - the leading character, Lino Ventura - is the villain. The only bad guy character of his entire career. It is really a tragic story with a splendid climax. A grade B movie but very effective. I don't think American producers know this picture, because there would be enough material to shot a "remake".

It reminds me, in a different scale, the Terminator. The cab driver would be the character played by Michael Biehn, or Jamie Fox confronted with Tom Cruise in "Collateral".

Aaaaaaaaargh "grade B" /"American remake !!!" "Terminator" ? " Collateral" ? Késsecé kce con !?

 

© - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p20

05/01/2017 16:09 par tellurikwaves

  • © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p20

    © - DR- UN TEMOIN DANS LA VILLE de E.Molinaro (1959) p20

    05/01/2017 16:09 par tellurikwaves

External Reviews

Showing all 4 external reviews